Wichita – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Wed, 09 Nov 2016 03:16:28 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.21 NBAA 2016: Aucun média du Québec hormis Info Aéro Québec. https://infoaeroquebec.net/nbaa-2016-aucun-media-du-quebec-hormis-info-aero-quebec/ Wed, 09 Nov 2016 02:02:26 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=17782 MONTRÉAL – Finalement, le seul organe de presse du Québec présent à la grande messe qu’est le NBAA Business Aviation Convention & Exhibition qui s’est tenu à Orlando, en Floride du 1er au 3 novembre 2016 fut Info Aéro Québec.

Même s’il y avait été prévu qu’il n’y aurait pas de grandes annonces à ce Salon, à défaut d’y envoyer des journalistes pour palper le pouls de l’industrie et couvrir les acteurs québécois du secteur, la presse écrite et électronique québécoise aurait pu trouver le moyen d’acheter des articles de tiers, même d’Info Aéro Québec afin de couvrir minimalement cet évènement de toute première importance. La presse québécoise aurait pu tout au moins reprendre les prévisions de production d’aéronefs neufs réalisées par Honeywell, Bombardier Avions d’affaires se battant au fils des années pour la première position avec l’américaine Gulfstream Aerospace.

Ne serait-ce que pour Bombardier Aéronautique qui dans l’attente du succès du CSeries, tire de sa division Avions d’affaires, le gros de ses revenus, 7 milliards de dollars américains contre 2,4 milliards pour la division Avions commerciaux et une part encore plus grande de ses profits.

Sans négliger non plus Pratt & Whitney Canada qui propulse avec ses moteurs un nombre croissants d’aéronefs d’affaires, CAE qui forme les navigants et les mécaniciens d’une kyrielle de modèles d’avions d’affaires, Esterline CMC dont l’avionique équipe bien des bizjets et les FBO localisés à l’aéroport Montréal-Trudeau qui reçoivent le monde de la Formule 1 lors du Grand Prix du Canada.

Au moins quinze entreprises québécoises y exposaient en propre ou au sein du stand du Ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations.

La construction d’avions d’affaires reste le second secteur le plus important de la construction aérospatiale au niveau mondial selon les chiffres de 2015 dévoilés par Richard Aboulafia, vice-président, Teal Group, de Fairfax, en Virginie, lundi soir dans un hôtel de Dorval devant plus de cent personnes réunis par l’AHS International, avec 22,9 milliards de dollars américains loin, certes loin derrière celui des avions de ligne, 103, milliards, mais bien en avant de celui des aéronefs de transports régional avec 7,1 milliards.

Même la presse de Wichita, au Kansas, ville de Cessna, Beechcraft et Learjet, et dont l’emploi aéronautique se chiffre à 25000 personnes, était quand même représentée par un journaliste du quotidien The Wichita Eagle, Jerry Siebenmark depuis le départ de Molly McMillin pour Aviation Week.

Il y a ici matière à réflexion. À une profonde réflexion sur la place de la presse auprès de l’industrie aérospatiale du Québec.

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Quelle couverture médiatique le Québec veut-il de son industrie aérospatiale? https://infoaeroquebec.net/quelle-couverture-mediatique-le-quebec-veut-il-de-son-industrie-aerospatiale/ Tue, 22 Mar 2016 01:27:10 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15005 MONTRÉAL – En cette veille du dépôt du premier budget du règne de Justin Trudeau, le Québec est accroché à savoir si Bombardier se verra gratifier d’une aide du gouvernement fédéral canadien d’au moins un milliard de dollars américains pour tenter de sauver ou de relancer le CSeries.  Pour une fois.

Il est vrai qu’en temps normal, la couverture médiatique de l’industrie aérospatiale du Québec se limite essentiellement à Bombardier et au CSeries.

Une fois encore, je me pose la question au regard de l’absence de membres de la presse du Québec au NBAA BACE 2015, en novembre dernier, et à l’HAI Heli Expo 2016, en février dernier.

Au mondial de l’aviation d’affaires, le NBAA Business Aviation Convention and Exhibition, dont il faut rappeler que Bombardier est le second plus important avionneur avec des ventes de 8 milliards de dollars américains, la presse québécoise brilla par son absence.  Il faut dire que Cessna Aircraft de Wichita, au Kansas, lançait son Citation Atmosphere qui attaque directement le Challenger 650 de Bombardier et que GE Aircraft Engines annonçait son Advanced Turboprop Engine, un concurrent du fameux PT6 de Pratt & Whitney Canada.

Lors de la grande messe de l’hélicoptère, l’HAI Heli Expo, aucune mention dans la presse québécoise de deux annonces importantes touchant l’industrie aérospatiale du Québec.  Le nouveau président de Bell Helicopter Textron confirmait, Mitch Snyder, que le successeur du Model 412 construit à Mirabel, le sera également. Une nouvelle capitale aux milieux des craintes de fermeture des installations de Mirabel suite aux vagues successives de mises à pieds.  Aucune mention non plus de l’annonce du motoriste de Longueuil Pratt & Whitney Canada, filiale du géant américain UTC, de lancer un successeur à sa célèbre turbine PT6 construite à plus de 50 000 depuis 1952.

Incroyable! Incompréhensible! À plus forte raison pour la troisième capitale aéronautique au monde.

L’industrie aérospatiale de Seattle, ville de Boeing et plus importante agglomération de l’état de Washington, qui compte environ 130 000 emplois aérospatiaux dont 94 000 à Seattle est couverte en profondeur par deux journaux, trois avant la quasi fermeture du Seattle Post Intelligencer.  Ainsi Dominic Gates couvre de façon extensive pour le Seattle Times l’industrie aéronautique et suit Boeing dans tous les salons internationaux tout comme le fait Steve Wilhem du Puget Sound Business Journal.

Wichita, capitale mondiale de l’aviation d’affaires avec Cessna, Beechcraft et Learjet qui compte 30 300 emplois dans l’aéronautique (46 400 à la fin des années 1990) voit son secteur aéronautique couvert par deux journalistes Jerry Siebenmark du The Wichita Eagle et Daniel McCoy du The Wichita Business Journal. L’ancienne journaliste du Wichita Eagle qui a maintenant rejoint l’équipe d’Aviation Week assistait assidument au Salon du Bourget ainsi qu’à celui de la NBAA.

Dallas-Fort Worth, Atlanta et Los Angeles, trois principaux centres de l’industrie aérospatiale américaine, offrent dans leur presse écrite une bonne couverture de l’industrie aéronautique par des journalistes attitrés.

Ceci ne tient pas compte de la couverture par les membres de la presse spécialisée aérospatiale nationale comme Aviation Week, Air Transport World, Jane’s,…et internationale, Flight International, sans oublier la presse financière qui assigne des journalistes au secteur, Bloomberg, The Wall Street Journal.

Alors pourquoi Montréal est-elle différente de Seattle, Wichita, Dallas-Fort Worth, Atlanta et Los Angeles?

LaPresse. Photo: LaPresse.

LaPresse.
Photo: LaPresse.

Le besoin d’information pertinente y est-il différent?

Faut-il se limiter simplement aux annonces de commandes de CSeries ou y-a-t-il bien plus comme les tendances du marché, les avancées technologiques, les activités des concurrents au niveau mondial

Mais aussi les tendances de l’emploi, la recherche et le développement, l’enseignement, la compétition, les aides et soutien gouvernementaux, les PME au niveau provincial ?

Savoir ce qui se fait au sein des fournisseurs, sous-traitants et PME? Dans les écoles et universités ? Exposer les futurs besoins en main d’œuvre ? Présenter les métiers de l’aérospatiale mais aussi de l’aviation ?  Faire découvrir la recherche qui se réalise dans les maisons d’enseignements, centres de recherche et entreprise ainsi que les divers programmes d’études en aérospatial.

Offrir un calendrier complet des salons, colloques, séminaires et expositions commerciales en aérospatiale au quatre coins du monde et un catalogue de portraits d’entreprises québécoises.

Nul autre qu’Info Aéro Québec n’a jamais essayé et ne s’est rapproché de l’objectif d’une couverture complète et professionnelle du secteur aérospatial québécois.

Il nous reste encore à faire mais sans soutien financier, Info Aéro Québec ne pourra continuer à offrir ce service pourtant essentiel dans toutes les autres villes aérospatiales.

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L’inquiétant rendez-vous de Bombardier. https://infoaeroquebec.net/linquietant-rendez-vous-de-bombardier/ https://infoaeroquebec.net/linquietant-rendez-vous-de-bombardier/#comments Mon, 25 Jan 2016 07:31:55 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=14607 MONTRÉAL – Jeudi le 17 février prochain, Bombardier aura un inquiétant rendez-vous avec ses actionnaires. C’est à cette date, au lever du jour, que seront publiés ses résultats financiers du quatrième trimestre de 2015. La dégradation de la croissance économique et la chute des bourses en Chine, la dégringolade du prix du pétrole et des compagnies de ce secteur ainsi que les conséquences désastreuses de cette chute pour la Russie et les pays du Golfe Persique sont autant des facteurs qui ont contribués à dégradation appréhendée des résultats financiers de Bombardier. Et comme toujours lorsque les choses vont mal, les rumeurs se multiplient.

Mises à pied possibles

La plus inquiétante des rumeurs qui nous sont parvenues soutient que la compagnie serait sur le point d’annoncer de nouvelles mises à pied. Évidemment, il est impossible d’en obtenir une confirmation, mais, malheureusement, la chose n’aurait rien de surprenant. La timide reprise des ventes d’avions d’affaires qu’on enregistrait depuis trois ans semble sur le point de s’interrompre.

Selon la General Aviation Manufacturers Association (GAMA), l’industrie a livré 722 avions d’affaires en 2014, comparativement à 678 en 2013, une progression de 6 %. Tout à fait par hasard, les chiffres de 2015 seront publiés en même temps que les prochains résultats de Bombardier.

La mauvaise nouvelle est que plusieurs analystes prévoient une diminution, ou à tout le moins une stagnation, des ventes d’avions d’affaires l’an prochain. Tous les manufacturiers réduisent leur production et leur personnel. En décembre dernier, Gulfstream, le plus important fabricant d’avions d’affaires au monde, annonçait une diminution de ses effectifs de 1100 employés soit une réduction de 7 %.

Rappelons que, le 14 mai dernier, Bombardier avions d’affaires a annoncé une diminution de la cadence de production des avions Global 5000 et 6000. Cette décision a entraîné 1750 mises à pied, dont 1000 à Montréal, 480 à Toronto et 280 à Belfast. Aucune réduction n’a encore été annoncée pour les avions Challenger qui sont fabriqués entièrement à Montréal et c’est peut-être là que le couperet tombera. Rappelons qu’en janvier 2015, Bombardier a également annoncé la suppression d’un millier d’emplois à Wichita et à Querétaro suite à l’arrêt du développement du Lear 85.

Pierre Beaudoin. Photo: La Presse.

Pierre Beaudoin.
Photo: La Presse.

L’avenir de Pierre Beaudoin

Vendredi matin, le 18 décembre, Bombardier annonçait fièrement, à son usine de Mirabel, qu’elle venait d’obtenir l’homologation de type pour son CS100 de Transport Canada. Une impressionnante brochette de ministres et de journalistes participaient à cet évènement.

Au même moment, l’importante agence de nouvelles Reuter annonçait le probable départ de Pierre Beaudoin comme président exécutif du Conseil d’administration au début de cette année. Dans les journaux, l’avenir de Pierre Beaudoin a défrayé la manchette au moins autant que l’homologation du CS100.

Le débat sur cette question est toutefois bien mal engagé. Il importe peu de savoir si Pierre Beaudoin quittera ses fonctions. Ce qui importe, c’est de savoir quel rôle la très secrète famille Bombardier-Beaudoin entend jouer au sein de la compagnie durant les années qui viennent.

Une famille qui détient les clés de Bombardier

Bombardier n’est pas tout à fait une compagnie comme les autres. Son actionnaire principal est constitué d’un groupe de 4 personnes, tous des enfants de Joseph-Armand Bombardier, le fondateur de l’entreprise. Ce groupe ne possède que 14 % des 2 milliards d’actions de Bombardier en circulation. Toutefois, à la veille de la dernière assemblée annuelle, ces quatre actionnaires, J.R. André Bombardier qui siège au conseil d’administration, Janine Bombardier, Claire Bombardier-Beaudoin et Huguette Bombardier-Fontaine, contrôlaient 54,33% de tous les droits de vote grâce à leurs actions de catégorie «A» comportant chacune 10 droits de votes. La famille détient également cinq des 14 sièges au conseil d’administration.

Les grandes décisions stratégiques sont donc prises par ces quatre actionnaires, auxquels il faut ajouter Laurent Beaudoin, le mari de Claire Bombardier; Pierre Beaudoin, leur fils; Joanne Bissonnette, la fille de Janine Bombardier, qui siège au conseil d’administration ainsi que Jean-Louis Fontaine, le mari d’Huguette Bombardier, qui siège lui aussi au conseil d’administration.

On ne connait rien des discussions, certainement très animées, qui ont lieu entre ces personnes mais ce sont elles qui décideront du sort de Pierre Beaudoin et de son éventuel remplaçant. Si le groupe familial décide de remplacer Pierre Beaudoin par un de ses cousins ou cousines, ou par un ami de la famille, il n’y aura pas de vrai changement. La véritable nouveauté serait de voir la famille Bombardier renoncer à deux ou trois de ses sièges au conseil d’administration et/ou à une partie de ses droits de votes.

Une réduction du nombre de droits de vote rattaché aux actions de catégorie «A» et une réduction du nombre de sièges détenus par la famille au conseil d’administration ferait certainement plaisirs aux milieux financiers et propulserait probablement le prix de l’action fortement à la hausse. Toutefois de tels changements posent un sérieux problème.

Le rôle des gouvernements

Si le contrôle de la compagnie échappe à la famille Bombardier, des fonds d’investissements vautour pourraient acheter les actions de Bombardier à rabais avec l’intention d’en prendre le contrôle. Ils pourraient ensuite revendre avec un fort profit les divisions qui sont rentables et sacrifier celles qui ne le sont pas.

La seule façon d’éviter ce scénario catastrophe serait de constituer un nouveau groupe de contrôle comprenant la famille Bombardier, le gouvernement québécois et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) ainsi que le gouvernement fédéral. Ensemble ces actionnaires devraient posséder suffisamment d’actions pour détenir plus de 50 % des droits de vote. Il est probable qu’un investissement additionnel important sous forme de capital-actions sera nécessaire.

Le gouvernement du Québec a déjà prévu un tel investissement lors de la signature de l’entente du 29 octobre dernier par laquelle il investissait un milliard de dollars dans le CSeries. Investissement Québec a alors obtenu des bons de souscription lui permettant d’acheter jusqu’à 200 millions d’actions de catégorie «B» au prix unitaire de 2,21 $, pour un investissement additionnel total de 442 millions $. Depuis quelques mois, Bombardier et Québec exercent énormément de pression pour que le gouvernement fédéral en fasse autant. La réponse viendra probablement dans le prochain budget qui sera déposé en chambre par M. Morneau d’ici un mois ou deux.

L’aspect le plus important de cette décision ne sera pas le montant de l’investissement effectué ; il devra certainement être très élevé. L’élément le plus important sera la forme que cet investissement prendra et les modalités qui y seront rattachées. Le rôle futur de la famille Bombardier-Beaudoin au sein de la compagnie sera certainement une question centrale. Mais plus importante encore sera la possible réorientation du rôle que nos gouvernements doivent jouer dans la gestion de notre économie.

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