Suzanne Benoit – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Wed, 26 Oct 2016 14:39:52 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.20 Souligner la livraison du 400ième PW127G à Airbus Defense and Space : une occasion pour Airbus de consolider ses liens avec le secteur aérospatial montréalais. https://infoaeroquebec.net/souligner-la-livraison-du-400ieme-pw127g-a-airbus-defense-and-space-une-occasion-pour-airbus-de-consolider-ses-liens-avec-le-secteur-aerospatial-montrealais/ Wed, 26 Oct 2016 05:59:45 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=17238  

MONTRÉAL – Lundi après-midi, à partir de 13h,la firme de relations publiques d’Ottawa, Impact Public Affairs, prit prétexte de la livraison du 400ime PW216G à Airbus pour présenter l’équipe ‘C295W FWSAR’ à la presse montréalaise.

Celle-ci est une des trois en lice dans le cadre de la compétition de l’Aviation royale canadienne (ARC-RCAF) ‘Projet de remplacement d’aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe’ ou ‘Fixed-Wing Search and Rescue Aircraft Replacement Project ‘(FWSAR-ARSVF). Ce programme a pour objectif le replacement de six De Havilland CC-115 Buffalo vieillissants et de douze CC-130H Hercules. L’appel d’offres clos le 11 janvier 2016, l’annonce du gagnant est attendue d’ici la fin de cette année ou au début de l’an prochain aux dires des responsables de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada.

Airbus Military C295W. Photo: Airbus Defense and Space.

Airbus Military C295W.
Photo: Airbus Defense and Space.

L’équipe ‘C295W FWSAR’ regroupe Airbus Defense and Space, Provincial Aerospace, Airpro, CAE, Pratt & Whitney Canada et L-3 Wescam.

Les deux autres aéronefs en compétition sont le bi turbo propulsé Leonardo (anciennement Alenia) C-27J Spartan et le  biréacté Embraer KC390.

Madame Suzanne Benoit. PDG d'Aéro Montréal. Photo: Philippe Cauchi.

Madame Suzanne Benoit.
PDG d’Aéro Montréal.
Photo: Philippe Cauchi.

Madame Suzanne Benoit, pdg d’Aéro Montréal officia en tant que maitre de cérémonie invitée par les organisateurs de la conférence de presse et réitéra de bien se garder de se déclarer en faveur d’un des trois aéronefs en compétition. Elle ferait de même si les représentants des deux autres aéronefs en lice lui demandaient.

Interrogée sur sa présence, madame Benoit souligna qu’Aéro Montréal est ‘comme association très impliquée dans le chantier défense et sécurité à la recherche d’occasions d’affaires pour l’industrie québécoise, aussi bien au  profit de ses petites que de ses grandes entreprises’.

La Stratégie québécoise de l’aérospatiale rendue publique en mai dernier, rappela-t-elle est alignée sur celle d’Aéro Montréal qui s’est donné pour mission de développer le secteur de la défense et de la sécurité au Québec ‘les entreprises de la province ne profitant pas au maximum des occasions par rapport à celles du reste du Canada’.

Le secteur de la défense et de la sécurité figure aux priorités d’Aéro Montréal insista madame Benoit ‘C’est un pilier de croissance économique au Canada les programmes canadiens d’acquisition de matériel militaires contribuant à la croissance des entreprises aérospatiales et assurant des retombées au Québec’. Elle souligna que ces contrats stimulent l’innovation, et créent des emplois bien payés à haute valeur ajoutée mais aussi permettent aux entreprises qui en bénéficient de démontrer leurs capacités, leur compétitivité et leur expertise à l’international.

Photo: Mike Pinder.

Photo: Mike Pinder.

La conférence de presse a réuni messieurs :

Antonio Barberian, vice-président Airbus Defense and Space

Simon jacques, président, Airbus Defense and Space Canada,

Fréderic Lefebvre, Vice President, Regional Airlines, P&WC, et

Denis Pelletier, Account Manager, Transport Aircraft, CAE.

Antonio Barberan, vice-président principal, Airbus Defence and Space. Photo: Philippe Cauchi.

Antonio Barberan, vice-président principal, Airbus Defence and Space.
Photo: Philippe Cauchi.

Monsieur Barberian affirma que le succès du biturboréacté C295W capable de remplir des missions de transport tactique, de recherche et sauvetage et de guerre électronique est évident puisqu’il s’accapare de 70% du marché.

Il souligna en cette livraison de la 400ième turbine PW217G à Airbus Defense and Space que l’avionneur franco-germano-espagnol privilégie les partenariats sur la durée comme ceux avec le motoriste de Longueuil et aussi avec CAE, fournisseur de longue date de formation sur ce programme.

Monsiur Barberian conclut que ‘I hope we could celebrate the delivery ofthe 800th engine’.

Rapellons qu’en cas de sélection par le Canada, les C295W de l’Aviation royae canadienne seront construits et équipés aux installations d’Airbus à Séville, en Espagne.

Simon Jacques, pdg Airbus Defense and Space Canada. Photo: Philippe Cauchi.

Simon Jacques, pdg Airbus Defense and Space Canada.
Photo: Philippe Cauchi.

Pour sa part, monsieur Simon Jacques traita de la présence du groupe Airbus au Canada qui emploie 2000 personnes dans neuf provinces et qui fournit du travail à 570 sous-traitants employant 17 000 personnes. Au Québec, Airbus emploie un total de 300 personnes chez Stelia Aerospace et Airbus Helicopters à Mirabel ainsi que chez Airbus Defense and Space à Gatineau.

Il souligna que ‘When a company is working for Airbus, this company is integrated in its global supply chain thats means that future business opportunities extends well beyond where it is working today’.

Dans son ensemble, le groupe Airbus a acheté en 2015 au Canada pour 1,2 milliards de dollars de biens et services, un montant record en plus d’être impliqué dans une cinquante projets de recherche au pays.

Il conclut qu’Airbus était engagé à offrir au Canada, le meilleur avion de recherche et de sauvetage mais aussi des occasions d’exportations pour les fournisseurs canadiens et des emplois pour les Canadiens.

Frédéric Lefebvre, vice-président, Marketing, Pratt & Whitney Canada. Photo: Philippe Cauchi.

Frédéric Lefebvre, vice-président, Marketing, Pratt & Whitney Canada.
Photo: Philippe Cauchi.

Frédérique Lefebvre rappela que 169 C295 avaient été livrés dans 24 pays et qu’ils avaient accumulé 275 000 heures de vol souvent dans des conditions extrêmes : chaleur désertique, froid polaire ou mer agitée sur des aéronefs de lutte aux incendies de forêt, de patrouille maritime, de transport militaire tactique et d’évacuation sanitaire.

Son moteur, le turbopropulseur PW127G, construit aux installations de Longueuil, au sud de Montréal, qui emploie 6000 personnes fait partie de la famille de turbines aéronautiques PW100 qui compte 38 déclinaisons.

La turbine PW100 est la référence sur le créneau des avions de transport régional étant aux dires de monsieur Lefebvre ‘the most versatile, environment friendly, reliable, fuel efficient and best performing’.

Le PW100 propulse 90% des avions de 30 à 70 places et se retrouve en service au Canada chez First Air, Porter, Jazz, Skyservice et Westjet. La famille PW100 a accumulé plus de 175 000 000 d’heures de vol soit quatre fois plus que celle de son plus proche concurrent.

L’innovation mène Pratt & Whitney Canada, un des cinq plus importants investisseurs en recherche et développement au Canada, année après année, depuis longtemps. Le motoriste qui a aussi des installations en Ontario, Manitoba, Alberta et Nouvelle-Écosse a tissé des partenariats de recherche avec plus de cinquante universités et centres de recherche.

Airbus et Pratt & Whitney Canada ont tissé des liens depuis plus de vingt ans au-delà du C295W.

Ainsi P&WC fournit les groupes de puissance auxiliaires ou APU (Auxiliary Power Unit) des Airbus A320 et A380, la motorisation des hélicoptères H135 et H175 et des avions de transport régional ATR42 et ATR72.

Denis Pelletier, Gestionnaire de comptes, Hélicoptères et Avions de transport, CAE. Photo: Philippe Cauchi.

Denis Pelletier, Gestionnaire de comptes, Hélicoptères et Avions de transport, CAE.
Photo: Philippe Cauchi.

Pour sa part, Denis Pelletier rappela que CAE est un partenaire de longue date d’Airbus Defense and Space ayant participé aux programmes du quadri turbopropulsé de transport militaire A400M et du ravitailleur en vol A330MRTT.

Le fournisseur de formation de Saint-Laurent, en banlieue ouest de Montréal, a aussi équipé de ses simulateurs le centre de formation destiné au C295 d’Airbus à Séville en Espagne ainsi qu’à ceux des forces aériennes du Brésil, d’Oman et de Pologne.

Si le Canada opte pour le C295W, CAE fournira une solution complète de formation ultra moderne pour une période de 20 ans sur le modèle de ce qui fut livré à l’Aviation royale canadienne pour les Lockheed Martin C-130J Hercules et Boeing CH-47F Chinook.

De plus, cela permettrait à CAE qui emploie 3500 personnes à Saint-Laurent de se positionner afin d’offrir la formation à des futurs utilisateurs du C295W à travers le monde créant ainsi de nouveaux emplois au Québec et des occasions d’affaires pour les partenaires et fournisseurs de CAE.

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Le concours d’études de cas d’Aéro Montréal portant sur l’avion 100% récupérable : une formidable idée ! https://infoaeroquebec.net/le-concours-detudes-de-cas-daero-montreal-portant-sur-lavion-100-recuperable-une-formidable-idee/ Fri, 07 Oct 2016 22:18:52 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=17015  

MONTRÉAL – Dans le cadre de la Semaine de l’aviation civile de Montréal, Aéro Montréal, le forum stratégique de la grappe aérospatiale du Québec, a réuni samedi dernier, le 1er octobre 2016 près de 400 participants aussi bien étudiants que représentants d’entreprises, du gouvernement ou de l’enseignement, à l’École de technologie supérieure de Montréal (ÉTS). La raison en était la tenue du premier concours d’étude de cas portant sur le développement d’un avion 100 % récupérable.

Aerospace Valley, Aéroports de Montréal, Bombardier et AéroÉTS s’étaient associés à Aéro Montréal pour l’occasion.

Suzanne Benoit, pdg, Aéro Montréal. Photo: Aéro Montréal.

Suzanne Benoit, pdg, Aéro Montréal.
Photo: Aéro Montréal.

Après le discours d’ouverture de Pierre Dumouchel, directeur général de l’ÉTS et de Suzanne Benoit, pdg d’Aéro Montréal, deux conférenciers prirent la parole.

Kahina Oudjehani, leader en écoconception, Ingénierie en développement des produits, Bombardier Aéronautique. Photo: Aéro Montréal.

Kahina Oudjehani, leader en écoconception, Ingénierie en développement des produits, Bombardier Aéronautique.
Photo: Aéro Montréal.

Dans un premier temps, Kahina Oudjehani, leader en Éconoconception, ingénieure en développement de produits aéronautiques chez Bombardier Aéronautique entretient l’auditoire avec sa présentation intitulée : ‘Integrating The Environment Life Cycle Approach to the CSeries’.

Keith, Lawless, directeur principal, durabilité et amélioration des affaires. Photo: Aéro Montréal.

Keith, Lawless, directeur principal, durabilité et amélioration des affaires.
Photo: Aéro Montréal.

Dans un second temps, Keith Lawless, directeur principal, durabilité et amélioration des affaires chez Air Transat, raconta l’expérience du transporteur dans le démantèlement de deux de ses biréactés gros porteurs Airbus A310 à l’aéroport Montréal-Mirabel.

La revalorisation des aéronefs constitue un des principaux défis pour l’avenir de l’industrie aérospatiale mondiale. Actuellement, Airbus et Boeing livrent à eux deux, près de 1500 avions de ligne à réaction (762 Boeing et 635 Airbus), des niveaux de production impensables, il y a à peine vingt ans. Ceci est sans compter les plus de 250 avions de transport régional construits par ATR, Bombardier et Embraer.

Au cours des dernières années, l’obsolescence technique et l’introduction de nouveaux standards environnementaux ont réduit la durée de vie moyenne d’un avion commercial, qui aujourd’hui est passée de 31 ans à 26 ans. Il est estimé que 6 000 avions commerciaux seront retirés du service dans les 20 prochaines années alors que le nombre de passagers par transport aérien devrait doubler d’ici 2036 pour atteindre les 7,3 milliards.

Dans ce contexte, par ce concours d’études, des étudiants post-secondaires et universitaires du Québec ont été appelés à développer une solution durable et rentable permettant de récupérer 100 % des pièces d’un avion en fin de vie ici, au Québec.

‘Nous sommes particulièrement fiers de constater l’implication des jeunes aux côtés d’acteurs majeurs de l’industrie lors de cette journée’ lancera la présidente-directrice-générale d’Aéro Montréal. ‘Cela montre l’importance de la prise en compte des facteurs environnementaux par les étudiants dans l’industrie aérospatiale, dès le début de leurs études post-secondaires. L’industrie aérospatiale suscite beaucoup d’intérêts chez les jeunes. Nous devons maintenir cette passion et l’encourager pour assurer une relève de qualité et indispensable’ expliqua Suzanne Benoît.

Elle souligna que ‘De telles initiatives sont nécessaires pour stimuler l’ingéniosité de nos jeunes et développer leur intérêt pour le secteur aérospatial. La thématique de la revalorisation des avions est au centre des défis de demain….ce concours est à l’image du leadership que notre industrie démontre envers les préoccupations environnementales en aérospatiale et une excellente opportunité pour sensibiliser la relève à cet enjeu’ conclura-t-elle.

Le concours d’études de cas ‘vers un avion 100% recyclable’ a fait appel à des équipes de deux à quatre étudiants du Québec devant imaginer une solution permettant de récupérer 100% d‘un avion en fin de vie à l’horizon 2030. Les finalistes présentèrent leur projet devant un jury de spécialistes sur le modèle de l’émission ‘Dans l’œil du Dragon’ présentée à la télévision de Radio-Canada.

Le jury. Photo: Aéro Montréal.

Le jury.
Photo: Aéro Montréal.

Se retrouvèrent sur ce jury :

  • Alain Aubertin, Vice-président développement des affaires et international au CRIAQ et à CARIC
  • Keith Lawless, directeur principal, durabilité et amélioration des affaires chez Air Transat
  • Lyne Michaud, Directrice adjointe Environnement et Développement durable chez Aéroports de Montréal
  • Kahina Oudjehani, leader en Éconoconception, ingénieure en développement de produits aéronautiques chez Bombardier Aéronautique
  • Sylvain Simard, Président & Gestionnaire Supérieur Responsable chez Avianor
  • Roland Texcier, Délégué aux projets de R&T Aérostructure chez Aerospace Valley.
L'équipe Cyclair.Photo: Aéro Montréal.

L’équipe Cyclair.Photo: Aéro Montréal.

La première équipe à présenter son projet fut celle de Cyclair constituée de :

  • Louis Duranleau-Hendrickx – Polytechnique Montréal (Génie)
  • Alexandre Moreau – Polytechnique Montréal (Génie)
  • Carl Perron – Polytechnique Montréal (Génie)
  • Pierre-Olivier Bruneau – Polytechnique Montréal (Génie)

Son objectif est de développer un pôle québécois de démantèlement d’aéronefs en fin de vie

La solution de ce pôle de démantèlement, aux dires de ses membres, permettra de recycler ou de revaloriser 100% des aéronefs.

Actuellement, seulement 20% des matériaux d’un avion ne sont pas revalorisés. La solution de Cyclair se montre novatrice dans la réutilisation de ce 20% principalement constitué de matériaux polymères et composites. Pour chacun de ces matériaux, des applications nouvelles ou existantes ont été trouvées afin de les recycler. Cette équipe favorise la vente des matériaux à des industries locales pour qu’ils soient réutilisés dans la fabrication de leurs produits. De plus, certains matériaux composites seront transformés dans une usine sur place par une équipe spécialisée.

Cyclair.

Cyclair.

Davis-Monthan AMARG. Photo: USAF.

Davis-Monthan AMARG.
Photo: USAF.

Les autres 80% sont constitués principalement de métaux qui seront recyclés selon des méthodes conventionnelles et de pièces qui seront revendus à des compagnies aériennes et des centres de maintenance.

La solution de Cyclair se veut socialement et environnementalement acceptable tout en étant viable économiquement.

Présentation disponible à:

http://casestudy.aeroportail.ca/uploads/projets/d757615ad39b4d457bcfd840f672891beb0a95cc.pdf

L'équipe Aerospace EcoCycle. Photo: Aéro Montréal.

L’équipe Aerospace EcoCycle.
Photo: Aéro Montréal.

L’équipe d’AerospaceEcoCycle réunissant :

  • Ethmane El Anani – ÉTS (Génie)
  • Jonathan Gouret – ÉTS (Génie)
  • Larabi Kdidier – Polytechnique Montréal (Génie)

vise à la mise sur pieds d’une plateforme de démantèlement innovante pour un recyclage de Boeing 777 à la hauteur de 100%

Le démantèlement d’avion de ligne fait figure d’un marché porteur en pleine expansion particulièrement dans le cas des gros porteurs biréactés Boeing 777, le best seller sur le créneau des Widebodies.  Entrés en service en 1995, plus de 1434 777-200, 777-200ER, 777-300, 777-300ER et 777F ont déjà été livrés et plus de 1300 sont encore en service. L’entrée en service des 777-8 et 777-9 à partir de décembre 2019, permettra aux carnet de commande du 777, actuellement à 1893 exemplaires, de dépasser bientôt les 2000 exemplaires. AerospaceEcoCycle a décidé de prendre les devants et réaliser le défi de créer une plate-forme québécoise agréée et certifiée qui respecte les exigences environnementales et sociales de la province.

En prenant en compte un cycle de vie moyen de 25 ans par avion, ce sont pas moins de 1329 Boeing 777 qui arriveront en fin de vie dans les 25 prochaines années alors que d’autres commandes sont prévues pour les années à venir. Le démantèlement de ce type d’avion de ligne fait donc figure d’un marché porteur en pleine expansion. AerospaceEcoCycle a ainsi décidé de prendre les devants et de réaliser le défi de créer une plate-forme québécoise agréée et certifiée qui respecte les exigences environnementales et sociales de la province.

Présentation disponible à:

http://casestudy.aeroportail.ca/uploads/projets/b9e4f2ba8c3b72a4918c7b45afede9019b48c51f.pdf

 

L'équipe PEARL. Photo: Aéro Montréal.

L’équipe PEARL.
Photo: Aéro Montréal.

L’équipe Process Engineering Advanced Research Lab ou PEARL constituée de :

  • Mohamed Khalil – Polytechnique Montréal (Génie)
  • Majid Rasouli – Polytechnique Montréal (Génie)

s’est fixée pour objectif de récupérer 100% d‘un avion en fin de vie à l’horizon 2030, en proposant deux solutions (stratégique et technique) qui permettront non seulement d’éviter la pollution de l’environnement, mais aussi d’aider à recycler des ressources précieuses, qui ont une signification pratique considérable pour l’amélioration continue de l’environnement de la vie humaine et le recyclage des ressources.

Le recyclage des aéronefs aide l’industrie du transport aérien à être plus respectueux de l’environnement et à réduire les coûts. Il est estimé que 6000 avions commerciaux seront mis hors service au cours des 20 prochaines années. Les matériaux composites jouent un rôle majeur pour l’industrie aérospatiale moderne. Ils sont utilisés pour de nombreuses applications structurelles telles que les panneaux, les carénages et les empennages ou à l’intérieur de l’avion pour fabriquer les poutrelles de plancher. L’aluminium et ses alliages sont également utilisés pour la réalisation du fuselage, tandis que la partie majeure du poids de l’avion est fabriquée en acier. Les matériaux composites sont largement utilisés aujourd’hui dans la fabrication des avions de ligne de la présente génération tels que le Boeing 787 et l’Airbus A350, en remplaçant une grande partie de l’aluminium utilisé.

Selon l’Aircraft Fleet Recycling Association (AFRA), de 80 à 85% d’un aéronef est actuellement recyclé. Le pourcentage restant soit entre de 15 à 20%, comprend les composites de fibres et les appareils électroniques. Le défi actuel est que les procédés de recyclage ne sont pas encore mis en œuvre ou disponibles pour recycler ou bien même réutiliser ces types de matières.

Présentation disponible à:

http://casestudy.aeroportail.ca/uploads/projets/332e7e744bb357d18b626c3071882cbeb51b9d84.pdf

L'équipe Vaerro. Photo: Aéro Montréal.

L’équipe Vaerro.
Photo: Aéro Montréal.

L’équipe de Vaerro regroupant :

  • Valérie Dubé – Université Sherbrooke (Génie)
  • Rosalie Lessard – Université Sherbrooke (Génie)
  • Éric Rousseau – Université Sherbrooke (Environnement et développement durable)
  • Amélie-Claude Lessard – ÉNA (Formation technique)

s’est donnée comme but de présenter un projet de recyclage d’un aéronef à 100% maximisant la rentabilité, la viabilité environnementale et l’acceptation sociale. Pour ce faire, l’idée leur est venue de concevoir des bâtiments destinés aux régions éloignées à partir d’anciens avions et en recyclant toutes les composantes de ces derniers s’est développée. Certes, le territoire du Québec est vaste mais à très faiblement peuplé. Cela qui se traduit par des régions où le manque de ressources est flagrant. La solution proposée par Vaerro tient donc compte des dilemmes modernes tels que le développement du Nord québécois et des communautés autochtones en plus de l’enjeu environnemental. En effet, l’équipe composée de deux étudiantes en ingénierie mécanique et d’un étudient en environnement propose d’utiliser les différentes parties d’avions recyclés afin de construire des habitations, des écoles, des marchés ou des salles communautaires ayant leurs propres systèmes de génération électrique à partir de gaz naturel et, lorsqu’applicable, leur système de pompage d’eau courante. D’un point de vue marketing, ces bâtiments seront originaux et intéressants. D’un point de vue écologique et social, ils pourraient être achetés par les différentes industries et par le gouvernement fédéral afin de subvenir aux besoins de plusieurs différentes communautés.

Présentation disponible à:

http://casestudy.aeroportail.ca/uploads/projets/91e43f07a4538b2d07144af48a0b5fc732fc1394.pdf

Hani Mustapha debatt un écorché d'une turbine P&WC PT6. Photo: Aéro Montréal.

Hani Mustapha debatt un écorché d’une turbine P&WC PT6.
Photo: Aéro Montréal.

Entre la deuxième et troisième présentation, Hani Mustapha, maintenant directeur de l’AéroÉTS après une longue et fructueuse carrière chez Pratt & Whitney Canada qui culmina avec sa nomination en 2010 en tant que Senior Research Fellow, fit devant un auditoire captif, une présentation sur la turbine P&WC PT6 construite à plus de 51 000 exemplaires depuis 1960, devant un écorché de celle-ci.

Nathalie Paré, dg du CAMAQ. Photo: Aéro Montréal.

Nathalie Paré, dg du CAMAQ.
Photo: Aéro Montréal.

Christiane Beaulieu, v-p affaires publiques, Aéroports de Montréal. Photo: Aéro Montréal.

Christiane Beaulieu, v-p affaires publiques, Aéroports de Montréal.
Photo: Aéro Montréal.

En présence entre autres de la députée Libérale d’Outremont et Ministre responsable de l’Enseignement supérieur du Québec, madame Hélène David, mesdames Suzanne Benoit, pdg d’Aéro Montréal et Nathalie Paré, directrice générale du Comité sectoriel de main-d’œuvre en aérospatiale (CAMAQ) remirent le premier prix à l’équipe du projet Cyclair, de l’équipe de l’École Polytechnique de Montréal.

Le deuxième a été attribué à l’équipe Aerospace Ecocycle de Polytechnique Montréal et l’ÉTS; la troisième à celle de PEARL de Polytechnique Montréal et la troisième à celle de Vaerro de l’Université de Sherbrooke et de l’ÉNA.

De toute évidence, de telles compétitions sont un moyen idéal de pousser au plus haut niveau la recherche de solutions intelligentes alliant emplois et écologie, de stimuler les étudiants et même, de susciter des carrières.

Ce concours d’études de cas portant sur l’avion 100% récupérable est, sans hésitation, une formidable idée. Souhaitons qu’il ne sera pas sans lendemain.

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La ministre Dominique Anglade au CORIM. https://infoaeroquebec.net/la-ministre-dominique-anglade-au-corim/ Tue, 31 May 2016 01:52:55 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15832  

MONTRÉAL – En ce premier jour de la semaine, le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) accueillait à peine trois heures après la divulgation de la Stratégie aérospatiale du Québec, la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Ministre responsable de la Stratégie numérique devant plus de cinq cents convives.

Logo CORIM.

Parmi les invités d’honneur hormis Pierre Lemonde, Président-directeur général, Conseil des relations internationales de Montréal, Denis Coderre, Maire de Montréal, Hubert Bolduc, Président-directeur général, Montréal International et Pierre-Gabriel Côté, Président-directeur général, Investissement Québec, se trouvaient du secteur aérospatial, Suzanne Benoit, Présidente-directrice générale, Aéro Montréal, Cynthia Garneau, Présidente, Bell Helicopter Textron Canada, Gaétan Morin, Président et chef de la direction, Fonds de solidarité FTQ, Sylvain Lévesque, Vice-président, stratégie d’entreprise, Bombardier, Christiane Beaulieu, Vice-présidente, Affaires publiques et communications, Aéroports de Montréal et Jacques Comtois, Vice-président et directeur général, L-3 MAS.

Détentrice d’un Baccalauréat en génie industriel de l’École polytechnique de Montréal, elle entame sa vie professionnelle chez Proctor & Gamble avant de joindre Nortel Networks.

Forte d’un MBA de HEC Montréal, madame Anglade sera recrutée par la firme internationale de consultants McKinsey. En 2012, elle saute en politique et prends la présidence de la Coalition Avenir Québec. En septembre 2013, elle devient pdg de Montréal International.

Élue députée de la circonscription provinciale montréalaise de Saint-Henri-Saint-Anne, le 9 novembre 2015, elle accède au cabinet du gouvernement Libéral de Philippe Couillard le 28 janvier 2016 au rang de Ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et Ministre responsable de la Stratégie numérique.

Dominique Anglade 5

Dans le début de sa présentation intitulée ‘Oser #Prospérer’, la ministre Anglade rappela que son gouvernement avait atteint l’équilibre budgétaire, les exportations en 2015 avaient atteint $82 milliards, un bond de $7 milliards par rapport à l’année précédente et qu’un accroissement des investissements privés de l’ordre de 4,9% était anticipé pour l’année en cours.

Sa vision est de créer un Québec prospère, innovant et durable sur tout le territoire et à l’image des régions en se reposant sur un secteur manufacturier innovant, des exportations de biens et services et sur l’entreprenariat.

La vision de la Ministre repose sur l’innovation, le développement durable et les talents.

Aux dires de la Ministre, le manufacturier innovant qui représente 14% du PIB mais 80% des exportations. Quelques 10 000 entreprise y génèrent 450 000 emplois dans toutes les régions du Québec. Les investissements privés dans le secteur manufacturier devraient augmenter de 17,3%.

La Stratégie de l’aérospatiale dévoilée ce matin à l’École nationale d’aérotechnique (ÉNA) en compagnie du premier ministre, Philippe Couillard, comprends entre 2016 et 2021, 250 millions de dollars d’aides directes de l’état et de 260 millions sous forme de prêts et de garanties de prêts. Cette stratégie devrait générait des investissements de l’ordre de 2,8 milliards de dollars.

La Ministre rappellera brièvement que l’aérospatiale au Québec représentait plus de 40 000 emplois autour de quatre maitres d’œuvre, dix fournisseurs de premier rang et 177 sous-traitants.

‘Oser #Prospérer’ s’appuie aussi sur les exportations dont les aéronefs et les pièces représentent 13% du total appuyée par la Stratégie québécoise de l’aérospatiale, l’aluminium, 7,5% et la Stratégie québécoise de développement de l’aluminium de juin 2015, les minerais, 3,5% avec le Plan Nord et l’électricité avec la Politique énergétique d’avril 2016.

Viennent les appuyer la Stratégie maritime de juin 205 et la future Stratégie à l’exportation qui sera dévoilée à l’automne 2016.

Sur le point de l’entrepreneuriat, le gouvernement provincial veut s’attaquer au défi de la relève par un Centre de transfert d’entreprises du Québec et un allégement fiscal pour le transfert d’entreprises familiales dans les secteurs primaires et manufacturiers.

Une Stratégie québécoise de l’entreprenariat devrait suivre à l’hiver 2017.

Au chapitre de l’innovation, la Ministre a montrer le chemin en indiquant qu’il faut investir non seulement en recherche et en innovation mais aussi en commercialisation. Là encore, uns stratégie en recherche et innovation devrait être rendue publique à l’hiver 2017.

 

 

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La nouvelle stratégie aérospatiale du Québec présentée à l’ÉNA par Philippe Couillard et Dominique Anglade. https://infoaeroquebec.net/la-nouvelle-strategie-aerospatiale-du-quebec-presentee-a-lena-par-philippe-couillard-et-dominique-anglade/ Mon, 30 May 2016 21:03:24 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15806 SAINT-HUBERT – La presse fut convoquée en ce lundi matin sur le coup de 9h00 à l’École nationale d’aérotechnique (ÉNA) aux abords de l’aéroport de Saint-Hubert, en banlieue sud de Montréal, pour la présentation par le Premier ministre du Québec, monsieur Philippe Couillard et la Ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, madameDominique Anglade en présence de représentants de l’industrie aérospatiale dont Suzanne Benoit, pdg d’Aéro Montréal et du directeur de l’École, Sylvain Lambert.

Vous retrouverez ci-dessous, des extraits choisis de la nouvelle politique.

Extraits des documents officiels

La stratégie se compose de 10 objectifs répartis en 4 axes : 

 

AXE 1: Renforcer et diversifier la structure de l’industrie

  1. Attirer des maîtres d’œuvre et des fournisseurs de rang 1 et 2

En vue de coordonner les efforts de prospection ayant pour but d’attirer des maîtres d’oeuvre et des fournisseurs de rang 1 et 2, le gouvernement mettra en place un groupe d’intervention tactique en aérospatiale, coordonné par le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation.

Le groupe d’intervention sera composé d’intervenants actifs dans la prospection d’investissements étrangers, notamment Investissement Québec et Montréal International. Il travaillera en partenariat avec l’industrie.

Le groupe d’intervention mettra en place les moyens nécessaires pour attirer concrètement les investissements souhaités.

Toujours afin d’attirer des maîtres d’oeuvre et des fournisseurs de rang 1 et 2, le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation réservera une enveloppe d’intervention de 150 millions de dollars sur cinq ans, dans le cadre du Fonds du développement économique. Les interventions réalisées devraient permettre d’attirer des investissements privés estimés à plus de 825 millions de dollars au cours de la même période. L’impact budgétaire de cette mesure est estimé à 57,4 millions de dollars pour la période 2016-2021.

 

Dans le cadre de la Stratégie québécoise de l’aérospatiale, le gouvernement du Québec contribuera à la promotion de l’industrie québécoise et des atouts du Québec lors des grands salons internationaux, notamment :

  • le Salon international de l’aéronautique et de l’espace Paris-Le Bourget, en France;
  • le Salon international de l’aérospatialede Farnborough, au Royaume-Uni;
  • le salon de l’Association nationale de l’aviation d’affaires, aux États-Unis.

 

Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation investira à cette fin 1,7 million de dollars au cours des cinq prochaines années

 

  1. Promouvoir et renforcer les secteurs de la sécurité et de la défense

En collaboration avec l’industrie, le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation mettra sur pied Croissance Sécurité Défense Québec, un portail Web offrant un ensemble de services aux entreprises et aux organismes souhaitant accroître leurs activités dans les domaines de la sécurité et de la défense.

 

  • Croissance Sécurité Défense Québec offrira des services d’information technique, d’accompagnement et de représentation.

 

  • Le portail présentera une cartographie des secteurs québécois de la sécurité et de la défense. Cette cartographie servira de vitrine pour mieux promouvoir les atouts du Québec, notamment à l’occasion des grands salons internationaux.

 

  • Croissance Sécurité Défense Québec informerales entreprises, notamment les PME, au sujet de la politique fédérale des retombées industrielles et technologiques. Cette information permettra aux entreprises de mieux tirer parti des contrats de défense accordés par le gouvernement du Canada.

 

  • Une coopération sera établie avec Développement économique Canada pour les régions du Québec afin de promouvoir le portail et d’en maximiser le contenu.

 

Au cours des trois prochaines années, le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation investira 600 000 $ dans le portail et les services d’accompagnement.

 

  1. Développer le secteur des drones et ses applications civiles

Avec le Centre d’excellence sur les drones d’Alma, le Québec dispose du seul emplacement consacré aux drones civils et commerciaux dans l’est du Canada. Pour tirer profit de cet atout, le gouvernement du Québec collaborera avec le Centre d’excellence sur les drones d’Alma et Transports Canada au développement d’un centre d’essai pour la préqualification de systèmes de drones, dont la mission sera la suivante :

  • contribuer à l’élaboration des réglementations du secteur et à l’introduction de nouvelles normes de qualité;
  • permettre à l’industrie de valider, en situation de fonctionnement, les équipements et les résultats de la recherche. À cette fin, le centre construira des infrastructures représentatives de la réalité.

L’investissement nécessaire pour créer un centre de préqualification de systèmes de drones est estimé à 2,5 millions de dollars. Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation financera le tiers de cet investissement, ce qui représente une contribution de 800 000 $.

 

AXE 2: Soutenir la croissance de l’industrie: appuyer les projets et investir dans la main-d’œuvre

  1. Appuyer les projets d’investissement d’envergure

Les interventions gouvernementales en faveur des projets d’investissement d’envergure seront effectuées par l’intermédiaire du Fonds du développement économique du Québec, Investissement Québec agissant à titre de mandataire du gouvernement du Québec. Certaines de ces interventions seront liées au programme ESSOR du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation. L’objectif du programme ESSOR est d’appuyer les projets d’investissement au Québec dans une perspective d’accroissement de la compétitivité, de création d’emplois et de développement durable.

 

Selon les estimations effectuées, le soutien de 210 millions de dollars réservé dans le cadre de la Stratégie aux projets d’investissement d’envergure devrait permettre la réalisation de projets d’investissement privé totalisant près de 1,2 milliard de dollars.

 

  1. Investir dans la main-d’œuvre

 

L’aérospatiale fait rêver, en raison de ses succès, de ses innovations et des défis technologiques qu’elle suscite. Il s’agit également d’un secteur créateur d’emplois de qualité et bien rémunérés.

 

Pour assurer la relève de la main-d’oeuvre nécessaire à la croissance à long terme de l’industrie, des initiatives seront soutenues ou engagées afin de sensibiliser les jeunes à l’aérospatiale et d’éveiller leur intérêt pour ce secteur d’activité. Ces initiatives se déploieront dès le primaire.

 

La Stratégie québécoise de l’aérospatiale prévoit des ressources de 600 000 $ au cours des cinq prochaines années à cette fin.

 

AXE 3: Accompagner les PME dans leur développement

  1. Favoriser le passage des PME à l’industrie 4.0

Le gouvernement du Québec apporte son soutien à une nouvelle démarche d’amélioration de la compétitivité des PME, l’approche MACH-FAB 4.0, fondée sur l’initiative MACH d’Aéro Montréal. MACH-FAB 4.0 est une mesure de parrainage et d’accompagnement sur mesure conçue à l’intention des PME. Le but est de favoriser l’implantation des technologies numériques et de la fabrication avancée au sein des PME participantes, notamment par la formation de la main-d’oeuvre appelée à utiliser les nouveaux outils numériques.

La mise en oeuvre de cette nouvelle initiative sera sous la responsabilité d’Aéro Montréal, qui collaborera à cette fin avec Sous-traitance industrielle au Québec, le Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO) et l’École de technologie supérieure.

La Stratégie québécoise de l’aérospatiale prévoit une contribution du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation de 9,5 millions de dollars sur cinq ans, à laquelle s’ajoute une contribution équivalente du secteur privé. L’initiative MACH-FAB 4.0 permettra de soutenir 50 PME du secteur de l’aérospatiale dans leur passage vers l’entreprise numérique du futur.

 

  1. Encourager les fusions et les acquisitions

Dans le cadre de la Stratégie québécoise de l’aérospatiale, le gouvernement du Québec met en place deux initiatives visant à aider les PME à réaliser les fusions et acquisitions nécessaires à leur développement.

DES EXPERTS-CONSEILS EN FUSION ET ACQUISITION

Le gouvernement assumera une partie des coûts associés aux services professionnels externes nécessaires aux processus de fusion et d’acquisition au Québec – soit ceux associés à l’embauche d’experts-conseils en fusion et acquisition.

Une somme de 2 millions de dollars est réservée à cette fin pour les cinq prochaines années, ce qui permettra d’accompagner 20 PME du secteur de l’aérospatiale dans leur processus de fusion ou d’acquisition.

UN APPUI AUX ACQUISITIONS STRATÉGIQUES À L’ÉTRANGER

Sur le plan international, le gouvernement entend aider les PME québécoises à effectuer des acquisitions stratégiques ou à établir des ententes de partenariat stratégique. De telles acquisitions ou ces partenariats constituent souvent un moyen efficace pour une PME de s’intégrer à la chaîne d’approvisionnement mondiale. Ils devront avoir pour effet de créer et de maintenir des emplois au Québec.

Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation aidera les PME qui désirent déterminer des cibles d’acquisition et négocier des partenariats stratégiques. Le Ministère prendra également en charge une partie des coûts des acquisitions, en rendant disponibles des prêts ou des garanties de prêt par l’entremise du Fonds du développement économique. À cette fin, la Stratégie québécoise de l’aérospatiale prévoit des ressources de 55 millions de dollars au cours des cinq prochaines années.

Les interventions pilotées par le Ministère permettront la réalisation de projets estimés à 130 millions de dollars. L’impact budgétaire de cette mesure est évalué à 19,8 millions de dollars pour les cinq prochaines années.

 

  1. Stimuler les exportations

Export Québec accompagnera les PME du secteur aérospatial pour promouvoir l’offre québécoise sur les marchés internationaux.

  • Export Québec organisera des missions économiques ciblées auprès de maîtres d’œuvre et de fournisseurs de premier rang non installés au Québec, en fonction des occasions d’affaires préalablement ciblées.
  • Export Québec concevra un outil de promotion des entreprises québécoises et de la capacité industrielle du Québec spécialement adapté aux caractéristiques et aux atouts des PME québécoises dans le secteur aérospatial. Cet outil de promotion visera les donneurs d’ordres non établis au Québec.

Export Québec ciblera un groupe d’attachés économiques qui, à partir des bureaux du Québecà l’étranger, approfondiront leur connaissance des entreprises du secteur ainsi que du marché de l’aérospatiale sur leurs territoires respectifs.

Ces attachés économiques établiront des relations ciblées dans les chaînes d’approvisionnement mondiales de l’aérospatiale, particulièrement aux États-Unis et en Europe. Ils auront pour mandat d’aider les PME québécoises à prendre les bonnes décisions en matière d’exportation, ainsi qu’à mettre en oeuvre leurs stratégies d’expansion sur les marchés extérieurs.

 

AXE 4: Miser sur l’innovation

  1. Stimuler le développement de nouveaux produits et procédés

Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation financera le fonctionnement des regroupements sectoriels de recherche industrielle, ainsi que leurs projets d’innovation collaborative.

Le Ministère soutiendra également les projets collaboratifs auxquels participeront plusieurs regroupements sectoriels de recherche industrielle, afin de favoriser la synergie interindustrielle. Cet appui concernera par exemple des projets faisant intervenir concurremment le secteur aérospatial et les secteurs de l’information et des communications, des matériaux avancés, de la transformation métallique et de l’aluminium.

Au cours des cinq prochaines années, le Ministère consacrera 2,5 millions de dollars à cet appui.

 

Dans le cadre de la Stratégie québécoise de l’aérospatiale, le gouvernement s’appuiera sur le projet SA2GE pour accroître la collaboration en matière d’innovation au sein du secteur.

 

  • Le gouvernement entend procéder à la mise en oeuvre de la phase 2 du projet SA2GE. Cette seconde phase représente un investissement total de 80 millions de dollars, réparti à égalité entre le gouvernement et l’industrie. Le soutien du gouvernement envers ce projet mobilisateur découle du Budget 2015-2016 et du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques, financé par le Fonds vert.

 

  • À partir de 2018-2019, des appels de projets annuels assureront la poursuite du projet SA2GE. Ces appels s’adresseront principalement aux maîtres d’oeuvre et aux fournisseurs investissant en innovation, et ils mobiliseront les PME, les universités et les centres de recherche du

Québec.

 

Ainsi, au cours des cinq prochaines années, le gouvernement investira 65 millions de dollars afin de financer la seconde phase du projet mobilisateur SA2GE et les appels de projets qui suivront à partir de 2018-2019. L’investissement du secteur privé sera équivalent, ce qui permettra de consacrer 130 millions de dollars d’ici 2020-2021 au projet de l’avion plus écologique

 

 

  1. Faire croître l’innovation au sein des PME

La Stratégie québécoise de l’aérospatiale prévoit que le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation consacrera 8,2 millions de dollars au cours des cinq prochaines années au financement de projets de démonstration technologique répondant aux besoins des PME. Cet appui devrait soutenir des investissements de près de 16 millions de dollars.

 

Le gouvernement souhaite également inciter les PME du secteur de l’aérospatiale à participer à des projets d’innovation collaborative sur le plan international.

 

Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation entend appuyer la réalisation de projets internationaux de recherche et d’innovation réalisés conjointement par des acteurs des milieux de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’industrie. Il entend aussi encourager les partenariats de haut niveau en recherche industrielle en soutenant les initiatives internationales stratégiques.

 

Dans le cadre de la Stratégie québécoise de l’aérospatiale, une enveloppe budgétaire de 2,5 millions de dollars sera consacrée à la participation des PME aérospatiales au réseau d’innovation mondial, au cours d’une période de cinq ans.

 

Source :  https://www.economie.gouv.qc.ca/objectifs/informer/par-secteur-dactivite/aerospatiale/page/strategies-21620/?no_cache=1&tx_igaffichagepages_pi1%5Bmode%5D=single&tx_igaffichagepages_pi1%5BbackPid%5D=148

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