Super Hornet – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Tue, 30 Jun 2020 01:19:09 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.20 De surprises en surprises avec Ottawa pour le remplacement des F-18 de l’Aviation royale canadienne. https://infoaeroquebec.net/de-surprises-en-surprises-avec-ottawa-pour-le-remplacement-des-f-18-de-laviation-royale-canadienne/ Thu, 21 Dec 2017 03:22:15 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=23920 MONTRÉAL – Nombre de mots : 1091 – Temps de lecture : 5 minutes.  Le 12 décembre dernier, le gouvernement fédéral de Justin Trudeau sortit les gros canons que sont le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Carla Qualtrough, le ministre de l’Innovation, Navdeep Bains, et le ministre des Transports, Marc Garneau, pour annoncer ses intentions quant au renouvèlement des 65 McDonnell Douglas F-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne encore en service. Sans oublier qu’était aussi présent le chef d’état-major des Forces armées canadiennes, le général Jonathan Vance.

Rappelons que sous le gouvernement du Libéral Pierre-Elliot Trudeau, père de Justin, le Canada commanda en 1980 138 McDonnell Douglas F-18A/B Hornet livrés entre 1982 et 1988.

Sans grande surprise, la ministre Qualtrough, a en outre confirmé que le Canada n’achètera pas 18 avions de chasse Boeing F-18E/F Super Hornet flambant neufs de Boeing, évalués à 6,4 milliards de dollars, afin de combler le déficit de capacité qui guetterait les Forces armées.

F-18E Super Hornet.
Photo: US Navy.

En lieu et place, le gouvernement Trudeau compte acheter 18 avions de combat d’occasion McDonnell Douglas F-18C/D Hornet de la Royal Australian Air Force ainsi que des pièces de rechange nécessaires pour prolonger leur durée de vie jusqu’en 2025, date à laquelle le Canada devrait commencer à prendre possession de ses nouveaux avions de chasse.

Ces avions de chasse seront prélevés parmi les 71 des 85 F-18A/B livrés entre 1984 et 1991 à la Royal Australian Air Force et devraient nécessiter une mise à niveau et modernisation. D’ailleurs, Ottawa estime le coût de la modernisation de tous ses F-18 à 500 millions de dollars.  Mais ceci n’est qu’une estimation…

Politiquement, le gouvernement Trudeau déjà soutenu par les syndicats enragés contre Boeing, profitera d’appuis supplémentaires puisque la remise à neuf des F-18 australiens aussi bien que canadiens se fera chez L-3 Communications MAS à Mirabel et occupera des membres du Syndicat des Machinistes AIMTA.

Le gouvernement Trudeau entend lancer officiellement l’appel d’offres afin d’acquérir 88 nouveaux avions de chasse en 2019 ‘un processus ouvert et transparent dont aucune entreprise n’est exclue’ aux dires de la ministre Qualtrough. Le contrat devrait être octroyé en 2022 et la livraison des premiers aéronefs est prévue en 2025.

Mais, première surprise, le gouvernement Trudeau n’écarte plus l’option d’acheter des F-35 de l’avionneur américain Lockheed Martin, numéro un mondial de la défense, contrairement à ce que les Libéraux avaient promis durant la dernière campagne électorale.

Nous sommes bien loin de la promesse électorale du 20 septembre 2015 faite à Halifax, en Nouvelle-Écosse, par le candidat Libéral Justin Trudeau ‘We will not buy the F-35’.

Mais avec les Libéraux fédéraux, le passé est garant du présent. Souvenez-vous de la promesse de Jean Chrétien, candidat Libéral aux élections de 1993, de déchirer le contrat d’acquisition des hélicoptères EH Industries EH-101 signé par le gouvernement Conservateur de Brian Mulroney. Le contrat fut annulé au coût de $500 millions de dollars de l’époque défrayés par les contribuables canadiens pour acheter quelques années plus tard, l’AgustaWestland Cormorant, un descendant de l’EH101.

Sous le règne des Conservateurs de Steven Harper, le Canada s’est procuré 5 avions de transport stratégique lourds Boeing C-17 Globemaster III, 16 avions de transport tactique Lockheed Martin C-130J Hercules et 17 hélicoptères de transport lourd Boeing CH-47F Chinook avec célérité, sans dépassement de coût et dans les délais de livraison contractuels.

Mais la seconde surprise prend la forme d’une odieuse menace, à peine voilée contre le géant américain de l’aérospatiale Boeing en ajoutant une exigence d’impact économique.

Dorénavant, le gouvernement canadien promet de tenir compte de l’impact que les sociétés étrangères ont sur l’économie du pays dans l’évaluation de leurs soumissions. Aux dires de la ministre Qualtrough, les entreprises qui causeront des torts à l’industrie aérospatiale canadienne ‘se retrouveront dans une situation fort désavantageuse comparativement aux autres soumissionnaires’. Le ministre de la Défense Harjit Sajjan surenchérit déclarant que ‘nous avons besoin de partenaires fiables’.

Le gouvernement fédéral du Justin Trudeau sert ainsi un avertissement sans équivoque aux sociétés étrangères qui tenteraient de faire trébucher des entreprises canadiennes.

Mais nul n’est dupe en comprenant très bien que les ministres fédéraux visent directement Boeing qui, suite à une plainte déposée devant l’International Trade Commission (ITC) de l’US Department of Commerce, a réussi à faire imposer des droits compensateurs de près de 300% en tout sur la vente de 75 avions de la C Series de Bombardier au transporteur américain Delta air Lines. Depuis plusieurs mois, le géant aérospatial américain allègue que l’avionneur québécois a profité de subventions illégales du gouvernement du Québec et du gouvernement fédéral pour vendre des avions à un prix dérisoire sur le marché américain.

Les Libéraux ont la mémoire courte.

D’année en année, Boeing achète au Canada annuellement pour plus de quatre milliards de dollars en biens et services contre seulement un milliard pour Airbus alors que cette dernière a fourni, en quasi-exclusivité, Air Canada de plus de 150 Airbus et fut le seul fournisseur d’avions de ligne neufs d’Air Transat depuis sa création.

En plus de ses 2000 employés à son centre d’excellence en composites de Winnipeg, au Manitoba, Boeing fournit du travail à 17500 Canadiens au sein de 560 fournisseurs

La troisième surprise de la conférence de presse fut la décision du lancement du processus d’acquisition de 88 avions de combat dans le but de remplacer les F-18 Hornet, sans néanmoins donner d’échéancier.

Mais l’acquisition des F-18 de la Royal Australian Air Force dont le premier exemplaire se posera au Canada en 2019, au rythme de deux par année, donnera du temps au gouvernement Trudeau afin de retarder, encore une fois, le lancement de l’appel d’offres et de garantir une annonce d’un gagnant après les prochaines élections. En toute vraisemblance, les premiers chasseurs neufs n’entreront pas en service au sein de l’Aviation royale canadienne avant 2026.

Lockheed Martin F-35A Lightning II.
Photo: USAF.

Il est évident que le gouvernement Trudeau se traîne volontairement les pieds pour le renouvellement des F-18 Hornet des Forces armées canadiennes. Son but évident est de reporter l’annonce du choix du nouvel appareil de combat après les prochaines élections en espérant que la promesse de Justin Trudeau de septembre 2015 soit oubliée par la population canadienne surtout qu’en éliminant Boeing et son F-18 Super Hornet, le gouvernement canadien devra porter son choix sur le Lockheed Martin F-35A Lightning II, le préféré des militaires canadiens et de biens des industriels canadiens impliqués depuis des années dans ce programme qui, à terme, représentera au moins la construction de 4000 appareils.

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Remplacement des CF-18 : le F-18E/F refait surface. https://infoaeroquebec.net/remplacement-des-cf-18-le-f-18ef-refait-surface/ Sat, 19 Nov 2016 22:28:00 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18369  

MONTRÉAL – Selon le journaliste spécialisé dans les questions de défense et de sécurité, de l’Ottawa Citizen et rédacteur du blog Defense Watch, David Pugliese, le gouvernement Trudeau aurait ramener à la vie l’option d’un achat intérimaire de Boeing F-18E/F Super Hornet sans appel d’offres pour le remplacement des McDonnell Douglas CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne.

En juin dernier, le gouvernement fédéral Libéral proposait d’acheter sans recours à un appel d’offres des Boeing F-18E/F Super Hornet et ainsi repousser à 2030, tout nouvelle compétition accompagnée d’un appel d’offres.

Boeing F-18E et F-18F Super Hornet. Photo: Boeing.

Boeing F-18E et F-18F Super Hornet.
Photo: Boeing.

Mais face a l’opposition de l’industrie et aux députés de l’opposition, l’idée sembla alors avoir été mise de côté.

Mais cette option semblerait toujours être favorisée par le bureau du Premier ministre canadien sur les conseils de son Ministre de la défense Harjit Sajjan qui a répété à plusieurs reprises que le besoin du remplacement des CF-18 devenait pressant. De leur côté, des officiers de l’Aviation royale canadienne affirmeraient le contraire, avançant que les CF-18 pourraient encore voler jusqu’en au moins 2025.

Cette rumeur qui veut que le gouvernement Trudeau achèterait vingt Boeing F-18E/F reverrait ainsi toute compétition dans une dizaine d’années.

De la sorte, Justin Trudeau respecterait sa déclaration sans équivoque, au cinquantième jour de la campagne électorale, le 20 septembre 2015 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, ‘We will not buy the F-35 fighter jet’ dont le gouvernement Harper envisageait passer commande de 65 exemplaires.

Justin Trudeau à la Chambre des Communes le 7 juin 2016.

Justin Trudeau à la Chambre des Communes le 7 juin 2016.

D’ailleurs, l’aversion de Justin Trudeau envers l’avion de combat de cinquième génération Lockheed Martin F-35 Lightning II ne s’est pas affaiblie depuis car le 7 juin dernier, en réponse aux critiques des membres de l’Opposition à la Chambre des Communes, il rétorqua que le F-35  ‘Does not work and is far from working’.

En juillet 2016, Ottawa a émis une demande d’information à laquelle cinq constructeurs donnèrent suite : Boeing avec le F-18E/F Super Hornet, Lockheed Martin avec le F-35A Lightning II, Dassault Aviation avec le Rafale, Eurofighter avec le Typhoon et finalement Saab avec le Gripen.

Il est vrai comme le rappelait Marillyn A. Hewson, PDG de Lockheed Martin lors d’une allocution lors du sommet de l’aérospatiale canadienne, mardi dernier à Ottawa, que 110 entreprises canadiennes fournisseurs du F-35 ont déjà bénéficié de commandes d’une valeur d’un milliard de dollar en dépit du fait que seulement un peu plus de deux cents Lightning II aient été construits.

D’ici 2023, de 170 à 180 F-35 devraient être produits annuellement.

Boeing, pour sa part, lui qui déjà achète pour plus d’un milliard de dollars de biens et services au Canada chaque année en plus d’employer directement dans ses installations au Canada, près de 2000 personnes, pourra offrir des retombées sur ses programmes civils et même militaires en développent.  Le F-18E/F dont la production est à son crépuscule, offre peu d’occasions de retombées économiques hormis sur les pièces de rechange et l’entretien.

Néanmoins, cette comédie pose plusieurs questions.

Les F-18 de l’Aviation royale canadienne sont-ils vraiment rendus en fin de vie ou peuvent-ils encore servir une dizaine d’années?

Pourquoi cet intérêt qui semble plus électoral qu’autre chose de Justin Trudeau pour le F-35 depuis cette déclaration du 20 septembre 2015.

Que ce cache-t-il derrière cet acharnement de Justin Trudeau contre le F-35 alors qu’il fut quand même rappeler que ce furent les Libéraux de Jean Chrétien, son maitre à penser, qui entrèrent le Canada dans le programme Joint Strike Fighter en 1997 par un versement initial de dix millions de dollars? Le comportement du Premier ministre rappelle celui de Jean Chrétien contre l’hélicoptère EH-101 dont il annulera dès son élection en 1993, la commande passée sous les Conservateurs de Brian Mulroney pour finalement l’acheter sous le nom de Cormoran.

Quoiqu’il en soit, un achat mixte de F-18E/F et de de F-35A est tout à fait faisable car l’Australie a opté pour cette solution.

Une telle option permettrait au gouvernement Trudeau de se présenter aux électeurs pour un second mandat en soulignant que sa promesse du 20 septembre 2015 du Musée canadien de l’immigration situé à la jetée 21 du port d’Halifax en Nouvelle-Écosse a été tenue.

Airbus CC-150 Polaris de l'aviation royale canadienne. Photo: MDN.

Airbus CC-150 Polaris de l’aviation royale canadienne.
Photo: MDN.

Bell Helicopter CH-147 Griffon de l'aviation royale canadienne. Photo: MDN.

Bell Helicopter CH-147 Griffon de l’aviation royale canadienne.
Photo: MDN.

Le gouvernement doit aller de l’avant sur ce dossier car à court terme, il va devoir trancher sur la question du choix d’un appareil sans le cadre de la compétition Projet de remplacement d’aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe ou Fixed-Wing Search and Rescue Aircraft Replacement Project (FWSAR-ARVSF) et à plus long terme, amorcer le processus de remplacement des avions de transport et de ravitaillement en vol Airbus CC-150 Polaris et des hélicoptères utilitaires de transport tactique (HUTT) Bell Helicopter CH-146 Griffon.

Entretemps, comment se fait-il que les milieux associatifs et politiques québécois restent muets sur la question du remplacement des McDonnell Douglas CF-18 Hornet dont les enjeux sont, sans équivoque, les retombées économiques et les emplois.

Lockheed Martin F-35A Lightning II. Photo: USAF.

Lockheed Martin F-35A Lightning II.
Photo: USAF.

 

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ÉDITORIAL : Le gouvernement Trudeau aurait jeté son dévolu sur le F-18E/F. https://infoaeroquebec.net/editorial-le-gouvernement-trudeau-aurait-jete-son-devolu-sur-le-f-18ef/ Wed, 08 Jun 2016 16:04:29 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15939  

MONTRÉAL – Selon un article du 5 juin 2016 du quotidien d’Ottawa The Citizen, le gouvernement Libéral de Justin Trudeau aurait une préférence marquée pour le Boeing F-18E/F Super Hornet pour remplacer les actuels 77 F-18 Hornet encore en service des 138 livrés entre 1982 et 1988.

Rien d’étonnant de la part d’un gouvernement dont une partie de la campagne électorale de l’automne dernier a reposé sur le rejet du chasseur de cinquième génération Lockheed Martin F-35 Lightning II, bien que le Canada joignit le programme Joint Strike Fighter (JSF) en 2007 en tant que ‘Level 3 Participant’ au même titre que l’Australie, la Norvège, le Danemark et la Turquie, sous le gouvernement Libéral de Jean Chrétien dès 2007, celui du Conservateur Steven Harper avait annoncé en 2010, l’achat de 65 F-35 sans appel d’offres.

Logo JSF

Rien d’étonnant en comparant les activités des divers prétendants soit Boeing, Lockheed Martin, Dassault Aviation, Eurofighter et Saab lors des salons CANSEC 2015 et 2016.

Maquette du F-35 au stand Lockheed Martin à CANSEC 2016. Photo: Philippe Cauchi.

Maquette du F-35 au stand Lockheed Martin à CANSEC 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

En 2016 contrairement à 2015, Lockheed Martin a mis en évidence ses systèmes destinés aux frégates en dépit d’une maquette de bonne taille du F-35 arborant un empennage double aux couleurs de l’unifolié.  Quant à Dassault Aviation, aucune activité publique ne traita du Rafale tandis que le responsable du programme qui fit le voyage depuis la France pour l’édition 2015 brilla par son absence cette année.  Eurofighter avec son Typhoon et Saab avec son Gripen furent tout aussi discrets.

Riccardo Travern, Richard Schallom, Robeto Valla. Photo: Philippe Cauchi.

Riccardo Travern, Richard Schallom, Robeto Valla.
Photo: Philippe Cauchi.

À l’opposé, Boeing amena une fois encore son simulateur mobile du F-18E/F et organisa une conférence de presse réunissant le pilote d’essai en chef du programme Super Hornet et ancien pilote des Forces armées canadiennes Riccardo Traven ainsi que Roger Schallom, responsable, Canada Industrial Participation Program, Integrated Defense Systems et Roberto Valla, vice-président Canada, Defense, Space & Security.

En optant pour le Boeing F-18E/F Super Hornet, le gouvernement Trudeau pourra ainsi remplir une promesse électorale et surtout du même coup gagner du temps.

Le ministreHarjit Singh Sajjan à CANSEC 2016. Photo: Philippe Cauchi.

Le ministreHarjit Singh Sajjan à CANSEC 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

Rappelons-nous qu’au matin du deuxième jour de CANSEC 2016, le ministre de la défense canadien, Harjit Sajjan, déclara que le ‘Canada will soon be looking at a capability gap due to the aging CF-18 fleet…. We are risk-managing a gap between our NORAD and NATO commitments and the number of fighters available for operations’. Il ajouta que ‘We can foresee a growing capability gap, and this I find unacceptable and it’s one thing that we plan to fix’.

Le ministre ne pouvait être plus clair.

Justin Trudeau gagnerait du temps avec une solution intérimaire qui consisterait en un achat d’un nombre réduit de F-18E/F afin de remplacer les plus vieux CF-18.

F-18F Super Hornet de la RAAF. Photo: Boeing.

F-18F Super Hornet de la RAAF.
Photo: Boeing.

En fait, il n’a rien inventé et pourrait simplement suivre l’Australie qui bien qu’elle se joigna au Joint Strike Fighter dès juin 2002 pour assurer la relève de ses McDonnell Douglas F-18, passa commande en mai 2007 de 24 Boeing F-18E/F Super Hornet pour remplacer ses General Dynamics F-111 Advaark puis de 12 EF-18G Growler en mai 2013 sans tourner le dos au F-35.

General Dynamics F-111C Advaark. Photo: USAF.

General Dynamics F-111C Advaark.
Photo: USAF.

McDonnell Douglas F-18B de la RAAF. Photo: RAAF.

McDonnell Douglas F-18B de la RAAF.
Photo: RAAF.

En octobre 1981, l’Australie opta pour le biracté F-18 de préférence au monoréacté General Dynamics F-16 Fightning Falcon, un gage de sécurité afin de survoler le vaste territoire national quasi-désert et les immenses étendues d’eau qui l’entourent. Les 57 F-18A et 18 F-18B entrèrent en service au sein de la Royal Australian Air Force entre 1980 et 1990.

L’Australie devrait réceptionner ses deux premiers F-35 d’ici 2018, 26 d’ici 2020 et la totalité des 72 aéronefs commandés d’ici 2023.

Ainsi l’Aviation royale canadienne pourrait, dans un premier temps, passer commande d’une trentaine de F-18E/F qui auraient l’avantage d’être des bimoteurs pour le survol des grandes étendues de neige du Canada et pour assurer la défense de l’espace aérien nord-américain dans le cadre de NORAD.

Dans un second temps, alors que le F-35 aura atteint sa pleine maturité et son coût unitaire aura été réduit par une cadence de production élevée, le Canada pourrait en acquérir au moins une trentaine pour remplir ses obligations outre-mer auprès de l’OTAN qui les amèneraient au-dessus de terrains d’opérations des plus hostiles.

Quant à ceux qui pensent que le Canada ne peut entretenir deux flottes d’avions de combat, ils n’auront qu’à se tourner vers l’Australie. Si elle en est capable, pourquoi le Canada ne le serait-il pas ?

De surcroit dans le passé, l’Aviation royale du Canada a bien maintenu parallèlement deux flottes d’avions de combat : dans les années 1970 et 1980, les Lockheed F-104 Starfighter, le McDonnell Douglas F-101 Voodoo et les Northrop F-5 Freedom Fighter et dans les années 1990, les McDonnell Douglas F-18 Hornet et les Northrop F-5 Freedom Fighter.

 

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CANSEC 2016 :  ‘Two Engines Better than One’ Over Canada’s Wilderness according to Boeing F-18E/F Super Hornet Chief Test Pilot. https://infoaeroquebec.net/cansec-2016-two-engines-better-than-one-over-canadas-wilderness-according-to-boeing-f-18ef-super-hornet-chief-test-pilot/ Wed, 01 Jun 2016 04:08:15 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15860  

OTTAWA – On Thursday morning Boeing called a press conference for 10am in order to pitch its twin engine jet fighter F-18E/F Super Hornet.

The speakers to discuss about Super Hornet’s capabilities, program milestones, and potential markets were former Canadian Air Force CF-18 Hornet pilot and now Boeing F/A-18 Super Hornet chief test pilot Riccardo Traven; Roger Schallom, Manager, Canada Industrial Participation Program, Integrated Defense Systems; and Roberto Valla, Vice President Canada, Defense, Space & Security.

CF-18 Hornet Over Hawaii.

CF-18 Hornet Over Hawaii.

Canada selected the McDonnell Douglas F-18A/B Hornet twin jet fighter bomber in 1980 and deliveries of the 138 aircraft occured between 1982 and 1988.

F/A-18 Super Hornet. Photo: Boeing.

F/A-18 Super Hornet.
Photo: Boeing.

The Boeing (né McDonnell Douglas) F/A-18E/F Super Hornet flew for the first time on November, the 29th, 1995.

Far more than being a beef-up F-18 Hornet, with its 11 weapons stations, the Super Hornet powered by two GE F414-GE-400 gives warfighters extraordinary payload flexibility by carrying more than 400 configurations of air-to-air and air-to-ground ordnance.

Through an evolutionary, modular approach, including the addition of the APG-79 active electronically scanned array radar, the Super Hornet offers continuously improving overall mission capability and supportability. Integrating the Raytheon APG-79 AESA radar, Advanced Targeting Forward Looking Infrared system, Joint Helmet Mounted Cueing System, Multifunctional Information Distribution System, advanced high capacity computer system, and state-of-the-art cockpit provides the warfighter with intuitive situational awareness and capability.

F/A-18 Super Hornet. Photo: Boeing.

F/A-18 Super Hornet.
Photo: Boeing.

The first operational F/A-18E/F Super Hornet squadron formed in June 2001 and deployed into combat aboard the USS Abraham Lincoln (CVN 72) in July 2002. In April 2005, Boeing delivered the first Block II Super Hornet, complete with the world’s first tactical multi-mode AESA radar, and it became fully operational at the end of 2007.

Since inception, the Super Hornet program has remained on time and on cost. A total of 707 F-18E/F has been delivered on time or ahead of schedule.

The Royal Australian Air Force operates 24 F model Super Hornets.

In May 2015, Australia announced plans to acquire 12 new EA-18 Growlers, the airborne electronic attack derivative of the Super Hornet.

Riccardo Travern. Photo: Philippe Cauchi.

Riccardo Travern.
Photo: Philippe Cauchi.

Ricardo Traven really wished to underline that in spite of the assertions of the people of Lockheed Martin, a single-engine Lockheed Martin F-35 Lightning II is unsuitable for long-range missions into regions such as the Arctic despite the improved reliability of modern turbines.

Mr. Traven who flew more than 200 types of aircraft took a totally different angle to prove the necessity of a twin engine combat aircraft.

He put forward his own experience when in his mid-20s, he flew from Goose Bay, Labrador to Europe for a North Atlantic Treaty Organization (NATO) exercise. In the middle of no where, he lost an engine as he was equidistant from his takeoff point and runways in Greenland and Iceland. Hopefully, flying a twin jet, Riccardo Traven managed to refuel without incident from an accompanying tanker and returned safely to Goose Bay.

Nevertheless, Mr. Traven acknowledged that there have been giant improvements in engines reliability but the possibility of foreign object damage (FOD) such as a bird strike or ice ingestion or a ruptured fuel line or a maintenance oversight or a bullet remains. It is not about ‘the reliability of the core of the engine…but everything else that makes the engine run’

F/A-18 Super Hornet. Photo: Boeing.

F/A-18 Super Hornet.
Photo: Boeing.

Riccardo Traven was also asked about the ‘stealth’ issue, a key feature in Canada’s early decision in 1997 to be involved in the multinational Joint Strike Fighter development program which lead the Lockheed Martin F-35 Lightning II. The Boeing F-18 Super Hornet chief pilot dismissed the argument that the Super Hornet say that it is easier to detect with radar than the F-35.

An F/A-18F Super Hornet aircraft assigned to Strike Fighter Squadron One Zero Two fuels an F/A-18E Super Hornet aircraft from Strike Fighter Squadron Two Seven during exercise Malabar 07-2 while over the Bay of Bengal Sept. 7, 2007. More than 20,000 per sonnel from five different countries are participating in the multinational exercise that includes naval forces from India, Australia, Japan, Singapore and the United States. (U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 2nd Class Jarod Hodge) (Relea sed)

An F/A-18F Super Hornet fuels an F/A-18E Super Hornet.Photo: U.S. Navy.

The F-18 has one characteristic that very fighter jet has : being able to become a tanker for another aircraft. The F-18 Super Hornet like the F-18 Hornat can be equipped with a central tank and a hose to refuel in flight others F-18 or any other combat fitted with a ‘Hose and Drogue’system.

He affirmed that the ‘The Super Hornet is far stealthier than people know’ but he was unable to get into details, the information being classified.

Its folding wings improve ramp and hangar space and make the F-18E/F fits into NATO shelters.

 

F/A-18 Super Hornet. Photo: Boeing.

F/A-18 Super Hornet.
Photo: Boeing.

In August 2013, Boeing and Northrop Grumman conducted flight tests with a prototype of an Advanced Super Hornet aircraft with conformal fuel tanks, an enclosed weapons pod and signature enhancements. These capabilities, along with other planned advanced technologies to include enhanced engines, internal infrared search and track, and a next-gen cockpit, offer domestic and international customers a menu of next-generation capabilities that will allow Super Hornets to outpace threats in the 2030+ threat environment.

According to him stealth was a key factor but Super Hornet’s radar, electronic countermeasures and its twin-engine configuration are key elements of the survibility of the aircraft and its crew.

Asked about the perenity of the F-18 assembly line in Saint-Louis, Missouri, the panel gave reassurance. Robert Schallom underlined that its current backlog takes deliveries into 2018. Kuwait and additional domestic Fiscal Year 2017 and Fiscal Year 2018 orders take deliveries into 2020.  For him, this provides a bridge to future international opportunities like Canada.  Boeing sees opportunities for more than 300 F-18 Super Hornet at home and around the world. actives campaigns are on in the United States, Canada, Belgium, Denmark, Finland, India, Kuwait and Spain.

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