Pratt & Whitney Canada – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Sat, 30 Jun 2018 10:43:31 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.21 P&WC Now Providing its Proactive Help Desk Digital Engine Service to Nearly 3,000 PW300 Engines https://infoaeroquebec.net/pwc-now-providing-its-proactive-help-desk-digital-engine-service-to-nearly-3000-pw300-engines/ Sat, 30 Jun 2018 10:43:31 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=26406 Focused on proactive and preventive maintenance, driving greater availability

 

NEW YORK, June 12, 2018 (GLOBE NEWSWIRE) — Pratt & Whitney Canada now has nearly 3,000 PW300 engines enrolled in its Proactive Help Desk, where data from the engine and aircraft helps aviation technicians and analysts address customers’ needs proactively. More than half of the PW300 engines flying today are benefitting from this proactive service, which includes predictive analysis to drive greater availability. P&WC is a subsidiary of United Technologies Corporation (NYSE:UTX).

“Our PW300 Proactive Help Desk provides a unique predictive and preventive maintenance experience for our customers,” said Tim Swail, Vice President, Customer Programs, P&WC. “We’re taking a tailored consulting approach where our analysts and technicians assess the data to identify possible events in advance and then proactively reach out to our customers to provide meaningful insight and actionable steps to help increase availability, save time and money.”

The Proactive Help Desk is a dedicated team of aviation technicians and data analysts who address customers’ needs through the use of data-driven decision making and preventative maintenance tools and practices. The specialized team conducts daily reviews of customer data from sources such as P&WC’s FAST™prognostics solution and develops new engine health “signatures” that allow them to identify and address potential issues well in advance. The team proactively reaches out to customers with recommendations and actions they can take to avoid unplanned events and maximize availability.

P&WC’s services work together to drive performance optimization and mission readiness for business aviation customers.

PW300 Availability through Proactive Pay-per-Hour Maintenance Programs
P&WC has introduced a number of proactive initiatives as part of its ever-evolving pay-per-hour ESP™ maintenance coverage that can further drive availability and reduce costs.

  • PW307A ESP customers benefit from proactive reliability upgrades of key engine components at the time of aircraft C-Check at no additional charge. This includes the proactive incorporation of four service bulletins as part of the company’s ongoing efforts to move customers to more fully planned environments.
  • PW306D1 customers enrolled in ESP have the option to move to an on-condition maintenance program, which allows flexible maintenance intervals based on digital engine health trending, along with a lower ESP rate.
  • PW307A, PW307D and PW308C customers enrolled in ESP Platinum are provided with complimentary flyaway kits. To date, more than 150 flyaway kits of key components have been delivered providing operators with access to the right part when and where they need it.

“We are delivering exceptional levels of service and a unique value proposition for our operators through a host of proactive initiatives – the synthesis of digital engine health management and a proactive maintenance approach – bringing higher than ever availability and optimization to customers,” said Swail. “What was once seen as the future of advanced digital engine health is now reality for our customers.”

About Pratt & Whitney Canada
Founded in 1928, and a global leader in aerospace, P&WC is shaping the future of aviation with dependable, high-technology engines. Based in Longueuil, Quebec (Canada), P&WC is a subsidiary of United Technologies Corp. United Technologies Corp., based in Farmington, Connecticut, provides high-technology systems and services to the building and aerospace industries.

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Souligner la livraison du 400ième PW127G à Airbus Defense and Space : une occasion pour Airbus de consolider ses liens avec le secteur aérospatial montréalais. https://infoaeroquebec.net/souligner-la-livraison-du-400ieme-pw127g-a-airbus-defense-and-space-une-occasion-pour-airbus-de-consolider-ses-liens-avec-le-secteur-aerospatial-montrealais/ Wed, 26 Oct 2016 05:59:45 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=17238  

MONTRÉAL – Lundi après-midi, à partir de 13h,la firme de relations publiques d’Ottawa, Impact Public Affairs, prit prétexte de la livraison du 400ime PW216G à Airbus pour présenter l’équipe ‘C295W FWSAR’ à la presse montréalaise.

Celle-ci est une des trois en lice dans le cadre de la compétition de l’Aviation royale canadienne (ARC-RCAF) ‘Projet de remplacement d’aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe’ ou ‘Fixed-Wing Search and Rescue Aircraft Replacement Project ‘(FWSAR-ARSVF). Ce programme a pour objectif le replacement de six De Havilland CC-115 Buffalo vieillissants et de douze CC-130H Hercules. L’appel d’offres clos le 11 janvier 2016, l’annonce du gagnant est attendue d’ici la fin de cette année ou au début de l’an prochain aux dires des responsables de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada.

Airbus Military C295W. Photo: Airbus Defense and Space.

Airbus Military C295W.
Photo: Airbus Defense and Space.

L’équipe ‘C295W FWSAR’ regroupe Airbus Defense and Space, Provincial Aerospace, Airpro, CAE, Pratt & Whitney Canada et L-3 Wescam.

Les deux autres aéronefs en compétition sont le bi turbo propulsé Leonardo (anciennement Alenia) C-27J Spartan et le  biréacté Embraer KC390.

Madame Suzanne Benoit. PDG d'Aéro Montréal. Photo: Philippe Cauchi.

Madame Suzanne Benoit.
PDG d’Aéro Montréal.
Photo: Philippe Cauchi.

Madame Suzanne Benoit, pdg d’Aéro Montréal officia en tant que maitre de cérémonie invitée par les organisateurs de la conférence de presse et réitéra de bien se garder de se déclarer en faveur d’un des trois aéronefs en compétition. Elle ferait de même si les représentants des deux autres aéronefs en lice lui demandaient.

Interrogée sur sa présence, madame Benoit souligna qu’Aéro Montréal est ‘comme association très impliquée dans le chantier défense et sécurité à la recherche d’occasions d’affaires pour l’industrie québécoise, aussi bien au  profit de ses petites que de ses grandes entreprises’.

La Stratégie québécoise de l’aérospatiale rendue publique en mai dernier, rappela-t-elle est alignée sur celle d’Aéro Montréal qui s’est donné pour mission de développer le secteur de la défense et de la sécurité au Québec ‘les entreprises de la province ne profitant pas au maximum des occasions par rapport à celles du reste du Canada’.

Le secteur de la défense et de la sécurité figure aux priorités d’Aéro Montréal insista madame Benoit ‘C’est un pilier de croissance économique au Canada les programmes canadiens d’acquisition de matériel militaires contribuant à la croissance des entreprises aérospatiales et assurant des retombées au Québec’. Elle souligna que ces contrats stimulent l’innovation, et créent des emplois bien payés à haute valeur ajoutée mais aussi permettent aux entreprises qui en bénéficient de démontrer leurs capacités, leur compétitivité et leur expertise à l’international.

Photo: Mike Pinder.

Photo: Mike Pinder.

La conférence de presse a réuni messieurs :

Antonio Barberian, vice-président Airbus Defense and Space

Simon jacques, président, Airbus Defense and Space Canada,

Fréderic Lefebvre, Vice President, Regional Airlines, P&WC, et

Denis Pelletier, Account Manager, Transport Aircraft, CAE.

Antonio Barberan, vice-président principal, Airbus Defence and Space. Photo: Philippe Cauchi.

Antonio Barberan, vice-président principal, Airbus Defence and Space.
Photo: Philippe Cauchi.

Monsieur Barberian affirma que le succès du biturboréacté C295W capable de remplir des missions de transport tactique, de recherche et sauvetage et de guerre électronique est évident puisqu’il s’accapare de 70% du marché.

Il souligna en cette livraison de la 400ième turbine PW217G à Airbus Defense and Space que l’avionneur franco-germano-espagnol privilégie les partenariats sur la durée comme ceux avec le motoriste de Longueuil et aussi avec CAE, fournisseur de longue date de formation sur ce programme.

Monsiur Barberian conclut que ‘I hope we could celebrate the delivery ofthe 800th engine’.

Rapellons qu’en cas de sélection par le Canada, les C295W de l’Aviation royae canadienne seront construits et équipés aux installations d’Airbus à Séville, en Espagne.

Simon Jacques, pdg Airbus Defense and Space Canada. Photo: Philippe Cauchi.

Simon Jacques, pdg Airbus Defense and Space Canada.
Photo: Philippe Cauchi.

Pour sa part, monsieur Simon Jacques traita de la présence du groupe Airbus au Canada qui emploie 2000 personnes dans neuf provinces et qui fournit du travail à 570 sous-traitants employant 17 000 personnes. Au Québec, Airbus emploie un total de 300 personnes chez Stelia Aerospace et Airbus Helicopters à Mirabel ainsi que chez Airbus Defense and Space à Gatineau.

Il souligna que ‘When a company is working for Airbus, this company is integrated in its global supply chain thats means that future business opportunities extends well beyond where it is working today’.

Dans son ensemble, le groupe Airbus a acheté en 2015 au Canada pour 1,2 milliards de dollars de biens et services, un montant record en plus d’être impliqué dans une cinquante projets de recherche au pays.

Il conclut qu’Airbus était engagé à offrir au Canada, le meilleur avion de recherche et de sauvetage mais aussi des occasions d’exportations pour les fournisseurs canadiens et des emplois pour les Canadiens.

Frédéric Lefebvre, vice-président, Marketing, Pratt & Whitney Canada. Photo: Philippe Cauchi.

Frédéric Lefebvre, vice-président, Marketing, Pratt & Whitney Canada.
Photo: Philippe Cauchi.

Frédérique Lefebvre rappela que 169 C295 avaient été livrés dans 24 pays et qu’ils avaient accumulé 275 000 heures de vol souvent dans des conditions extrêmes : chaleur désertique, froid polaire ou mer agitée sur des aéronefs de lutte aux incendies de forêt, de patrouille maritime, de transport militaire tactique et d’évacuation sanitaire.

Son moteur, le turbopropulseur PW127G, construit aux installations de Longueuil, au sud de Montréal, qui emploie 6000 personnes fait partie de la famille de turbines aéronautiques PW100 qui compte 38 déclinaisons.

La turbine PW100 est la référence sur le créneau des avions de transport régional étant aux dires de monsieur Lefebvre ‘the most versatile, environment friendly, reliable, fuel efficient and best performing’.

Le PW100 propulse 90% des avions de 30 à 70 places et se retrouve en service au Canada chez First Air, Porter, Jazz, Skyservice et Westjet. La famille PW100 a accumulé plus de 175 000 000 d’heures de vol soit quatre fois plus que celle de son plus proche concurrent.

L’innovation mène Pratt & Whitney Canada, un des cinq plus importants investisseurs en recherche et développement au Canada, année après année, depuis longtemps. Le motoriste qui a aussi des installations en Ontario, Manitoba, Alberta et Nouvelle-Écosse a tissé des partenariats de recherche avec plus de cinquante universités et centres de recherche.

Airbus et Pratt & Whitney Canada ont tissé des liens depuis plus de vingt ans au-delà du C295W.

Ainsi P&WC fournit les groupes de puissance auxiliaires ou APU (Auxiliary Power Unit) des Airbus A320 et A380, la motorisation des hélicoptères H135 et H175 et des avions de transport régional ATR42 et ATR72.

Denis Pelletier, Gestionnaire de comptes, Hélicoptères et Avions de transport, CAE. Photo: Philippe Cauchi.

Denis Pelletier, Gestionnaire de comptes, Hélicoptères et Avions de transport, CAE.
Photo: Philippe Cauchi.

Pour sa part, Denis Pelletier rappela que CAE est un partenaire de longue date d’Airbus Defense and Space ayant participé aux programmes du quadri turbopropulsé de transport militaire A400M et du ravitailleur en vol A330MRTT.

Le fournisseur de formation de Saint-Laurent, en banlieue ouest de Montréal, a aussi équipé de ses simulateurs le centre de formation destiné au C295 d’Airbus à Séville en Espagne ainsi qu’à ceux des forces aériennes du Brésil, d’Oman et de Pologne.

Si le Canada opte pour le C295W, CAE fournira une solution complète de formation ultra moderne pour une période de 20 ans sur le modèle de ce qui fut livré à l’Aviation royale canadienne pour les Lockheed Martin C-130J Hercules et Boeing CH-47F Chinook.

De plus, cela permettrait à CAE qui emploie 3500 personnes à Saint-Laurent de se positionner afin d’offrir la formation à des futurs utilisateurs du C295W à travers le monde créant ainsi de nouveaux emplois au Québec et des occasions d’affaires pour les partenaires et fournisseurs de CAE.

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Les délocalisations, une solution sans imagination et dangereuse de surcroit. https://infoaeroquebec.net/les-delocalisations-une-solution-sans-imagination-et-dangereuse-de-surcroit/ Sat, 20 Aug 2016 20:45:55 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=16616  

MONTRÉAL – Un article du journaliste Sylvain Larocque dans le quotidien montréalais La Presse du 18 août 2016 ramenait à la surface un sujet souvent occulté par les industriels mais aussi par le milieu associatif et parfois par même les syndicats : les délocalisations par l’industrie aérospatiale du Québec.

Il y a une quinzaine d’années, j’avais déclenché l’ire de représentants du milieu en déclarant que l’industrie aérospatiale connaitrait le sort malheureux de celui du secteur automobile.

Au fil des ans, l’industrie automobile nord-américaine a malheureusement délocalisé l’assemblage de nombreux modèles au Mexique, pays qui produit maintenant plus de voitures et camions légers que le Canada mais aussi la fabrication de nombreuses pièces et systèmes.  Même bientôt, des Audi, BMW et Mercedes seront ‘Made in Mexico’ qui s’ajouteront aux hordes de véhicules qui y sont déjà construits par Honda, Mazda, Nissan, Toyota et Volkswagen.

Les chantres du libre-échange tout azimut pour ne pas dire de la délocalisation nous ont bercé des mêmes sornettes depuis plus de trente ans : ‘envoyons les productions à basse valeur dans les pays à bas salaires et gardons celles à haute valeur ajoutée’.

De cette façon, la majorité de notre matériel informatique provient de Chine et même la base de la plupart des médicaments de Chine et d’Inde au prix de problèmes sévères de qualité et de conformité qui ont obligé la Food & Drug Administration (FDA) américaine à poster des inspecteurs dans ces usines lointaines.

Le câblage électrique des aéronefs fut l’une des premières productions délocalisées. Le Mexique où la totalité du câblage du Boeing 787 est réalisée et le Maroc sont devenus les champions du créneau.

Le Mexique qui a su grâce aux implantations étrangères monter une industrie automobile qui emploie plus de 500 000 personnes vise à faire de même dans l’aérospatiale.  Partie de rien, il y a quinze ans, son industrie aérospatiale emploie actuellement 25 000 personnes et souhaite bientôt dépasser les 40 000 soit autant qu’au Québec.

Bombardier Aéronautique à Querétaro au Mexique.

Bombardier Aéronautique à Querétaro au Mexique.

Dans son article, Sylvain Larocque rapportait que depuis avril, 92 postes de l’usine de Bombardier dans l’arrondissement de Saint-Laurent ont été supprimés : 24 dans la section des matériaux composites, 32 dans celle du traitement de surface et 36 dans celle de la tôlerie. Ces tâches sont maintenant toutes réalisées au Mexique.

Même des emplois de bureau, notamment aux ressources humaines auraient migré vers le chaud soleil du Mexique.

Lors de ma dernière visite chez Bombardier à Downsview, j’ai pu constater que le les fuselages arrière et empennages des Global 5000 et Global 6000, des jets d’affaires de haut de gamme commandant des prix variant de 49 à 65 millions de dollars américains provenaient de l’usine de Querétaro, au Mexique, inaugurée en 2006. Y sont aussi produits les cônes arrière et empennages des biturbopropulseurs de transport régional Q400, les gouvernes de direction des biréacteurs régionaux CRJ700/900/1000 et des jets d’affaires à large fuselage Challenger 605 ainsi que le câblage électrique de tous les aéronefs de Bombardier.

Bombardier Aéronautique à Querétaro au Mexique.

Bombardier Aéronautique à Querétaro au Mexique.

Avant son annulation, le fuselage tout composite ainsi que l’empennage du Learjet 85 devaient aussi en sortir alors que tous les fuselages des Learjet précédents étaient construits à Wichita, au Kansas.

L’édition du 12 août du Belfast Telegraph faisait état de transfert de tâches de Belfast vers Casablanca.

Mais Bombardier n’est pas la seule à jouer la mondialisation ou la globalisation, terme noble pour qualifier la délocalisation.

Pratt & Whitney Canada, Bell Helicopter Textron Canada et d’autres plus petits joueurs s’y adonnent. Les entreprises canadiennes aérospatiales avec six implantations ont investi presque autant que les américaines avec 52. Les entreprises américaines représentent 42% de l’investissement étranger en aérospatiale au Mexique et les canadiennes, 40%.

Les exportations aérospatiales du Mexique ont atteint les 4,3 milliards de dollars américains en 2011 et le gouvernement vise les 12 milliards en 2020.

Bombardier Aéronautique à Casablanca au Maroc.

Bombardier Aéronautique à Casablanca au Maroc.

Les installations hors Québec de Bombardier sont aussi touchées.  Quelques 200 emplois disparaitront à Downsview, en banlieue de Toronto alors que la production des ailes et des cockpits des Q400 prendra le chemin de Quérétero qui emploie 1500 employés, certes en léger repli du fait de l’annulation de Learjet 85. Les ouvriers de Bombardier à Belfast voient du travail leur glisser entre les doigts pour aboutir dans la toute nouvelle installation de l’avionneur à Casablanca, au Maroc.

Bombardier Aéronautique à Querétaro au Mexique.

Bombardier Aéronautique à Querétaro au Mexique.

Du côté patronal, l’argument de l’optimalisation des coûts et la promesse de créer de nouveaux emplois dans le pays de la société-mère dans le futur sont toujours servis pour justifier les délocalisations.

Du côté syndical, une certaine fatalité semble perceptible.

De mémoire, seuls les syndiqués IAMAW de Wichita, au Kansas ont empêché la tenue de la présentation des gens de ProMexico venus convaincre les patrons d’entreprises locales de s’installer au Mexique.

Du coté associatif, le silence est de mise.

Tandis que le nombre de syndiqués chez Bombardier Aéronautique au Québec a fondu de 8500 à 4500 entre 2000 et maintenant, 1500 emplois ont été créés au Mexique et 300 au Maroc avec un objectif de 800 en 2020.

Néanmoins, il a d‘autres façons d’agir.

Délocaliser et remplacer des ouvriers syndiqués payés avec des salaires alignés sur le coût de la vie au Québec ou en Irlande par des ouvriers non syndiqués au tarif mexicain ou marocain pour accomplir les mêmes tâches sont les solutions faciles.

Bien souvent, les machines sont aussi délocalisées et les nouveaux ouvriers sont formés par ceux qu’ils remplacent.

Il est évident que les robots et la fabrication 3D ne favoriseront pas la création d’emplois sur les chaînes de production et d’assemblage.

Mais les nouvelles technologie permettent de conserver et même de rapatrier la production dans les pays à haut salaire ou je devrai dire à niveau de vie décent par l’utilisation de la fabrication 3D et les robots mais aussi de nouvelles façons d’effectuer les tâches.

Boeing en a fait la preuve avec sa toute nouvelle usine de fabrication des ailes tout composite de son gros porteur et best seller 777X.

Usine des ailes du Boeing 777X à Everett. Photo: Boeing.

Usine des ailes du Boeing 777X à Everett.
Photo: Boeing.

La direction de l’avionneur de Seattle qui a toujours construit les ailes de tous ces appareils a, pour la première fois avec le Boeing 787 Dreamliner, sous-traité cette fabrication de très haute valeur ajoutée, riche en technologie et névralgique à la japonaise Mitsubishi, un leader de la fabrication de voilures aérospatiales.

Tentée de sous-traiter encore une fois puis de délocaliser, la direction de Boeing s’est assise avec les syndicats et les élus de l’État de Washington.

Une usine ultra-moderne fortement automatisée ayant coûté plus d’un milliard de dollars et située à un jet de pierres de l’usine historique d’Everett en a résulté. Certes, même si beaucoup de tâches naguère effectuées à la main le sont maintenant par des robots, la décision de ne pas délocaliser a conforté l’emploi local aussi bien à l’interne que chez les sous-traitants et chez les prestataires de service de toutes sortes.

Une telle façon de faire exige une réingénierie totale de la conception des pièces et sous-ensembles et de leur fabrication afin de réduire les interventions humaines au profit de robots certes mais qui néanmoins résulte en une réduction des coûts, une augmentation de la qualité et rend inutile le recours à la délocalisation.

Car si à court terme, la délocalisation peut faire miroiter des réductions de coût, l’opération n’est pas garantie sans risque.

Parmi les nombreux périls de la délocalisation se retrouvent la fluctuation du cours des monnaies, les hausses du coût de la vie, les aléas de la gestion à distance car il est bien plus aisé de régler un problème de production ou d’assemblage si les bureaux des ingénieurs sont aux étages supérieurs de l’usine qu’à des centaines ou des milliers de kilomètres.

Il ne faut surtout pas négliger les aléas de la stabilité politique des pays récipiendaires de la délocalisation. Le printemps tunisien interrompit la production de plusieurs usines et fournisseurs de l’industrie aérospatiale française pendant plusieurs mois.

Reste aussi l’épineuse question du terrorisme et du sabotage qui ne faut surtout pas sous-estimer.

Si ces arguments béton ne suffisent pas aux dirigeants des entreprises qui délocalisent et aux élus qui les laissent agir, reste ceux de la perte d’expertise au pays de la société-mère et du développement de nouveaux concurrents dans les pays bénéficiant des délocalisations.

 

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Quelle couverture médiatique le Québec veut-il de son industrie aérospatiale? https://infoaeroquebec.net/quelle-couverture-mediatique-le-quebec-veut-il-de-son-industrie-aerospatiale/ Tue, 22 Mar 2016 01:27:10 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15005 MONTRÉAL – En cette veille du dépôt du premier budget du règne de Justin Trudeau, le Québec est accroché à savoir si Bombardier se verra gratifier d’une aide du gouvernement fédéral canadien d’au moins un milliard de dollars américains pour tenter de sauver ou de relancer le CSeries.  Pour une fois.

Il est vrai qu’en temps normal, la couverture médiatique de l’industrie aérospatiale du Québec se limite essentiellement à Bombardier et au CSeries.

Une fois encore, je me pose la question au regard de l’absence de membres de la presse du Québec au NBAA BACE 2015, en novembre dernier, et à l’HAI Heli Expo 2016, en février dernier.

Au mondial de l’aviation d’affaires, le NBAA Business Aviation Convention and Exhibition, dont il faut rappeler que Bombardier est le second plus important avionneur avec des ventes de 8 milliards de dollars américains, la presse québécoise brilla par son absence.  Il faut dire que Cessna Aircraft de Wichita, au Kansas, lançait son Citation Atmosphere qui attaque directement le Challenger 650 de Bombardier et que GE Aircraft Engines annonçait son Advanced Turboprop Engine, un concurrent du fameux PT6 de Pratt & Whitney Canada.

Lors de la grande messe de l’hélicoptère, l’HAI Heli Expo, aucune mention dans la presse québécoise de deux annonces importantes touchant l’industrie aérospatiale du Québec.  Le nouveau président de Bell Helicopter Textron confirmait, Mitch Snyder, que le successeur du Model 412 construit à Mirabel, le sera également. Une nouvelle capitale aux milieux des craintes de fermeture des installations de Mirabel suite aux vagues successives de mises à pieds.  Aucune mention non plus de l’annonce du motoriste de Longueuil Pratt & Whitney Canada, filiale du géant américain UTC, de lancer un successeur à sa célèbre turbine PT6 construite à plus de 50 000 depuis 1952.

Incroyable! Incompréhensible! À plus forte raison pour la troisième capitale aéronautique au monde.

L’industrie aérospatiale de Seattle, ville de Boeing et plus importante agglomération de l’état de Washington, qui compte environ 130 000 emplois aérospatiaux dont 94 000 à Seattle est couverte en profondeur par deux journaux, trois avant la quasi fermeture du Seattle Post Intelligencer.  Ainsi Dominic Gates couvre de façon extensive pour le Seattle Times l’industrie aéronautique et suit Boeing dans tous les salons internationaux tout comme le fait Steve Wilhem du Puget Sound Business Journal.

Wichita, capitale mondiale de l’aviation d’affaires avec Cessna, Beechcraft et Learjet qui compte 30 300 emplois dans l’aéronautique (46 400 à la fin des années 1990) voit son secteur aéronautique couvert par deux journalistes Jerry Siebenmark du The Wichita Eagle et Daniel McCoy du The Wichita Business Journal. L’ancienne journaliste du Wichita Eagle qui a maintenant rejoint l’équipe d’Aviation Week assistait assidument au Salon du Bourget ainsi qu’à celui de la NBAA.

Dallas-Fort Worth, Atlanta et Los Angeles, trois principaux centres de l’industrie aérospatiale américaine, offrent dans leur presse écrite une bonne couverture de l’industrie aéronautique par des journalistes attitrés.

Ceci ne tient pas compte de la couverture par les membres de la presse spécialisée aérospatiale nationale comme Aviation Week, Air Transport World, Jane’s,…et internationale, Flight International, sans oublier la presse financière qui assigne des journalistes au secteur, Bloomberg, The Wall Street Journal.

Alors pourquoi Montréal est-elle différente de Seattle, Wichita, Dallas-Fort Worth, Atlanta et Los Angeles?

LaPresse. Photo: LaPresse.

LaPresse.
Photo: LaPresse.

Le besoin d’information pertinente y est-il différent?

Faut-il se limiter simplement aux annonces de commandes de CSeries ou y-a-t-il bien plus comme les tendances du marché, les avancées technologiques, les activités des concurrents au niveau mondial

Mais aussi les tendances de l’emploi, la recherche et le développement, l’enseignement, la compétition, les aides et soutien gouvernementaux, les PME au niveau provincial ?

Savoir ce qui se fait au sein des fournisseurs, sous-traitants et PME? Dans les écoles et universités ? Exposer les futurs besoins en main d’œuvre ? Présenter les métiers de l’aérospatiale mais aussi de l’aviation ?  Faire découvrir la recherche qui se réalise dans les maisons d’enseignements, centres de recherche et entreprise ainsi que les divers programmes d’études en aérospatial.

Offrir un calendrier complet des salons, colloques, séminaires et expositions commerciales en aérospatiale au quatre coins du monde et un catalogue de portraits d’entreprises québécoises.

Nul autre qu’Info Aéro Québec n’a jamais essayé et ne s’est rapproché de l’objectif d’une couverture complète et professionnelle du secteur aérospatial québécois.

Il nous reste encore à faire mais sans soutien financier, Info Aéro Québec ne pourra continuer à offrir ce service pourtant essentiel dans toutes les autres villes aérospatiales.

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HAI Heli Expo 2016 : un successeur au Bell 412 et au P&WC PT6. https://infoaeroquebec.net/hai-heli-expo-2016-un-successeur-au-bell-412-et-au-pwc-pt6/ Tue, 08 Mar 2016 03:16:03 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=14922 MONTRÉAL – Du 29 février au 3 mars 2016 s’est tenu Heli Expo 2016, le salon numéro un au monde de l’hélicoptère civil pour la première fois de son histoire à Louisville, au Kentucky, sur un million de pieds carrés dont 314 600 couverts par les stands au Kentucky au Kentucky Convention Center.

Logo HAI

Organisée par l’Helicopter Association International (HAI) d’Alexandria, en Virginie dont les membres opèrent plus de 5000 hélicoptères dans le monde, la grande messe mondiale de la voilure tournante qu’est Heli Expo 2016 a réuni 695  exposants et attiré plus de 14 000 visiteurs professionnels et 60 hélicoptères en exposition selon les premières estimations.  Ces chiffres seraient en hausse par rapport à l’édition 2015 qui s’était tenue à l’Orange County Convention Center d’Orlando, en Floride.

HAI Heli Expo 2016.

Bien qu’il s’agisse d’un salon aéronautique important où des entreprises ayant pignon sur rue au Québec y tiennent une place considérable, Bell Helicopter Textron Canada, Pratt & Whitney Canada, CAE, CMC Esterline, Hélicoptères Canadiens mais aussi des PME comme Heli Tow Cart de Saint-Nicolas de Lévis, aucun organe de presse du Québec n’y fut présent.

En dépit de deux annonces majeures pour l’industrie aérospatiale du Québec, aucune mention n’en fut faite dans la presse québécoise, ni dans les journaux, ni à la radio, ni à la télévision!

Irène Makris, vice-présidente, ventes et marketing, chez Pratt & Whitney Canada, souligna que dans un contexte de marché difficile, aucun motoriste n’avait vraiment les moyens de développer à partir de zéro, une nouvelle turbine.

Logo Pratt & Whitney Canada

Le motoriste de Longueuil, filiale du groupe United Technologies Corporation d’Hartford, au Connecticut proposera, à court terme, des évolutions des turbines existences dans le but de réduire la consommation en carburant.

Selon, Tim Sweal, vice-président, programmes aux clients, des technologies développées pour le Geared Turbo Fan ou GTF, présentes sur le PW1500G du CSeries de Bombardier, seront intégrées aux modèles de turbines hélicoptères existantes.

Néanmoins d’ici cinq ans, entrera en service un successeur totalement nouveau du PT6, le best seller du motoriste de Longueuil dont depuis sa mise en service en 1963, 51 000 ont été construits et 27 000 sont encore en service.

Cette nouvelle turbine dont le développement n’est pas sans lien avec le lancement de la toute nouvelle famille de turbopropulseurs de GE Aviation ‘Advanced Turboprop Engine’ ou ATP. D’une puissance de 1500 à 2000SHP, cette turbine sera aussi destinée aux hélicoptères de la classe des dix tonnes.

D’ailleurs, le motoriste québécois aurait déjà entamé des négociations avec des hélicoptéristes.  Actuellement, seul l’Airbus Helicopters X6, une machine de 11 tonnes dont le développement s’amorce à peine, est prévue sur ce créneau.

Pratt & Whitney Canada travaille au développement d’une technologie qui permettrait sur les hélicoptères biturbines de mettre un des deux moteurs au ralenti durant le vol, permettant ainsi une notable réduction de la consommation.

Finalement, P&WC a réussi à augmenter le Time Between Overhaul (TBO) sur deux de ses turbines pour hélicoptères. Ainsi le TBO des PW210 propulsant les Finmeccanica Helicopter (anciennement AgustaWestland) AW169 et Sikorsky S-76D passera de 3500 à 4000 heures et celui du PT6B-37 équipant les Finmeccanica AW119Kx de 3000 à 4500 heures.

Actuellement, plus de 8 600 moteurs d’hélicoptère de P&WC sont en service et 4 300 hélicoptères actuellement en sont équipés. Le motoriste québécois a livré plus de 15 000 turbomoteurs destinés aux hélicoptères ayant cumulé 55 millions d’heures de vol à ce jour.

Au fil du dernier quart de siècle, Pratt &Whitney Canada a homologué 100 moteurs, soit un nombre record pour le secteur aérospatial. Sa gamme de turbomoteurs comprend 34 modèles dont le PT6T-3 TwinPac, premier modèle entré en service en 1968. Au cours des cinq dernières années seulement, trois importantes homologations de moteurs ont eu lieu, soit celles des PW210S, PW210A et PT6C-67E.

L’hélicoptériste de Fort Worth, au Texas, Bell Helicopter, présenta ses deux derniers-nés, des hélicoptères totalement nouveaux.  Furent présents le monoturbine d’entrée de gamme Bell 505 JetRanger X dont la certification est prévue pour 2016 et le biturbine moyen de 9 tonnes, le Bell 525 Relentless qui devrait être certifié en 2017.

D’entrée de jeu, Mitch Snyder, président du conseil d’administration de Bell Helicopter ,annonça que l’hélicoptériste de Forth Worth étudiait le lancement de deux ou trois modèles complètement nouveaux

En dépit des mises à pieds élevées aux installations de Mirabel, au nord de Montréal, l’année 2015 fut remplie pour l’hélicoptériste texan.

Bell 407 GXP.

Bell 407 GXP.

Par une commande du transporteur sanitaire américain Air Methods pour deux cents machines, Bell Helicopter lança lors d’Heli Expo 2015, le Bell 407GXP dont le premier exemplaire a été livré en janvier 2016.

En juillet, le Japon optait pour le Bell 412EPI comme plate-forme du programme de l’hélicoptère UH-X, une réalisation conjointe de Bell Helicopter et de Fuji Heavy Industries portant sur 150 machines à livrer à partir de 2022. La production du Bell 412 pouvant être transférée vers l’Empire du Soleil Levant, monsieur Snyder assurant néanmoins que son successeur serait construit à Mirabel.

Bell 525 Relentless..

Bell 525 Relentless.

De son coté, le Bell 525 Relentless, un biturbine de 16 à 20 places de la classe des 9 tonnes, au prix unitaire de plus de 15 millions de dollars américains, a effectué son vol inaugural le 1er juillet 2015 aux installations de Bell Helicopter à Amarillo, au Texas où il est construit,

Propulsé par deux turbines GE Aviation CT7-2F1 et équipé de pales en composite, le Bell 525 excède la vitesse de croisière annoncée à son lancement de 155knt ou 287km/h.  Les deux prototypes (Flight Test Vehicle ou FTV) du Bell 525 qui ont accumulé 125 heures de vol seront rejoints bientôt par trois autres pour compléter la campagne de certification de 1500 heures de vol.

Conçu pour répondre aux besoins des secteurs pétroliers et miniers, le Bell 525 compte 80 lettres d’intention. Mais avec le ralentissement de ces deux secteurs, Bell Helicopter vise maintenant les marchés du transport exécutif VIP et de la recherche et du sauvetage.

Les responsables du constructeur texan songent en offrir une version militaire qui affronterait ainsi le Sikorsky UH-60 Black Hawk.

Bell 505 JetRanger X.

Bell 505 JetRanger X.

Le monoturbine d’entrée de gamme au prix unitaire d’un peu plus d’un million de dollars américains, le Bell 505 JetRanger X, poursuit son programme d’essais en vol. Aux dires de Mitch Snyder, sa certification est toujours prévue pour cette année, les trois prototypes ayant accumulé plus de 500 heures de vol.

Actuellement Bell Helicopter détient 350 lettres d’intention pour ce monoturbine, le premier Bell équipé d’un moteur Turbomeca, un Arrius 2R.

Bell V-280 Valor.

Bell V-280 Valor.

Coté militaire, le fuselage du premier démonstrateur Bell V-280 Valor, un convertible dont le vol inaugural est attendu pour la seconde moitié 2017, a été livré aux installations de Bell Helicopter d’Amarillo au Texas. Développé dans le cadre de l’appel d’offre Joint Multi-Role (JMR) de l’US Army visant au remplacement des Sikorsky UH-60 Black Hawk, le V-280 affronte le SD-1 Defiant de l’équipe Boeing Sikorsky.  Ayant vendu en septembre 2009, sa part de 50% dans le premier convertible civil, le BA609 devenu l’AW609 à l’italienne AgustaWestland, renommé Finmeccanica Helicopters depuis le 1er janvier dernier, Bell Helicopter n’envisage pas une version civile du V-280.

Toujours en 2015, le convertible militaire Bell/Boeing V-22 Osprey a été choisi pour le programme Carrier Onboard Delivery (COD) de l’US Navy qui comporte la livraison de 40 machines pour le remplacement des Grumman C-2A Greyhound. Le Japon a passé commande de 17 V-22 devenant ainsi le premier client international de ce tiltrotor tandis que plusieurs pays s’y intéresseraient dont Israël.

Finalement, douze hélicoptères biturbine d’attaque AH-1Z Super Cobra ont été commandés par le Pakistan.

En 2015, Bell Helicopter a livré de ses installations de Mirabel, 175 appareils civils : 99 Bell 407 GX/GPX, 52 Bell 429, 12 Bell 412 EP/EPI et 12 Bell 206 L4. L’Amérique du Nord fut le premier client avec 69 appareils suivie de l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique avec un total de 47, de l’Amérique latine, 31 et de la zone Pacifique, 28.

Logo AHS

Des prévisons modestes.

Mike Hirschberg, le président exécutif de l’AHS International qui d’ailleurs possède une section active à Montréal, souligna que la remontée du secteur civil ne pourra compenser pour le repli du marché militaire en unités livrées et encore moins en valeur.

Ainsi d’un sommet en 2013 avec 854 hélicoptères militaires, les livraisons devraient glisser à 734 en 2015 et de 2016 à 2020, fléchir de 24% de 776 à 591 machines.

Mike Hirschberg, directeur exécutif, AHS International

Mike Hirschberg, directeur exécutif, AHS International

Sur le marché civil, les livraisons devraient augmenter de 32% de 1150 à 1520 hélicoptères de 2016 à 2020.

Bien que les livraisons totales se hisseront de 10% de 2016 à 2020 pour atteindre 2110 unités, leur valeur sera inférieure de cinq milliards de dollars compte tenu d’un prix unitaire des hélicoptères militaires plus élevé.

Toujours selon l’AHS International, Russian Helicopters devrait s’accaparer de 18% du marché en valeur, suivi de Sikorsky Aircraft avec 16%, Airbus Helicopters, 15%, Finmeccanica Helicopters, 11%, Boeing, 8%, Bell Helicopter, 8%, NH Industries, 6% et Bell/Boeing, 6%.

L’édition 2017 d’HAI Heli Expo se tiendra au Kay Bailey Hutchinson Convention Center de Dallas, au Texas du 6 au 9 mars 2017.

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La saga du Dornier Seastar se continue maintenant en Ontario. https://infoaeroquebec.net/la-saga-du-dornier-seastar-se-continue-maintenant-en-ontario/ Thu, 04 Feb 2016 05:28:12 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=14678 MONTRÉAL – L’avant-gardiste hydravion tout composite Dornier Seastar fait à nouveau la une. Selon le magazine spécialisé britannique Flightglobal, Dornier Seawings relancerait le Seastar lors du Singapore Air Show qui se tiendra du 16 au 21 février 2016.

Le Dornier Seastar, conçu par Claudius Dornier effectua son vol inaugural le 17 août 1984 à Hambourg, en Allemagne. Il s’agissait là d’une version tout métal. Il fut suivi d’un second prototype muni d’une aile en composites qui s’envola de Oberpfaffenhofen le 24 avril 1987. L’hydravion allait tout de même recevoir sa certification de la FAA et de l’EASA en 1991.

Logo Dornier Seastar.

En octobre 2009, après plus de vingt ans de silence causé par un manque de fonds, Dornier Seaplane annonça son intention de relancer la production de son hydravion.

Le 17 mai 2010, lors d’une conférence de presse à Saint-Jean-sur-Richelieu, en banlieue sud de Montréal, était rendu public avec fanfare que le Seastar y serait construit.

À cette occasion, s’étaient déplacés Joe Walker, chef de la direction de Dornier Seaplane à l’époque, et Conrado Dornier, président de Dornier ainsi que le ministre québécois du Développement économique, Clément Gignac, et le maire de Saint-Jean, Gilles Dolbec

L’assemblage de l’hydravion tout composite au prix catalogue de $6 millions de dollars, propulsé par deux turbopropulseurs Pratt & Whitney Canada PT6A, se réaliserait dans une usine de 200 000 pieds carrés à l’aéroport de Saint-Jean-sur-Richelieu, créerait 250 emplois chez Dornier et tout autant chez les fournisseurs environnants dont 75 chez P&WC à Longueuil.

Dornier Seastar. Photo: Dornier.

Dornier Seastar.
Photo: Dornier.

Les responsables politiques québécois se réjouissaient alors que l’avionneur ait opté pour le Québec de préférence à North Bay, en Ontario ainsi qu’aux états de la Floride et de l’Alabama

Du même coup, le gouvernement du Québec s’engageait alors à fournir une aide financière de 35 millions de dollars soit près de la moitié de l’investissement total de 71,5 millions que nécessitait le projet

D’un SeaStar en 2012, puis six en 2013 et douze en 2014, la production devait atteindre, à terme, entre 30 et 50 aéronefs par année. Finalement, rien ne se concrétisa.

En juillet 2015, l’avionneur allemand Dornier discrètement transférera le projet d’assemblage de l’avion amphibie Seastar en Chine où il devait prendre son envol fin 2016 pour une entrée en production l’année suivante. Une production annuelle de 48 hydravions était prévue. Une fois encore, rien ne se passa,

Dernier rebondissement, Dornier, maintenant établi à Wuxi, en Chine, rendrait public lors du Singapore Air Show, son intention de relancer la production de son hydravion chez Diamond Aircraft Industries sis au London International Airport (CYXU), en Ontario, grâce au soutien financier de deux investisseurs chinois selon Conrado Dornier.

Équipé de deux turbines Pratt & Whitney Canada PT6A-135A, d’une nouvelle hélice et d’un nouveau train d’atterrissage, le Seastar offrirait une suite avionique Honeywell Primus Epic 2.0 et un choix de finition de la cabine destinée aussi bien aux marchés de l’aviation d’affaires que du transport régional, du fret et du transport sanitaire. D’une masse totale au décollage de 10 000 livres (4 530kg), le Seastar pourra transporter jusqu’à douze passagers.

L’aventure du Seastar se continue.

 

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L’inquiétante décision de Pratt & Whitney Canada. https://infoaeroquebec.net/linquietante-decision-de-pratt-withney-canada/ Mon, 18 Jan 2016 04:10:14 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=14573 MONTRÉAL – Il y a deux semaines, Pratt & Whitney Canada (PWC) et sa maison mère, United Technologies Corporation (UTC), annonçaient le remboursement anticipé aux gouvernements fédéral et québécois d’une demi-douzaine de prêts sans intérêts totalisant 1,309 milliard de dollars canadiens. Selon des informations fournies par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations du Québec, certains de ces prêts n’arrivaient à échéance qu’en 2033 et 2039. Le ministère précise que cette décision constitue un fait sans précédents dans ses anales.

En examinant les faits attentivement, il est possible de trouver des raisons financières à ce geste. Toutefois, et en dépit des affirmations de la compagnie, il subsiste des inquiétudes importantes au sujet de l’avenir de certaines des usines de Pratt & Withney Canada.

Logo Pratt & Whitney Canada

Les aspects financiers

La nouvelle de ce remboursement anticipé a été rendue publique suite au dépôt, le 6 janvier dernier, d’un formulaire 8-K par United Technologies Corporation, auprès de la Securities and exchange commission des États-Unis (SEC). Le court texte intégral, de cette déclaration est reproduit intégralement à la fin de cet article.

Le document explicatif fourni par Pratt & Whitney Canada explique que le total des montants remboursés au gouvernement fédéral s’élèvera à 1,163 milliard de dollars canadiens. Un montant de 146 millions sera également remboursé au gouvernement québécois. Les deux remboursements coûteront donc à PWC 1,309 milliards de dollars canadiens. Ces remboursements, en quatre versements annuels, commencent ce mois-ci.

Le taux de change auquel ces remboursements sont effectués semblent l’élément le plus intéressant de cette transaction. Converti en dollars américains, les remboursements à Ottawa et à Québec coûteront un total de 965 millions de dollars américains à PWC. Le taux de change utilisé pour le calcul de de ces montants est de 0,738 cents américains par dollars canadiens. Le même montant de 1,309 milliards de dollars canadiens remboursé à un taux de change de 0,90 cents coûterait 212 millions de plus à PWC.

Cette économie peut à elle seule justifier ce remboursement sans précédent. Également, UTC comptabilisera une provision de 870 millions $US à ses résultats du quatrième trimestre de 2015. Il faut ajouter à cela que deux de ces prêts, accordés en 2006 et en 2008, sont remboursables au moyen d’une redevance sur les ventes. L’entente met fin à ces versements également.

L’aspect inquiétant

Là où cette entente soulève des inquiétudes, c’est lorsqu’on lit les deux dernières phrases de la déclaration d’UTC à la SEC.

«Pratt & Withney Canada a également accepté de maintenir ses engagements d’effectuer certaines opérations d’assemblage, d’essais et de fabrication au Canada et au Québec…»

Le problème vient de ce que cette formulation est vague et générale ; elle ne spécifie pas que toutes les activités actuelles sont à l’abri de fermetures ou de déménagements à l’extérieur du pays. Lorsqu’on jette un coup d’œil du côté de la concurrence internationale, la menace devient claire.

PT6A-140A. Photo: P&WC.

PT6A-140A.
Photo: P&WC.

Depuis 30 ans, Pratt & Whitney Canada bénéficiait d’un quasi-monopole sur les turbopropulseurs de taille petite ou moyenne avec ses moteurs PT6 et PW100. Ces moteurs ont été mis au point à Longueuil au Québec où PWC possède son principal centre de recherches. Le PT6, qui est maintenant assemblé à Lethbridge en Alberta, vient d’ailleurs de fêter son cinquantième anniversaire. Malheureusement ce ciel sans nuages commence à se couvrir pour les turbopropulseurs de Pratt & Withney Canada.

GE Advanced Turboprop. Photo: GE Aviation.

GE Advanced Turboprop.
Photo: GE Aviation.

Il y a quelques mois, le géant américain GE a annoncé le développement d’un nouveau turbopropulseur, désigné sous le nom de ATP (Advanced turboprop), dont la puissance pourra être ajustée de 1,300 à 2,000 SHP. C’est un peu plus gros que le PT6 de PWC dont la puissance varie de 740 à 1970 SHP et un peu plus petit que le PW 100 dont la puissance varie de 1,787 à 3,058 SHP. Le nouveau moteur de GE vise donc le centre du marché de PWC. Il pourrait convenir à de gros avions d’affaires comme le Pilatus PC 12 et à plusieurs avions régionaux, comme les ATR actuels.

La menace tchèque

Le nouveau moteur de GE sera développé et fabriqué à l’usine Walter en République tchèque. GE a racheté, en 2008, cette entreprise vieille de près d’un siècle dans le but avoué de concurrencer PWC. Cette nouvelle était doublement mauvaise pour la compagnie canadienne. Walter, qui a maintenant accès aux plus récentes technologies mises au point par GE, possède toute l’expertise nécessaire pour mettre au point un dangereux concurrent pour les moteurs de PWC. Et, pire encore, la Tchéquie est un pays où les coûts salariaux sont beaucoup moins élevés qu’au Canada.

Pour faire face à cette menace, PWC doit moderniser ses moteurs actuels, ce qui est déjà en cours, et réduire ses coûts de fabrication. C’est là que les choses deviennent inquiétantes. Maintenant que PWC n’a plus d’obligations contractuelles à l’endroit des gouvernements canadien et québécois, elle est beaucoup plus libre de délocaliser certaines de ses activités comme la fabrication des PT6, des PW100 ou d’un de leurs successeurs.

Il faut également comprendre que dans le monde des moteurs d’avions, la menace ne vient pas de pays comme le Brésil, le Mexique ou la Chine. Pour l’instant elle vient principalement d’Europe de l’Est comme le montre l’exemple de Walter. Pratt & Whitney Canada possède également un pied à terre dans cette région. En 1992, PWC a créé une filiale à part entière en Pologne, Pratt & Withney Kalisz. Cette entreprise emploie 1500 personnes et fabrique 2000 pièces et composantes comme des engrenages, des pièces de compresseurs, des pompes pour l’huile, etc. Si PWC devait délocaliser des activités, l’usine de Kalisz serait en première ligne pour les récupérer.

Cette éventualité ne semble pas inquiéter le ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations du Québec. Jean-Pierre D’Auteuil, son responsable des relations avec les médias, a répondu à une question écrite que :

«P&WC consent à maintenir tous ses engagements en vertu des deux conventions de prêt avec Investissement Québec, dont notamment, ne pas vendre la propriété intellectuelle développée dans le cadre des projets financés, ne pas vendre ou déménager une partie substantielle de ses actifs. Le non-respect d’un de ses engagements entraînerait des pénalités.»

Les réponses à ces questions pourraient se faire attendre pendant quelques années. Le nouveau moteur ATP de GE ne tournera pas avant 2018 et il faudra par la suite qu’il soit certifié. Pratt & Withney possède donc quelques années pour mettre au point sa riposte. L’éventuelle mise au point d’un nouveau moteur pouvant succéder aux PT6 et PW100 se fera sans doute au Canada car les centres de recherches sont difficiles à délocaliser. Par contre rien ne garantit clairement que la production de ces nouveaux moteurs se fera ici.

 

Le texte de la déclaration d’UTC

The Pratt & Whitney Canada Corp. subsidiary (“PWC”) of United Technologies Corporation (“UTC”) has entered into a series of amendments to certain research and development support arrangements previously entered into with Canadian federal and provincial government agencies.

These amendments were signed on December 30, 2015.  As a result of these amendments, UTC’s Pratt & Whitney business unit recorded a pre-tax charge of approximately USD $870 million in the fourth quarter of 2015.  Under the amendments, PWC will make four annual payments commencing in January 2016 to fully settle and terminate PWC’s contractual obligations to pay royalties to these agencies contingent upon future engine deliveries and company sales.  The four payments, which include previously accrued amounts, will total approximately USD $965 million in the aggregate. 

 

PWC has also agreed to maintain its commitments to perform certain assembly, test and manufacturing operations in Canada and Quebec; and to spend approximately USD $8 million per year in support of innovation and research and development through initiatives with post-secondary institutions and key industry associations in Canada and Quebec over a fourteen year period. The aggregate amount of the four payments and the amounts PWC has agreed to spend in support of innovation, research and development initiatives is approximately USD $1.08 billion. (Le souligné est de nous).

 

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Ottawa réfléchit toujours à son soutien à Bombardier mais UTC pourrait l’aider. https://infoaeroquebec.net/ottawa-reflechit-toujours-a-son-soutien-a-bombardier-mais-utc-pourrait-laider/ Fri, 08 Jan 2016 18:02:37 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=14521 SAINT-HUBERT – En mêlée de presse après la conférence de presse tenue au siège de l’Agence spatiale canadienne (ASC) jeudi en fin de matinée, à Saint-Hubert, en banlieue sud de Montréal, interrogé par un journaliste sur l’état d’avancement de la réflexion du gouvernement fédéral quant à l’aide à Bombardier, le ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et de Développement économique et ministre responsable de l’Agence spatiale canadienne (ASC), Navdeep Bains déclara ‘I am glad you asked that question…as I mentioned before we continue to look at the business case and we will continue to do our due diligence to make sure we come forward with a responsible decision’.

Pressé de conclure par une attachée de presse, le Ministre a reconnu l’importance du secteur aérospatial qui génère à ses dires des revenus de 29 milliards et 180 000 emplois pour l’ensemble (en fait 80 000) du Canada dont environ 40 000 de ces emplois se retrouvent dans la région du grand Montréal.

Logo Pratt & Whitney Canada

Cette réflexion a lieu alors qu’hier jeudi, par le biais de son directeur des communications, Marc Duchesne, le motoriste de Longueuil, Pratt & Whitney Canada (PWC), filiale du conglomérat américain United Technologies Corporation (UTC) (NYSE : UTX) de Hartford, au Connecticut, rendait public sa décision de devancer le remboursement d’emprunts totalisant plus d’un milliard de dollars contractés auprès du gouvernement fédéral et du gouvernement québécois.

Dans ce but, UTC prendra une charge avant impôt de 870 millions de dollars américains au quatrième trimestre afin de régler ses créances.

Par conséquent, en quatre paiements égaux, échelonnés sur une période de quatre ans, Investissement Québec touchera 146 millions de dollars et Industrie Canada 1,163 milliard.

Initialement, ces prêts devaient être remboursés entre 2030 et 2040 sous forme de royautés payées sur chaque moteur vendu.

Le gouvernement Trudeau vient peut-être de trouver l’argent pour financer Bombardier et son CSeries sans un peu plus augmenter les déficits promis par le chef Libéral lors des dernières élections.

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Rumeurs de départ de Pierre Beaudoin du conseil d’administration de Bombardier. https://infoaeroquebec.net/rumeurs-de-depart-de-pierre-beaudoin-du-conseil-dadministration-de-bombardier/ Sat, 19 Dec 2015 00:42:07 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=14360  

MIRABEL – Coup d’éclat aujourd’hui vendredi lors de la conférence de presse convoquée par Bombardier aux installations de Mirabel, en banlieue nord de Montréal, alors qu’une rumeur émanant de l’agence de presse Reuters annonçait le départ imminent de Pierre Beaudouin, président exécutif du conseil d’administration de Bombardier.

Selon la source de Reuters, un proche au dossier, le fils de Laurent Beaudoin quitterait ses fonctions au début de 2016. Une réunion du conseil d’administration serait requise pour la nomination d’un remplaçant. La nomination d’Alain Bellemare à ce poste pourrait être envisagée car les lois canadiennes permettent qu’une même personne occupe les postes de pdg et président exécutif du conseil d’administration. Néanmoins, les règles de bonne gouvernance recommandent la nomination d’une personne de l’extérieur de l’entreprise.

Le départ éventuel de Pierre Beaudouin et la nomination d’une personne extérieure à la famille Beaudouin marqueraient une étape de plus bien que la famille ait su maintenir son contrôle sur l’entreprise par la présence d’actions à votes multiples qui semble immuable en dépit des aides gouvernementales importantes déjà octroyées par Québec et à venir d’Ottawa.

Interrogé sur le sujet, Alain Bellemare, pdg de Bombardier et successeur de Pierre Beaudouin, à la tête de l’entreprise depuis février dernier, l’ancien de Pratt & Whitney Canada et de UTC Propulsion & Aerospace Systems (PAS) fut pris de surprise en déclarant ‘Je ne sais pas d’où ça sort’.

Diplômé en relations industrielles a l’Université McGill de Montréal, Pierre Beaudoin a rejoint l’entreprise familiale en l985 en s’intégrant à la division des produits marins de Bombardier. En 1990, il est nommé vice-président au développement de produits de la division Sea-Doo/Ski-Doo puis, en 1992, vice-président exécutif de cette division puis en 1994, président.

En avril 1996, il est nommé pdg de Bombardier Produits récréatifs puis, en février 2001, de Bombardier Aéronautique et, en juin 2008, de Bombardier.

 

 

 

 

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Un record d’assistance au Sommet de l’aérospatiale canadienne. https://infoaeroquebec.net/un-record-dassistance-au-sommet-de-laerospatiale-canadienne/ Fri, 27 Nov 2015 01:22:35 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=14204 OTTAWA – L’édition 2015 du Sommet de l’aérospatiale canadienne a attiré un nombre record de participants soit plus de mille personnes ainsi que d’exposants, les 17 et 18 novembre au Centre Shaw à Ottawa, à un jet de pierre du Parlement du Canada. Il était organisé par l’Association des industries aérospatiales du Canada (AIAC) qui regroupe plus de 134 membres dont 127 entreprises et 7 associations provinciales. L’industrie aérospatiale au Canada, cinquième au monde, génère des ventes de 29 milliards de dollars canadiens, emploie 180 000 personnes, exporte 80% de sa production.

Diverses activités de réseautage furent organisées dont des rencontres B2B afin de multiplier les occasions d’affaires et de renforcer les relations avec des personnes ressources ou des collègues, non seulement du Canada mais également du monde entier.

Logo AIAC CAS 2015

Pas moins de quatorze présentations furent données par des représentants, entre autres d’Airbus, Boeing, Bombardier, CAE, CMC, Embraer, Marinvent, Viking Air, sur des sujets aussi divers qu’intéressants dont plusieurs tables rondes :

Prévisions de Bombardier du marché mondial des avions commerciaux

Les dirigeables hybrides de Lockheed Martin : une révolution des transports

Défis futurs et perspective sur la chaîne d’approvisionnement

Perspective internationale – un vent favorable pour l’industrie aérospatiale présentée par Manfred Hader de Rolland Berger Strategy Consultants

L’internationalisation d’Airbus

Boeing et le service à la clientèle

Viking Air

Table ronde mondiale du sommet 2015 modérée par Manfred Hader de Roland Berger

Table ronde des petites entreprises : partenaires pour la réussite

Table ronde des cadres

Ce Sommet fut l’occasion de la première apparition publique de deux ministres récemment élus au scrutin du 19 octobre dernier :

L’Honorable Navdeep Bains, Ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, et

L’Honorable Judy Foote, Ministre des Travaux publics et services gouvernementaux.

L'Honorable Navdeen Singh Bain.

L’Honorable Navdeen Singh Bain.

L'Honorable Judy M. Foote.

L’Honorable Judy M. Foote.

Le Diner annuel de l’aérospatiale accueillait également Nik Nanos, président de Nanos Research Corporation. Cet évènement fut aussi l’occasion de la remise au Service des délégués commerciaux du Canada (SDC) du Prix James C. Floyd pour l’excellence en aérospatiale pour une contribution à la promotion des intérêts de l’aérospatiale canadienne sur les marchés mondiaux. Le Service des délégués commerciaux du Canada relève d’Affaires mondiales Canada (AMC), le nouveau nom de Affaires étrangères, Commerce international et Développement Canada. Susan Bincoletto, déléguée commerciale en chef et sous-ministre adjointe, Développement du commerce international, investissement et innovation, a accepté le prix au nom du SDC.

Créé en 2009, à la mémoire de l’ingénieur en chef du projet Arrow de Avro, le prix James C. Floyd de l’AIAC est décerné tous les ans pour récompenser une contribution exceptionnelle au secteur aérospatial du Canada.

Monsieur John Maris, fondateur et président de Marinvent Corporation, fut élu à la présidence du Conseil d’administration de l’AIAC. Premier président issu d’une PME de l’aérospatiale, monsieur Maris succède à David C. Curtis, président et chef de la direction de Viking Air Limited.

Stand Embraer. Photo: Daniel Bordeleau.

Stand Embraer.
Photo: Daniel Bordeleau.

Stand Embraer. Photo: Daniel Bordeleau.

Stand Embraer.
Photo: Daniel Bordeleau.

Stand Pratt & Whitney Canada. Photo: Daniel Bordeleau.

Stand Pratt & Whitney Canada.
Photo: Daniel Bordeleau.

Le Salon commercial a réuni pas moins de 99 sociétés et organismes des plus connus comme Bombardier, Boeing ou Airbus, aux plus modestes en taille et non en compétences.

Aernnova Aerospace do Brasil

Aéro Montréal

Aerospace Brazil Certification

Aerosystems International

AIAC

AIAC Pacific

Airbus Group

AirMod Engineering Consulting and Services

Altave Industria, Comercio E Exportacao de Aeronaves Ltd

Ambra Solutions

Arnprior Aerospace

ATEQ Canada

Aversan

BASF Aerospace Materials

Bell Helicopter Textron Canada

Boeing

Bombardier Aerospace

Brazilian Aerospace Cluster – CECOMPI

Breton

CAE

Canadian Defence Review

Canadian Nuclear Laboratories

CanRep Group

Carillon Information Security

Carleton University

Cascade Aerospace

Celestica

Coordinates Industries

Conseil national de recherche du Canada CNRC

County of Renfrew

Creaform

CSA

Delcam

Embraer

E.T.M. Industries

FedEx

Fiarex

FrontLine Defence Magazine

GE Aviation

HerouxDevtek

HRPO Group

IBM Canada

ICAM

IFS North America

Info Aéro Québec

IMP Aerospace & Defence

Kaman

Keyence

Koss Aerospace

L-3 MAS

Lasalle

Latecoère Services Canada

Lockheed Martin

Lynch Dynamics

M1 Composites Technologies

Magellan Aerospace

Marinvent Corporation

Nasmyth Group

North Carolina Southeast

Nu-Tech Precision Metals

Patlon Aircaft & Industries

Polytec

PPG Aerospace

Pratt & Whitney Canada

ProMexico

Providence Group

RUBB Building Systems

SAI Global

Saxon Aerospace

Service Steel Aerospace

Silicon Forest Electronics

Team Spartan

Thales Canada

The Offshore Group

Travaux publics et Services gouvernementaux Canada

Universitu of Waterloo

UTC Aerospace System

Viking Air

Wainbee

YYB North Bay Consortium

Le Pavillon de l’innovation

AUTO21 Network of Centres of Excellence

CARIC

GARDN

Centres d’excellence de l’Ontario

Brican Flight Systems

DEVTR

GaN Systems

ING Robotic Aviation

Newman Technologies

Nexeya Canada

Specific Range

Alberta Innovates Technology Future

4Front Robotics

C4i Consultants

C-FER Technologies

Graphene Leaders of Canada

Pleasant Solutions

Spectrum Optics

L’édition 2016 du Sommet de l’aérospatiale canadienne se tiendra les 15 et 16 novembre à Ottawa.

Logo AIAC

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