Philippe Couillard – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Sun, 22 Oct 2017 03:19:39 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.21 De la grande visite aux installations de Bombardier à Mirabel. https://infoaeroquebec.net/de-la-grande-visite-aux-installations-de-bombardier-a-mirabel/ Sun, 22 Oct 2017 03:15:03 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=22715  

MIRABEL – Nombre de mots : 1129 – Temps de lecture : 8 minutes.

Quelques heures à peine après leur prestation devant plus de cinq cents membres de la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain réunis dès 8h30 au Centre Sheraton en plein centre-ville de Montréal, Tom Enders, pdg d’Airbus et Alain Bellemare, pdg de Bombardier, s’adressèrent, sur le coup de 14h00, aux employés des installations de Bombardier situées à Mirabel, à 40 km au nord de Montréal, où sont assemblés les CRJ et les CSeries.

Mais ils ne furent pas seuls. Ainsi Fabrice Brégier, directeur général délégué d’Airbus et président d’Airbus Avions commerciaux, qui avait fait le tour des émissions de la radio de Radio-Canada pour vanter les avantages pour Bombardier d’avoir choisi Airbus, Pierre Beaudouin, président du conseil d’administration de Bombardier et pdg de Bombardier au moment du lancement du CSeries, Philippe Couillard, premier ministre du Québec, Dominique Anglade, ministre de l’Économie de la Science et de l’Innovation du Québec, Christine Saint-pierre, ministre des affaires internationales du Québec, Rob Dewar, vice-président, programme CSeries, et Fred Cromer, président de Bombardier Avions commerciaux les rejoignirent sur l’estrade avec pour fonds un CS300 stationné à l’extérieur et devant un millier d’employés.  L’événement était orchestré par Olivier Marcil, vice-président, relations externes chez Bombardier

Photo: Philippe Cauchi.

Prenant la parole le premier, Alain Bellemare réitéra qu’Airbus fera du CSeries ‘un franc succès’ et souligna ‘the future is very bright’ et que l’entente avec Airbus était ‘a great parternship’.

Pour sa part Fabrice Brégier fit ressortir que la ‘culture de son entreprise en est une d’ouverture’.  Pour lui, cet accord est bon ‘pour Bombardier pour le CSeries et globalement pour le Canada’. Il décrit Airbus comme ‘une entreprise européenne, on a pas une culture française ou allemande ou anglaise ou espagnole mais une culture internationale’. Monsieur Brégier rappela que le CSeries n’est pas un concurrent des produits actuels d’Airbus. Tout au contraire, à ses dires. ‘ Il est très complémentaire’.

Le numéro deux d’Airbus ne put s’empêcher d’ajouter en s’adressant aux employés de Bombardier qu’il était ‘fier de ce que vous avez fait, de ce que vos collègues ont développé …un avion innovant performant et un avion qui montera parfaitement dans la gamme et dans la stratégie Airbus’

Pour lui ‘Airbus apporte une crédibilité à un très bon produit… les jobs viennent des ventes avec un objectif minimal de 35% de part de marché pour 2000 avions mais Tom l’a relevé à 50% soit 3000 avions’.

Il conclut ce qui ne fut pas sans provoquer les applaudissements ‘On va avoir du pain sur la planche et je suis très content d’être parmi vous’.

À sa deuxième visite en deux semaines, Philippe Couillard prit ensuite le micro.

Le premier ministre, à un an des prochaines élections générales provinciales se lancer dans des tirades dithyrambiques du genre:

‘Ressentez la fierté ici chez Bombardier et au Québec pour tout ce qui a été accompli’.

‘On a gagné ensemble…car vous faites le meilleur avion au monde dans sa catégorie.

Il a rappelé, campagne électorale prochaine oblige, que’ deux fois votre gouvernement est intervenu pour la CSeries, pour l’industrie aérospatiale québécoise et que l’accord avec Airbus va garantir les emplois jusqu’en 2041’.

Philippe Couillard conclut avec ‘On a gagné grâce à vous…longue vie au CSeries’.

Le pdg de Bombardier, Alain Bellemare, reprit le flambeau en déclarant ‘le meilleur avion dans la casse 100-150…et c’est vous autres qui avaient fait cela tous ensemble’.  Il répéta que les gens de Bombardier devraient être fier de s’allier ‘au meilleur constructeur d’avions commerciaux au monde’.

Photo: Philippe Cauchi.

Puis se tournant vers ses employés puis vers Tom Enders, monsieur Bellemare lança ‘Un grand merci en vous mais aussi en Airbus d’avoir cru en nous et de s’être engagé’ mais ne put s’empêcher de souligner ‘la vision et la détermination du premier ministre’ en se tournant vers lui.

En mêlée de presse, à l’extérieur du hangar, l’ombre du CS 3000, le premier ministre flanqué de sa ministre de l’Économie, répéta ‘que pour les québécois c’est une belle journée’ et rappela que par deux fois le gouvernement était là au moment crucial ‘une fois par le financement, une seconde fois par le consentement à l’entente’.

Christine Saint-Pierre, Philippe Couillard et Dominique Anglade.
Photo: Philippe Cauchi.

Le sourire aux lèvres, il réitéra que ‘Non seulement Bombardier construit le meilleur avion au monde dans sa catégorie mais les clients sont rassurés’.

Interviewé sur le fait Bombardier disparaitra certainement du nom du CSeries, Couillard ne semble pas s’en faire en répliquant qu‘’il le portera encore pour quelque temps’.

À La demande d’un autre journaliste sur le sens de son ‘On a gagné’ prononcé lors de son allocution devant les employés de Bombardier, quelques minutes auparavant, le Premier ministre sans ambages répéta deux fois ‘On a gagné sur Boeing, c’est clair’.  Selon lui, l’avionneur américain ne s’attendait pas à l’intervention d’Airbus sans parler du changement amorcé dans le secteur des constructeurs d’avions commerciaux.

Sur l’épineuse question du renouvellement des McDonnell Douglas F-18 Hornet de l’aviation royale canadienne et de leur remplacement partiel par dix-huit Boeing F-18E/F Super Hornet, Philippe Couillard ne dérougie pas.  Il s’oppose à tout achat des avions de combat de Boeing par Ottawa tant que la question des tarifs imposés par Washington au CSeries n’est pas réglée en faveur du Canada. Le Premier ministre a prétendu en avoir parlé avec son homologue britannique, Theresa May, qui l’apurerait dans sa démarche.

En tribun, il ne put s’empêcher de répéter :

‘Nous avions gagné contre Boeing sur la question qu’il voulait tuer le CSeries’.

Élections en vue, le Premier ministre ne put s’empêcher d’attribuer le tournant favorable des choses pour le CSeries à l’action de son gouvernement ‘Sans le consentement de financement du gouvernement du Québec en 2015, nous ne serions pas là. Il n’y aurait pas de CSeries, il n’y aurait pas de Bombardier…Tout la grappe aéronautique serait en lambeau et on serait encore en train de la réparer’.

Il ajouta ‘On a posé de bons gestes au bon moment ……plusieurs sources lui ont dit qu’on a littéralement sauvé le programme et à travers le programme, les emplois aéronautiques et le secteur’.

Néanmoins, le Premier Ministre dévoila qu’il était important pour airbus d’être l’actionnaire majoritaire.

Sur la question de la prise de contrôle total du CSeries par Airbus, Philippe Couillard réprit les mots prononcés par Tom Enders le matin voulant qu’il ne s’agissait pas de la priorité d’Airbus.  Fabrice Bréguier contredira son patron dans la même journée.

Le Premier minister conclut son point de presse en anglais ‘We are witnessing a very important event in the global aerospace industry and will resonate for years and years….Boeing tried to destroy the CSeries of Bombardier it will not happen. Now we will go around the world and sell the best airplane in the world in its category’

 

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La nouvelle stratégie aérospatiale du Québec présentée à l’ÉNA par Philippe Couillard et Dominique Anglade. https://infoaeroquebec.net/la-nouvelle-strategie-aerospatiale-du-quebec-presentee-a-lena-par-philippe-couillard-et-dominique-anglade/ Mon, 30 May 2016 21:03:24 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15806 SAINT-HUBERT – La presse fut convoquée en ce lundi matin sur le coup de 9h00 à l’École nationale d’aérotechnique (ÉNA) aux abords de l’aéroport de Saint-Hubert, en banlieue sud de Montréal, pour la présentation par le Premier ministre du Québec, monsieur Philippe Couillard et la Ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, madameDominique Anglade en présence de représentants de l’industrie aérospatiale dont Suzanne Benoit, pdg d’Aéro Montréal et du directeur de l’École, Sylvain Lambert.

Vous retrouverez ci-dessous, des extraits choisis de la nouvelle politique.

Extraits des documents officiels

La stratégie se compose de 10 objectifs répartis en 4 axes : 

 

AXE 1: Renforcer et diversifier la structure de l’industrie

  1. Attirer des maîtres d’œuvre et des fournisseurs de rang 1 et 2

En vue de coordonner les efforts de prospection ayant pour but d’attirer des maîtres d’oeuvre et des fournisseurs de rang 1 et 2, le gouvernement mettra en place un groupe d’intervention tactique en aérospatiale, coordonné par le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation.

Le groupe d’intervention sera composé d’intervenants actifs dans la prospection d’investissements étrangers, notamment Investissement Québec et Montréal International. Il travaillera en partenariat avec l’industrie.

Le groupe d’intervention mettra en place les moyens nécessaires pour attirer concrètement les investissements souhaités.

Toujours afin d’attirer des maîtres d’oeuvre et des fournisseurs de rang 1 et 2, le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation réservera une enveloppe d’intervention de 150 millions de dollars sur cinq ans, dans le cadre du Fonds du développement économique. Les interventions réalisées devraient permettre d’attirer des investissements privés estimés à plus de 825 millions de dollars au cours de la même période. L’impact budgétaire de cette mesure est estimé à 57,4 millions de dollars pour la période 2016-2021.

 

Dans le cadre de la Stratégie québécoise de l’aérospatiale, le gouvernement du Québec contribuera à la promotion de l’industrie québécoise et des atouts du Québec lors des grands salons internationaux, notamment :

  • le Salon international de l’aéronautique et de l’espace Paris-Le Bourget, en France;
  • le Salon international de l’aérospatialede Farnborough, au Royaume-Uni;
  • le salon de l’Association nationale de l’aviation d’affaires, aux États-Unis.

 

Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation investira à cette fin 1,7 million de dollars au cours des cinq prochaines années

 

  1. Promouvoir et renforcer les secteurs de la sécurité et de la défense

En collaboration avec l’industrie, le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation mettra sur pied Croissance Sécurité Défense Québec, un portail Web offrant un ensemble de services aux entreprises et aux organismes souhaitant accroître leurs activités dans les domaines de la sécurité et de la défense.

 

  • Croissance Sécurité Défense Québec offrira des services d’information technique, d’accompagnement et de représentation.

 

  • Le portail présentera une cartographie des secteurs québécois de la sécurité et de la défense. Cette cartographie servira de vitrine pour mieux promouvoir les atouts du Québec, notamment à l’occasion des grands salons internationaux.

 

  • Croissance Sécurité Défense Québec informerales entreprises, notamment les PME, au sujet de la politique fédérale des retombées industrielles et technologiques. Cette information permettra aux entreprises de mieux tirer parti des contrats de défense accordés par le gouvernement du Canada.

 

  • Une coopération sera établie avec Développement économique Canada pour les régions du Québec afin de promouvoir le portail et d’en maximiser le contenu.

 

Au cours des trois prochaines années, le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation investira 600 000 $ dans le portail et les services d’accompagnement.

 

  1. Développer le secteur des drones et ses applications civiles

Avec le Centre d’excellence sur les drones d’Alma, le Québec dispose du seul emplacement consacré aux drones civils et commerciaux dans l’est du Canada. Pour tirer profit de cet atout, le gouvernement du Québec collaborera avec le Centre d’excellence sur les drones d’Alma et Transports Canada au développement d’un centre d’essai pour la préqualification de systèmes de drones, dont la mission sera la suivante :

  • contribuer à l’élaboration des réglementations du secteur et à l’introduction de nouvelles normes de qualité;
  • permettre à l’industrie de valider, en situation de fonctionnement, les équipements et les résultats de la recherche. À cette fin, le centre construira des infrastructures représentatives de la réalité.

L’investissement nécessaire pour créer un centre de préqualification de systèmes de drones est estimé à 2,5 millions de dollars. Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation financera le tiers de cet investissement, ce qui représente une contribution de 800 000 $.

 

AXE 2: Soutenir la croissance de l’industrie: appuyer les projets et investir dans la main-d’œuvre

  1. Appuyer les projets d’investissement d’envergure

Les interventions gouvernementales en faveur des projets d’investissement d’envergure seront effectuées par l’intermédiaire du Fonds du développement économique du Québec, Investissement Québec agissant à titre de mandataire du gouvernement du Québec. Certaines de ces interventions seront liées au programme ESSOR du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation. L’objectif du programme ESSOR est d’appuyer les projets d’investissement au Québec dans une perspective d’accroissement de la compétitivité, de création d’emplois et de développement durable.

 

Selon les estimations effectuées, le soutien de 210 millions de dollars réservé dans le cadre de la Stratégie aux projets d’investissement d’envergure devrait permettre la réalisation de projets d’investissement privé totalisant près de 1,2 milliard de dollars.

 

  1. Investir dans la main-d’œuvre

 

L’aérospatiale fait rêver, en raison de ses succès, de ses innovations et des défis technologiques qu’elle suscite. Il s’agit également d’un secteur créateur d’emplois de qualité et bien rémunérés.

 

Pour assurer la relève de la main-d’oeuvre nécessaire à la croissance à long terme de l’industrie, des initiatives seront soutenues ou engagées afin de sensibiliser les jeunes à l’aérospatiale et d’éveiller leur intérêt pour ce secteur d’activité. Ces initiatives se déploieront dès le primaire.

 

La Stratégie québécoise de l’aérospatiale prévoit des ressources de 600 000 $ au cours des cinq prochaines années à cette fin.

 

AXE 3: Accompagner les PME dans leur développement

  1. Favoriser le passage des PME à l’industrie 4.0

Le gouvernement du Québec apporte son soutien à une nouvelle démarche d’amélioration de la compétitivité des PME, l’approche MACH-FAB 4.0, fondée sur l’initiative MACH d’Aéro Montréal. MACH-FAB 4.0 est une mesure de parrainage et d’accompagnement sur mesure conçue à l’intention des PME. Le but est de favoriser l’implantation des technologies numériques et de la fabrication avancée au sein des PME participantes, notamment par la formation de la main-d’oeuvre appelée à utiliser les nouveaux outils numériques.

La mise en oeuvre de cette nouvelle initiative sera sous la responsabilité d’Aéro Montréal, qui collaborera à cette fin avec Sous-traitance industrielle au Québec, le Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO) et l’École de technologie supérieure.

La Stratégie québécoise de l’aérospatiale prévoit une contribution du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation de 9,5 millions de dollars sur cinq ans, à laquelle s’ajoute une contribution équivalente du secteur privé. L’initiative MACH-FAB 4.0 permettra de soutenir 50 PME du secteur de l’aérospatiale dans leur passage vers l’entreprise numérique du futur.

 

  1. Encourager les fusions et les acquisitions

Dans le cadre de la Stratégie québécoise de l’aérospatiale, le gouvernement du Québec met en place deux initiatives visant à aider les PME à réaliser les fusions et acquisitions nécessaires à leur développement.

DES EXPERTS-CONSEILS EN FUSION ET ACQUISITION

Le gouvernement assumera une partie des coûts associés aux services professionnels externes nécessaires aux processus de fusion et d’acquisition au Québec – soit ceux associés à l’embauche d’experts-conseils en fusion et acquisition.

Une somme de 2 millions de dollars est réservée à cette fin pour les cinq prochaines années, ce qui permettra d’accompagner 20 PME du secteur de l’aérospatiale dans leur processus de fusion ou d’acquisition.

UN APPUI AUX ACQUISITIONS STRATÉGIQUES À L’ÉTRANGER

Sur le plan international, le gouvernement entend aider les PME québécoises à effectuer des acquisitions stratégiques ou à établir des ententes de partenariat stratégique. De telles acquisitions ou ces partenariats constituent souvent un moyen efficace pour une PME de s’intégrer à la chaîne d’approvisionnement mondiale. Ils devront avoir pour effet de créer et de maintenir des emplois au Québec.

Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation aidera les PME qui désirent déterminer des cibles d’acquisition et négocier des partenariats stratégiques. Le Ministère prendra également en charge une partie des coûts des acquisitions, en rendant disponibles des prêts ou des garanties de prêt par l’entremise du Fonds du développement économique. À cette fin, la Stratégie québécoise de l’aérospatiale prévoit des ressources de 55 millions de dollars au cours des cinq prochaines années.

Les interventions pilotées par le Ministère permettront la réalisation de projets estimés à 130 millions de dollars. L’impact budgétaire de cette mesure est évalué à 19,8 millions de dollars pour les cinq prochaines années.

 

  1. Stimuler les exportations

Export Québec accompagnera les PME du secteur aérospatial pour promouvoir l’offre québécoise sur les marchés internationaux.

  • Export Québec organisera des missions économiques ciblées auprès de maîtres d’œuvre et de fournisseurs de premier rang non installés au Québec, en fonction des occasions d’affaires préalablement ciblées.
  • Export Québec concevra un outil de promotion des entreprises québécoises et de la capacité industrielle du Québec spécialement adapté aux caractéristiques et aux atouts des PME québécoises dans le secteur aérospatial. Cet outil de promotion visera les donneurs d’ordres non établis au Québec.

Export Québec ciblera un groupe d’attachés économiques qui, à partir des bureaux du Québecà l’étranger, approfondiront leur connaissance des entreprises du secteur ainsi que du marché de l’aérospatiale sur leurs territoires respectifs.

Ces attachés économiques établiront des relations ciblées dans les chaînes d’approvisionnement mondiales de l’aérospatiale, particulièrement aux États-Unis et en Europe. Ils auront pour mandat d’aider les PME québécoises à prendre les bonnes décisions en matière d’exportation, ainsi qu’à mettre en oeuvre leurs stratégies d’expansion sur les marchés extérieurs.

 

AXE 4: Miser sur l’innovation

  1. Stimuler le développement de nouveaux produits et procédés

Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation financera le fonctionnement des regroupements sectoriels de recherche industrielle, ainsi que leurs projets d’innovation collaborative.

Le Ministère soutiendra également les projets collaboratifs auxquels participeront plusieurs regroupements sectoriels de recherche industrielle, afin de favoriser la synergie interindustrielle. Cet appui concernera par exemple des projets faisant intervenir concurremment le secteur aérospatial et les secteurs de l’information et des communications, des matériaux avancés, de la transformation métallique et de l’aluminium.

Au cours des cinq prochaines années, le Ministère consacrera 2,5 millions de dollars à cet appui.

 

Dans le cadre de la Stratégie québécoise de l’aérospatiale, le gouvernement s’appuiera sur le projet SA2GE pour accroître la collaboration en matière d’innovation au sein du secteur.

 

  • Le gouvernement entend procéder à la mise en oeuvre de la phase 2 du projet SA2GE. Cette seconde phase représente un investissement total de 80 millions de dollars, réparti à égalité entre le gouvernement et l’industrie. Le soutien du gouvernement envers ce projet mobilisateur découle du Budget 2015-2016 et du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques, financé par le Fonds vert.

 

  • À partir de 2018-2019, des appels de projets annuels assureront la poursuite du projet SA2GE. Ces appels s’adresseront principalement aux maîtres d’oeuvre et aux fournisseurs investissant en innovation, et ils mobiliseront les PME, les universités et les centres de recherche du

Québec.

 

Ainsi, au cours des cinq prochaines années, le gouvernement investira 65 millions de dollars afin de financer la seconde phase du projet mobilisateur SA2GE et les appels de projets qui suivront à partir de 2018-2019. L’investissement du secteur privé sera équivalent, ce qui permettra de consacrer 130 millions de dollars d’ici 2020-2021 au projet de l’avion plus écologique

 

 

  1. Faire croître l’innovation au sein des PME

La Stratégie québécoise de l’aérospatiale prévoit que le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation consacrera 8,2 millions de dollars au cours des cinq prochaines années au financement de projets de démonstration technologique répondant aux besoins des PME. Cet appui devrait soutenir des investissements de près de 16 millions de dollars.

 

Le gouvernement souhaite également inciter les PME du secteur de l’aérospatiale à participer à des projets d’innovation collaborative sur le plan international.

 

Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation entend appuyer la réalisation de projets internationaux de recherche et d’innovation réalisés conjointement par des acteurs des milieux de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’industrie. Il entend aussi encourager les partenariats de haut niveau en recherche industrielle en soutenant les initiatives internationales stratégiques.

 

Dans le cadre de la Stratégie québécoise de l’aérospatiale, une enveloppe budgétaire de 2,5 millions de dollars sera consacrée à la participation des PME aérospatiales au réseau d’innovation mondial, au cours d’une période de cinq ans.

 

Source :  https://www.economie.gouv.qc.ca/objectifs/informer/par-secteur-dactivite/aerospatiale/page/strategies-21620/?no_cache=1&tx_igaffichagepages_pi1%5Bmode%5D=single&tx_igaffichagepages_pi1%5BbackPid%5D=148

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510 millions de dollars pour l’industrie de l’aérospatiale – « Notre gouvernement démontre son engagement envers une industrie moderne et compétitive qui fait la fierté des Québécoises et des Québécois » – Philippe Couillard. https://infoaeroquebec.net/510-millions-de-dollars-pour-lindustrie-de-laerospatiale-notre-gouvernement-demontre-son-engagement-envers-une-industrie-moderne-et-competitive-qui-fait-la-fierte-des-quebecoises-et-des-q/ Mon, 30 May 2016 19:26:15 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15795  

MONTRÉAL, le 30 mai 2016 /CNW Telbec/ – Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, accompagné de la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade, a rendu publique aujourd’hui la Stratégie québécoise de l’aérospatiale 2016-2026. Le Gouvernement du Québec prévoit des interventions de 510 millions de dollars pour soutenir l’industrie de l’aérospatiale pour les cinq premières années de sa mise en œuvre. Celles-ci devraient générer des investissements de 2,8 milliards de dollars.

« L’industrie aérospatiale est une force économique pour le Québec. Composées d’intégrateurs, d’équipementiers, de fournisseurs et de maîtres d’œuvre, plus de 200 entreprises québécoises se démarquent à l’échelle mondiale et emploient plus de 40 000 personnes au Québec. Cette stratégie propose des moyens concrets qui répondent aux préoccupations soulevées et offre des outils efficaces aux acteurs de l’industrie afin qu’ils continuent à se démarquer sur la scène mondiale. Notre priorité est et demeurera d’encourager et de soutenir la réalisation d’initiatives innovantes », a conclu le premier ministre.

Pour poursuivre sa croissance, l’industrie aérospatiale doit continuer d’assurer le développement de sa main-d’œuvre, prendre le virage vers l’industrie 4.0 et innover davantage pour développer de nouveaux produits et procédés. Afin d’aider l’ensemble des intervenants à relever ces défis, quatre grands axes, desquels dix objectifs et une trentaine d’initiatives ont été définis :

  1. Renforcer et diversifier la structure de l’industrie;
  2. Soutenir la croissance de l’industrie en appuyant les projets et en investissant dans la main-d’œuvre;
  3. Accompagner les PME dans leur développement;
  4. Miser sur l’innovation.

« Pour tirer pleinement profit des occasions d’affaires à venir, le Québec doit suivre les grandes tendances mondiales et considérer les enjeux qu’elles soulèvent, en particulier sur le plan de l’innovation et de la main-d’œuvre. En adoptant cette stratégie, notre gouvernement veut faire de l’aérospatiale l’une des industries les plus innovantes, concurrentielles et diversifiées du monde. Elle a été élaborée avec l’objectif de réinventer l’horizon et de donner une impulsion au secteur afin d’assurer sa prospérité à long terme », a affirmé la ministre Dominique Anglade.

En vue d’élaborer la nouvelle stratégie gouvernementale, rappelons que des consultations ont eu lieu auprès de 35 organisations, dont des entreprises, des organismes, des établissements d’enseignement, un centre collégial de transfert de technologie ainsi que des syndicats. Cet exercice a permis de recueillir plus de 150 propositions, qui ont été analysées et synthétisées, puis validées par l’industrie le 7 mars dernier lors du Rendez-vous de l’aérospatiale, réunissant une soixantaine d’acteurs clés.

L’industrie de l’aérospatiale du Québec compte près de 190 entreprises et plus de 40 000 travailleurs. En 2015, les ventes annuelles au sein du secteur s’élevaient à 15,5 milliards de dollars. Par ailleurs, plus de 80 % de la production québécoise est exportée, et environ 70 % des activités canadiennes de recherche et développement dans ce domaine sont réalisées au Québec. Soulignons que, dans le cadre de sa stratégie précédente, le Gouvernement du Québec a attribué, de 2006 à 2016, plus de 700 millions de dollars pour soutenir des projets d’entreprises, dont les investissements totaux ont atteint 5,7 milliards de dollars. Pour cette nouvelle stratégie, le Gouvernement du Québec prévoit un engagement budgétaire de 250 millions de dollars pour les cinq premières années de sa mise en œuvre.

Pour consulter la Stratégie québécoise de l’aérospatiale 2016-2026, visitez le www.economie.gouv.qc.ca/aerospatiale.

Pour recevoir en temps réel les communiqués de presse du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, inscrivez-vous au fil RSS approprié au www.economie.gouv.qc.ca/rss.

 

SOURCE Cabinet de la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation

Renseignements : Sources : Joçanne Prévost, Conseillère aux communications, Cabinet du premier ministre du Québec, Tél. : 418 643-5321 ; Jolyane Pronovost, Attachée de presse, Cabinet de la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégique numérique, Tél. : 418 691-5650 ; Information : Jean-Pierre D’Auteuil, Responsable des relations médias, Direction des communications, Ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Tél. : 418 691-5698, poste 4868, Cell. : 418 559-0710

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25 milliards de dollars de ventes en 2020 pour Bombardier selon Alain Bellemare. https://infoaeroquebec.net/25-milliards-de-dollars-de-ventes-en-2020-pour-bombardier-selon-alain-bellemare-2/ Sun, 01 May 2016 04:05:23 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15463  

MONTRÉAL – Au lendemain de l’annonce de la commande de 75 CS100 par l’américaine Delta Air Lines, Bombardier faisait encore la une.

Vendredi matin à 10h00 aux installations de Bombardier Avions commerciaux à Mirabel, dans un hangar d’assemblage de CRJ et de CSeries, étaient convoqués actionnaires, notables et journalistes à l’assemblée annuelle des actionnaires de l’entreprise québécoise. Parmi les notables se trouvaient Suzanne Benoit, pdg d’Aéro Montréal, Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et de placements du Québec (CDPQ), Jean Bouchard, maire de Mirabel, Simon Marcil, député du Bloc Québécois du comté fédéral de Mirabel et Sylvie D’Amours, députée de la Coalition Action Québec du comté provincial de Mirabel. Aucun représentant du gouvernement fédéral canadien n’était présent.

Assemblée des actionnaires de Bombardier 2016. Photo: Philippe Cauchi.

Assemblée des actionnaires de Bombardier 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

À la tribune avec comme fonds un CS300 en cours d’assemblage déjà sur ses atterrisseurs mais démunis de moteurs et de peinture, se trouvaient John Di Bert, vice-président principal et chef de la direction financière de Bombardier, Alain Bellemare, président et chef de la direction de Bombardier, Pierre Beaudoin, président du Conseil d’administration et Me Daniel Desjardins, vice-président principal, affaires juridiques et Secrétaire de la Société, Bombardier.

Alain Bellemare, porté par l’annonce de la commande de Delta Air Lines, la veille, au même endroit, s’adressa à l’audience de 900 personnes qui a nécessité l’installation de deux gradins qui montaient presque jusqu’au plafond du hangar.

Le pdg avait choisi ce lieu afin de montrer aux invités les produits en nature, de présenter les ingénieurs et ouvriers au travail et de faire comprendre le niveau de complexité de l’assemblage d’un avion.

Dans son discours, monsieur Bellemare voulait réitérer la vision de l’entreprise québécoise :

         Fabriquer des avions et les trains les plus performants au monde

         Offrir des services de qualité supérieure aux clients

         Être chef de file dans chacun de ses secteurs

         Et générer de la valeur pour ses actionnaires.

L’ancien président de Pratt & Whitney Canada et de l’équipementier américain géant UTC Aerospace Systems en rappelant que les ventes de Bombardier avaient atteint les 18 milliards de dollars en 2015, lança qu’il visait les 25 milliards en 2020.

A ses dires, les vedettes de la division aéronautique de Bombardier que sont le CSeries ‘qui n’a aucun équivalent dans la catégorie des avions de 100 à 150 places’ et le Global 7000 ‘sans conteste le meilleur avion d’affaires au monde’.

Tout en remerciant, le gouvernement provincial du Québec de Philippe Couillard pour le partenariat annoncé par le ministre de l’industrie de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations de l’époque, Jacques Daoust, le 29 octobre dernier, Alain Bellemare en appela au gouvernement fédéral de Justin Trudeau pour aller de l’avant avec l’aide demandée.

Le pdg souligna que la direction de Bombardier a posé depuis son entrée en poste soit depuis le 13 février 2015, des gestes déterminants pour stabiliser la Société :

         Une actualisation pour éviter de dire une réduction de production des jets d’affaires à large cabine et long rayon d’action Global 5000 et Global 6000

         L’annulation du programme bi réacté d’affaires de taille moyenne tout composite Learjet 85

         Le remaniement du calendrier du bizjet à cabine large et très long rayon d’action Global 7000 et, par conséquent du Global 8000

         La restructuration de la division Avions d’affaires.

Alain Bellemare souligna que Bombardier est le champion canadien en terme de dépenses en recherche et développement.  Néanmoins, ces dépenses comprennent une part importante dévolue aux essais en vol et non pas en recherche fondamentale contrairement à Pratt & Whitney Canada.

Selon Alain Bellemare, l’année 2016 sera une année de transition marquée par la hausse des fonds dévolus au développement du biréacté d’affaires à cabine large et très long rayon d’action Global 7000 et par une entrée en service sans faille du biréacté monocouloir de 100 places CS100.

Ligne d'assemblage du Bombardier CSeries. Photo: Philippe Cauchi.

Ligne d’assemblage du Bombardier CSeries.
Photo: Philippe Cauchi.

Mais les vraies questions furent soulevées ensuite lors de la période des questions des actionnaires et lors de la mêlée de presse.

Interpelé par une représentante du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (Médac) sur la brulante question des actions à votes multiples qui donnent le contrôle de l’entreprise à la famille Beaudoin Bombardier, Pierre Beaudoin répondit tout de go qu’’il n’était pas de leur intention de changer quoi que ce soit’ surenchérissant en soulignant que la famille Beaudoin avait toujours été là dans les bons et les moins bons moments.

Quant à l’octroi de l’aide d’Ottawa, l’impasse origine de ces divergences sur la question du contrôle familial de l’entreprise, les actions à droit de votes multiples permettant à la famille Beaudoin-Bombardier de contrôler 53,23% des droits de vote.

Dans ses interventions, le représentant du MÉDAC, Willie Gagnon, a également dénoncé les modifications du régime d’options d’achat d’actions proposées par Bombardier ainsi que la politique de rémunération des membres de sa haute direction.

Celui-ci a notamment rappelé que messieurs Bellemare et Beaudoin s’étaient partagés plus de 10,2 millions de dollars américains en rémunération totale au cours du dernier exercice. Ainsi, la rémunération des cinq plus hauts dirigeants a dépassé les 19 millions de dollars en 2015.

Alain Bellemare à l'Assemblée des actionnaires de Bombardier 2016. Photo: Philippe Cauchi.

Alain Bellemare à l’Assemblée des actionnaires de Bombardier 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

En point de presse, le grand patron de Bombardier qui n’était pas accompagné de monsieur Beaudoin, a répliqué que la rémunération des dirigeants de l’entreprise tenait compte de comparaisons avec celles en pratique dans des entreprises de taille similaire au Canada ainsi qu’à l’étranger.

Selon le pdg de Bombardier, le redressement entamé par son équipe depuis la dernière année justifie les salaires octroyés et une telle structure de rémunération a permis, selon lui, ‘d’attirer des candidatures impressionnantes et cela a été reconnu par les analystes financiers’.

Monsieur Bellemare interrogé sur la situation de la division Avions d’affaires assura de sa confiance dans le biréacté haut de gamme à cabine large et très long rayon d’action Global 7000 qui devrait effectuer son vol inaugural cette année et entrer en service en 2018. Des centaines d’ingénieurs travaillent à son développement tandis que des sommes importantes y sont investies.

Alain Bellemare à l'Assemblée des actionnaires de Bombardier 2016. Photo: Philippe Cauchi.

Alain Bellemare à l’Assemblée des actionnaires de Bombardier 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

Aux dires de monsieur Bellemare, l’avenir de Bombardier sera porté, du coté Aéronautique, par les nouveaux programmes que sont le CSeries et les Global 7000 et Global 8000.  Ils permettront au chiffre d’affaires de Bombardier de passer de 18 à 25 milliards de dollars d’ici 2020.

Toutefois après l’embellie des cinq derniers jours, l’action de Bombardier  (BBD-B.TO) plongeait de 7,35%, ou 15 cents, vendredi après-midi, à la clôture de la Bourse de Toronto, pour se transiger à $1,89.

 

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Ottawa totalement absent de la cérémonie de signature de la commande de 75 CS100 par Delta Air Lines. https://infoaeroquebec.net/ottawa-totalement-absent-de-la-ceremonie-de-signature-de-la-commande-de-75-cs100-par-delta-air-lines/ Fri, 29 Apr 2016 02:22:45 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15447 MONTRÉAL – En ce jour de l’annonce de la commande de 75 Bombardier CSeries CS100 par l’américaine Delta Air Lines, d’une valeur au prix catalogue de 5,6 milliards de dollars américains, le Québec d’une même voix ou presque réclame le soutien du gouvernement fédéral canadien du Libéral Justin Trudeau au programme du biréacté monocouloir de 100 places de l’avionneur de Saint-Laurent. Toutefois, le gouvernement fédéral de Justin Trudeau brillait ce matin par son absence à la cérémonie de signature aux installations de Bombardier à Mirabel, au nord de Montréal

En cette occasion, Alain Bellemare, président et chef de la direction de Bombardier, a réitéré qu’un engagement d’Ottawa procurerait à la multinationale une plus grande flexibilité financière tout en lui permettant de continuer à investir dans l’aéronautique au Québec et au Canada.

Du côté de l’Assemblée nationale du Québec, les chefs de partis provinciaux étaient unanimes à réclamer le soutien d’Ottawa.

Justin Trudeau et Philippe Couillard.

Justin Trudeau et Philippe Couillard.

À peine la commande de Delta Air Lines rendue publique, le premier ministre Philippe Couillard ainsi que le chef de l’opposition officielle, Pierre Karl Péladeau et celui de la Coalition Avenir Québec, François Legault, ont unanimement réclamé l’aide du gouvernement fédéral canadien au CSeries.

Il faut rappeler qu’outre l’investissement d’un milliard de dollars américains annoncé le 29 octobre 2015 par le gouvernement Couillard, Bombardier a reçu 467 millions de dollars d’Ottawa et de Québec pour la CSeries. De plus, de son côté, Exportation et développement Canada a également octroyé au cours des cinq dernières années des prêts aux clients de Bombardier s’élevant à 8,8 milliards de dollars.

Fait significatif, aucun représentant du gouvernement Trudeau n’était présent ce matin à Mirabel aux côtés d’Alain Bellemare de Bombardier, d’Ed Bastian de Delta Air Lines et de Martin Coiteux, ministre provincial Libéral des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de Montréal.

Marc Garneau. Photo: TVA.

Marc Garneau.
Photo: TVA.

À Ottawa, interrogé sur le sujet, Marc Garneau, ministre fédéral des Transports, s’est, certes, réjoui de l’importante commande tout en prévenant qu’en aucun elle ne précipitera pas pour autant le processus décisionnel lié à un éventuel investissement fédéral dans la CSeries, réitérant que le dossier était dans les mains du ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains.

Le gouvernement Trudeau craint toujours que toute aide à Bombardier ou à l’industrie aérospatiale du Québec soulève la grogne dans le ‘Rest of Canada’.

D’ailleurs, Ottawa n’a pas bougé sur le dossier de l’aéroport Billy Bishop de Toronto afin d’y accorder l’accès aux CSeries et ainsi permettre la réalisation d’une commande ferme de 12CS100 accompagnée de 18 options par Porter Airlines.

Déjà, peu réceptif aux demandes de soutien du Québec, le reste du Canada doit digérer l’opposition d’une bonne partie de la population du Québec mais surtout d’une frange des élus de la Province au passage de l’oléoduc Énergie Est de TransCanada Pipelines acheminant le pétrole de l’Alberta et de la Saskatchewan vers les ports de la côte Est canadienne de manière d’atteindre les marchés extérieurs.

La récente visite de Justin Trudeau à la Première ministre Néo-Démocrate de l’Alberta, Rachel Notley pourrait marquer le début des tractations afin d’obtenir le soutien de l’Ouest canadien où est produit le pétrole et celui des Maritimes où il serait possiblement raffiné mais certainement, tout au moins, embarqué vers les marchés extérieurs.

Dans un tel contexte, l’opposition à l’oléoduc Énergie Est encore chère à un certain nombre d’élus du Québec dont le maire de Montréal, Denis Coderre, ancien collègue député de Justin Trudeau, pourrait s’évaporer ‘comme pétrole au soleil’ en échange au soutien du reste du Canada à une aide fédérale à Bombardier.

 

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Un départ sur les chapeaux de roues de la semaine de l’aérospatiale à Montréal. https://infoaeroquebec.net/un-depart-sur-les-chapeaux-de-roues-de-la-semaine-de-laerospatiale-a-montreal/ Tue, 26 Apr 2016 05:14:19 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15414 MONTRÉAL – Ce lundi fut le coup d’envoi d’une semaine qui sera bien remplie pour le secteur aérospatial montréalais et, par extension québécois.

Logo Forum Innovation Aérospatiale 2016

Ce premier jour de la semaine fut le lancement du 5ième Forum Innovation Aérospatiale organisé par Aéro Montréal que nous traîterons dans les prochains jours.  D’ores et déjà, la grande affluence des participants se confirme ainsi que l’intérêt des sujets abordés et le grand nombre et la qualité exceptionnelle des orateurs sans oublier, l’allocution surprise du Premier ministre du Québec, Philippe Couillard.

Suzanne Benoit, PDG, Aéro Montréal; Philippe Couillard, Premier ministre du Québec; Hélène V. Gagnon, Vice-présidente, Affaires publiques et communications mondiales CAE et Présidente du conseil d'administration, Aéro Montréal. Photo: Robert Laflamme.

Suzanne Benoit, PDG, Aéro Montréal; Philippe Couillard, Premier ministre du Québec; Hélène V. Gagnon, Vice-présidente, Affaires publiques et communications mondiales CAE et Présidente du conseil d’administration, Aéro Montréal.
Photo: Robert Laflamme.

De source américaine bien informée, Delta Air Lines aurait déjà effectué des transferts de fonds en faveur de Bombardier.

D’ailleurs, le conseil d’administration de Delta Air Lines se réunit ce mercredi alors que le jour suivant se tiendra un évènement soulignant la passation des pouvoirs à la tête du transporteur d’Atlanta, numéro deux au monde et aux États-Unis.

La probabilité est forte que le transporteur d’Atlanta fera une annonce portant sur Bombardier et son CSeries avant l’ouverture de l’assemblée des actionnaires de l’entreprise québécoise prévue pour ce vendredi à 10h00 aux installations du constructeur à Mirabel.

Toujours au Forum Innovation Aérospatiale, des informations dignes de confiance nous ont confirmé qu’une fermeture des installations de Bell Helicopter Textron Canada à Mirabel ne soit pas dans les plans des dirigeants de Fort Worth contrairement aux allusions de certains ‘spécialistes’.  En plus de la déclaration de Mitch Snyder lors d’HAI Heli Expo 2016, en mars dernier, confirmant la construction du remplacement du Bell 412 à Mirabel, la direction a entrepris la réfection du toit de l’usine et la remise à neuf du Bell 430 qui trône sur le terrain face à l’entrée afin de célébrer le 30ième anniversaire de l’établissement.

 

 

 

 

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Bombardier : la fuite en avant est engagée. https://infoaeroquebec.net/bombardier-la-fuite-en-avant-est-engagee/ https://infoaeroquebec.net/bombardier-la-fuite-en-avant-est-engagee/#comments Tue, 15 Mar 2016 04:47:28 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=14966  

MONTRÉAL – À l’approche de la divulgation des budgets des gouvernements fédéral canadien et provincial québécois et face à un carnet de commandes qui ne bouge guère hormis la promesse d’achat portant sur une commande de 45 CSeries accompagnée de 30 options par Air Canada du 17 février dernier, la pression monte pour accorder des aides supplémentaires à Bombardier.

Au fonds, le problème de Bombardier est le CSeries mais plus seulement.

Alors que le carnet de commandes du CSeries ne décolle pas, les ventes des CRJ tirent de la patte face au E-Jet d’Embraer, les Q400 sont battus en brèche par les ATR-72, le marché des avions d’affaires qui ne s’est jamais remis de la chute de Lehman Brothers en octobre 2008 retombe. Plus inquiétant pour Bombardier, les ventes des gros bizjets dont ses Global, au prix unitaire de plus de $45 millions, se replient maintenant devant l’essoufflement des économies des pays du BRIC.

Bombardier CRJ900 NextGen. Photo: Bombardier.

Bombardier CRJ900 NextGen.
Photo: Bombardier.

Bombardier avait hésité longtemps avant de se lancer dans le créneau des monocouloirs de cent places.  Au Salon de Farnborough de 1998, l’avionneur montréalais présenta le BRJ-X ou ‘Bombardier Regional Jet eXpansion’, un jet biréacté à moteur pendulaire de cent places à la configuration cinq sièges de face. Il mettra le projet en veilleuse en novembre 2000 et préférera allonger le CRJ700 pour donner naissance au CRJ900.

Bombardier BRJ-X. Photo: Bombardier.

Bombardier BRJ-X.
Photo: Bombardier.

Puis le 19 juillet 2004, lors du Salon de Farnborough, Bombardier annoncera le développement d’un avion de 100 à 130 places en remplacement du BRJ-X, le CSeries. Toutefois, le 31 janvier 2006, Bombardier suspendra toute activités sur ce nouveau programme.

Finalement, le 13 juillet 2008, à la veille du Salon de Farnborough, Bombardier lancera le CSeries avec une commande de Lufthansa portant jusqu’à 60 appareils destinés à Swiss.

Sept ans plus tard, le CSeries vole et est devenu un enjeu provincial et même national.

Justin Trudeau et Philippe Couillard.

Justin Trudeau et Philippe Couillard.

Le gouvernement du Québec du Libéral Philippe Couillard ainsi que maintenant celui du Canada du Libéral Justin Trudeau y sont liés sans l’avoir désiré. L’investissement du gouvernement du Québec dans le CSeries représentera certainement la décision économique la plus importante de ce mandat.  En octobre dernier, le gouvernement du Québec a investi un milliard de dollars américains dans la coentreprise chapeautant le programme CSeries tandis qu’en novembre, la Caisse de dépôt et de placement du Québec (CPDQ) investissait deux milliards de dollars dans la division Transport de Bombardier.

Ainsi Québec est devenu coactionnaire d’une entreprise dont l’action est passée sous le seuil d’un dollar, qui croule sous les dettes, affiche des pertes, met à pieds 7000 employés et pire encore délocalise.

Kathleen Wynne.

Kathleen Wynne.

Pour sa part, le gouvernement Trudeau qui brille par son immobilisme depuis son élection le 19 octobre dernier, ne pourra plus longtemps se défiler sur le dossier du CSeries au risque de déplaire au reste du Canada en dépit du soutien au biréacté québécois de la Première ministre de l’Ontario, la Libérale Kathleen Wynne. Toute décision fédérale favorable au CSeries aura certainement une odeur de pétrole de l’Alberta et de la Saskatchewan coulant dans le pipeline Énergie Est de Trans-Canada Pipelines qui doit traverser le Québec.

Bombardier CS300 au décollage lors de son vol inaugural. Photo: Daniel Bordeleau.

Bombardier CS300 au décollage lors de son vol inaugural.
Photo: Daniel Bordeleau.

Si le CSeries ne se vend pas très bien, du moins jusqu’à présent, il ne faut nullement pointer vers ses performances qui sont remarquables.  Ses moteurs, des Pratt & Whitney Pure Power, sont si avancés qu’Airbus a décidé de les offrir sur la nouvelle version de ses monocouloirs A320, les A320neo, lancée le 1er décembre 2010 en riposte au CSeries.  L’histoire de l’aviation commerciale est jonchée de bons avions à qui le succès commercial n’a pas souri. Citons récemment le Dassault Mercure, le McDonnell Douglas MD-95 devenu le Boeing 717 et les Fairchild Dornier 328JET, 728 et 928.

Il ne faut pas non plus blâmer le retard de plus de deux ans du programme.  Le Boeing 787 Dreamliner a connu plus de trois ans de retard et néanmoins presqu’aucune annulation alors que les commandes fermes se sont accumulées pour atteindre plus de 800 au moment de son vol inaugural, le 15 décembre 2009, et plus de 1143 actuellement.

Mitsibushi MRJ90. Photo: Mitsubishi.

Mitsibushi MRJ90.
Photo: Mitsubishi.

Avec ARJ-21. Photo: AVIC.

Avec ARJ-21.
Photo: AVIC.

COMAC C919. Photo: COMAC.

COMAC C919.
Photo: COMAC.

Irkut MC-21.

Irkut MC-21.

Mais Bombardier devait-il vraiment se jeter sur le marché des monocouloirs de plus de cent places partagé exclusivement entre Airbus et Boeing en dépit des tentatives passées de la néerlandaise Fokker ou actuelles des japonais avec le Mitsubishi Regional Jet et des chinois avec l’AVIC ARJ-21 et le COMAC C919 ou des russes Irkut MC-21-200.

L’européenne Airbus et l’américaine Boeing n’ont guère l’intention de voir un troisième joueur évoluer sur leurs plates-bandes surtout qu’ils sont tous deux conscients que Bombardier ne s’arrêtera pas au CS300, les noms CS500 et CS700 ayant déjà été réservés par le constructeur québécois.  Airbus et Boeing ont les moyens de protéger leur pré-carré, les famille A320 et 737 sont depuis longtemps amorties et les investissements nécessaires aux nouvelles versions se sont avérés minimes.  De plus, les deux avionneurs possèdent une base établie de clients qu’ils peuvent convaincre de ne pas ajouter un nouveau modèle de monocouloir à leur flotte.

Boeing 737-800. Photo: Boeing.

Boeing 737-800.
Photo: Boeing.

Pour remettre les choses en perspective, Airbus a livré en 2015 635 jets civils alors que son carnet de commande a atteint 6831 appareils d’une valeur au prix catalogue de 1000 milliards de dollars américains, Boeing 762 avions de ligne et enregistré 768 commandes fermes d’une valeur de 112,8 milliards de dollars américains et Bombardier 95 avions régionaux, sa division Avions commerciaux ayant réalisé des ventes de trois milliards de dollars américains.

Seulement en 2015, Airbus a livré 491 appareils de la famille A320 et 6932 depuis son entrée en service en 1988 et Boeing 495 737 l’an dernier et 8920 depuis 1967, année de sa mise en service.

Depuis 1970, Airbus par d’habiles manœuvres, fortement soutenue par les trésoreries de la France, de l’Allemagne, de l’Espagne, du Royaume-Uni et de la Communauté européenne, a éliminé Lockheed et McDonnell Douglas du marché des avions de ligne civils pour se hisser au niveau de Boeing.

Airbus A300 d'Eastern Airlines.

Airbus A300 d’Eastern Airlines.

Si Boeing n’a pas réalisé la menace d’Airbus dès 1977, cette fois-ci le constructeur de Seattle, tout comme l’avionneur de Toulouse, n’a pas l’intention de voir débarquer sur le créneau des Single Aisle un nouveau joueur.  En 1977, à la stupéfaction de tous, Airbus emportait une commande de 34 A300 de la part d’un transporteur très respecté, le sixième plus important au monde, l’américain Eastern Airlines.  Avant cette commande dont les conditions avaient été ridiculement avantageuses pour Eastern Airlines, Airbus n’avait, jusqu’alors trouvé preneur pour ses jets qu’auprès de trois transporteurs : Air France et Lufthansa, les transporteurs nationaux des deux bailleurs de fonds de l’avionneur européen et Korean Air. L’avionneur franco-germano-espagnol accumulait alors des A300 White Tails sur le tarmac de l’aéroport de Toulouse-Blagnac.  Eastern Airlines venait de donner la reconnaissance dont avait absolument besoin le constructeur naissant.

Bombardier principalement à cause du CSeries est à la croisée des chemins et après les appuis politiques, s’expriment ceux de la presse.

Le journaliste Charles Grandmont du mensuel ‘L’Actualité’ de Montréal soutient l’investissement des gouvernements dans le CSeries de Bombardier. Pour lui ‘rien faire aurait des conséquences encore plus fâcheuses pour le Québec’.

Pour Jean-Paul Gagné de l’hebdomadaire financier ‘Les Affaires’ de Montréal, ‘Va-t-on prendre le risque de perdre une telle locomotive’ qu’est ‘Bombardier…le fleuron d’une industrie de 40 000 emplois au Québec’.  Il remercie la structure de capital de Bombardier et la famille Bombardier Beaudouin de ne pas avoir vendu la compagnie à des étrangers.

Au moins monsieur Gagné reconnaît que les dirigeants de Bombardier ont pris un risque élevé avec le CSeries et là réside le fonds du problème.

Dans le cas du Boeing 787 qui est une révolution technologique, le risque d’échec commercial était inexistant car le marché existe bien.

À l’opposé, l’Airbus A380 représente toujours tout un défi, le marché de remplacement du Boeing 747 n’existant pas du moins jusqu’à maintenant.  L’ampleur du gouffre financier ne sera certainement jamais rendue public.

Dans le cas du CSeries, le marché du cent places n’existait pas également et Bombardier tente de le faire naitre.  Ce créneau a été couvert par les versions raccourcies des familles A320 et 737, les A318, 737-500 et 737-600, chacun vendu à moins de cent exemplaires et dont la production a été arrêtée.

Il faut rappeler qu’il y a 25 ans, Bombardier avec son Regional Jet de 50 places, une extrapolation du jet d’affaires  Challenger 601, allait créer de toutes pièces le marché des jets de transport régional et ce à la stupéfaction de tous, grâce aux importantes commandes de transporteurs américains. Quant au CSeries, la réponse viendra d’ici un an en fonction de l’obtention ou non d’une méga commande américaine.

Pour François Pouliot du journal Les Affaires, ‘Québec et Ottawa ont la capacité financière de faire l’injection demandée, et éventuellement de la perdre’.  Pour lui sans soutien financier de l’état, c’est la fin du CSeries et des jets régionaux. Selon lui également, les actions multivotantes ont permis à la famille Bombardier-Beaudoin de garder le contrôle du constructeur.  Il ajoute que cette famille fut une bénédiction pour le Québec pour ne pas avoir vendu l’entreprise à un concurrent étranger.

À ses dires, ‘Sans la famille, la grappe aéronautique du Québec ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui’

Pour justifier l’aide de l’état à Bombardier, monsieur Grandmont reprend le leitmotive des supposés juteux contrats militaires qui soutiendraient la division Commercial Aircraft Group de Boeing.  Quant à Airbus, il est vrai que selon une étude de The Economist’ datant d’une dizaine d’années, le constructeur avait coûté aux contribuables français, allemands, espagnols, britanniques et européens plus de 400 milliards de dollars depuis le début des années 1970.

Monsieur Grandmont fait planer le sceptre d’un atterrissage en catastrophe en cas de refus des gouvernements. Douteux, au mieux.

D’ici un an, nous saurons certainement si le CSeries s’est frayé une place sur le marché des avions de ligne et si la décision de Bombardier de s’aventurer sur ce créneau des monocouloirs de plus de cent places fut pertinente.

Maintenant le problème est qu’il sera difficile politiquement pour les gouvernements Couillard et Trudeau de ne pas aider Bombardier.  Mais que se passera-t-il si l’aide attendue d’Ottawa de l’ordre d’un milliard de dollars ne suffit pas ? La fuite en avant est d’ailleurs déjà belle et bien engagée.

CSeries ou pas, Bombardier devrait songer, tôt ou tard, au lancement d’un turboprop de 100 places. Côté jets régionaux, Bombardier devrait, au minimum, remotoriser ses CRJ à défaut de renouveler la gamme autour d’un design et d’un moteur totalement nouveaux.

Côté aviation d’affaires, la remotorisation du Challenger 650 est un minimum à défaut de renouveler le modèle, tandis qu’une fois les Global 7000 et Global 8000 certifiés, il sera souhaitable de porter les Global 5000 et Global 6000 à leur niveau avec une motorisation et une avionique nouvelles.

Quant à l’avenir de l’industrie aérospatiale du Québec, Bombardier en reste un élément important mais elle ne se limite pas seulement à l’avionneur, ni au CSeries qui donnera de l’emploi, si tout va bien à 2500 personnes dans la région métropolitaine de Montréal chez Bombardier et peut-être autant chez les fournisseurs.

Limiter l’industrie aérospatiale du Québec à Bombardier uniquement est un peu court. C’est oublier Pratt & Whitney Canada, CAE, CMC, Bell Helicopter Textron Canada, HérouxDevtek et les kyrielles de PME.

 

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