OACI – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Sat, 02 Jun 2018 19:17:49 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.20 Preventing human trafficking by empowering aircraft cabin crew https://infoaeroquebec.net/preventing-human-trafficking-by-empowering-aircraft-cabin-crew/ Sat, 02 Jun 2018 19:17:49 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=26292 Montréal and Geneva, 28 May 2018 – Aircraft cabin crew will now have better tools to help them prevent human trafficking on commercial flights after the launch today of new ICAO-OHCHR Guidelines for Training Cabin Crew on Identifying and Responding to Trafficking in Persons.

 

The new guidelines were unveiled this morning at an ICAO-OHCHR Forum taking place in Geneva, and are seen as timely and essential given that 1-in-200 people worldwide are still being forced into work and living conditions resulting from human trafficking, a practice considered akin to modern slavery (statistical source: ILO).

 

Air transport’s essential role in linking global destinations means that modern aircraft are a primary mobility option for international traffickers. This increases the likelihood that airline personnel will come face-to-face at some point with human trafficking victims and perpetrators.

 

Cabin crew especially are in a unique position to observe passengers over the duration of their flights, and therefore to identify and assist potential victims. But to do so more effectively their instincts must be reinforced through greater awareness and skills, a key focus of the new ICAO-OHCHR publication.

 

“The development of these joint ICAO-OHCHR guidelines will help improve the awareness of cabin crew concerning the various types of trafficking they may encounter, who the victims and perpetrators are, and the signals to be looked for to confirm a trafficking incident,” remarked ICAO Secretary General Dr. Fang Liu. “Critically, this document will also provide cabin crew with the reporting and response procedures should they find themselves confronting a potential trafficking situation.”

 

UN High Commissioner for Human Rights Zeid Ra’ad Al Hussein said the jointly produced guidelines were a powerful tool to protect and help victims of human trafficking.

 

“By coming together, the UN Human Rights Office, ICAO and the wider aviation sector now have the means to play a significant role in ending a despicable crime that uses and abuses people and crushes their human rights. Together, we can make a real difference in standing up for the rights of victims trapped in modern-day slavery,” he said.

 

More information on the new publications can be found on the ICAO Cabin Safety Website, at: www.icao.int/cabinsafety.

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Inadmissible ! : Trois ans plus tard, le mystère du MH370 persiste toujours. https://infoaeroquebec.net/inadmissible-trois-ans-plus-tard-le-mystere-du-mh370-persiste-toujours/ Sat, 21 Jan 2017 05:12:22 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=19071  

MONTRÉAL – Lundi dernier, fut annoncée la fin des recherches du Boeing 777-200ER de Malaysia Airlines, immatriculé 9M-MRO, disparu des écrans radar, pour ne pas dire volatilisé, dans la nuit du 8 mars 2014 à 1h19 avec ses 227 passagers et 12 membres d’équipage, peu de temps après avoir décollé de l’aéroport de Kuala Lumpur International (KLIA) à minuit 28 à destination de l’aéroport Beijing Capital International (PEK). Livré au transporteur national malaisien, le 31 mai 2002, ce Boeing 777-200ER avait accumulé 53471 heures de vol et 7526 cycles.

Boeing 777-200ER 9M-MRO Malaysia Airlines.

Boeing 777-200ER 9M-MRO Malaysia Airlines.

Par la voix d’un communiqué de presse conjoint, l’Australie, la Malaisie et la Chine annoncèrent la fin des opérations de recherche car ‘Despite every effort using the best science available, cutting edge technology, as well as modelling and advice from highly skilled professionals who are the best in their field, unfortunately, the search has not been able to locate the aircraft…Accordingly, the underwater search has been suspended’.

Itinéraire de vol du MH370.

Suivi du vol du MH370.

Commencées au lendemain de la disparition du Boeing 777-200ER, les recherches auront duré presque trois ans et coûté plus de 180 millions de dollars américains. Au début, elles auront fait appel à des douzaines de navires et d’avions puis encore récemment, quatre navires sillonnaient encore l’océan Indien.

En dépit de n’avoir trouvé aucun indice dans les 120 000 km carrés d’océan scrutés, quelques vingt débris ont été découverts sur les plages de la Réunion, de l’Ile Maurice, du Mozambique ou encore de l’Afrique du Sud, loin de la zone de recherche. Aucun d’entre eux n’a permis de déterminer les causes de la perte de l’appareil.

Zones de recherche du MH370.

Zones de recherche du MH370.

Dans ce contexte, la disparition du MH370 risque bien de devenir le plus grand mystère de l’histoire de l’aviation.

Toutes les hypothèses ont été avancées depuis le jour fatidique de la volatilisation du Boeing, des plus plausibles :

Piraterie aérienne

Incendie à bord

Dépressurisation

Suicide d’un des pilotes

Aux plus farfelus :

Enlèvement par des extraterrestres

Séquestration sur une île déserte

Interception par les forces aériennes chinoises

Destruction en vol par un missile de l’US Air Force pour s’être approché de trop près de la            base de Diego Garcia

Les caméras de surveillance de la zone de fouille de l’aéroport de Kuala Lumpur révèlent d’énormes failles de sécurité au moment de l’embarquement de l’équipage et des passagers du MH370 alors que les forces armées malaysiennes se sont contredites quant au survol du Boeing 777-200ER au-dessus de la base de Sutang.

Cinq anas auparavant, l’aviation civile y avait échappé belle avec le vol de l’Airbus A330-200 F-GZCP du vol Air France AF449 disparu au-dessus de l’Océan Atlantique entre les aéroports de Rio de Janeiro-Galeão (GIG) et Paris-Charles de Gaulle (CDG) en pleine nuit du 1er juin 2009.  Il faudra presque deux ans pour retrouver, in-extremis, au fonds de l’océan, l’épave du gros porteur et récupérer les boîtes noires qui, heureusement, révélèrent leur contenu.

Les acteurs de l’industrie du transport aérien que sont les avionneurs, les équipementiers, mais surtout les transporteurs, les gouvernements, les agences et organisations nationales et internationales telles que la FAA ou l’OACI auraient dû alors réagir plus énergiquement et la saga du vol MH370 n’aurait certainement pas eu lieu.

En cette période de technologies omniprésentes, il est incompréhensible qu’il soit impossible de suivre le vol d’un aéronef en temps réel où qu’il se trouve autour du monde.  Nous prenons, simplement, pour acquis ce qui se passe dans les espaces aériens nord-américain et ouest-européen et même dans une bonne partie de celui de l’Atlantique-Nord où tous les aéronefs sont suivis en temps réel. Mais, malheureusement, cela n’est pas le cas dans la majorité de l’espace aérien de la planète y compris sur une partie de celui entre Rio et Paris ainsi que de celui entre Kuala Lumpur et Beijing. La disparition du vol MH307 souligne les limites des boites noires et des systèmes de suivi actuellement mis en service.

L’un des plus grands mystères de l’histoire de l’aviation civile risque de ne jamais être élucidé en dépit des gigantesques efforts déployés particulièrement par l’Australie.

De toute évidence, une telle situation est franchement incompréhensible et intolérable car la technologie de suivi des vols en temps réel existe belle et bien.

À la suite de la disparition du vol MH370, la recommandation d’un tracking toutes les tant de minutes a émergé et s’impose, peu à petit, grâce à des travaux de groupes de réflexion sous l’égide de l’IATA et de l’OACI

Il faut aussi remonter à la disparition du vol AF 447 et aux travaux du BEA français sur la transmission et la récupération des informations de vol en cas d’accident devant permettre une meilleure et plus rapide localisation et compréhension des événements conduisant à une catastrophe. La possibilité de transmission en temps réel des paramètres de vol fut évoquée mais néanmoins, rien ne fut fait réellement sur le plan réglementaire.

Il ne faut pas se faire d’illusion, la généralisation de l’utilisation du tracking par les transporteurs aériens ne pourra être une réalité que si ces entreprises y trouvent leur compte.

De tels systèmes de transferts de données en temps réel entre l’avion et les centres de contrôle des transporteurs au sol transmettent en plus des données de localisation, toutes les données vitales de l’appareil permettant aux équipes d’entretien, de connaître, l’état de tous les systèmes de l’aéronef avant même qu’il ne se pose et ainsi faire gagner un temps précieux aux équipes de maintenance.

Ces rapports de fin de vol, augmenteraient la capacité à surveiller les systèmes et à mieux programmer les actions de maintenance préventive et permettraient de constituer des bases de données sur les comportements, l’efficacité et les performances de ces systèmes et finalement faciliter le ‘data mining’.

Le recours au suivi en temps réel des vols deviendrait une source d’économies pour les transporteurs ce qui pourrait ainsi leur faire accepter de tels systèmes de tracking.

Star A.D.S.. Photo: Star Navigation.

Star A.D.S..
Photo: Star Navigation.

De tels systèmes existent déjà dont le STAR-A.D.S. de la firme torontoise Star Navigation qui a été testé, validé et vole maintenant. Comme le soulignait Jean-Louis Larmor, le vice-président au développement des affaires de cette firme, le système a obtenu des STC de Transport Canada pour les jets commerciaux Boeing 737Classic et 737Next Generation, Airbus A310, A320 et A340 et le bireacté d’affaires Bombardier Learjet 45 dont un exemplaire au service de Skyservce à Montréal en est équipé.

De la même façon qu’un vol commercial est de nos jours inimaginable sans un système de divertissement de bord (In-Flight Entertainment System ou IFE) pour chaque passager et même maintenant sans le WiFi, le tracking en temps réel des vols doit devenir obligatoire.

Car comment expliquer que nous n’ayons encore pas la moindre idée de ce qu’il est advenu de ce Boeing 777-200ER et, surtout, de ses 239 occupants.

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Budget du gouvernement fédéral du Canada 2016. https://infoaeroquebec.net/budget-du-gouvernement-federal-du-canada-2016/ Wed, 23 Mar 2016 13:22:42 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15023  

Le budget fédéral contient peu de mesures pouvant présenter un intérêt pour le secteur aérospatial. L’annonce d’une aide à Bombardier, dont tout le monde a trop parlé sans doute, est reportée à plus tard. Toutefois en lisant ce document intitulé « Assurer la croissance de la classe moyenne», on trouve plusieurs paragraphes qui touchent notre secteur d’une façon ou d’une autre. Voici ce que donne une lecture rapide des 308 pages de ce document, parfois accompagné de mes commentaires.

 

Le secteur spatial

  • Le secteur spatial demeure une priorité, p. 131

La participation du Canada au laboratoire de recherche en orbite de la Terre de la Station spatiale internationale a commencé il y a plus de 30 ans avec le bras spatial Canadarm, un projet transformateur qui a frappé l’imagination des chercheurs, des astronautes et de la population canadienne et qui a été une source de fierté nationale à l’égard des réalisations technologiques du Canada. Depuis ce temps, le Canada a fait la preuve de sa capacité hors du commun de développer et de déployer des technologies spatiales de pointe, telles que le bras spatial Canadarm2 et le robot Dextre, ainsi que celle de mener des recherches révolutionnaires dans les laboratoires de la station. Afin de garantir la place qu’occupe le Canada à la Station spatiale internationale, le budget de 2016 propose de fournir jusqu’à 379 millions de dollars sur huit ans, à compter de 2017-2018, pour que l’Agence spatiale canadienne officialise les négociations avec la National Aeronautics and Space Administration américaine et entreprenne les activités nécessaires pour prolonger la participation du Canada jusqu’en 2024.

En outre, le Canada continuera de prendre part à d’autres importantes collaborations internationales propices au renforcement des atouts du Canada et des capacités de l’industrie spatiale, ce qui comprend le maintien de la participation canadienne au Programme de recherche de pointe sur les systèmes de télécommunications de l’Agence spatiale européenne, pour lequel la somme de 30 millions de dollars sur quatre ans, à compter de 2016-2017, avait été octroyée dans le budget de 2015. 

 

Les achats d’équipements militaires

Dépenses militaires budget fédéral Canada 2016

  • Une nouvelle comptabilité pour les achats militaires, p. 233

Aux fins de planification budgétaire, des fonds sont réservés dans le cadre financier, et gérés selon la comptabilité d’exercice, afin de financer de grands projets d’immobilisations en matière de défense, y compris les coûts de fonctionnement et de maintien connexes. Dans ce contexte, le coût de tout projet d’immobilisations est amorti sur la durée de vie utile de l’actif; par exemple, un projet d’immobilisations de 1 milliard de dollars dont la durée de vie utile est de 25 ans aurait normalement un profil d’amortissement des dépenses de 40 millions par année sur 25 ans. Les coûts amortis de tous les projets ne peuvent dépasser le total des fonds disponibles pour les grands projets d’immobilisations au cours d’une année donnée. Les crédits budgétaires destinés aux projets sont demandés selon les besoins de la Défense nationale et sont indiqués dans le budget des dépenses du Ministère. Pour réaliser de grands projets d’immobilisations, la Défense nationale dispose au total de 84,3 milliards de dollars sur 30 ans jusqu’en 2044-2045, et d’un financement continu de 2,8 milliards par année à compter de 2045-2046, selon la comptabilité d’exercice. Afin que des fonds soient disponibles lorsque des acquisitions d’immobilisations importantes seront faites, les fonds qui n’ont pas encore été alloués à des projets en particulier, ou qui ne peuvent être dépensés en raison de retards imprévus liés à des projets planifiés, peuvent être reportés à des années futures où ils seront nécessaires. Le budget de 2016 propose de réallouer à des années futures des fonds de 3,716 milliards de dollars destinés aux grands projets d’immobilisations pour la période de 2015-2016 à 2020-2021. Il ne s’agit pas d’une réduction du budget de la Défense nationale. Cela garantira qu’au besoin, des fonds seront disponibles pour les grands projets d’immobilisations. Les fonds sont reportés afin de mieux correspondre au calendrier des grandes acquisitions d’équipement de la Défense nationale. Le graphique 6.2 montre les fonds destinés aux grands projets d’immobilisations qui sont à la disposition de la Défense nationale avant et après le budget de 2016, compte tenu du report de fonds à des années ultérieures.

 

 

Infrastructures aéroportuaires

  • Aide aux aéroports et aux traversiers, p.120

Des fonds pouvant atteindre 91 millions de dollars seront aussi fournis pour appuyer des services gouvernementaux importants, notamment l’infrastructure du transport liée aux aéroports et aux traversiers. 

 

  • Rénovation des installations fédérales dans plusieurs secteurs, p. 120

Pour offrir des services de qualité aux Canadiens, il faut des actifs en bon état. Le gouvernement investira jusqu’à 2,1 milliards de dollars pour la réparation et la rénovation de son vaste éventail de propriétés et d’immeubles, ainsi que pour l’écologisation des opérations du gouvernement. Ce financement permettra entre autres d’améliorer les logements militaires, de mettre à niveau l’infrastructure frontalière, de moderniser la production d’énergie pour les services de communication et de trafic maritimes ainsi que de réduire l’empreinte carbone et la consommation d’énergie des bâtiments fédéraux dans la région de la capitale nationale.

Le document ne précise pas quelles dépenses seront admissibles.

 

La sécurité

  • Financement de la sécurité, p. 119

Les Canadiens se tournent vers leurs gouvernements pour les protéger. Fournir une infrastructure fiable à l’intention des citoyens, prendre des mesures pour atténuer les menaces à la sécurité, et empêcher les actes dangereux et illégaux sont des responsabilités de base de tous les gouvernements. Le gouvernement du Canada investira jusqu’à 232 millions de dollars dans la sécurité. Ce financement servira à améliorer l’infrastructure de la Défense nationale et à renforcer la sûreté de l’infrastructure publique et marine dans les bases de la Garde côtière canadienne. 

Les aéroports pourront-ils bénéficier de cette enveloppe de ce programme pour défrayer une partie de leur coût de sécurité ?

 

Les technologies vertes

  • Investissement dans les technologies vertes, p. 171

Le budget de 2016 propose d’accorder plus de 130 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2016-2017, afin de soutenir les activités de recherche, de développement et de démonstration portant sur les technologies propres : • Une somme de 50 millions de dollars sera versée sur quatre ans, à compter de 2017-2018, dans le Fonds de technologies du DD de Technologies du développement durable Canada (TDDC). Ces ressources permettront à TDDC d’annoncer en 2016 de nouveaux projets de technologies propres qui soutiennent le développement et la démonstration de nouvelles technologies permettant de faire face aux problèmes des changements climatiques et d’améliorer la qualité de l’air ainsi que la propreté de l’eau et du sol. • Une somme de 82,5 millions de dollars sera versée sur deux ans, à compter de 2016-2017, à Ressources naturelles Canada afin de soutenir la recherche, le développement et la démonstration de nouvelles technologies propres. Ces ressources stimuleront l’innovation nécessaire pour rapprocher les technologies employant une énergie propre de l’étape de la commercialisation, réduire les répercussions environnementales de la production d’énergie et créer des emplois respectueux de l’environnement.

 

Le projet d’avion plus vert pourrait en bénéficier.

 

Le rôle international du Canada

  • Le Canada participera à l’élaboration de normes de l’OACI, p. 178

Le budget de 2016 propose de fournir 56,9 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2016-2017, à Transports Canada et à Environnement et Changement climatique Canada afin de soutenir la transition vers un secteur des transports plus propre, notamment grâce à l’élaboration de règlements et de normes visant à rendre les technologies des transports plus propres. Le financement soutiendra aussi la participation continue du Canada à l’élaboration de normes internationales régissant les émissions provenant des secteurs de l’aviation, du transport maritime et du transport ferroviaire dans le monde, par l’entremise notamment de l’Organisation maritime internationale et de l’Organisation de l’aviation civile internationale.

 

La protection du patrimoine

  • Aide à la protection du patrimoine, p. 115

Pour soutenir ces éléments importants de nos collectivités, le budget de 2016 propose d’investir 168,2 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2016-2017, dans le Fonds du Canada pour les espaces culturels. Ce fonds appuie la rénovation et la construction d’installations vouées aux arts et au patrimoine. Les bénéficiaires comprendraient les organismes à but non lucratif voués aux arts et au patrimoine, les gouvernements provinciaux et territoriaux, les administrations et organismes municipaux ainsi que les institutions équivalentes des peuples autochtones.

Le centre canadien du patrimoine aéronautique de Pointe Claire pourrait peut-être se prévaloir de ces dispositions. D’aitres chapitres bonifient les budgets consacrés aux musées fédéraux dont fait partie le Musée de l’aviation du Canada situé à Ottawa.

en cherchant des solutions vertes dans la mesure du possible.  Étant donné que les taux d’intérêt se situent à des creux historiques, le moment est idéal pour que le gouvernement investisse dans la revitalisation de l’infrastructure, afin qu’elle continue de jouer un rôle essentiel dans l’économie, et ce, au profit de tous les Canadiens, d’un océan à l’autre.

 

La recherche, développement et innovation

  • Recherche et développement, p. 119

Le gouvernement fédéral a un rôle important à jouer pour faire avancer les sciences, la recherche et l’innovation, piliers des économies fortes et avancées. Les laboratoires fédéraux et d’autres biens fédéraux qui appuient les sciences, la recherche et l’innovation recevront un financement allant jusqu’à 139 millions de dollars. 

  • Aide à l’innovation, p.123-125

Tout au long de 2016, le gouvernement reconcevra et redéfinira la façon dont il appuie l’innovation et la croissance, en collaboration et en coordination avec le secteur privé, les provinces, les territoires et les municipalités, les universités et les collèges et le secteur à but non lucratif.  Les résultats attendus seront définis clairement dans le programme d’innovation – au moyen d’objectifs et d’indicateurs pour mesurer les progrès accomplis en vue de réaliser cette vision.

Le plan du gouvernement, qui sera coordonné par des ministères clés, mettra à contribution l’ensemble du gouvernement. Qu’il s’agisse des technologies propres, des sciences de la santé, de la fabrication de pointe, des technologies numériques, de la mise en valeur des ressources naturelles ou de l’agroalimentaire, la stratégie du gouvernement fonctionnera de manière à harmoniser le soutien apporté aux principaux ingrédients de l’innovation, pour aider à propulser les entrepreneurs et les innovateurs du Canada des étapes du démarrage et de la commercialisation vers la réussite sur les marchés mondiaux…

Pour aider à réaliser cette vision, le budget de 2016 propose plusieurs mesures intérimaires pour stimuler la recherche et accélérer la croissance des entreprises :

  • centrer le nouveau soutien fédéral pour les sciences sur la recherche fondamentale de calibre mondial;
  • maintenir le financement pour la commercialisation de découvertes scientifiques prometteuses et l’adoption de nouvelles applications par l’industrie;
  • amorcer le processus en vue d’orienter le soutien fédéral aux entreprises vers celles qui entendent prendre de l’expansion, afin de leur procurer les ressources et le soutien nécessaires pour réaliser leur potentiel;
  • développer un meilleur fonds de données probantes pour cerner les lacunes, évaluer le rendement et éclairer les décisions futures.
  • 30 millions de plus pour les institutions de recherche en génie, p. 128

Reconnaissant le rôle fondamental des travaux de recherche axée sur la découverte dans une société d’innovation, le budget de 2016 propose d’accorder aux conseils subventionnaires 95 millions de dollars additionnels par année, en permanence, à compter de 2016-2017. Il s’agit de la plus importante bonification du financement annuel pour la recherche fondamentale en plus de 10 ans. Ces fonds seront attribués comme suit : • 30 millions aux Instituts de recherche en santé du Canada; • 30 millions au Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada; • 16 millions au Conseil de recherches en sciences humaines du Canada;  • 19 millions au Fonds de soutien à la recherche au titre des coûts indirects assumés par les établissements d’enseignement postsecondaire qui mènent des recherches parrainées par le gouvernement fédéral. Grâce à ces nouveaux fonds, les conseils subventionnaires disposeront au total de 141 millions de dollars en ressources annuelles, ce qui comprend le financement permanent de 46 millions prévu dans le budget de 2015 à compter de 2016-2017.  Le budget de 2016 fait aussi les investissements suivants pour attirer et maintenir en poste les chercheurs de calibre mondial et faire en sorte que les valeurs pour les découvertes prometteuses trouvent des applications qui créent une Canadiens. 

Au cours des dernières années, le CNRG a été très actif pour financer des programmes de recherches dans le secteur aérospatial. L’école Polytechnique et l’ETS en ont grandement bénéficié.

  • Le rôle des Conseils subventionnaires sera réexaminé, p.131

Reconnaissant le rôle fondamental des travaux de recherche axée sur la découverte dans une société d’innovation, le budget de 2016 propose d’accorder aux conseils subventionnaires 95 millions de dollars additionnels par année, en permanence, à compter de 2016-2017. Il s’agit de la plus importante bonification du financement annuel pour la recherche fondamentale en plus de 10 ans. Ces fonds seront attribués comme suit : • 30 millions aux Instituts de recherche en santé du Canada; • 30 millions au Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada; • 16 millions au Conseil de recherches en sciences humaines du Canada;  • 19 millions au Fonds de soutien à la recherche au titre des coûts indirects assumés par les établissements d’enseignement postsecondaire qui mènent des recherches parrainées par le gouvernement fédéral. Grâce à ces nouveaux fonds, les conseils subventionnaires disposeront au total de 141 millions de dollars en ressources annuelles, ce qui comprend le financement permanent de 46 millions prévu dans le budget de 2015 à compter de 2016-2017.  Le budget de 2016 fait aussi les investissements suivants pour attirer et maintenir en poste les chercheurs de calibre mondial et faire en sorte que les découvertes prometteuses trouvent des applications qui créent une valeur pour les Canadiens. 

 

Rénovation des infrastructures d’enseignement

  • Aide aux infrastructures d’enseignement, p. 125

Le gouvernement est conscient du rôle central de la science pour assurer une économie propre et prospère et obtenir des éléments probants en vue de prendre des décisions stratégiques judicieuses. Les universités, les collèges et autres institutions de recherche du Canada occupent une place fondamentale dans la société canadienne en formant des travailleurs hautement qualifiés et créatifs. Ces établissements sont des catalyseurs de découvertes, et ils collaborent pour produire des innovations qui aident les entreprises à croître et à faire face à la concurrence. Le budget de 2016 prévoit des mesures pour redonner de la vigueur à la recherche et aux sciences au Canada en investissant dans l’infrastructure des établissements postsecondaires et des laboratoires fédéraux, en favorisant l’excellence en recherche et en accélérant la diffusion et la commercialisation du savoir dans des applications qui profitent à l’industrie et à la société dans son ensemble.

  • Un budget d’investissement stratégique de 2 milliards, p. 126

Reconnaissant l’importance pour le Canada de pouvoir compter sur des établissements postsecondaires solides, le budget de 2016 propose de consacrer jusqu’à 2 milliards de dollars sur trois ans, à compter de 2016-2017, à un nouveau fonds d’investissement stratégique pour les établissements postsecondaires, une initiative de durée limitée qui permettra de contribuer jusqu’à 50 % des coûts admissibles des projets d’infrastructure dans les établissements postsecondaires et les organisations de recherche et de commercialisation affiliées, en collaboration avec les provinces et les territoires. Cette initiative vise à renforcer et à moderniser les installations de recherche et de commercialisation des campus canadiens, ainsi que les installations de formation utiles pour l’industrie dans les collèges et les écoles polytechniques, et à appuyer des projets qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre et améliorent la viabilité environnementale de ces types d’installations.

Des institutions comme Polytechnique, l’ETS et l’ENA pourraient sans doute en profiter. Le budget comporte plusieurs autres mesures pour aider les maisons d’enseignement à rénover leurs locaux et lancer de nouvelles activités.

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Le premier World Aviation Forum de l’OACI priorise la sécurité. https://infoaeroquebec.net/le-premier-world-aviation-forum-de-loaci-priorise-la-securite/ https://infoaeroquebec.net/le-premier-world-aviation-forum-de-loaci-priorise-la-securite/#comments Tue, 24 Nov 2015 07:49:06 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=14180 MONTRÉAL – Au siège de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), au cœur de Montréal s’est ouvert sous les auspices de son président du Conseil, le Docteur Olumuyiwa Benard Aliu, en ce lundi à 9h30, le tout premier World Aviation Forum de l’OACI qui réunit pour l’occasion plus de 800 officiels de gouvernements et d’organisations internationales. Ministre canadien des transports et député de Westmount –Ville-Marie, Marc Garneau y fit une courte apparition au tout début, en fait, sa toute première depuis sa nomination suite à la victoire du Parti Libéral du Canada aux élections du 19 octobre dernier.

Ce Forum qui se déroulera les 23, 24 et 25 novembre, sera l’occasion de la tenue de tables rondes et d’ateliers qui porteront, entre autres, sur le développement durable du transport aérien et la croissance du tourisme.

Logo OACI

Dans un discours de moins de quinze minutes, le Dr. Aliu dressa un tableau du transport aérien. Il rappela que d’ici quinze ans le trafic aérien mondial doublera alors qu’il s’effectuera tous les jours plus de 200 000 vols transportant annuellement six milliards de passagers en 2030 et que cette croissance ne devrait pas se traduire par plus d’accidents, de congestions et de retards.

Actuellement la moitié des touristes se déplacent en avion ainsi 34% du commerce mondial en valeur. L’aviation emploie 58 millions de personnes dans le monde et génère annuellement 2 400 milliards de dollars américains soit 3,4% du produit intérieur brut mondial.

Le Président du Conseil ajouta que les retombées économiques de l’aviation doivent être partagées par toutes les nations et tous le pays. De là, la raison de la création du programme ‘No Country Left Behind’ lancé à la fin de 2014 qui révéla les grandes différences dans la manière dont les divers pays mettent en place les ICAO Standards and Recommended Practices.

 

P1010188Le but ultime de ‘No Country Left Behind’ comme le souligna le Dr. Aliu, est ‘d’assurer à tout usager du transport aérien qu’il se déplace de Paris à Sydney ou de Beijing à Kinshasa ou de Riyad à Barcelone, un déplacement sûr, efficace et fiable’.

L’OACI, selon le Président de son Conseil, est là afin de fournir et coordonner l’assistance nécessaire aux états afin d’atteindre cet ultime but.

En mêlée de presse qui suivit la cérémonie d’ouverture du Forum, monsieur Olimuyiwa Bernard Aliu, reconnut que bien que le transport aérien reste sûr, certains pays devront corriger des failles dans leur sécurité aéroportuaire particulièrement au chapitre du personnel des aéroports.

Toujours selon lui, des lacunes persistent en dépit du fait que la plupart des pays membres de l’OACI respectent de hautes exigences en matière de sécurité. Comme il l’a prononcé lors de son allocution quelques minutes auparavant, des mécanismes seront mis en œuvre afin de permettre aux États membres en défaut de surmonter les défis.

Il demeure évident pour lui qu’avec une telle croissance du trafic aérien et afin d’assurer la sécurité des passagers, l’industrie doit mettre au point de nouveaux moyens techniques et former les employés de manière à gérer le trafic sans qu’il y ait plus d’accidents, de retards ou de congestions.

Quant à l’explosion de l’Airbus A321 du vol 9268 de Metrojet, le 31 octobre dernier, au-dessus du Sinaï, le Président du Conseil de l’OACI assura que son organisation appliquera les recommandations de l’enquête.

Selon la secrétaire générale de l’OACI, le Dr. Fang Liu, nommée en août pour trois ans, certains pays en développement ont besoin d’aide de manière à atteindre les exigences de sécurité dictées par l’OACI. Pour elle, ‘The foundation of aviation is safety and security. Without them, the traveler will not have the confidence to fly with us’.

Elle rappela que l’‘Aviation brings more to the world’ et qu’elle contribue au développement du tourisme, du commerce et des occasions d’affaires.

Pour la secrétaire générale, le transport aérien stimule le développement économique des pays mais aussi du monde dans sa globalité. Pour elle, ‘The fondamental of aviation is safety and security’ et le rôle de l’OACI est d’aider les pays à mettre en place les mesures de sécurité qui se traduiront par une plus grande prospérité au niveau mondial.

La campagne ‘No Country Left Behind’ vise à amener les pays qui en auront besoin, à obtenir à travers des organisations internationales ou des institutions financières et non pas les passagers, les moyens financiers permettant de mettre à niveau la sécurité de leur système de transport aérien.

Madame Liu conclut en rappelant une priorité de l’OACI : ‘We want countries to realize the economic value of the aviation’.

 

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