Navdeep Bains – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Tue, 30 Jun 2020 01:05:47 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.20 VIDÉO: La présentation du tout premier Bell 505 JetRangerX de production. https://infoaeroquebec.net/video-la-presentation-du-tout-premier-bell-505-jetrangerx-de-production/ Mon, 13 Feb 2017 07:30:14 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=19315

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La présentation du tout premier Bell 505 JetRangerX de production. https://infoaeroquebec.net/la-presentation-du-tout-premier-bell-505-jetrangerx-de-production/ Mon, 13 Feb 2017 07:04:16 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=19303  

MIRABEL – Pour la seconde fois en l’espace d’un mois, les responsables de Bell Helicopter Textron Canada convoquèrent la presse le jeudi 9 février à 10h00, pour un évènement à ses installations situées le long de l’autoroute 15 à Mirabel, à 40km au nord de Montréal.

Dans le hall de livraison, aux côtés de l’estrade était exhibé le premier Bell 505 JetRanger X de production qui sera bientôt livré, tout comme le deuxième au Bell Helicopter Training Center, situé à Fort Worth, au Texas.

Ayant effectué son vol inaugural le 22 janvier, le tout premier Bell 505 de production s’envolera vers le Texas cette semaine.

La remise du tout premier 505 à un client extérieur, le troisième appareil de production sera réalisé ultérieurement lors du premier trimestre 2017.

Pour la remise de ce premier JetRanger X de production, Bell Helicopter Textron Canada avait donc réuni autour de sa présidente, Cyntha Garneau, près de deux cents employés ainsi que Susan Griffin, Executive Vice-president, Commercial Helicopter, Bell Helicoptet Textron, Fort Worth et un aéropage du monde politique et associatif.

Navdeep Bains, Cynthia Garneau, Jean Lambert, Micheal Nault. Photo: Philippe Cauchi.

Navdeep Bains, Cynthia Garneau, Jean Lambert, Micheal Nault.
Photo: Philippe Cauchi.

Du gouvernement fédéral canadien, était là Navdeep Bains, ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, présent seulement par vidéoconférence lors de la cérémonie de remise de la certification du Bell 505 par Transports Canada, le 21 décembre dernier. Du gouvernement provincial québécois, Christine St-Pierre, ministre québécoise des Relations internationales et de la Francophonie et ministre responsable de la région des Laurentides, représentait sa collègue ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation du Québec et ministre responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade, occupée à assister à Granby, à une importance annonce de GE Aircraft Engines.

Cynthia Garneau. Navdeep Bains. Photo: Philippe Cauchi.

Cynthia Garneau. Navdeep Bains.
Photo: Philippe Cauchi.

En plus de quelques députés et de représentants de fournisseurs, mentionnons la présence de Martin Aubé, directeur – aérospatial et défense au Ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, d’Hubert Bolduc, pdg de Montréal International, de Jim Quick, président de l’Association des industries aérospatiales du Canada (AIAC) et de Guy Lafleur, le numéro 10 du club de hockey Canadien de Montréal dans les années 1970 et 1980 mais aussi pilote d’hélicoptère et ambassadeur de Bell Helicopter depuis longtemps.

Le 19 mai dernier, au même endroit, Mitch Snyder, à la tête de Bell Helicopter Textron depuis octobre 2015 annonça le transfert immédiat de Lafayette, en Louisiane à Mirabel, au Québec, de la ligne d’assemblage et du centre de livraison du Bell 505 JetRanger X, créant une centaine d’emplois.

Susan Griffin. Photo: Philippe Cauchi.

Susan Griffin.
Photo: Philippe Cauchi.

S’addressant à l’auditoire, Susan Griffin, Executive Vice-president, Commercial Helicopter, Bell Helicopter Textron, Fort Worth rappela que le Bell 505 ‘Which got through its two-year rigorous certification activities process program has demonstrated exceptional performance part of the JetRanger legacy’.

Ayant en poche depuis décembre, la certification du Model 505 par Transport Canada, son entreprise travaillerait avec acharnement à la certification du nouveau monomoteur léger auprès de la FAA et de l’EASA dans l’immédiat.

Elle ajouta que le Bell 505 est ‘an aircraft that is competitively priced and offering industry leading features you can expect from Bell’.

Conçu avec l’écoute de clients aux quatre coins du monde, le JetRanger X est pour madame Griffin, ‘the most cost competitive capable light helicopter’.

Elle conclut que ‘Since the unveiling of the 505 in 2014 we have received outstanding customer responses 400 letter of intent from around the world. The market is anxiously waiting for the 505X’.

Cynthia Garneau. Photo: Philippe Cauchi.

Cynthia Garneau.
Photo: Philippe Cauchi.

Pour sa part, madame Garneau qui prit la parole ensuite, voulut souligner l’apport des gouvernements fédéral et québécois depuis l’établissement de Bell Helicopter Textron à Mirabel en 1984 : ‘Cette collaboration exceptionnelle dure depuis plus de trente ans avec le fédéral et le provincial…Un exemple à suivre qui nous encourage à développer d’autres projets innovants dans le futur’.

Pour la présidente de Bell Helicopter Textron Canada, ‘The roll out of the first production 505 marks the beginning of a new era…Bell is reclaiming its position as the leader in the short light single market, a market we create…providing our customer’s with an aircraft incorporating the latest safety and aviation technology while honoring the iconic Bell JetRanger legacy which the last one will roll out of this plant later this spring’

Elle termina en lançant que ‘l’innovation fait partie de l’ADN de Bell’ ce qui provoqua les applaudissements de l’assistance.

Navdeep Bains. Photo: Philippe Cauchi.

Navdeep Bains.
Photo: Philippe Cauchi.

Le ministre Navdeep Bains centra son allocution sur la main-d’œuvre et l’innovation.

Il remercia ‘les hommes et les femmes de talent de cette usine qui ont travaillé fort’ et grâce à qui ‘Bell Helicopter est un acteur clef du secteur mondial de l’aérospatial ici à Mirabel’.

Une main d’œuvre canadienne hautement qualifiée est pour le Ministre ‘pourquoi Bell Helicopter a choisi Mirabel pour produire son model 505 Jet Ranger X’. Selon lui, les entreprises comme Bell Helicopter qui veulent investir, ne cherchent pas nécessairement les territoires où les coûts sont les plus bas mais plutôt les pays les plus innovateurs, les pays où ils peuvent trouver les gens les plus spécialisés et les plus créatifs capables de transformer les idées en solutions…C’est le genre de main d’œuvre que nous avons à offrir au Canada…When innovation happens, it is where we see magic’.

Navdeep Bains réitéra que la priorité de son ministère est de promouvoir l’innovation afin d’assurer la croissance économique du Canada.

Il termina son allocution en rappelant que le gouvernement fédéral par le volume de ses achats pouvait servir de levier économique.

Christiane Saint-Pierre. Photo: Philippe Cauchi.

Christiane Saint-Pierre.
Photo: Philippe Cauchi.

De son côté, Christine Saint-Pierre souligna que ‘Bell Helicopter Textron Canada est une entreprise emblématique dans la construction d’hélicoptères qui, depuis 1984, a permis au Québec de renforcer sa position d’excellence parmi les pôles mondiaux en aérospatiale’.  Elle enchaina en déclarant qu’’aujourd’hui grâce à cette ligne de production d’un nouveau modèle d’hélicoptères, la table est mise afin qu’elle puisse promouvoir une fois de plus le talent québécois à l’échelle internationale.

Pour elle, le Bell 505 rejoint de près les objectifs de la ‘Stratégie québécoise de l’aérospatiale 2016-2026’ qui, dotée d’une enveloppe de 250 millions de dollars sur cinq ans vise à soutenir la croissance et l’essor de l’industrie aérospatiale du Québec.  À ses dires, ‘grâce à elle, mais surtout grâce à l’audace et la persévérance de nos entreprises novatrices telles que Bell Helicopter Textron Canada, nous favorisons le développement et le déploiement de notre plein potentiel au Québec et ailleurs dans le monde’.

À son avis, ‘le Québec possède l’expertise, le talent, la créativité nécessaire et la détermination pour permettre au secteur aéronautique à atteindre de nouveaux sommets’.

Bell 206b JetRanger.

Bell 206b JetRanger.

Après l’arrêt de production en 2010 du monoturbine d’entrée de gamme Bell 206B construit à plus de 8400 exemplaires depuis 1967 et devant le succès du monomoteur à turbine R66 de la californienne Robinson Helicopter, lancé en 2007 lors d’HAI Heli Expo à Orlando, en Floride, la direction de Bell Helicopter annonça lors du Salon du Bourget de 2013, de revenir sur le marché d’entrée de gamme avec le Bell 505 par le lancement du SLS ou Short Light Single.

Monoturbine léger de cinq places, le Bell 505 Jet Ranger X, dévoilé en grandes pompes à HAI Heli Expo 2014 à Anaheim, en Californie, le 25 février 2014 par John Garrison, alors président de Bell Helicopter Textron, effectua son premier inaugural, le 11 novembre 2014 aux installations de Mirabel.

Bell 206l Long Ranger.

Bell 206l Long Ranger.

Alors que la production du Bell 206, amorcée en 1967, tirera sa révérence avec la livraison lors du premier trimestre 2017 du dernier 206L Long Ranger, après la production de 1879 exemplaires, seul modèle de la gamme en production depuis 2010, le Bell 505 assurera la présence de l’hélicoptériste texan sur le marché des monoturbines légers.

Vol inaugural du Bell 505 Jet Ranger X. Photo: Bell Helicopter.

Vol inaugural du Bell 505 Jet Ranger X.
Photo: Bell Helicopter.

Plus de 80% des lettres d’intention en faveur du Bell 505 auraient été transformés en commande ferme.

Au prix de base d’un peu plus d’un million de dollars américains, en 2017, environ 75 Bell Jet RangerX devraient être livrés puis 150 l’année suivante.  À terme, les installations de Mirabel pourront produire annuellement jusqu’à 200 Bell 505.

Établi à Mirabel en 1984, Bell Helicopter Textron a livré son premier appareil en 1986, une Bell 206B. Au milieu des années 1990, face au marasme du marché civil, l’hélicoptériste texan concentrait toute sa production civile à Mirabel. Actuellement, y sont assemblés, hormis le JetRanger X, les modèles Bell 206L4, 407GXP, 429, 429WLG, 412EP et 412EPI.

 

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Bombardier : Ottawa délie enfin les cordons de sa bourse mais avec parcimonie et extrême prudence. https://infoaeroquebec.net/bombardier-ottawa-delie-enfin-les-cordons-de-sa-bourse-mais-avec-parcimonie-et-extreme-prudence/ Wed, 08 Feb 2017 06:09:19 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=19254  

MONTRÉAL – Innovation, science et Développement économique Canada par un communiqué envoyé après 17h00, convoqua la presse à une conférence de presse, le mardi 7 février à 18h30 au centre de finition de Bombardier sur Côte-Vertu à Dorval.

Le ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, entouré de Marc Garneau, ministre des Transports, Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien, et François-Philippe Champagne, ministre du Commerce international, devait y faire une annonce concernant l’aérospatiale au Centre de finition Global de Bombardier sis au 200, Côte Vertu à Dorval.

Le lien était facile à étabir avec l’investissement promis par le gouvernement Trudeau et attendu par tout le Québec depuis si longtemps.  La manne était enfin arrivée.

Dans un hangar impeccable, blanc, propre et éclairé du Centre de finition Global, devant une maquette grandeur nature d’une cabine de Global 7000, se trouvaient les ministres ainsi qu’Alain Bellemare, PDG de Bombardier face à une rangée de journalistes et de caméras de télévision, à un groupe d’invité d’honneur dont Suzanne Benoit, PDG d’Aéro Montréal et, plus en recul, à un fort contingent d’employés du Centre de finition.

Vol inaugural du Bombardier Global 7000 à Downview. Photo: Bombardier Aéronautique.

Vol inaugural du Bombardier Global 7000 à Downview.
Photo: Bombardier Aéronautique.

L’ineffable Mélanie Joly invita le Ministre Bains à livrer la bonne nouvelle : un prêt remboursable de 372 millions de dollars canadiens (282 millions de dollars américains) versés dans le cadre de l’Initiative stratégique pour l’aérospatiale et la défense (ISAD), sur quatre ans destinés aux deux tiers au financement des activités de recherche et de développement pour l’avion d’affaires de haut de gamme Global 7000, assemblé à Downsview en banlieue de Toronto  et à un tiers, à celui des activités de mise au point du monocouloir de cent places, CSeries, assemblé à Mirabel, au nord de Montréal. Le Global 7000, au prix unitaire de 72 millions de dollars américains dont le vol inaugural remonte au 4 novembre 2016, est en campagne de test en vol pour une certification et entrée en service en 2018. Bombardier a livré en 2015, 77 Global 5000 et 6000. Les CS100 et CS300 dont les vols inauguraux ont eu lieu respectivement le 16 septembre 2013 et le 27 février 2015, entrèrent tous deux en service en 2016.

Vol inaugural du CS300. Photo: Daniel Bordeleau.

Vol inaugural du CS300.
Photo: Daniel Bordeleau.

Monsieur Bains résuma la décision de son gouvernement simplement par trois mots : ‘The right Decision’.

Alain Bellemare ne put que remercier le Ministre même si depuis plus d’un, tout le Québec souhaitait une aide fédérale équivalente à celle du gouvernement du Québec, soit de l’ordre du milliard de dollars. Enthousiaste, le PDG de Bombardier lança que ‘Le Canada chérit son industrie aéronautique’.

Mais le ministre Garneau trouva le moyen de justifier le bas niveau de l’aide d’Ottawa en prétextant que les commandes de CSeries passées l’an dernier par Air Canada et Delta Airlines avaient amélioré la situation financière de l’avionneur québécois.

Mais pourquoi le gouvernement Trudeau a-t-il consenti si peu à Bombardier et ce, sous forme de prêts remboursables.

Il faut comprendre que le ROC ou Rest of Canada n’apprécie guère le soutien du fédéral à l’industrie aérospatiale québécoise.  Tous et chacun se rappelleront de la grogne provoquée dans la reste du Canada par l’octroi, par le gouvernement de Brian Mulroney, du contrat de maintenance des McDonnell Douglas F-18 Hornet des Forces aériennes canadiennes, à Bombardier au détriment de la manitobaine Bristol Aerospace. Les financiers Bay Street à Toronto ne cachent pas non plus leur hostilité à cette aide à Bombardier qui plane dans l’air depuis plus d’un an.

Le FTV1 du Global 7000 de Bombardier sur la chaîne d'assemblage de Downsview. Photo: Daniel Bordeleau.

Le FTV1 du Global 7000 de Bombardier sur la chaîne d’assemblage de Downsview.
Photo: Daniel Bordeleau.

Donc le gouvernement Libéral à Ottawa a dû ménager la chèvre et le chou.

De là le soutien au programme Global 7000, basé en Ontario, ce qui était tout à fait prévisible afin de calmer le ROC.

Il faut souligner que le fédéral n’a aucunement avancé sur l’épineuse question des actions à vote multiple, si chère à la famille Beaudoin-Bombardier ainsi qu’au Québec Inc. et, à l’opposé, source de grande irritation au Canada anglais.

Mais il y a aussi, l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche qui prône un nationalisme économique passant par la protection des industries américaines menacées par des concurrents étrangers subventionnés et qui aurait inclus dans ses récriminations envers Ottawa, le soutien de l’État canadien à Bombardier, en particulier et à l’industrie aérospatiale, en général.

Aider massivement Bombardier actuellement pourrait soulever l’ire de Washington et mettre en réel danger d’éventuelles ventes de CSeries aux géants du transport aérien américain qui, il faut le rappeler, assurèrent, à eux-seuls, le succès des Regional Jet de Bombardier.

La partie n’est peut-être que remise, pour une aide fédérale plus substantielle.

Rappelons que le gouvernement du Québec a déjà investi un milliard de dollars américains dans le programme CSeries par le biais d’une prise de participation à hauteur de 49,5 % sans compter le milliard de dollars américains investi dans la division ferroviaire par la Caisse de dépôt et de placement du Québec (CPDQ).  En 2005, au lancement du CSeries, le gouvernement fédéral avait consenti un prêt remboursable de 350 millions de dollars canadiens et le 11 octobre dernier, un octroi de 54 millions de dollars au titre du Programme de démonstration de technologies.

 

 

 

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Remplacement des CF-18 : Ottawa étire le temps. https://infoaeroquebec.net/remplacement-des-cf-18-ottawa-etire-le-temps/ Wed, 23 Nov 2016 05:08:32 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18509  

MONTRÉAL – Par un communiqué émis vers 14h00, ce mardi, le gouvernement fédéral du Canada du Libéral Justin Trudeau annonçait enfin son intention de remplacer la flotte de chasseurs de l’Aviation royale canadienne. Il reprenait les propos tenus lors la conférence de presse qui se déroulait alors, au Centre national de la presse à Ottawa réunissant Harjit Singh Sajjan, ministre de la Défense nationale, Judy Foote, ministre de Services publics et Approvisionnement Canada, Navdeep Bains, ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique et le Général Jonathan Vance, chef d’état?major de la Défense.

Une fois encore, il est déplorable de souligner, l’absence d’analyse de cette nouvelle par la presse québécoise et l’inexistence de réaction de la part du milieu associatif hormis celle de l’Association des industries aérospatiales du Canada (AIAC).

CF-18 Hornet Over Hawaii.

Mc Donnell Douglas CF-18 Hornet au-dessus d’Hawaii.

De toute évidence, en dépit des rumeurs, le gouvernement Trudeau nous a pris de court avec cette amorce du remplacement des 77 CF-18 Hornet encore en service sur les 138 exemplaires livrés entre 1982 et 1988.  Le gouvernement Libéral de Pierre-Elliot Trudeau avait opté en 1980 pour le biréacté de McDonnell Douglas au détriment du monoréacté General Dynamics F-16 Falcon.

Ainsi Ottawa lancera en 2017 selon le texte du communiqué ‘un appel d’offres ouvert et transparent pour remplacer la flotte existante de chasseurs CF-18. Grâce à cet appel d’offres, le gouvernement obtiendra le bon chasseur pour nos femmes et nos hommes en uniforme – au bon prix – tout en maximisant les retombées économiques pour les Canadiens’.

Mais entretemps, pour répondre au vieillissement de la flotte actuelle de CF-18, le gouvernement Trudeau va entreprendre des négociations avec Boeing pour l’acquisition de dix-huit chasseurs bombardiers F-18E/F Super Hornet mais n’annonce aucun échéancier, ni coût prévu.

Boeing F-18E Super Hornet de l'US Navy. Photo: US Navy.

Boeing F-18E Super Hornet de l’US Navy.
Photo: US Navy.

Le F-18 Super Hornet est en production depuis 1994 et loin du sommet de 2010 avec 50 appareils, seulement 24 appareils sortiront en 2016 des installations de Boeing à Lambert Field à Saint-Louis, dans le Missouri. En service au sein de l’US Navy et la Royal Australian Air Force et sélectionné récemment par le Koweït, plus de 676 F-18E/F Super Hornet et F-18G Growler, sa version de guerre électronique, ont été livrés depuis 1996. Selon les prévisions du Teal Group, la production du F-18E/F/G devrait se maintenir jusqu’en 2020 compte tenu du carnet de commandes actuel.

Dans ce contexte, il devrait aisé de trouver des positions sur la chaine du Super Hornet pour satisfaire les besoins du Canada et d’obtenir un bon prix vu que les coûts de ces appareils sont bien maitrisés.  Ceci devrait faciliter les négociations surtout qu’aux dires de Boeing, une bonne partie de la logistique et de l’entrainement des F-18E/F reprend ceux des CF-18 en service au sein de l’Aviation royale canadienne.

Le texte du communiqué semble souligner que les Super Hornet serviront essentiellement aux engagements du Canada envers le North American Aeropace Defense Command (NORAD) pour la protection aérienne du continent nord-américain aux côtés des États-Unis ‘Une flotte moderne de chasseurs est essentielle pour défendre le Canada et la souveraineté du Canada, surtout dans le Nord du pays. Elle est une contribution essentielle au partenariat avec notre plus important allié, les États?Unis, et à la protection du continent que nous partageons’. De toute évidence, le gouvernement canadien ne les destine pas à des missions de première frappe outre-mer comme l’envisageait le gouvernement Conservateur de Stephen Harper avec les F-35.

A la lecture minutieuse du communiqué, le Canada explorerait aussi la possibilité d’utiliser, sur une base temporaire, des F-18E/F de l’US Navy qui seraient ensuite retournés.

En outre, le Canada explorera immédiatement la possibilité d’acquérir 18 nouveaux chasseurs Super Hornet pour compléter la flotte de CF18 jusqu’à ce que la flotte de remplacement permanente soit livrée. Le gouvernement entamera des discussions avec le gouvernement des États?Unis et Boeing pour l’utilisation provisoire de ces chasseurs.

Avant d’aller de l’avant, le gouvernement se réserve le droit de décider si les États?Unis et Boeing sont capables de fournir la flotte provisoire à un coût, dans un délai, à un niveau de capacité et à une valeur économique acceptables pour le Canada.

Puis l’an prochain, Ottawa lancera, aux dires du gouvernement, ‘un appel d’offres ouvert et transparent pour remplacer la flotte existante de chasseurs CF-18’. Par cet exercice, ‘le gouvernement obtiendra le bon chasseur pour nos femmes et nos hommes en uniforme – au bon prix – tout en maximisant les retombées économiques pour les Canadiens’.

De la sorte, le gouvernement Trudeau repousse loin dans le temps, le choix final du remplacement des CF-18.  Il la repousse en fait loin lors de son deuxième mandat si naturellement, il est réélu ce qui rendrait plus facile d’opter alors pour le F-35 décrié par Justin Trudeau depuis sa déclaration sans équivoque, au cinquantième jour de la campagne électorale, le 20 septembre 2015 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, ‘We will not buy the F-35 fighter jet’.

Position qu’il réitéra le 7 juin dernier, en réponse aux critiques des membres de l’Opposition à la Chambre des Communes, il rétorqua que le F-35  ‘Does not work and is far from working’.

La décision d’Ottawa, mardi, de continuer de contribuer au financement du programme Joint Strike Fighter laisse croire que le F-35 ne sera nullement mis de côté lors de l’appel d’offres de 2017.  D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement, les entreprises aérospatiales canadiennes ont déjà bénéficié pour plus d’un milliard de dollars de commandes alors que seulement un peu plus de 200 F-35 ont été assemblés.  D’ici 2023, de 170 à 180 F-35 devraient être produits annuellement.

Lockheed Martin F-35A Lightning de l'USAF. Photo: USAF.

Lockheed Martin F-35A Lightning de l’USAF.
Photo: USAF.

Ainsi, l’an prochain, suite à l’appel d’offres du gouvernement canadien, le F-35, le seul chasseur de cinquième génération disponible sur le marché devrait se retrouver aux côtés du Boeing F-18E/F Super Hornet, du Dassault Rafale, de l’Eurofighter Typhoon et du Saab Gripen NG.

L’option d’utiliser pour une période déterminée de F-18E/F de l’US Navy pourrait, certes, mener à une commande définitive de Super Hornet mais aussi rendrait plus aisée, celle du F-35 puisque l’Aviation royale canadienne ne se retrouverait pas avec deux types d’avions différents au sein de sa flotte d’avions de combat. Il est vrai que l’Australie après avoir passé commande de cent F-35A a décidé d’acquérir un total de 24 F-18E/F et de 12 F-18G dont tous les Super Hornet sont en service ainsi qu’un certain nombre de Growler aux côtés des F-18A/B dans l’attente des F-35.

Une fois encore, le processus de remplacement des CF-18 décidé par le gouvernement Trudeau ressemble plus à un moyen de respecter la promesse électorale pour ne pas dire bassement électoraliste du 20 septembre 2015.

Sans cette déclaration du candidat Trudeau, le gouvernement Libéral aurait pu simplement poursuivre le travail effectué par le gouvernement Conservateur ou, depuis longtemps, aller de l’avant avec un appel d’offres dont le gagnant qui aurait très bien pu être le F-35.  Il faut souligner qu’en plus de l’US Air Force, de l’US Marine Corps et de l’US Navy, la Royal Navy, la Royal Danish Air Force, la Royal Netherlands Air Force, la Japan Air Self-Defense Force et Heyl Ha’avir ont reçu leur premier exemplaire du F-35.

En étirant encore le processus d’acquisition des CF-18, le gouvernement Libéral favorisera le F-35 car celui-ci aura le temps de mûrir et de s’affirmer comme le chasseur de son époque tandis que le Super Hornet aura besoin de commandes additionnelles pour être encore en production au tournant des années 2020 ce qui risque d’être aussi le cas pour le Typhoon et dans une moindre mesure pour le Rafale.

Ces délais ne devront pas empêcher le gouvernement Trudeau de s’atteler sous peu au remplacement des avions de transport et ravitailleurs en vol Airbus CC-150 Polaris et des hélicoptères utilitaires de transport tactique (HUTT) Bell Helicopter CH-146 Griffon s’il est encore au pouvoir dans quatre ans ce qui est fortement probable.

 

 

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AIAC CAS 2016: une grande cuvée en 2016. https://infoaeroquebec.net/aiac-cas-2016-une-grande-cuvee-en-2016/ Tue, 22 Nov 2016 05:31:58 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18396 OTTAWA, ONTARIO – Ainsi s’est tenu au magnifique Centre Shaw qui a vue sur le Parlement, l’édition 2016 du Sommet de l’aérospatiale canadienne organisé par l’Association des industries aérospatiales canadiennes (AIAC).

Vue sur le Parlement. AIAC CAS 2016. Photo: Philippe Cauchi.

Vue sur le Parlement. AIAC CAS 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

Il s’agit là, pendant deux jours, d’une occasion annuelle unique pour les membres de l’industrie de se rencontrer, de s’entretenir avec les représentants des ministères et des agences gouvernementales ainsi que des ambassades et de gouvernements étrangers. C’est aussi une opportunité unique au pays d’assister à des présentations d’acteurs majeurs de l’industrie aérospatiale aussi bien canadienne qu’internationale et à des discours d’élus clefs au Canada.

AIAC CAS 2016. Photo: Philippe Cauchi.

AIAC CAS 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

Rappelons que l’industrie aérospatiale canadienne occupe la cinquième place dans le monde, que son apport au PIB canadien atteint plus que les 28 milliards de dollars, que cette industrie exporte 80 % de sa production et consacre plus de 20 % de ses activités à la recherche et au développement. Quelque 211 000 Canadiens y travaillent, directement ou indirectement.

La veille de l’ouverture du Sommet, le lundi14 novembre se tient l’élection du conseil d’administration qui amena à sa tête, David Gossen, président d’IMP Aerospace & Defence qui succède par conséquent à John Maris, président de Marinvent Corporation, président du Conseil au cours de la dernière année.

Jim Quick, président de l'AIAC. Photo: Philippe Cauchi.

Jim Quick, président de l’AIAC.
Photo: Philippe Cauchi.

Dans le communiqué annonçant, sa nomination, monsieur Gossen accepta celle-ci ainsi :

‘I am honoured to have the opportunity to serve as AIAC’s Board Chair….The global industry is fiercely competitive and changing quickly, and it is essential that the Canadian aerospace industry be innovative, focused and strategic if we are to continue growing and maintain our position of global leadership. I look forward to working with AIAC’s Board and management team to ensure the ongoing success of Canada’s aerospace industry in the years ahead’.

AIAC CAS 2016. Photo: Philippe Cauchi.

AIAC CAS 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

Du même jet, les membres du conseil d’administration ont également tenu à remercier chaleureusement de la qualité de ses services et de son apport à l’AIAC, le président sortant, de ses services, son apport, son leadership, la vision et ses compétences en particulier en ce qui concerne le rôle essentiel que jouent les PME pour la santé et la capacité concurrentielle du secteur aérospatial canadien. Monsieur Maris continuera à siéger au Conseil d’administration de l’Association au cours de la prochaine année.

Logo AIAC CAS 2016.

Suite à une élection, le nouveau Comité exécutif se compose comme suit :

David Gossen Président du Conseil Président, IMP Aerospace & Defence
Don Osborne Vice-président : Président, Information Systems Group, MDA
Jim Quick Président et chef de la direction AIAC
John Maris Président sortant Président, Marinvent Corporation
Keith Donaldson Trésorier et secrétaire honoraire Vice-président, Ventes et développement des affaires, Apex Industries Inc.
Charles Bouchard Sans fonction déterminée Directeur général, Lockheed Martin Canada
David Curtis Sans fonction déterminée Président et chef de la direction, Viking Air Ltd.
Cynthia Garneau Sans fonction déterminée Président, Bell Helicopter
Marc Parent Sans fonction déterminée Président et chef de la direction, CAE Inc
Mike Pley Sans fonction déterminée Président, Pley Consulting Inc.
Pierre Pyun Sans fonction déterminée Vice-président, Affaires gouvernementales, Bombardier
John Saabas Sans fonction déterminée Président, Pratt & Whitney Canada Inc.
Daniel Verreault Sans fonction déterminée Directeur pour le Canada, Exploitation des systèmes militaires, GE-Aviation

Le Sommet de l’aérospatiale canadienne 2016 a attiré plus de 1100 participants, un record.

Comme le souligna le président de l’AIAC, Jim Quick, ‘le Sommet de l’aérospatiale canadienne continue à être la principale activité annuelle organisée par notre industrie à l’intention de toute personne désireuse de collaborer avec des entreprises de l’aérospatiale canadienne, au pays et à l’étranger…Notre Sommet met en évidence ces réalisations et fournit une occasion de plus à l’industrie au gouvernement de continuer à collaborer pour soutenir une industrie novatrice et concurrentielle au niveau mondial’.

L’édition 2016 du Sommet de l’aérospatiale canadienne fut marqué par plusieurs évènements.

-Deux ministres du gouvernement fédéral du Libéral Justin Trudeau prirent la parole :

-L’honorable Navdeep Bains, ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique et

Navdeep Bains. Photo: Philippe Cauchi.

Navdeep Bains.
Photo: Philippe Cauchi.

-L’honorable Judy M. Foote, ministre des Services publics et de l’Approvisionnement

Judy Foote. Photo: Philippe Cauchi.

Judy Foote.
Photo: Philippe Cauchi.

Mais aussi des membres de la haute direction d’importantes entreprises du secteur

-Marillyn A. Hewson, présidente-directrice générale de Lockheed Martin Corporation, Bethesda, Maryland

Shelley Lavender. Photo: Philippe Cauchi.

Shelley Lavender.
Photo: Philippe Cauchi.

-Shelley Lavender, présidente de Boeing Military Aircraft, Saint-Louis, Missouri

-Phil Jasper, vice-président exécutif et directeur des opérations, Rockwell Collins Government Systems, Cedar Rapids, Iowa

-Mitch Snyder, président-directeur général, Bell Helicopter, Fort Worth, Texas

-Howard L. Lance, président-directeur-général de MDA, Richmond, Colombie-Britannique

Et un représentant d’un organisme gouvernemental :

-Peter Hall, vice-président et chef économiste, Exportation et développement Canada (EDC), Ottawa, Ontario

Et finalement de représentants de firmes de consultations

-Vice Admiral William Landay, (USN.Ret), conseiller principal, Avascent Global Advisors, Washington, D.C.

Vice Admiral William Landay (USN Ret.). Photo: Philippe Cauchi.

Vice Admiral William Landay (USN Ret.).
Photo: Philippe Cauchi.

-Manfred Hader, partenaire principal, Roland Berger, Munich, Allemagne

Manfred Hader. Photo: Philippe Cauchi.

Manfred Hader.
Photo: Philippe Cauchi.

Le tout fut ponctué de trois panels et d’une table-ronde :

 

AIAC CAS 2016. Photo: Philippe Cauchi.

AIAC CAS 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

Panel exécutif

Panel sur l’innovation

Panel sur la règlementation : élaborer des cadres règlementaires pour une industrie changeante

 

AIAC CAS 2016. Photo: Philippe Cauchi.

AIAC CAS 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

Table rondes des secrétaires parlementaires.

Au terme de la première journée du Sommet se tient le traditionnel Dîner annuel de l’aérospatiale au cours duquel le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, a pris la parole et qui fut l’occasion de la remise du prix James C. Floyd.

Cette distinction du nom du concepteur en chef du Avro Canada, qui a joué un rôle prédominant dans le développement de plusieurs avions dont le C102 Jetliner, l’avion de chasse CF-100 et le Avro Arrow, créé en 2009 est une distinction remise chaque année pour honorer un apport exceptionnel d’une personne ou d’une équipe au secteur canadien de l’aérospatiale.  Un comité d’examen indépendant évalue les mérites de chaque candidature afin de souligner les personnes ou les équipes visionnaires qui ont fait une différence dans l’industrie.

L’équipe de la CSeries dirigée par M. Rob Dewar, vice-président du Programme d’avions CSeries de Bombardier Avions commerciaux et le prix James C. Floyd. Photo: AIAC.

L’équipe de la CSeries dirigée par M. Rob Dewar, vice-président du Programme d’avions CSeries de Bombardier Avions commerciaux et le prix James C. Floyd.
Photo: AIAC.

Le prix James C. Floyd de cette année, commandité par Pratt & Whitney Canada fut remis à l’équipe du Programme d’avions CSeries, et à son dirigeant, M. Rob Dewar, vice-président de ce programme chez Bombardier Avions commerciaux.

Jim Quick justifia ce choix en déclarant devant les convives à ce repas de gala :’The development and launch of the CSeries aircraft is an industrial achievement of the highest order. Rob Dewar and his team have dedicated over a decade to the creation of the CSeries, making it the biggest Canadian commercial aerospace program ever launched in history….Their achievement highlights everything that we celebrate about Canada’s aerospace industry: innovation, perseverance, and a commitment to world-class products and services that drive our economy and push the limits of human ingenuity and creativity. It is my pleasure to congratulate Bombardier, Mr. Dewar, and his team, on this outstanding contribution to Canada’s aerospace industry’

Stand Boeing AIAC CAS 2016. Photo: Philippe Cauchi.

Stand Boeing AIAC CAS 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

Un salon commercial et un programme de réunions interentreprises (B2B) auxquelles ont participé des fabricants et des innovateurs du secteur de l’aérospatiale de toutes les régions du Canada et du monde entier.

Stand Info Aéro Québec AIAC CAS 2016. Photo: Philippe Cauchi.

Stand Info Aéro Québec AIAC CAS 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

Ainsi soixante-huit entreprises, institutions publiques, associations et organes de presse dont Info Aéro Québec ont tenu un stand durant la première journée du Sommet :

Aerosystems International Inc.
AGS Holding
AIAC
AIAC Pacific
Airbus Group
American Industries Group
Arnprior Aerospace Inc.
Assystem Canada
Aversan Inc.
BASF Corporation
Bell Helicopter
Boeing Defence, Space & Security
Bombardier
CAE
Canada / Gouvernement du Canada
Canadian Business Aviation Association
Canadian Defence Review
CARIC & GARDN
CASCADE Aerospace
Celestica
CertCenterCanada
Cimetrix Solutions
Costa Rica Aerospace Cluster
County of Renfrew, Economic
CSA Group
Dart Aerospace
Development
E.T.M. Industries
Ecosystem
Electro enterprises, inc. 318
Export Development Canada (EDC)
Field Aviation
Frontline Canada
HérouxDevtek Inc.
High Speed Imaging Inc.
IMP Aerospace & Defence
Info Aéro Québec
Kaman Aerosystems
L-3 MAS Canada
Latécoère Services Canada
Life Prediction Technologies Inc.
Lockheed Martin
M1 Composite Technology
Magellan Aerospace
Mannaribo Systems & Software Inc.
Marinvent
Nasmyth Group Ltd
National Research Council of Canada
Nicomatic
Nu-Tech Precision Metals Inc.
Patlon Aircraft & Industries Ltd
PPG Aerospace
Pratt & Whitney Canada
ProMéxico
Providence Group
Public Services and Procurement
Regional Municipality of Durham
Service Steel Aerospace
SF Tech
Silicon Forest Electronics
Team Spartan
Thales Canada Avionics
The Descartes Systems Group Inc.
University of Waterloo
UTC Aerospace Systems
Viking Air Ltd
World Courier
YYB North Bay

 

F.R. Roch et Navddep Bains. Photo: Philippe Cauchi.

F.R. Roch et Navddep Bains.
Photo: Philippe Cauchi.

L’industrie aérospatiale canadienne se donnera rendez-vous pour l’édition 2017 du Sommet de l’aérospatiale canadienne encore une fois au Centre Shaw, au cœur d’Ottawa, les 7 et 8 novembre. C’est un must !

 

 

 

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Comment Ottawa compte tenu de ses exigences en termes de maintien d’emplois pourrait-il justifier l’aide à Bombardier Aéronautique. https://infoaeroquebec.net/comment-ottawa-compte-tenu-de-ses-exigences-en-termes-de-maintien-demplois-pourrait-il-justifier-laide-a-bombardier-aeronautique/ Sat, 22 Oct 2016 05:19:29 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=17205  

 

MONTRÉAL – Ce vendredi 21 octobre, la presse avait été convoquée par le bureau du ministre fédéral des transports, Marc Garneau aux locaux de Carré Technologies pour une annonce concernant l’Agence spatiale canadienne(ASC) et l’Astroskin.

mais au réveil, nous trouvions sur nos écrans d’ordinateurs, un communiqué de presse de Bombardier intitulé ‘Bombardier progresse selon son plan de redressement et annonce des initiatives visant à assurer sa compétitivité et à améliorer ses marges’.

Impossible d’en manquer le contenu, celui-ci étant repris par toutes les émissions radio et télé du matin: Bombardier allait abolir 7500 postes de par le monde y compris 1500 dans la région de Montréal.

L’entreprise de Montréal se justifiait ainsi:

 

  • Des actions incluant la rationalisation des fonctions administratives et d’autres fonctions non liées à la production dans l’ensemble de l’entreprise
  • Des actions visant à optimiser sa présence mondiale et spécialiser ses sites pour réduire ses coûts et améliorer sa productivité
  • Des économies récurrentes d’environ 300 millions de dollars prévues d’ici fin 2018 ; des charges à être comptabilisées en 2016-2017 pour la mise en place des initiatives

Coincidence ou pas, le pdg de Bombardier, Alain Bellemare, avait publié la veille dans le quotidien de Montréal ‘La Presse’, une lettre au titre évocateur et sans équivoque au moment où l’avionneur canadien et le Québec, d’une seule voix, réclament le secours d’Ottawa: ‘S’engager en faveur de l’aéronautique.

Très bien rédigée, cette lettre contient quelques phrases clefs qui résument la pensée de la direction de Bombardier :

Le Canada est à une importante croisée des chemins.

Aujourd’hui, Bombardier est ….au cœur d’une industrie qui emploie directement et indirectement 211000 Canadiens d’un océan à l’autre.

Il faut que le Canada comprenne l’importance de faire de l’aéronautique une priorité nationale….car …Les gouvernements américain, brésilien et européens se sont déjà rangés derrière leur secteur aéronautique

Tout le Canada doit s’engager en sa faveur et la considérer comme une composante essentielle de notre avenir économique.

Dans ce contexte, il est facile de comprendre que les questions des journalistes ne s’éternisèrent malheureusement pas sur l’Astroskin en dépit de ses qualités et de son avant-gardisme.

Questionné sur l’éventuel soutien d’un milliard de dollars du gouvernement fédéral à Bombardier, Marc Garneau ne put être plus direct ‘It’s not a matter of if but how’.

L'Honorable Navdeen Singh Bain.

L’Honorable Navdeen Singh Bain.

Ainsi il reprenait le discours de son collègue au Cabinet fédéral, le Ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique Navdeep Bains.

Le Ministre des Transports réitéra les trois conditions énumérées antérieurement qui sont le maintien au Canada des emplois, de la recherche et du siège social.

Maintenir le siège social de Bombardier au Canada est une évidence.  Tout déménagement ne serait décriée par les élus du Québec, tous paliers de gouvernement et partis confondus, et par leurs commettants.

Maintenir la recherche et le développement au Canada ne pose logiquement aucun problème par la présence au Québec de techniciens, d’ingénieurs et de scientifiques qualifiés, d’institutions d’enseignement et de centres de recherche de qualité mais aussi d’un outil unique, le CRIAQ ou Consortium de recherche et d’innovation en aérospatiale au Québec.

Bombardier CS100 Swiss. Photo: Bombardier.

Bombardier CS100 Swiss.
Photo: Bombardier.

Maintenir les emplois semble de toute évidence plus ardu surtout en ce jour d’annonces d’abolitions de quelques 7500 dont 1500 dans la région de Montréal. Il est vrai que selon le matinal communiqué de Bombardier, les installations aérospatiales montréalaises de l’avionneur ne seraient pas touchées par les réductions d’effectifs.  Au contraire, des augmentations seraient prévues grâce à la montée en cadence de la production du CSeries et l’entrée en production du Global 7000.  Cela reste néanmoins à démontrer car les ventes du CSeries piétinent et le créneau des gros bizjets trébuche alors que le marché de la construction d’avions d’affaires qui ne s’est jamais remis de la crise financière qui suivit la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008, plonge à nouveau.

Bombardier Global 7000. Photo: Bombardier.

Bombardier Global 7000.
Photo: Bombardier.

Les installations mexicaines et marocaines de Bombardier voient leurs effectifs augmenter au fil des ans. L’usine de Querétaro, au Mexique s’est vue confier la construction des fuselages arrière et empennages des Global 5000 et Global 6000, des cônes arrière, des empennages et des ailes des biturbopropulseurs de transport régional Q400, des gouvernes de direction des biréacteurs régionaux CRJ700/900/1000 et des jets d’affaires à large fuselage Challenger 605 ainsi que le câblage électrique de tous les aéronefs de Bombardier.

En dépit de l’annonce des 7500 mises à pieds à peine quelques heures plus tôt, le Ministre Garneau a maintenu le cap n’y percevant pas là l’ombre d’un problème. Il détourna la question en évoquant comment il fut emballé par son vol dans un CSeries.

Combien de temps le Ministre des transports pourrait-il esquiver la question ainsi que son collègue Navdeep Bains et le Premier ministre Justin Trudeau.

Tous trois devraient prendre pour exemple, l’État de Washington qui octroya des crédits de taxes et d’impôts à Boeing destinés à son nouveau gros porteur à long rayon d’action 777X à condition que la construction des ailes en composites de ce mastodonte soit réalisée dans ‘The Evergreen State’ à l’interne comme le sont celles de tous les autres jets commerciaux de Boeing à l’exception du 787 Dreamliner. À l’époque, l’avionneur de Seattle songeait à localiser la production des ailes du 777X ailleurs aux États-Unis ou à la sous-traiter à la japonaise Mitsubishi comme elle le fit dans le cas du 787.

 

 

 

 

 

 

 

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Ottawa totalement absent de la cérémonie de signature de la commande de 75 CS100 par Delta Air Lines. https://infoaeroquebec.net/ottawa-totalement-absent-de-la-ceremonie-de-signature-de-la-commande-de-75-cs100-par-delta-air-lines/ Fri, 29 Apr 2016 02:22:45 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15447 MONTRÉAL – En ce jour de l’annonce de la commande de 75 Bombardier CSeries CS100 par l’américaine Delta Air Lines, d’une valeur au prix catalogue de 5,6 milliards de dollars américains, le Québec d’une même voix ou presque réclame le soutien du gouvernement fédéral canadien du Libéral Justin Trudeau au programme du biréacté monocouloir de 100 places de l’avionneur de Saint-Laurent. Toutefois, le gouvernement fédéral de Justin Trudeau brillait ce matin par son absence à la cérémonie de signature aux installations de Bombardier à Mirabel, au nord de Montréal

En cette occasion, Alain Bellemare, président et chef de la direction de Bombardier, a réitéré qu’un engagement d’Ottawa procurerait à la multinationale une plus grande flexibilité financière tout en lui permettant de continuer à investir dans l’aéronautique au Québec et au Canada.

Du côté de l’Assemblée nationale du Québec, les chefs de partis provinciaux étaient unanimes à réclamer le soutien d’Ottawa.

Justin Trudeau et Philippe Couillard.

Justin Trudeau et Philippe Couillard.

À peine la commande de Delta Air Lines rendue publique, le premier ministre Philippe Couillard ainsi que le chef de l’opposition officielle, Pierre Karl Péladeau et celui de la Coalition Avenir Québec, François Legault, ont unanimement réclamé l’aide du gouvernement fédéral canadien au CSeries.

Il faut rappeler qu’outre l’investissement d’un milliard de dollars américains annoncé le 29 octobre 2015 par le gouvernement Couillard, Bombardier a reçu 467 millions de dollars d’Ottawa et de Québec pour la CSeries. De plus, de son côté, Exportation et développement Canada a également octroyé au cours des cinq dernières années des prêts aux clients de Bombardier s’élevant à 8,8 milliards de dollars.

Fait significatif, aucun représentant du gouvernement Trudeau n’était présent ce matin à Mirabel aux côtés d’Alain Bellemare de Bombardier, d’Ed Bastian de Delta Air Lines et de Martin Coiteux, ministre provincial Libéral des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de Montréal.

Marc Garneau. Photo: TVA.

Marc Garneau.
Photo: TVA.

À Ottawa, interrogé sur le sujet, Marc Garneau, ministre fédéral des Transports, s’est, certes, réjoui de l’importante commande tout en prévenant qu’en aucun elle ne précipitera pas pour autant le processus décisionnel lié à un éventuel investissement fédéral dans la CSeries, réitérant que le dossier était dans les mains du ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains.

Le gouvernement Trudeau craint toujours que toute aide à Bombardier ou à l’industrie aérospatiale du Québec soulève la grogne dans le ‘Rest of Canada’.

D’ailleurs, Ottawa n’a pas bougé sur le dossier de l’aéroport Billy Bishop de Toronto afin d’y accorder l’accès aux CSeries et ainsi permettre la réalisation d’une commande ferme de 12CS100 accompagnée de 18 options par Porter Airlines.

Déjà, peu réceptif aux demandes de soutien du Québec, le reste du Canada doit digérer l’opposition d’une bonne partie de la population du Québec mais surtout d’une frange des élus de la Province au passage de l’oléoduc Énergie Est de TransCanada Pipelines acheminant le pétrole de l’Alberta et de la Saskatchewan vers les ports de la côte Est canadienne de manière d’atteindre les marchés extérieurs.

La récente visite de Justin Trudeau à la Première ministre Néo-Démocrate de l’Alberta, Rachel Notley pourrait marquer le début des tractations afin d’obtenir le soutien de l’Ouest canadien où est produit le pétrole et celui des Maritimes où il serait possiblement raffiné mais certainement, tout au moins, embarqué vers les marchés extérieurs.

Dans un tel contexte, l’opposition à l’oléoduc Énergie Est encore chère à un certain nombre d’élus du Québec dont le maire de Montréal, Denis Coderre, ancien collègue député de Justin Trudeau, pourrait s’évaporer ‘comme pétrole au soleil’ en échange au soutien du reste du Canada à une aide fédérale à Bombardier.

 

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Ottawa financera le développement d’un système de vision facilitant l’inspection et l’entretien de la Station spatiale internationale. https://infoaeroquebec.net/ottawa-financera-le-developpement-dun-systeme-de-vision-facilitant-linspection-et-lentretien-de-la-station-spatiale-internationale/ Fri, 08 Jan 2016 16:47:03 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=14519 SAINT-HUBERT – En ce premier jeudi de 2016, en fin de matinée, le ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et de Développement économique et ministre responsable de l’Agence spatiale canadienne (ASC), Navdeep Bains, annonça en conférence de presse au siège de l’Agence spatiale canadienne (ASC) à Saint-Hubert, en banlieue sud de Montréal, l’octroi d’un contrat de 1,7 million de dollars à Neptec Design Group. Ce montant permettra à l’entreprise d’Ottawa de créer un nouveau système de vision évolué qui sera installé sur Dextre.

En service en 2020, ce système de vision utilisera une combinaison de trois capteurs : un laser 3D, une caméra haute définition et une caméra infrarouge, pour aider à l’inspection et à l’entretien de la structure vieillissante de la Station spatiale internationale (ISS).

Dextre

Dextre, le robot télémanipulateur à tout faire à deux bras conçu par l’ASC à bord de l’ISS mais contrôlé depuis le sol, utilisera ce système pour inspecter les surfaces externes de la station et repérer tout signe d’endommagement. L’environnement hostile de l’espace engendre des conséquences néfastes sur la Station : en plus du vieillissement naturel des matériaux du laboratoire spatial, de petites météorites et des débris orbitaux entrent souvent en collision avec la station. À peu près de la taille d’un four à micro-ondes, le nouveau système de vision révèlera des dommages souvent invisibles à l’œil nu ou qui se situent à des endroits difficiles à atteindre ou à voir. Il évitera la tenue de sorties extravéhiculaires des équipages qui pourront se consacrer alors à d’autres tâches.

À l’heure actuelle, ces inspections sont effectuées à l’aide de caméras installées sur le Canadarm2 et Dextre, de photos prises par l’équipage depuis l’intérieur de la SSI, ou d’autres prises par des astronautes lors de sorties dans l’espace, des opérations qui demeurent risquées.

Le nouveau système de vision pourra être contrôlé depuis le Johnson Space Center de la NASA, à Houston, au Texas, ou depuis le siège social de l’ASC, à Saint-Hubert.

La Station spatiale internationale (ISS) souffre du vieillissement naturel de ses matériaux, sans compter qu’elle évolue dans un environnement hostile où de petites météorites et des débris peuvent entrer en collision avec elle.

Cette technologie est issue d’une longue série de systèmes de vision de Neptec, dont un système de caméra laser installé sur le Canadarm2 ayant servi à inspecter les tuiles des navettes spatiales américaines. Des capteurs de rendez-vous et d’amarrage ont également été utilisés sur les vaisseaux de ravitaillement Cygnus d’Orbital ATK pour faciliter l’amarrage à l’ISS.

Le ministre Bains accompagné de Greg Fergus, secrétaire parlementaire, de Sherry Romanado, députée de LongueuilCharles-LeMoyne ainsi que de l’astronaute Jeremy Hansen et du président de l’Agence, Sylvain Laporte, souligna que ‘Investing in the optical technology for space will also give Canadians an edge here on earth…The technology also has applications in mining, undersea oil and gas infrastructure, and self-driving vehicles’.

Il continua dans la même veine en rappelant que ‘Designing and developing technology for the International Space Station has allowed Canadian space companies to become world leaders in space robotics and optics. The Government of Canada is pleased to contribute this new technology that combines these strengths, while giving the world a new vantage point on the International Space Station’.

Sherry Romanado, Gerg Fergus, Navdeep Bains et Jeremy Hansen. Photo: Philippe Cauchi.

Sherry Romanado, Gerg Fergus, Navdeep Bains et Jeremy Hansen.
Photo: Philippe Cauchi.

Monsieur Bains évoqua aussi que la technologie du Canadarm ‘help service nuclear power stations, repair pipelines on the ocean floor, provide remote servicing of utilities powerline, cleans up hazardous waste’ et ajouta ‘as a surgical tool is more precise than any human hand’.

Le Ministre réitéra que les investissements dans les technologies spatiales permettent au Canada de maintenir sa position de chef de file de l’innovation dans le secteur spatial et de demeurer un partenaire international fiable dans le domaine de l’exploration spatiale. Ces investissements font avancer l’innovation et le développement technologique au bénéfice des Canadiens sur Terre. Monsieur Bains ajouta que ces technologies seront peut-être même utilisées selon lui pour des missions qui ne sont pas encore prévues comme le retour sur la lune.

En sa qualité de ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et de Développement économique, le ministre Bains conclut que son objectif est ‘to help Canadian business to grow, innovate and export’…to create high talented good quality jobs and stimulate the Canadian economy’.

 

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