Montréal-Trudeau – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Wed, 10 May 2017 04:12:53 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.20 L’arrivée de l’exceptionnel Boeing 787 Dreamliner d’Air France à Montréal – Trudeau. https://infoaeroquebec.net/larrivee-de-lexceptionnel-boeing-787-dreamliner-dair-france-a-montreal-trudeau/ Tue, 09 May 2017 21:58:12 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=20283  

MONTRÉAL –   1838 Mots – Temps de lecture : 7 minutes 30secondes.  Sous une pluie battante le lundi 1er mai 2017, s’est posé le premier Boeing 787 Dreamliner d’Air France, à 15h20 à l’aéroport international Montréal – Trudeau (YUL).

Comme le souligna Jean-Noël Rault, vice-président et directeur général d’Air France-KLM au Canada ‘il s’agit du premier vol commercial d’un Dreamliner d’Air France vers l’Amérique du nord’ ‘ Fier que Montréal a été choisi pour ce premier vol’ ajouta-t-il. Il précisera que KLM a reçu ses premiers 787 en 2015 desservant un temps Toronto et depuis 2016, Calgary, en Alberta.

Jean-Noël Réault et Thierry Bellot. Photo: Philippe Cauchi.

Jean-Noël Réault et Thierry Bellot.
Photo: Philippe Cauchi.

Ce Boeing 787-9, F-HRBB, avec à ses commandes, le commandant Thierry Bellot et son copilote Jean-Philippe Bertin, avait quitté le terminal à l’aéroport Charles-de-Gaulle (CDG) de Paris à 14h04 et avait pris son envol à 14h19 après un roulage de 15 minutes.  Après avoir volé à la vitesse moyenne de 880km (475knt), à une altitude de croisière de 11580m (37992 pieds), le 787 aura parcouru les 5669km (3061NM) séparant CDG et YUL en 7h 16mn avec un personnel navigant commercial de neuf personnes.

Entré au service d’Air France en 1990, le commandant Thierry Bellot a successivement volé sur Fokker 27 puis sur Boeing 737, 747, 777 et 787, a été instructeur et responsable d’exploitation sur Boeing 737 et 747 avant d’accéder au poste de chef de division de la flotte des 747-400 du transporteur français qu’il a occupé de 2011 à 2013. Récipiendaire de la Médaille de l’aéronautique en 2014, monsieur Bellot occupe maintenant le poste de chef pilote 787 chez Air France. De 2013 à 2015, Thierry Bellot a travaillé à la définition du 787 de KLM puis d’Air France avec ‘l’idée de faire des avions aussi proches que possible’. Car pour la première fois, les deux transporteurs ont travaillé ensemble à l’intégration d’un nouvel aéronef dans leurs flottes. Puis est venu la préparation à l’entrée en service. Comme l’expliqua Thiery Bellot, Le Boeing 787 peut être piloté par des pilotes qualifiés sur 777 après un ‘Difference Course’.  Des pilotes d’Air France sont allés voler sur les 787 de KLM. Le commandant Belot précisa que ‘Nous avons essentiellement des pilotes provenant des Airbus A320 et A330, assez peu du Boeing 777’.

Aéroport de Montréal- Arrivée du Boeing 787-9 Dreamliner d'Air France. Photo: Air France.

Aéroport de Montréal- Arrivée du Boeing 787-9 Dreamliner d’Air France.
Photo: Air France.

Au plan de la consommation, il spécifia que sur le parcours Paris – Le Caire, l’écart est de douze tonnes de carburant en faveur du Boeing 787 par rapport à un Airbus A340, un quadrimoteur de capacité semblable. En règle générale, selon l’avion et le trajet, l’économie en carburant varie de 15 à 20%.

Aux dires du commandant Bellot, le Boeing 787 présente une aile exceptionnelle qui permet des vitesses de Mach 0.86 et même 0.87 et un ‘flap control’ qui amortit les turbulences. Il conclut en affirmant qu’il tire ‘une grande satisfaction d’avoir travaillé pendant cinq ans sur le 787’

Ce vol AF344 du 1er mai 2017 a ainsi inauguré la desserte quotidienne entre Paris et Montréal en Boeing 787 qui se poursuivra jusqu’à la fin du mois d’octobre 2017.

Air France a choisi la version Boeing 787-9 tri-classe : 30 sièges en cabine Business, 21 sièges en cabine Premium Economy, entièrement repensée, et 225 sièges en cabine Economy dont tous les sièges sont signés Zodiac Aerospace.

Sièges Business Air France sur 787-9. Photo: Air France.

Sièges Business Air France sur 787-9 Dreamliner.
Photo: Air France.

Cabine du Boeing 787-9 Dreamliner d'Air France. Photo: Philippe Cauchi.

Siège Business Air France sur 787-9 Dreamliner d’Air France.
Photo: Philippe Cauchi.

 

Cabine du Boeing 787-9 Dreamliner d'Air France. Photo: Philippe Cauchi.

Cabine Business du 787-9 Dreamliner d’Air France.
Photo: Philippe Cauchi.

Cabine du Boeing 787-9 Dreamliner d'Air France. Photo: Philippe Cauchi.

Cabine Business du 787-9 Dreamliner d’Air France.
Photo: Philippe Cauchi.

La cabine Business du 787 d’Air France est un espace privilégié et harmonieux où chaque fauteuil allie des espaces intimes et généreux, donne un accès direct à l’allée et se transforme en un lit de près de deux mètres, les sièges sont habillé de matières moelleuses permettant de dormir à l’horizontale. Un écran tactile de seize pouces haute définition donne accès à des nouveaux films, des classiques du cinéma, des superproductions, des concerts, des documentaires et aussi à la musique et aux jeux.

Sièges Premium Economy Air France sur 787-9. Photo: Air France.

Sièges Premium Economy Air France sur 787-9.
Photo: Air France.

 

Cabine du Boeing 787-9 Dreamliner d'Air France. Photo: Philippe Cauchi.

Cabine Premium Economy Air France sur 787-9 Dreamliner.
Photo: Philippe Cauchi.

La nouvelle cabine Premium Economy du 787 d’Air France offre un fauteuil dont le dossier s’incline jusqu’à 130° à l’intérieur d’une coque fixe qui préserve l’espace personnel de chaque occupant. L’assise du fauteuil, généreuse et relaxante, assure votre liberté de mouvement. L’espace entre les rangées permet d’étendre les jambes confortablement alors que l’épaisseur et la densité des mousses renforcent le soutien lombaire et garantissent le bien-être.
Chaque passager dispose d’un liseuse individuelle orientable à fibre optique, d’une rainure creusée dans la tablette pour faciliter la lecture verticale d’un livre ou d’une tablette, d’une prise électrique, d’un port USB et d’un casque audio réducteur de bruit.

Sièges Economy Air France sur 787-9. Photo: Air France.

Sièges Economy Air France sur 787-9 Dreamliner.
Photo: Air France.

La cabine Economy du 787 d’Air France offre à chaque passager assez de place pour étendre les jambes, un appuie-tête réglable, une prise électrique, un port USB, une tablette, un porte-gobelet, un crochet pour casque audio et un écran tactile.

 Au fil du temps, Air France a fait confiance à Boeing en optant dans les années 1960 pour le Boeing 707 (36 exemplaires) et le Boeing 727 (28 exemplaires), dans les années 1970 pour le Boeing 747 (51 exemplaires), dans les années 1980, le Boeing 737 (31 exemplaires) et dans les années 1990 pour le Boeing 767 (3 exemplaires) et pour le Boeing 777 (58 exemplaires) pour un total de 213 appareils de l’avionneur américain.  Comme le rappela le commandant Belot, Boeing a ‘une extrême attention pour Air France’.

Air France sera parmi les premiers transporteurs à passer aux réactés avec le Boeing 707 qui portaient des noms de châteaux de la Loire.  Les dirigeants du transporteur français comprendront la révolution que seront les Boeing 747 et Boeing 777 dont Air France sera dans les deux cas, un des plus importants exploitants au monde.  Bien que s’étant séparé de son dernier Jumbo Jet en janvier 2016, Air France aligne la troisième plus importante flotte du biréacté gros porteurs à long et très long rayon d’action, le Boeing 777 avec 25 777-200ER, 43 777-300ER et 2 777F.

Aéroport de Montréal- Arrivée du Boeing 787-9 Dreamliner d'Air France. Photo: Philippe Cauchi.

Arrivée du Boeing 787-9 Dreamliner d’Air France à Montréal – Trudeau.
Photo: Philippe Cauchi.

Air France – KLM a passé commande de 37 Boeing 787 : 25 achetés et 12 loués auprès du plus important locateur au monde, IFLC. Quinze 787-9 et sept 787-10 sont destinés à KLM alors que quinze autres 787-9 équiperont Air France. Le tout premier 787 destiné au transporteur français, un 787-9 immatriculé F-HRBA et portant le numéro de série 38769/500 a effectué son vol inaugural de Charleston, en Caroline du Nord, site de la deuxième ligne d’assemblage du 787, le 8 novembre 2016 et s’est posé à l’aéroport Paris – Charles-de-Gaulle, le 2 décembre 2016.  Il est le 500iéme 787 construit et le 50ième 787 livré par ILFC.

Le 20 avril 2017, la compagnie a pris livraison de son deuxième Boeing 787, celui-ci en propriété propre, toujours un 787-9 immatriculé F-HRBB numéro de série 42495/543 aux installations de Boeing de Charleston alors que son vol inaugural remonte au 15 mars précèdent. Air France doit réceptionner trois autres 787-9 d’ici la fin 2017 alors que sa flotte, à l’été 2018, sera porté à six Dreamliner.  À l’horizon 2019, Air France disposera de dix des quinze Dreamliner attendus.

Aéroport de Montréal- Arrivée du Boeing 787-9 Dreamliner d'Air France. Photo: Philippe Cauchi.

Arrivée du Boeing 787-9 Dreamliner d’Air France à Montréal – Trudeau.
Photo: Philippe Cauchi.

En 2017, le prix catalogue d’un 787-9 est de 229,5 millions de dollars américains et celui d’un 787-10, 270,4 millions.

Propulsé par deux réacteurs de toute nouvelle génération General Electric GEnx dans le cas des Dreamliner d’Air France, le Boeing 787 tout comme ses prédécesseurs, les Boeing 707 et Boeing 747 représente une rupture technologique. Le vol inaugural du 787, un 787-8 eut lieu aux installations de Boeing à Everett dans l’état de Washington, le 15 décembre 2009 et son entrée en service est survenue le 28 octobre 2011 au sein de All Nippon Airways (ANA).

Pour sa part, le premier 787-9, une version rallongée du 787-9, effectua son baptême de l’air le 17 septembre, reçut sa certification de la FAA le 16 juin 2014 et entra en service, le 9 août de la même année au sein de Air New Zealand.

Produit actuellement au rythme de 14 appareils par mois au total, sur deux chaines de montage, une aux installations géantes de Boeing à Everett dans l’État de Washington et la seconde aux toutes nouvelles installations de l’avionneur américain à Charleston, en Caroline du Nord, le Boeing 787 a déjà été vendu en date d’avril 2017 à 1213 exemplaires : 787-8 : 423, 787-9 641 et 787-10 149.  541 Boeing 787 ont été livrés soit 334 787-8 et 207 787-9.

Offert en trois versions, les Boeing 787-8, 787-9 et 787-10, le Dreamliner offre un fuselage, des ailes, un empennage et une gouverne de direction en composite. D’ailleurs, ce matériau représente 50% de sa masse à vide ; l’aluminium, 20% ; le titane, 15% ; l’acier, principalement pour les tiges et les cylindres des trains d’atterrissage, 10% ; les autres matériaux s’accaparant les 5% restants.

Aéroport de Montréal- Arrivée du Boeing 787-9 Dreamliner d'Air France. Photo: Air France.

Arrivée du Boeing 787-9 Dreamliner d’Air France à Montréal – Trudeau.
Photo: Air France.

Le Boeing 787 Dreamliner se distingue par comme le rappellera monsieur Rault :

  • Une consommation carburant de 20 % inferieure à ses concurrents déjà en service ;
  • Une diminution significative des émissions de CO2 et des émissions sonores ;
  • Des hublots plus grands d’environ 30 % par rapport aux avions similaires ;
  • Des hublots électrochromiques qui se teintent afin de bloquer au besoin l’entrée du soleil en cabine comme le ferait un rideau mais tout en n’obstruant la vue vers l’extérieur ;
  • Des ambiances lumineuses adaptées aux phases de vol ;
  • Une pressurisation en cabine équivalente à une altitude de 6000 pieds contre plus de 8000 pour le plus proche de ses concurrents améliorant le confort à bord et atténuant les effets physiologiques de l’altitude, une caractéristique qui ne se retrouve qu’à bord des jets d’affaires haut de gamme Gulfstream.
  • Une hygrométrie plus importante rendant le voyage encore plus confortable permettant un taux d’humidité en cabine mais aussi dans le cockpit de l’ordre de 16 à 17% ;
  • Une connexion Wi-Fi à bord adaptée aux besoins et usages des clients ;
  • Une nouvelle classe Premium.

Rappelons qu’après l’aéroport international John F. Kennedy de New York (JFK), Montréal – Trudeau (YUL) est pour Air France, la deuxième escale en importance en nombre de sièges offerts sur son réseau long-courrier. À compter du 29 mai, jusqu’à la fin septembre, les clients d’Air France auront de nouveau le choix de trois horaires de départ de Montréal : 16h55 (Boeing 787), 19h20 (Boeing 777) ou 22h05 (Boeing777). Air France dessert Montréal depuis 70 ans. Avec ses vingt et un vols hebdomadaires, Air France représente 40% de l’offre de sièges entre Montréal et Paris. Comme le fit remarquer monsieur Rault, deux passagers sur trois entre YUL et CDG est en correspondance.

Boeing 707-320 d'Air France..

Boeing 707-320 d’Air France..

Logo Air France Hippocampe

Boeing 747-100 d'Air France..

Boeing 747-100 d’Air France..

Le retour du 787 d’Air France à Montréal – Trudeau en 2018 n’étant pas confirmé, il ne faut pas bouder son plaisir et opter pour le vol AF345 d’ici octobre afin de faire partie de l’histoire de l’aviation comme cela fut le cas avec le Boeing 707 au début des années 1960 et avec le Boeing 747, au début des années 1970.

Logo Air France.

Horaires des vols effectués (en heure locale) par le Boeing 787-9 d’Air France :

AF345 : départ de Montréal-Trudeau à 16h50, arrivée à Paris-Charles de Gaulle à 05h30 le lendemain ;

AF344 : départ de Paris-Charles de Gaulle à 13h35, arrivée à Montréal-Trudeau à 14h55.

 

 

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Un nouveau record de passagers pour Aéroports de Montréal en 2015. https://infoaeroquebec.net/un-nouveau-record-de-passagers-pour-aeroports-de-montreal-en-2015/ Fri, 06 May 2016 05:33:24 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15508 MONTRÉAL – Le public et le presse furent convoqués par la direction d’Aéroports de Montréal à assister, en ce jeudi matin, à partir de 10h00, à son assemblée publique annuelle.

Aéroports de Montréal avec ses 625 employés gère les aéroports internationaux de Montréal-Trudeau et de Montréal-Mirabel.

À l’estrade, se trouvaient James C. Cherry, pdg d’Aéroports de Montréal et Normand Legault, président du Conseil d’administration qui remplacera Réal Raymond.

Normand Legault, président du Conseil d'Aéroports de Montréal. Photo: Philippe Cauchi.

Normand Legault, président du Conseil d’Aéroports de Montréal.
Photo: Philippe Cauchi.

Monsieur Legault souligna l’arrivée de deux nouveaux administrateurs au sein du Conseil d’administration : Patricia Curadeau-Grou, banquière de carrière, proposée par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, et Robert Lefebvre, un gestionnaire de fonds de capital de risque doublé d’un entrepreneur en technologies de l’information proposé par la Communauté métropolitaine de Montréal.

Ils remplaceront Réal Raymond et Raymond Reid après quatre mandats, le maximum admissible.

Aéroport international Montréal - Trudeau.

Aéroport international Montréal – Trudeau.

Trafic passagers

Monsieur Cherry révèla que le trafic passagers à Montréal-Trudeau avait atteint en 2015, 15,5 millions de passagers embarqués/débarqués, un nouveau record absolu d’affluence pour Montéal-Trudeau. Il s’agit d’une hausse de 4,5 % par rapport à 2014, la 6ième consécutive depuis la fin de la grande récession.

Les hausses furent de 6,6 % pour les vols internationaaux, de 3,8 % pour les transfrontaliers et de 2,9 % pour les domestiques.

Quant au trafic de correspondence, il s’est maintenu autour de 18 %.

Le fret aérien a atteint les 176 000 tonnes, en hausse de 6,4%, réparti en parts égales entre les aéroports Montréal-Trudeau et Montréal-Mirabel.

Mouvements d’aéronefs

En 2015, le nombre total de mouvements d’aéronefs s’est établi à 232 600 en légère baisse de 2%, chose normale puisque depuis des années les transporteurs aériens alignent des avions de plus forte capacité tout en augmentant leur taux de remplissage.  La baisse a atteint 8 % entre 22h et 7h.

Logo Aéroports de Montréal

Desserte aérienne

Actuellement, quelque 30 transporteurs commerciaux desservent Montréal-Trudeau. L’année 2015 fut marquée par l’arrivée si attendue fin septembre d’Air China et de son vol direct vers Beijing en Boeing 777-330ER.  De son côté, Air Transat ouvrit une ligne vers Budapest, en Hongrie et Air Canada vers Curaçao, aux Antilles.

Un total de 130 destinations directes, dont 78 internationales, 28 au Canada et 24 aux États-Unis sont accessibles de l’aéroport Montréal-Trudeau.

En 2016, Icelandair, WOW et Tunisair desserviront Montréal-Trudeau pour la première fois.  Ils viendront s’ajouter aux transporteurs suivants:

Transporteurs canadiens

Air Canada

Air Creebec

Air Inuit

Air Transat

First Air

Porter Airlines

Provincial Airlines

Sunwing Airlines

WestJet

 

Transporteurs internationaux

AeroMexico

Air Algérie

Air China

Air France

Air Saint-Pierre

British Airways

COPA Airlines

Corsair

Cubana

KLM

Lufthansa

Qatar

Royal Air Maroc

Royal Jordanian

SATA International

SWISS

Turkish Airlines

 

Transporteurs américains

American Airlines (fusionné avec US Airways)

Delta Air Lines

United

 

Transporteurs tout cargo

American International Airways

Ameristar Jet Charter

Atlas Air

CargoJet

CargoLux

Castle Aviation

Contract Air Cargo

Dubai Air Wing

FedEx

Kalitta Flight Service

Kelowna Flightcraft

Martinair

McNeely Charter Service

Morningstar Air Express

Nippon Cargo Airlines

Nolinor

Northern Air Cargo

Royal Air Freight

Skylink Express

UPS

Pour l’été 2016, Air Transat ajoutera Glasgow, en Écosse, à ses vingt destinations tandis qu’Air Canada et Air Canada Rouge, relieront pour la première fois, Lyon et Casablanca, respectivement.

En tout, 110 destinations directes dont 30 vers l’Europe seront disponibles.  À lui seul Paris sera désservi par pas moins de huit vols quotidiens, un de plus qu’en 2015.

En terme de sièges, la capacité sera de 14% supérieure à l’année précédente.

Satisfaction de la clientèle

Suite à un sondage auprès de 1500 passagers au départ et 800 à l’arrivée, l’indice de satisfaction globale pour 2015 s’est établi à 5,77 chez les passagers au départ et à 5,91 pour les passagers à l’arrivée.

Le pourcentage de passagers satisfaits, très satisfaits ou extrêmement satisfaits a atteint 97,9 % au départ et 96,8 % à l’arrivée.

Services immobiliers et commerciaux

L’année 2015 aura été marquée par la signature de deux nouvelles ententes pour les services de restauration et le renouvellement de l’offre commerciale grâce au réaménagement ou la relocalisation d’une soixantaine de commerces.

D’autres développements suivront avec l’ouverture de commerces additionnels aux accents bien montréalais comme l’Auberge St-Gabriel, l’Avenue des Canadiens et Montreal Bagel & Deli entre les portes 52 et 53 et près de la porte 1, ainsi que dans le nouveau secteur de la jetée internationale qui sera inaugurée le 12 mai prochain.

Profitant du renouvellement des permis de taxi, Aéroports de Montréal a demandé des améliorations au service, notamment une flotte plus récente, mieux adaptée et, surtout plus verte. Déjà, environ 50 % des voitures taxi desservant Montréal-Trudeau sont hybrides.

À Montréal-Mirabel, une entente a été conclue avec le FBO Mirajet concernant la location d’un terrain de 20 000 mètres carrés sur lesquels sera construite une vingtaine de hangars destinés à l’aviation d’affaires. Sur les quelque 13 000 mouvements d’aéronefs enregistrés chaque année à cet aéroport, 10% émanent de l’aviation d’affaires.

Quant au redéveloppement du site de l’ancien complexe d’aérogare, un plan de développement a été élaboré afin de faciliter la prospection de locataires.

Ingénierie et construction

Les travaux de prolongement de la jetée internationale se sont poursuivis alors que les travaux de finition intérieure ont été complétés à la fin mars pour permettre l’aménagement des commerces et l’installation du mobilier et des éléments d’arts visuels pour une inauguration, le 12 mai prochain, avec quatre mois d’avance sur l’échéancier et sans dépassement de coût.

Les portes d’embarquement spécialement aménagées pour les Airbus A380 dont le passage à Montréal fut de courte durée sont maintenant utilisées pour accélérer l’embarquement et le débarquement des Boeing 777.

À Montréal-Mirabel, la réfection de la piste principale 06-24 a été amorcée alors que les travaux de démantèlement du bâtiment de l’ancienne aérogare se termineront en septembre prochain dont le coût va passer de $16 à 25 millions du fait de la découverte de présence d’amiante plus importante qu’anticipée selon James C. Cherry.

Aéroports de Montréal lance le projet de réaménagement et d’élargissement du débarcadère devant l’aérogare, du stationnement étagé et du bâtiment central de Montréal-Trudeau dont la façade et les bureaux datent des années 1960.  Les travaux pourraient commencer dès 2017.

Bilan environnemental et social

Suite aux derniers tests utilisant la NEF 30, la superficie de l’empreinte sonore atteint 17,4 kilomètres carrés, comparativement à 42,2 kilomètres carrés en 1995, l’année de réference, une diminution de 58,8 %.

Quant au nombre de personnes résidant sous l’empreinte, il est passé de 39 421 en 1995 à 3 304 en 2014, soit 92 % de moins.

La meilleure performance sonore des aéronefs récents et le retrait progressif des jets d’anciennes générations bien plus bruyants expliquent cet état de fait en dépit de l’augmentation de la population autour de l’aéroport.

Aéroports de Montréal dispose de huit stations fixes de mesure de bruit stratégiquement disposées à Dollard-des-Ormeaux, Saint-Laurent Nord, Saint-Laurent Sud, Côte-Saint-Luc, Dorval Sud, Dorval Nord et Pointe-Claire, dans les axes des pistes et une mobile déployée en 2015 dans les arrondissements d’Ahuntsic et Villeray et à Ville Mont-Royal pour des périodes d’un mois.

Les niveaux de bruit total enregistrés aux stations fixes sont demeurés relativement stables d’une année à l’autre avec des leq de nuit inférieurs à 50 dB(A) et à 29 dB(A) en tenant compte de l’isolation des maisons.

James C. Cherry, pdg d'Aéroports de Montréal. Photo: Philippe Cauchi.

James C. Cherry, pdg d’Aéroports de Montréal.
Photo: Philippe Cauchi.

Résultats financiers

En 2015, les revenus d’Aéroports de Montréal ont augmenté de 5,45% pour atteindre  $488.8 million.  Les revenus de source aéronautique se sont hissés de 6,6%, ceux de source commerciale de 7,4% et ceux de source immobilière de 7,6%.

Pendant ce temps, les dépenses d’opérations ont à peine progressé de 0,2% pour atteindre $167 millions, les taxes se sont élévées à $38,4 millions, le loyer versé à Transports Canada, $50,4 millions et les frais d’intérêt, $91,9 millions pour une dette de $2 milliards.

Les revenus ont excedé les dépenses afin de dégager un surplus de $19,8 millions contre une perte de $4,4 millions en 2014.

Mais le BAIIA, l’excédent des produits sur les charges avant les impôts, les intérêts, l’amortissement et les postes non récurrents, s’est établi en 2015 à 233 millions de dollars, une hausse appréciable de 11,6 % par rapport à 2014.

Les investissements en 2015 ont atteint $237,4 millions contre 180 millions l’année précédente.

Résultats du 1er trimestre 2016

Au premier trimestre 2016, le trafic passagers à l’aéroport Montréal-Trudeau a atteint 3,9 millions de passagers, en hausse de 5,0% par rapport à 2014.

Pour leur part, les produits consolidés se sont élevés à $126 millions, une hausse de 5,1% principalement attribuable à l’accroissement du trafic passagers, les charges d’exploitation sont passées à $45 millions, les transferts aux gouvernements, $24 millions et les charges financières, $23,6 millions.

Dans ce context, le trimestre terminé le 31 mars 2016 s’est soldé par un excédent des produits par rapport aux charges de $4,8 millions comparativement à $3,8 millions pour la même période en 2015.

Pour sa part, le BAIIA s’est chiffré à $57 millions, en hausse de 7,1 % par rapport à l’an dernier.

Accès terrestres

Aéroports de Montréal, aux dires de monsieur Cherry, est emballé quant à la desserte en transport collectif de Montréal-Trudeau par le projet de Réseau électrique métropolitain annoncé récemment par CDPQ Infra.

Le choix de relier à la fois le centre-ville de Montréal, la Rive-Sud, l’Ouest de l’île, la Rive-Nord et l’aéroport au sein d’un seul réseau de système léger sur rail (SLR), le choix de la Gare Centrale comme point de chute au centre-ville et le délai de réalisation très court soit 2020 satisfont Aéroports de Montréal.

Le seul bémol est le temps de trajet, d’environ 20 à 25 minutes, entre l’aéroport et le centre-ville, le trajet de CDPQ Infra étant moins direct et plus long que celui pensé avec la Société de transport de Montréal (STM).

Il faut souligner que la période des questions qui suivit la présentation donnée par le pdg d’Aéroports de Montréal fut courte, très tranquille et courtoise par rapport aux années précédentes.  Très peu de personnes critiques d’Aéroports de Montréal prirent la parole.

Logo 75ième anniversaire Aéroports Montréal-Trudeau.

L’année 2016 marquera le 75ième anniversaire de l’aéroport de Dorval devenu l’aéroport international Montréal – Dorval avant d’être rebaptisé Montréal-Trudeau, le 1er janvier 2004, à la mémoire du premier ministre canadien Libéral Pierre-Elliot Trudeau par le gouvernement fédéral Libéral de Jean-Chrétien.

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