JUSTIN TRUDEAU – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Sat, 18 Jul 2020 02:17:36 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.20 Pas facile finalement pour le gouvernement Trudeau d’écarter le F-35. https://infoaeroquebec.net/pas-facile-finalement-pour-le-gouvernement-trudeau-decarter-le-f-35/ Mon, 04 Feb 2019 04:44:23 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=28204 MONTRÉAL – Nombre de mots : 1183 – Temps de lecture : 7 minutes.

Dans un article de Lee Berthiaume de la Presse Canadienne, du 23 janvier 2019, nous apprenions que le gouvernement du Canada n’aurait nullement l’intention de se retirer du programme du chasseur de cinquième génération Joint Strike Fighter (JSF) LockheedMartin F-35 Lightning II.

L’article nous apprend ainsi que le Canada devrait bientôt payer des dizaines de millions de dollars pour le développement futur de l’avion de chasse F-35 alors même que le gouvernement fédéral devrait lancer un appel d’offres pour le remplacement de ses vieux McDonnell Douglas F-18 Hornet livrés entre 1982 et 1988.  Mais surtout trois ans et demi après que le candidat au poste de premier ministre, le Libéral Justin Trudeau, aussi avide du pouvoir que la machine de son parti, avait fait du F-35 son bouc-émissaire de campagne et de la légalisation du cannabis, sa principale promesse électorale.

Qui pourrait oublier le spectacle qu’a donné le candidat Trudeau sur le dos du F-35 sur lequel le gouvernement du Conservateur Stephen Harper, alors au pouvoir, avait porté son choix avec l’achat de 65 exemplaires.

Ainsi le dimanche 20 septembre 2015, 50ièmejour de la campagne, le Parti Libéral du Canada par la voix de son chef et candidat au poste de premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a sorti de son chapeau le dossier du F-35 et du remplacement des CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne.Entouré de partisans libéraux, monsieur Trudeau lors d’une activité partisane au Musée canadien de l’immigration situé à la jetée 21 du port d’Halifax en Nouvelle-Écosse déclara sans équivoque à défaut d’arguments valables: ‘We will not buy the F-35 fighter jet’.

Un CF-18 volant en formation au-dessus d’Hawaii. Photo: U.S. Navy.

Il propose alors de remplacer les McDonnell Douglas CF-18 Hornet entrés en service en 1983 par des aéronefs plus abordables que le Lockheed Martin F-35 Lightning II qu’il n’identifie nullement.

Volte-face bien Libérale,Patrick Finn, sous-ministre adjoint aux matériels au Ministère de la Défense nationale et responsable de l’approvisionnement militaire, a indiqué que le Canada n’envisageait nullement de se retirer du groupe des neuf partenaires du programme F-35 avant la l’annonce du choix du remplaçant des F-18 de l’Aviation royale canadienne.

Aussi étrange que cela puisse paraître pour un gouvernement qui voulait rayer le F-35 de sa liste de candidats, le Canada demeure un partenaire du Joint Strike Fighter aux côtés des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Italie, des Pays-Bas, de la Turquie, de l’Australie, de la Norvège et du Danemark.

Nous sommes loin des esclandres électoraux du fils Trudeau contre l’avion de combat américain. Le candidat Libéral a passé sa campagne à dire tout ce que l’électorat anti-Harper voulait entendre sachant très bien qu’une fois élu, les choses seraient différentes. Parmi les promesses à l’emporte-pièce figurèrent naturellement, celle de ne pas équiper le Canada du F-35. En fait, l’une des seules promesses tenues par Trudeau fut la légalisation de la marijuana, chose dont le pays aurait pu se passer.

Boeing F/A-18E Super Hornet. Photo: U.S. Marine Corps.

Eurofighter Typhoon.
Photo: Airbus.

Saab Gripen E.
Photo: Saab Aircarft.

Quoiqu’il en soit, jusqu’à présent, le F-35 figure parmi les quatre aéronefs, aux côtés du Boeing F-18E/F Super Hornet, de l’Airbus Eurofighter Typhoon et du Saab Gripen E, qui devraient être évalués.

Il est vraiment qu’il est alléchant pour le gouvernement canadien et l’industrie aérospatiale canadienne de participer à un programme qui mènera à la construction de plus de 4000 appareils de très haute technologie. En 2018, 91 F-35 ont été livrés, 130 le devraient bientôt en 2019 et dès 2023 plus de 160 annuellement.  À titre de comparaison, le Typhoon dont le vol inaugural remonte à 1994 et dont quelques 550 exemplaires ont été livrés, devrait péniblement dépasser le cap des 600 livraisons avant la fin de sa production.

F-35 Facts and figures 2019. Photo: LockheedMartin.

Comme l’indiqua si bien monsieur Flynn, les entreprises canadiennes ont déjà bénéficié de contrats totalisants $1,25 milliard alors que la montée en puissance de la production en série du F-35 vient juste de s’amorcer. Au cours des vingt dernières années, le Canada a investi un peu plus de $500 millions dans le programme.

Encore une autre virevolte de la part des Libéraux, l’histoire nous y a habitué.

Quel contraste avec les propos tenus par Justin Trudeau lors de la campagne électorale fédérale de 2015 alors qu’il jouait à fonds le fait de promettre aux électeurs ce qu’ils voulaient.  D’ailleurs, au fil du temps, les Libéraux fédéraux nous ont habitués à ce genre de manœuvre électoraliste.

Rappelons-nous qu’à la suite à l’élection en 1993 du maître à penser de Justin Trudeau, Jean Chrétien, ce dernier avait annulé, dès sa prise du pouvoir, le contrat passé en 1990 par le gouvernement conservateur de Brian Mulroney pour l’achat d’hélicoptères GKN Westland EH-101 qualifiés de façon opportuniste par le chef Libéral de ‘Cadillac’. Son annulation coûta pour ce dédit aux contribuables canadiens la bagatelle somme de 478 millions de dollars de l’époque, ce qui n’empêcha pas le même gouvernement Libéral d’acquérir en 1998, 15 Cormorant, essentiellement des EH-101 rebaptisés et livrés entre 2001et 2003.

Sous le régime Conservateur de Stephen Harper, trois programmes d’acquisition de matériel aéronautique militaire ont été menés à bien, en douceur et dans le respect des budgets et des dates de livraison : ceux des quadriréactés de transport stratégique Boeing C-17 Globemaster III, des hélicoptères lourds Boeing CH-47F Chinook et des quadriturbopropulsés de transport tactiques Lockheed Martin C-130J Hercules.

Faut-il se souvenir que le F-35 a été sélectionné également par l’US Air Force, l’US Navy et l’US Marine Corps, mais aussi par le Royaume-Uni, l’Australie, la Turquie, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, la Corée du Sud et la Belgique.

Mais encore plus significative reste la sélection du F-35 par deux forces aériennes des plus sélectives et rigoureuses au monde dans leur processus d’acquisition de matériel militaire, Heyl Ha’Avir, l’armée de l’air d’Israël et les Japan Self Defence Forces avec des commandes totales de 105 F-35A et de 42 F-35B, faisant du Japon, le plus important client international du F-35.

Lockheed Martin F-35I Adir.
Photo: IAF.

Justin Trudeau et son gouvernement reviendront-ils finalement à la raison en optant pour le F-35 pour le remplacement des F-18 de l’Aviation royale canadienne.  Si cela se concrétisait,  il pourra toujours prétexter que depuis ses déclarations bien calculées de la campagne de 2015, le F-35 a muri et gagné ses lettres de noblesse.

En date d’aujourd’hui, plus de 360 F-35 ont été livrés qui ont accumulé plus de 177 000 heures de vol à partir de 16 bases aériennes dans le monde alors que 760 pilotes et 6900 mécaniciens sont qualifiés sur ce chasseur-bombardier de cinquième génération. De plus, le coût unitaire actuel du F-35A est passé à 89,2 millions de dollars américains, une réduction de 60% alors que LockheedMartin vise un coût unitaire de 80 millions de dollars d’ici 2020.

Il faut dire que d’ici l’annonce du nom du successeur des F-18 Hornet des Forces armées canadiennes, les prochaines élections fédérales auront eu lieu.

De deux choses l’une.  Réélu, Trudeau pourra alors opter pour le F-35 sans problème, il aura atteint son but se faire réélire ou chassé du pouvoir, les Conservateurs pourront reprendre alors ce que Stephen Harper avait commencé en passant commande du F-35.

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Le cirque médiatique d’Airbus au Canada ne fait que commencer. https://infoaeroquebec.net/le-cirque-mediatique-dairbus-au-canada-ne-fait-que-commencer/ https://infoaeroquebec.net/le-cirque-mediatique-dairbus-au-canada-ne-fait-que-commencer/#comments Tue, 25 Sep 2018 03:32:29 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=27235 MONTRÉAL – Nombre de mots : 1368 – Temps de lecture : 10 minutes.

Croire que le constructeur aérospatial franco-germano-espagnol, Airbus Industrie, création des états français et allemands, au prix de centaines de milliards de dollars de subventions depuis sa création selon l’hebdomadaire économique britannique The Economist dans un long article publié il y a une dizaine d’années, a sauvé le biréacté monocouloir de 100 à 130 places C Series par bonté d’âmes, serait vraiment naïf.

Alain Bellemare, pdg de Bombardier et Tom Enders, pdg d’Airbus.
Photo: Philippe Cauchi.

Airbus nous a habitués aux grands effluves d’amour pour obtenir des contrats au Canada. Rappelons-nous du début des années 1980 alors que le consortium jadis franco-germano-espagnol-britannique voulait placer ses avions de ligne chez le transporteur national Air Canada. Après avoir été heureusement rejeté au profit de Boeing et de son tout nouveau biréacté bicouloir 767, Airbus persévéra pour caser, en 1987, son biréacté à fuselage large moyen-courrier A310 auprès du transporteur Wardair d’Edmonton, en Alberta, qui passeront chez Canadian International Airlines de Calgary, en Alberta lors de sa reprise par ce dernier. Canadian International Airlines passera une modeste commande de 13 biréactés monocouloirs de 150 places A320.  Puis stupéfaction, en juillet 1988, au prix de promesses de retombées économiques et industrielles mirifiques et même de la location de somptueux bureaux à la Place Ville-Marie, en plein cœur de Montréal, Airbus plaça son A320 auprès du transporteur national canadien, encore à l’époque ‘société de la couronne’ ou plus simplement propriété de l’état canadien, avec la commande de 34 A320 au prix de $1,5 milliard. La flotte d’Air Canada n’était alors constituée que d’aéronefs américains, des Boeing 737,747,767, des McDonnell Douglas DC-9 et des Lockheed L-1011 TriStar.

Airbus A320 d’Air Canada.

Tout le monde connaît la suite, Air Canada opéra au fil des ans plus de 150 Airbus : A319, A320, A320, A330 et A340.

Puis le gouvernement fédéral Progressiste Conservateur de Brian Mulroney, dont le nom sera lié au scandale Karlheinz Schreiber, viendra au secours de Canadian International Airlines qui avait hérité de dix A310 suite à sa reprise de Wardair, en rachetant cinq d’entre eux pour la Force aérienne canadienne ou Canadian Air Force et qui deviendront les CC-150 Polaris dont deux ont été transformés en Allemagne en ravitailleur en vol A310MRTT et un en avion d’état, transportant le Premier ministre lors de ses déplacements.

Airbus CC-150 Polaris de l’aviation royale canadienne.
Photo: MDN.

Mais depuis près de trois ans, Airbus est en campagne pour s’emparer des contrats aérospatiaux à venir du Ministère de la défense nationale du Canada.  Une entrevue réalisée avec Simon Jacques, président d’Airbus Defence and Space Canada lors du Salon CANSEC tenu en mai 2016 en témoigne http://infoaeroquebec.net/cansec-2016-les-trois-priorites-dairbus-defense-and-space-canada/.

Et la stratégie paye même si je devrais dire que la prise du pouvoir par les Libéraux de Justin Trudeau, n’est certainement pas étrangère au premier succès d’Airbus auprès de l’Aviation royale canadienne (ARC) ou Royal Canadian Air Force (RCAF). Contre tout attente, l’avionneur européen avec son biturbopropulsé à aile haute C295W remporta la compétition visant au remplacement des CC-115 Buffalo, le ‘Projet de remplacement d’aéronefs de recherche et de sauvetage à voilure fixe’ (ARSVF) ou Fixed Wings Search and Rescue (FWSAR).  Depuis le début du processus en 2002, le Leonardo, anciennement Alenia AermacchiC-27J Spartan, avait toujours figuré comme favori. Étrangement, quelques jours avant l’annonce, les gens d’Airbus furent invités à tenir un point de presse par Aéro Montréal.

Airbus Military C295W.
Photo: Airbus Defense and Space.

Mais la légitime poursuite engagée par Boeing contre Bombardier auprès de l’US International Trade Commission (ITC) suite à la vente à prix bradé par Bombardier de 75 C Series au transporteur américain Delta Air Lines qui tourna en drame national au royaume de Bombardier, allait donner au constructeur européen l’occasion de se poser en ‘chevalier blanc’, en ‘défenseur de la veuve et de l’orphelin’, en volant au secours du programme C Series.

Mais nul n’est dupe qu’il y a eu intervention du gouvernement Trudeau auprès d’Airbus qui a dû certainement promettre de favoriser Airbus lors des tout prochains importants appels d’offres du Ministère de la défense nationale du Canada: remplacement des McDonnell Douglas F-18 Hornet, des Airbus CC-150 Polaris, des Lockheed CP-140 Aurora, des MilSatCom sans oublier des conséquents contrats en cyber sécurité.

Lockheed Martin F-35A Lightning II.
Photo: USAF.

F-18E Super Hornet.
Photo: US Navy.

Airbus proposera son Eurofighter Typhoon dont le vol inaugural remonte au mois de mars 1994 pour remplacer les F-18C/D de la RCAF et affronter les Boeing F-18E/F Super Hornet, Lockheed Martin F-35A Lightning II, Dassault Rafale et Saab Gripen. Pour succéder au CC-150, Airbus proposera son A330MRTT face au Boeing KC-46A Pegasus, dont le premier exemplaire vient d’être tout récemment accepté par l’US Air Force et choisi par la Japan Air Self-Defence Force (JASDF) et, sur le point de l’être, par Heyl Ha Havir.

Vol inaugural du KC-46A.
Photo: Boeing.

Au remplacement des avions de patrouille et de lutte anti-sous-marine (ASW) Lockheed CP-140 Aurora (P-3A Orion), Airbus proposera une version ASW de l’ATR ou offrira un ‘avion de papier’ basé sur l’A320 ou même l’A220, connu naguère sous le nom de C Series afin de contrer le Boeing P-8A Poseidon, en service dans l’US Navy et choisi, pour l’instant, par les forces armées du Royaume-Uni, de l’Australie, de la Corée du Sud, du Japon, de l’Inde, de la Norvège et de la Nouvelle-Zélande.

L’enjeu est de taille pour Airbus qui actuellement au Canada n’a connu de succès qu’avec Air Transat, qui, il faut le reconnaître, est une quantité négligeable face aux flottes d’Air Canada, WestJet et SunWing qui ont tous opté pour les avions de ligne de Boeing : 737NextGen, 737Max, 777 et 787.

Boeing 787-9.
Photo: Boeing.

Airbus va donc jouer à fonds les promesses de retombées économiques et, ‘tout naturellement, rappeler son geste de bonne volonté qui a ‘sauvé’ le C Series.

Ainsi l’offensive médiatique grand public se poursuit avec un texte signé de Tom Enders, pdg d’Airbus, publié dans l’édition du 6 septembre 2018 du quotidien de Toronto, ‘The Globe and Mail’. Nous nous rappellerons des grandes accolades et fous rires de Tom Enders et d’Alain Bellemare, pdg de Bombardier, lors de l’annonce de la reprise du programme C Series par Airbus, en septembre 2017, puis en juillet 2018, lors du passage sous le giron d’Airbus des installations du C Series à Mirabel.

Sous le titre de ‘Airbus – Canada partnership can build a bright future off a storied past’, Tom Enders commence par encenser le passé glorieux de l’industrie aérospatiale canadienne ‘Canada has a great history of innovation in aerospace’ mais se ressaisit vite en ajoutant qu’Airbus veut participer au futur plein de succès de l’industrie aérospatiale canadienne.

Condescendance oblige, monsieur Enders souligne les premières mondiales venues du Canada : l’avion de ligne Avro C102 Jetliner en 1949, les satellites Alouette I en 1962 et le Canadair Regional Jet à la fin des années 1980, sans oublier le C Series devenu en juillet 2018 l’Airbus A220 depuis que le programme a été donné à l’avionneur européen.

Le pdg ne put s’empêcher de souligner à nouveau les 1000 emplois d’Airbus au Canada et le milliard de dollars d’achat de biens et services que réalise l’avionneur européen au Canada chaque année. Il est à noter que cela est peu face au quatre milliards de dollars d’achats effectués au Canada chaque année, par Boeing, sans compter les achats de Lockheed Martin, Bell Helicopter Textron, Pratt & Whitney,…

Naturellement, Airbus, par la plume de son pdg, s’engage à être aux côtés de l’industrie aérospatiale canadienne……à plus forte raison si Ottawa s’arrange pour imposer à l’Aviation royale canadienne (ARC), l’Eurofighter, l’A330MRTT, l’A320ASW et les SatCom d’Airbus

Tom Enders y va d’une dernière envolée ‘Aviation and aerospace are crucial growth and prosperity drivers for the future. Airbus and Canada, by continuing to work and innovate together, will make it fly’. Tout personne sensée et non-partisane, se souviendra de l’attitude d’Airbus après avoir été choisi pour la première fois par Air Canada en 1988, avec l’A320 face aux McDonnell Douglas MD-88 et Boeing 737-400. Airbus alors ferma ses bureaux de la Place Ville-Marie et dirigea toute son énergie sur le prochain marché à conquérir.

À l’opposé, Boeing, même si ces avions de ligne ont été boudés pendant près de 20 ans par Air Canada, continua à considérer le Canada comme un des pays où il s’approvisionne le plus, année après année.

Il est facile d’imaginer que le cirque médiatique d’Airbus au Canada ne fait que commencer.

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Merci Monsieur Trudeau! https://infoaeroquebec.net/merci-monsieur-trudeau/ Sat, 10 Feb 2018 02:18:58 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=24551 MONTRÉAL – Nombre de mots : 989 – Temps de lecture : 5 minutes.  Voilà ce que peuvent dire les employés de Bell Helicopter Textron Canada à Mirabel, au nord de Montréal, qui assemblent les Bell 412EPI mais aussi ceux de Pratt & Whitney Canada, à Longueuil, au Québec et à Lethbridge, en Alberta qui construisent les PT6T-9 TwinPac qui les propulsent ainsi que tous ceux qui, au Québec et dans le reste du Canada fournissent des pièces et services au plus gros hélicoptère assemblé au Canada.

Mais surtout un gros merci de la part des gens d’Airbus Helicopters et de Leonardo Helicopters, anciennement AgustaWestland, qui proposeront certainement respectivement le H155 et l’AW169, concurrents directs du Bell 412EPI.

Capacité Masse maximale au décollage (MTOW)
Bell 412EPI Jusqu’à 13 passagers 5,397kg

11.900lbs

Pratt & Whitney Canada

PT-6T Twin Pack

1,222shp

Airbus Helicopters H155 13 passagers 4,920kg

10,847lbs

2 Turbomeca Ariel 2C2

943shp

Leonardo Helicopters AW169 8 à 10 passagers 4,800kg

10.582lbs

2 Pratt & Whitney Canada

P&WC PW210A

1,000shp

Source: FlightGlobal 2017 Pocket Guide to Business Aircraft.

Airbus Helicopter H155.
Photo: Airbus Helicopter

Leonardo Helicopters AW169.
Photo: Leonardo Helicopters.

Rappelons que suite à l’intervention de mercredi dernier du ministre fédéral du Commerce international, François-Philippe Champagne, qui a ordonné un nouvel examen du contrat de vente conclu avec Manille en 2012, l’agence Presse Canadienne, nous apprenait ce matin que le président des Philippines, Rodrigo Duterte, ordonnait l’annulation d’une commande passée par l’intermédiaire de la Corporation Commerciale Canadienne (CCC) de 16 hélicoptères biturbines de gabarit moyen Bell 412EPI : ‘So this is my reaction. I want to tell the armed forces to cut the deal … and somehow we will look for another supplier. We respect the stand of Canada’.

Le chef de l’État philippin annonça du même coup qu’il ne ferait plus d’affaires avec des entreprises canadiennes ou américaines: ‘So from here on now, I am directing the armed forces of the Philippines, since most of the guns, bullets and whatever, weapons of war … invariably to be used against the rebels and the terrorists, do not buy any more from Canada. Or from the United States, because there is always a condition attached’. Monsieur Duterte enchaîna en confirmant la recherche d’un autre fournisseur.

Dans un marché de la construction d’hélicoptères civils neufs toujours en berne, une telle commande pour Bell Helicopter et ses fournisseurs était la bienvenue.

En 2017, Bell Helicopter Textron, selon un communiqué de l’entreprise, a livré 132 hélicoptères civils contre 116 en 2016, une hausse attribuée à la montée en puissance des livraisons du Bell 505 Jet Ranger X, le moins cher de la gamme, un peu plus d’un million de dollars américain, au prix catalogue.  Des installations de Mirabel qui occupent actuellement 900 employés furent livrés 124 hélicoptères: 27 Model 505, 4 Model 206L/LT, 44 Model 407, 36 Model 429 et 13 Model 412. Jusqu’à 250 hélicoptères sont déjà sortis en une seule année des installations de Mirabel de l’hélicoptériste texan qui employait alors plus de 2200 personnes.

Compte tenu du fait que le 412 est le plus coûteux des hélicoptères assemblés à Mirabel, au prix de base de plus de onze millions de dollars américains, et que ses moteurs sont de fabrication canadienne, les ‘scrupules’ du gouvernement fédéral du Libéral Justin Trudeau coûtent chers sans pour autant changer quoi que ce soit à la situation aux Philippines.

An F-15 Eagle aircraft of the Royal Saudi air force takes off during Operation Desert Shield.

Ce genre d’attitude n’est pas nouveau et le cas le plus patent fut la valse-hésitation de l’administration du Président américain Ronald Reagan pour la vente de chasseurs biréactés de supériorité aérienne McDonnell Douglas F-15 Eagle à l’Arabie Saoudite face aux légitimes réticences du lobby pro-Israélien à Washington. Il faut comprendre que le F-15 tout comme le Grumman F-14A était alors le nec plus ultra en matière d’avions de combat.

En septembre 1985, le Royaume d’Arabie Saoudite décida de s’équiper de chasseurs bi réactés britanno-germano-espagnols BAE Tornado lassé d’attendre une décision finale de la part de Washington à sa requête d’acheter entre 40 et 45 chasseurs McDonnell Douglas F-15 qui auraient rejoint le 62 déjà en service au sein de la Royal Saudi Air Force commandés en 1978 sous le Président Jimmy Carter.

Dans le cadre de l’entente Al Yamamah I, Ryad s’équipa non seulement de deux escadrons de Tornado pour un total de 72 appareils mais aussi de 30 avions d’entraînement britanniques BAE Hawk, le tout accompagné de missiles, bombes, pièces de rechange et contrats de soutien, mises à jour et modifications. Sous Al Yamamah II, 48 Tornado furent commandés en juin 1993.

Habituées aux aéronefs britanniques, la Royal Saudi Air Force passa commande en août 2006 de 72 chasseurs biréactés anglo-germano-espagnol Eurofighter Typhoon au prix de 10 milliards de livres Sterling et en mai 2012, de 22 avions d’entraînement bi réacté BAE Hawk supplémentaires.

Washington devra attendre décembre 2011 pour que le Royaume scelle une entente pour l’acquisition de 84 F-15 supplémentaires.

Ainsi suite aux tergiversations de Washington, Riyad acquerra 138 Tornado et 72 Typhoon et 65 Hawk.

La décision du gouvernement canadien d’examiner à nouveau ce contrat de vente de 16 Bell 412EPI au gouvernement de Manille qui découle de l’angélisme ou de l’imbécillité, en plus d’avoir un coût économique certain au Canada, risque de ne pas changer grand-chose à la situation aux Philippines où les forces aériennes disposent actuellement de 25 hélicoptères d’escorte armés MD Helicopter Defender et de 8 AgustaWestland AW139.

De la bouche du président Duterte, il est peu probable que, dans le futur, les Philippines se tournent vers le Canada pour répondre à ses besoins militaires et peut-être même au-delà.

Qui plus est, rien ne garantit qu’un hélicoptériste concurrent n’en profite pour décrocher le contrat.

Il faut bien comprendre que si le gouvernement de Justin Trudeau avait honoré ce contrat signé sous le gouvernement Conservateur de Stephen Harper, les Philippines seraient restées tributaires de Bell Helicopter et de ses fournisseurs pour les pièces de rechange et les mises à niveau ce qui aurait permis au Canada d’exercer un certain contrôle sur l’utilisation des 16 Bell 412EPI.

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De surprises en surprises avec Ottawa pour le remplacement des F-18 de l’Aviation royale canadienne. https://infoaeroquebec.net/de-surprises-en-surprises-avec-ottawa-pour-le-remplacement-des-f-18-de-laviation-royale-canadienne/ Thu, 21 Dec 2017 03:22:15 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=23920 MONTRÉAL – Nombre de mots : 1091 – Temps de lecture : 5 minutes.  Le 12 décembre dernier, le gouvernement fédéral de Justin Trudeau sortit les gros canons que sont le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Carla Qualtrough, le ministre de l’Innovation, Navdeep Bains, et le ministre des Transports, Marc Garneau, pour annoncer ses intentions quant au renouvèlement des 65 McDonnell Douglas F-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne encore en service. Sans oublier qu’était aussi présent le chef d’état-major des Forces armées canadiennes, le général Jonathan Vance.

Rappelons que sous le gouvernement du Libéral Pierre-Elliot Trudeau, père de Justin, le Canada commanda en 1980 138 McDonnell Douglas F-18A/B Hornet livrés entre 1982 et 1988.

Sans grande surprise, la ministre Qualtrough, a en outre confirmé que le Canada n’achètera pas 18 avions de chasse Boeing F-18E/F Super Hornet flambant neufs de Boeing, évalués à 6,4 milliards de dollars, afin de combler le déficit de capacité qui guetterait les Forces armées.

F-18E Super Hornet.
Photo: US Navy.

En lieu et place, le gouvernement Trudeau compte acheter 18 avions de combat d’occasion McDonnell Douglas F-18C/D Hornet de la Royal Australian Air Force ainsi que des pièces de rechange nécessaires pour prolonger leur durée de vie jusqu’en 2025, date à laquelle le Canada devrait commencer à prendre possession de ses nouveaux avions de chasse.

Ces avions de chasse seront prélevés parmi les 71 des 85 F-18A/B livrés entre 1984 et 1991 à la Royal Australian Air Force et devraient nécessiter une mise à niveau et modernisation. D’ailleurs, Ottawa estime le coût de la modernisation de tous ses F-18 à 500 millions de dollars.  Mais ceci n’est qu’une estimation…

Politiquement, le gouvernement Trudeau déjà soutenu par les syndicats enragés contre Boeing, profitera d’appuis supplémentaires puisque la remise à neuf des F-18 australiens aussi bien que canadiens se fera chez L-3 Communications MAS à Mirabel et occupera des membres du Syndicat des Machinistes AIMTA.

Le gouvernement Trudeau entend lancer officiellement l’appel d’offres afin d’acquérir 88 nouveaux avions de chasse en 2019 ‘un processus ouvert et transparent dont aucune entreprise n’est exclue’ aux dires de la ministre Qualtrough. Le contrat devrait être octroyé en 2022 et la livraison des premiers aéronefs est prévue en 2025.

Mais, première surprise, le gouvernement Trudeau n’écarte plus l’option d’acheter des F-35 de l’avionneur américain Lockheed Martin, numéro un mondial de la défense, contrairement à ce que les Libéraux avaient promis durant la dernière campagne électorale.

Nous sommes bien loin de la promesse électorale du 20 septembre 2015 faite à Halifax, en Nouvelle-Écosse, par le candidat Libéral Justin Trudeau ‘We will not buy the F-35’.

Mais avec les Libéraux fédéraux, le passé est garant du présent. Souvenez-vous de la promesse de Jean Chrétien, candidat Libéral aux élections de 1993, de déchirer le contrat d’acquisition des hélicoptères EH Industries EH-101 signé par le gouvernement Conservateur de Brian Mulroney. Le contrat fut annulé au coût de $500 millions de dollars de l’époque défrayés par les contribuables canadiens pour acheter quelques années plus tard, l’AgustaWestland Cormorant, un descendant de l’EH101.

Sous le règne des Conservateurs de Steven Harper, le Canada s’est procuré 5 avions de transport stratégique lourds Boeing C-17 Globemaster III, 16 avions de transport tactique Lockheed Martin C-130J Hercules et 17 hélicoptères de transport lourd Boeing CH-47F Chinook avec célérité, sans dépassement de coût et dans les délais de livraison contractuels.

Mais la seconde surprise prend la forme d’une odieuse menace, à peine voilée contre le géant américain de l’aérospatiale Boeing en ajoutant une exigence d’impact économique.

Dorénavant, le gouvernement canadien promet de tenir compte de l’impact que les sociétés étrangères ont sur l’économie du pays dans l’évaluation de leurs soumissions. Aux dires de la ministre Qualtrough, les entreprises qui causeront des torts à l’industrie aérospatiale canadienne ‘se retrouveront dans une situation fort désavantageuse comparativement aux autres soumissionnaires’. Le ministre de la Défense Harjit Sajjan surenchérit déclarant que ‘nous avons besoin de partenaires fiables’.

Le gouvernement fédéral du Justin Trudeau sert ainsi un avertissement sans équivoque aux sociétés étrangères qui tenteraient de faire trébucher des entreprises canadiennes.

Mais nul n’est dupe en comprenant très bien que les ministres fédéraux visent directement Boeing qui, suite à une plainte déposée devant l’International Trade Commission (ITC) de l’US Department of Commerce, a réussi à faire imposer des droits compensateurs de près de 300% en tout sur la vente de 75 avions de la C Series de Bombardier au transporteur américain Delta air Lines. Depuis plusieurs mois, le géant aérospatial américain allègue que l’avionneur québécois a profité de subventions illégales du gouvernement du Québec et du gouvernement fédéral pour vendre des avions à un prix dérisoire sur le marché américain.

Les Libéraux ont la mémoire courte.

D’année en année, Boeing achète au Canada annuellement pour plus de quatre milliards de dollars en biens et services contre seulement un milliard pour Airbus alors que cette dernière a fourni, en quasi-exclusivité, Air Canada de plus de 150 Airbus et fut le seul fournisseur d’avions de ligne neufs d’Air Transat depuis sa création.

En plus de ses 2000 employés à son centre d’excellence en composites de Winnipeg, au Manitoba, Boeing fournit du travail à 17500 Canadiens au sein de 560 fournisseurs

La troisième surprise de la conférence de presse fut la décision du lancement du processus d’acquisition de 88 avions de combat dans le but de remplacer les F-18 Hornet, sans néanmoins donner d’échéancier.

Mais l’acquisition des F-18 de la Royal Australian Air Force dont le premier exemplaire se posera au Canada en 2019, au rythme de deux par année, donnera du temps au gouvernement Trudeau afin de retarder, encore une fois, le lancement de l’appel d’offres et de garantir une annonce d’un gagnant après les prochaines élections. En toute vraisemblance, les premiers chasseurs neufs n’entreront pas en service au sein de l’Aviation royale canadienne avant 2026.

Lockheed Martin F-35A Lightning II.
Photo: USAF.

Il est évident que le gouvernement Trudeau se traîne volontairement les pieds pour le renouvellement des F-18 Hornet des Forces armées canadiennes. Son but évident est de reporter l’annonce du choix du nouvel appareil de combat après les prochaines élections en espérant que la promesse de Justin Trudeau de septembre 2015 soit oubliée par la population canadienne surtout qu’en éliminant Boeing et son F-18 Super Hornet, le gouvernement canadien devra porter son choix sur le Lockheed Martin F-35A Lightning II, le préféré des militaires canadiens et de biens des industriels canadiens impliqués depuis des années dans ce programme qui, à terme, représentera au moins la construction de 4000 appareils.

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Trump’s tweet and Trudeau statements on the F-35 will pass and the F-35 will remain. https://infoaeroquebec.net/trumps-tweet-and-trudeau-statements-on-the-f-35-will-pass-and-the-f-35-will-remain/ Wed, 14 Dec 2016 01:32:06 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18838  

MONTREAL – No one would have thought that President Elect Donald John Trump was also an expert in aeronautics.
After having attacked in a Tweet last week, Boeing, the world’s largest aircraft manufacturer and number two worldwide in the defense sector, for its management of the contract to build the successors of the two Boeing VC-25A, the most emblematic and recognized aircraft in the world, used for the transportation of the President of the United States, the New York billionaire aimed yesterday to Lockheed Martin, the world number one defense contractor and its fifth generation combat aircraft, the F-35 Lightning II.


Donald Trump.

Donald J. Trump

The F-35 program and cost is out of control. Billions of dollars can and will be saved on military (and other) purchases after January 20th.
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What will be his target next week? The Boeing KC-46A Pegasus, the Sikorky VH-92A ‘Marine One’, the Northrop Grumman B-21 Specter …? Only God knows…..

Whatever it is, Mr. Trump by this twist as silly as useless, unfortunately overshadowed a much more important moment in the history of the F-35 which took place exactly at the same time 5000NM (9200km)away from the Trump tower in New York. It was the long awaited arrival of the firs  two Heyl Ha Avir, the Israeli Air Force, F-35A Adir which means’ powerful ‘in Hebrew, of, at the Nevatim (LLNV) air base near Beer-Shev’A, about a hundred kilometers south-west of Jerusalem.

Lockheed Martin F-35I Adir. Photo: IAF.

Lockheed Martin F-35I Adir at Nevatim AB.
Photo: IAF.

After two stopovers, punctuated by in-flight refueling, one at Lajes Field (LPLA) in the Azores and another at Cameri air base (LIMN), 25km west of Milan, Italy, home to the Final Assembly and Check Out (FACO) Facility, an assembly line and maintenance workshops for the F-35 which is tasked to build Aeronautica Militare F-35As, Marina Militare F-35Bs and Royal Netherlands Air Force F-35A, the first two F-35I landed in Israel at 8:16 pm local time, one minute apart. Just before, they both made a low-level pass in honor of Israel President Reuven Rivli, Israel Prime Minister Benjamin Netanyahu, Israel Defense Minister Avigdor Lieberman, US Defense Secretary Ashton Carter, Chief of Staff of Israeli Air Force Chief of Staff Amir Eshel and the 4,000 guests present.

Lockheed Martin F-35I Adir. Photo: IAF.

Lockheed Martin F-35I Adir at Nevatim AB.
Photo: IAF.

The Jewish State has already confirmed the purchase of 33 F-35I out of the 50 projected that will equip two squadrons of Heyl Ha Avir.

On Monday, in Ottawa, Justin Trudeau, questioned about Donald Trump Tweet, said again that the replacement of the Royal Canadian Air Force CF-18s would be done in a ‘timely manner by an open and transparent competition’ and took the opportunity to blame the previous government of Conservative Party Prime Minister Stephen Harper, for Canada’s failure to honor its commitment to its allies and the need by the present government of buying as a stop-gap measure, 18 Boeing F-18E/F Super Hornet. Nevertheless, reverting to his shocking September 20, 2015 statement in Halifax during the election campaign ‘We will not buy the F-35 fighter jet’, the Prime Minister announced that the F-35 would be considered as part of the CF-18 Hornet replacement program.
Even though Donald Trump’s tweet of the day stirred up the blogosphere, the F-35 is becoming the standard of combat aircraft while it was now in service with the US Marine Corps and the United States Air Force, and that the military forces of the United Kingdom, Italy, Israel, Norway, Australia, Japan, the Netherlands had their first F-35 taken to the sky.

Around fifty F-35s will have been delivered in 2016, while some two hundred copies are already flying. More than 60 will be built next year and in 2020, this figure will be in the range of 170 to 180.
In the meantime, Donald Trump December, the 12th, 2016 Tweet  will have been long forgotten as well as Justin Trudeau September the 20th, 2015 electoral promise.

In 2020, Canada will still be two years from picking an aircraft to replace its CF-18s which the last one has entered into service in 1988.  Nevertheless, the F-35 will assert itself as the obvious choice for Canada.

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Le tweet de Trump et les déclarations de Trudeau sur le F-35 passeront et le F-35 restera. https://infoaeroquebec.net/le-tweet-de-trump-et-les-declarations-de-trudeau-sur-le-f-35-passeront-et-le-f-35-restera/ https://infoaeroquebec.net/le-tweet-de-trump-et-les-declarations-de-trudeau-sur-le-f-35-passeront-et-le-f-35-restera/#comments Tue, 13 Dec 2016 04:38:44 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18807 MONTRÉAL – Personne n’aurait cru que le President Elect Donald John Trump était aussi un expert en aéronautique.

Après s’être attaqué dans un Tweet, la semaine dernière, à Boeing, le plus important avionneur au monde et numéro deux mondial dans le secteur de la défense, pour sa gestion du contrat d’acquisition des successeurs des deux Boeing VC-25A, l’avion le plus emblématique et reconnu au monde, servant au transport du Président des États-Unis, le milliardaire New-Yorkais s’en prend aujourd’hui, à Lockheed Martin, numéro un mondial de la défense et à son avion de combat de cinquième génération, le F-35 Lightning II.

 

Donald Trump.

Donald Trump.

The F-35 program and cost is out of control. Billions of dollars can and will be saved on military (and other) purchases after January 20th.

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Quelle sera sa cible, la semaine prochaine? Le Boeing KC-46A Pegasus, le Sikorky VH-92A ‘Marine One’, le Northrop Grumman B-21 Spectre…? Dieu seul le sait…..

Quoiqu’il en soit monsieur Trump par ce Tweet aussi idiot qu’inutile, a malheureusement éclipsé un moment bien plus important dans l’histoire du F-35 qui se déroulait exactement au même moment à 5000NM (9200km) de la tour Trump de New York.  Il s’agissait de l’arrivée tant attendue des deux premiers F-35A Adir qui signifie ‘puissant’ en hébreu, d’Heyl Ha Avir, les forces aériennes israéliennes, sur la base de Nevatim (LLNV) près de Beer-Shev’a, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Jérusalem.

Lockheed Martin F-35I Adir. Photo: IAF.

Lockheed Martin F-35I Adir arrivant à Nevatim AB.
Photo: IAF.

Après deux escales, ponctués de ravitaillements en vol, une à Lajes Field (LPLA) aux Açores puis une autre à la base de Cameri (LIMN),  à 25km à l’ouest de Milan, en Italie, qui abrite le Final Assembly and Check Out (FACO) Facility, une ligne d’assemblage et des ateliers de maintenance du F-35 assurant la production des F-35A de la Aeronautica Militare, des F-35B de la Marina Militare, et des F-35A de la Royal Netherlands Air Force, les deux premiers F-35I se posèrent en Israël à 20h16, heure locale, à une minute d’intervalle.  Juste avant, ils avaient tous deux effectué un passage à basse altitude en honneur des Président et Premier ministre d’Israël, Reuven Rivlin et Benjamin Netanyahu, du ministre israélien de la défense, Avigdor Lieberman, du Secrétaire américain à la défense Ashton Carter, du chef d’état-major des forces aériennes israéliennes Amir Eshel et des 4000 invités présents.

Lockheed Martin F-35I Adir. Photo: IAF.

Lockheed Martin F-35I Adir arrivant à Nevatim AB.
Photo: IAF.

L’état hébreu a déjà confirmé l’achat de 33 F-35I sur les 50 projetés qui équiperont deux escadrons d’Heyl Ha Avir.

Toujours en ce lundi, à Ottawa, Justin Trudeau, interrogé sur le Tweet de Donald Trump portant sur le F-35 ressortit la cassette voulant que le remplacement des CF-18 de l’Aviation royale canadienne se fera d’une ‘timely manner by an open and transparent competition’ et en profita pour blâmer le gouvernement précèdent, celui du conservateur Stephen Harper, pour l’impossibilité pour le Canada de respecter ses engagements envers ses alliés d’où l’annonce du 22 novembre dernier de l’achat par son gouvernement de 18 F-18E/F Super Hornet.  Néanmoins, revenant sur sa déclaration fracassante du 20 septembre 2015 à Halifax en plein campagne électorale, le Premier ministre annonça que le F-35 sera considéré dans le cadre du programme de remplacement des CF-18 Hornet malgré les critiques aussi bien au Canada qu’à l’international.

Même si Donald Trump par son tweet du jour agita la blogosphère et fit couler beaucoup d’encre, le F-35 chemine pour devenir l’avion de combat de référence alors qu’il est maintenant en service au sein de l’US Marine Corps et de l’US Air Force et que les forces militaires du Royaume-Uni, de l’Italie, d’Israël, de la Norvège, de l’Australie, du Japon, des Pays-Bas ont vu leur premier F-35 effectuer leur vol inaugural.

Une cinquantaine de F-35 auront été livrés en 2016 alors que quelques deux cents exemplaires volent déjà.  Plus de 60 seront construits l’an prochain et en 2020, ce chiffre sera de l’ordre de 170 à 180.

D’ici là, Donald Trump aura oublié son Tweet du 12 décembre 2016, tout comme Justin Trudeau, sa déclaration du 20 septembre 2015 même si, le Canada n’aura pas encore choisi le remplaçant de ses CF-18 dont les plus jeunes seront entrés en service en 1988 et que le F-35 s’affirmera comme le choix évident.

 

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https://infoaeroquebec.net/le-tweet-de-trump-et-les-declarations-de-trudeau-sur-le-f-35-passeront-et-le-f-35-restera/feed/ 2
Remplacement des CF-18 : le F-18E/F refait surface. https://infoaeroquebec.net/remplacement-des-cf-18-le-f-18ef-refait-surface/ Sat, 19 Nov 2016 22:28:00 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18369  

MONTRÉAL – Selon le journaliste spécialisé dans les questions de défense et de sécurité, de l’Ottawa Citizen et rédacteur du blog Defense Watch, David Pugliese, le gouvernement Trudeau aurait ramener à la vie l’option d’un achat intérimaire de Boeing F-18E/F Super Hornet sans appel d’offres pour le remplacement des McDonnell Douglas CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne.

En juin dernier, le gouvernement fédéral Libéral proposait d’acheter sans recours à un appel d’offres des Boeing F-18E/F Super Hornet et ainsi repousser à 2030, tout nouvelle compétition accompagnée d’un appel d’offres.

Boeing F-18E et F-18F Super Hornet. Photo: Boeing.

Boeing F-18E et F-18F Super Hornet.
Photo: Boeing.

Mais face a l’opposition de l’industrie et aux députés de l’opposition, l’idée sembla alors avoir été mise de côté.

Mais cette option semblerait toujours être favorisée par le bureau du Premier ministre canadien sur les conseils de son Ministre de la défense Harjit Sajjan qui a répété à plusieurs reprises que le besoin du remplacement des CF-18 devenait pressant. De leur côté, des officiers de l’Aviation royale canadienne affirmeraient le contraire, avançant que les CF-18 pourraient encore voler jusqu’en au moins 2025.

Cette rumeur qui veut que le gouvernement Trudeau achèterait vingt Boeing F-18E/F reverrait ainsi toute compétition dans une dizaine d’années.

De la sorte, Justin Trudeau respecterait sa déclaration sans équivoque, au cinquantième jour de la campagne électorale, le 20 septembre 2015 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, ‘We will not buy the F-35 fighter jet’ dont le gouvernement Harper envisageait passer commande de 65 exemplaires.

Justin Trudeau à la Chambre des Communes le 7 juin 2016.

Justin Trudeau à la Chambre des Communes le 7 juin 2016.

D’ailleurs, l’aversion de Justin Trudeau envers l’avion de combat de cinquième génération Lockheed Martin F-35 Lightning II ne s’est pas affaiblie depuis car le 7 juin dernier, en réponse aux critiques des membres de l’Opposition à la Chambre des Communes, il rétorqua que le F-35  ‘Does not work and is far from working’.

En juillet 2016, Ottawa a émis une demande d’information à laquelle cinq constructeurs donnèrent suite : Boeing avec le F-18E/F Super Hornet, Lockheed Martin avec le F-35A Lightning II, Dassault Aviation avec le Rafale, Eurofighter avec le Typhoon et finalement Saab avec le Gripen.

Il est vrai comme le rappelait Marillyn A. Hewson, PDG de Lockheed Martin lors d’une allocution lors du sommet de l’aérospatiale canadienne, mardi dernier à Ottawa, que 110 entreprises canadiennes fournisseurs du F-35 ont déjà bénéficié de commandes d’une valeur d’un milliard de dollar en dépit du fait que seulement un peu plus de deux cents Lightning II aient été construits.

D’ici 2023, de 170 à 180 F-35 devraient être produits annuellement.

Boeing, pour sa part, lui qui déjà achète pour plus d’un milliard de dollars de biens et services au Canada chaque année en plus d’employer directement dans ses installations au Canada, près de 2000 personnes, pourra offrir des retombées sur ses programmes civils et même militaires en développent.  Le F-18E/F dont la production est à son crépuscule, offre peu d’occasions de retombées économiques hormis sur les pièces de rechange et l’entretien.

Néanmoins, cette comédie pose plusieurs questions.

Les F-18 de l’Aviation royale canadienne sont-ils vraiment rendus en fin de vie ou peuvent-ils encore servir une dizaine d’années?

Pourquoi cet intérêt qui semble plus électoral qu’autre chose de Justin Trudeau pour le F-35 depuis cette déclaration du 20 septembre 2015.

Que ce cache-t-il derrière cet acharnement de Justin Trudeau contre le F-35 alors qu’il fut quand même rappeler que ce furent les Libéraux de Jean Chrétien, son maitre à penser, qui entrèrent le Canada dans le programme Joint Strike Fighter en 1997 par un versement initial de dix millions de dollars? Le comportement du Premier ministre rappelle celui de Jean Chrétien contre l’hélicoptère EH-101 dont il annulera dès son élection en 1993, la commande passée sous les Conservateurs de Brian Mulroney pour finalement l’acheter sous le nom de Cormoran.

Quoiqu’il en soit, un achat mixte de F-18E/F et de de F-35A est tout à fait faisable car l’Australie a opté pour cette solution.

Une telle option permettrait au gouvernement Trudeau de se présenter aux électeurs pour un second mandat en soulignant que sa promesse du 20 septembre 2015 du Musée canadien de l’immigration situé à la jetée 21 du port d’Halifax en Nouvelle-Écosse a été tenue.

Airbus CC-150 Polaris de l'aviation royale canadienne. Photo: MDN.

Airbus CC-150 Polaris de l’aviation royale canadienne.
Photo: MDN.

Bell Helicopter CH-147 Griffon de l'aviation royale canadienne. Photo: MDN.

Bell Helicopter CH-147 Griffon de l’aviation royale canadienne.
Photo: MDN.

Le gouvernement doit aller de l’avant sur ce dossier car à court terme, il va devoir trancher sur la question du choix d’un appareil sans le cadre de la compétition Projet de remplacement d’aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe ou Fixed-Wing Search and Rescue Aircraft Replacement Project (FWSAR-ARVSF) et à plus long terme, amorcer le processus de remplacement des avions de transport et de ravitaillement en vol Airbus CC-150 Polaris et des hélicoptères utilitaires de transport tactique (HUTT) Bell Helicopter CH-146 Griffon.

Entretemps, comment se fait-il que les milieux associatifs et politiques québécois restent muets sur la question du remplacement des McDonnell Douglas CF-18 Hornet dont les enjeux sont, sans équivoque, les retombées économiques et les emplois.

Lockheed Martin F-35A Lightning II. Photo: USAF.

Lockheed Martin F-35A Lightning II.
Photo: USAF.

 

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Comment Ottawa compte tenu de ses exigences en termes de maintien d’emplois pourrait-il justifier l’aide à Bombardier Aéronautique. https://infoaeroquebec.net/comment-ottawa-compte-tenu-de-ses-exigences-en-termes-de-maintien-demplois-pourrait-il-justifier-laide-a-bombardier-aeronautique/ Sat, 22 Oct 2016 05:19:29 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=17205  

 

MONTRÉAL – Ce vendredi 21 octobre, la presse avait été convoquée par le bureau du ministre fédéral des transports, Marc Garneau aux locaux de Carré Technologies pour une annonce concernant l’Agence spatiale canadienne(ASC) et l’Astroskin.

mais au réveil, nous trouvions sur nos écrans d’ordinateurs, un communiqué de presse de Bombardier intitulé ‘Bombardier progresse selon son plan de redressement et annonce des initiatives visant à assurer sa compétitivité et à améliorer ses marges’.

Impossible d’en manquer le contenu, celui-ci étant repris par toutes les émissions radio et télé du matin: Bombardier allait abolir 7500 postes de par le monde y compris 1500 dans la région de Montréal.

L’entreprise de Montréal se justifiait ainsi:

 

  • Des actions incluant la rationalisation des fonctions administratives et d’autres fonctions non liées à la production dans l’ensemble de l’entreprise
  • Des actions visant à optimiser sa présence mondiale et spécialiser ses sites pour réduire ses coûts et améliorer sa productivité
  • Des économies récurrentes d’environ 300 millions de dollars prévues d’ici fin 2018 ; des charges à être comptabilisées en 2016-2017 pour la mise en place des initiatives

Coincidence ou pas, le pdg de Bombardier, Alain Bellemare, avait publié la veille dans le quotidien de Montréal ‘La Presse’, une lettre au titre évocateur et sans équivoque au moment où l’avionneur canadien et le Québec, d’une seule voix, réclament le secours d’Ottawa: ‘S’engager en faveur de l’aéronautique.

Très bien rédigée, cette lettre contient quelques phrases clefs qui résument la pensée de la direction de Bombardier :

Le Canada est à une importante croisée des chemins.

Aujourd’hui, Bombardier est ….au cœur d’une industrie qui emploie directement et indirectement 211000 Canadiens d’un océan à l’autre.

Il faut que le Canada comprenne l’importance de faire de l’aéronautique une priorité nationale….car …Les gouvernements américain, brésilien et européens se sont déjà rangés derrière leur secteur aéronautique

Tout le Canada doit s’engager en sa faveur et la considérer comme une composante essentielle de notre avenir économique.

Dans ce contexte, il est facile de comprendre que les questions des journalistes ne s’éternisèrent malheureusement pas sur l’Astroskin en dépit de ses qualités et de son avant-gardisme.

Questionné sur l’éventuel soutien d’un milliard de dollars du gouvernement fédéral à Bombardier, Marc Garneau ne put être plus direct ‘It’s not a matter of if but how’.

L'Honorable Navdeen Singh Bain.

L’Honorable Navdeen Singh Bain.

Ainsi il reprenait le discours de son collègue au Cabinet fédéral, le Ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique Navdeep Bains.

Le Ministre des Transports réitéra les trois conditions énumérées antérieurement qui sont le maintien au Canada des emplois, de la recherche et du siège social.

Maintenir le siège social de Bombardier au Canada est une évidence.  Tout déménagement ne serait décriée par les élus du Québec, tous paliers de gouvernement et partis confondus, et par leurs commettants.

Maintenir la recherche et le développement au Canada ne pose logiquement aucun problème par la présence au Québec de techniciens, d’ingénieurs et de scientifiques qualifiés, d’institutions d’enseignement et de centres de recherche de qualité mais aussi d’un outil unique, le CRIAQ ou Consortium de recherche et d’innovation en aérospatiale au Québec.

Bombardier CS100 Swiss. Photo: Bombardier.

Bombardier CS100 Swiss.
Photo: Bombardier.

Maintenir les emplois semble de toute évidence plus ardu surtout en ce jour d’annonces d’abolitions de quelques 7500 dont 1500 dans la région de Montréal. Il est vrai que selon le matinal communiqué de Bombardier, les installations aérospatiales montréalaises de l’avionneur ne seraient pas touchées par les réductions d’effectifs.  Au contraire, des augmentations seraient prévues grâce à la montée en cadence de la production du CSeries et l’entrée en production du Global 7000.  Cela reste néanmoins à démontrer car les ventes du CSeries piétinent et le créneau des gros bizjets trébuche alors que le marché de la construction d’avions d’affaires qui ne s’est jamais remis de la crise financière qui suivit la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008, plonge à nouveau.

Bombardier Global 7000. Photo: Bombardier.

Bombardier Global 7000.
Photo: Bombardier.

Les installations mexicaines et marocaines de Bombardier voient leurs effectifs augmenter au fil des ans. L’usine de Querétaro, au Mexique s’est vue confier la construction des fuselages arrière et empennages des Global 5000 et Global 6000, des cônes arrière, des empennages et des ailes des biturbopropulseurs de transport régional Q400, des gouvernes de direction des biréacteurs régionaux CRJ700/900/1000 et des jets d’affaires à large fuselage Challenger 605 ainsi que le câblage électrique de tous les aéronefs de Bombardier.

En dépit de l’annonce des 7500 mises à pieds à peine quelques heures plus tôt, le Ministre Garneau a maintenu le cap n’y percevant pas là l’ombre d’un problème. Il détourna la question en évoquant comment il fut emballé par son vol dans un CSeries.

Combien de temps le Ministre des transports pourrait-il esquiver la question ainsi que son collègue Navdeep Bains et le Premier ministre Justin Trudeau.

Tous trois devraient prendre pour exemple, l’État de Washington qui octroya des crédits de taxes et d’impôts à Boeing destinés à son nouveau gros porteur à long rayon d’action 777X à condition que la construction des ailes en composites de ce mastodonte soit réalisée dans ‘The Evergreen State’ à l’interne comme le sont celles de tous les autres jets commerciaux de Boeing à l’exception du 787 Dreamliner. À l’époque, l’avionneur de Seattle songeait à localiser la production des ailes du 777X ailleurs aux États-Unis ou à la sous-traiter à la japonaise Mitsubishi comme elle le fit dans le cas du 787.

 

 

 

 

 

 

 

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Éditorial : Retour à la case zéro dans la saga du remplacement des CF-18. https://infoaeroquebec.net/editorial-retour-a-la-case-zero-dans-la-saga-du-remplacement-des-cf-18/ Tue, 26 Jul 2016 02:08:42 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=16449  

MONTRÉAL – Dans un article du 20 juillet 2016 de la publication spécialisée américaine Defense News signé par son correspondant au Canada, David Pugliese, nous apprenions que le gouvernement canadien aurait lancé une demande d’information auprès des constructeurs aéronautiques susceptibles d’offrir un successeur aux 77 McDonnell Douglas F-18 Hornet de l’Aviation royale du Canada encore en service sur les 138 livrés entre 1982 et 1988. La date limite de remise des dossiers est le 29 juillet prochain.

Ainsi exit, la rumeur évoquée dans un article du 5 juin 2016 du quotidien d’Ottawa The Citizen voulant que le gouvernement Trudeau serait entré en contact avec les représentants de Boeing et aurait une préférence marquée pour le Boeing F-18E/F Super Hornet.

F/A-18 Super Hornet. Photo: Boeing.

F/A-18 Super Hornet.
Photo: Boeing.

Exit, la possibilité d’un achat assez rapproché d’une vingtaine de chasseurs bombardiers biréactés Boeing F-18E/F afin de remplacer au plus vite les plus anciens CF-18 pour remplir les missions de survol du grand Nord canadien.

Une solution similaire à celle de l’Australie qui bien qu’elle se joignait au Joint Strike Fighter dès juin 2002 pour assurer la relève de ses McDonnell Douglas F-18, passa commande en mai 2007 de 24 Boeing F-18E/F Super Hornet pour remplacer ses General Dynamics F-111 Advaark puis de 12 EA-18G Growler en mai 2013 sans, pour autant, tourner le dos au F-35.

Maquette grandeur nature d'un F-35A aux couleurs de la RCAF.

Maquette grandeur nature d’un F-35A aux couleurs de la RCAF.

Le gouvernement canadien a demandé aux avionneurs de présenter l’aéronef qu’il proposerait comme successeur des CF-18. Boeing et son Super Hornet ainsi que Lockheed et son F-35 Lightning II auraient répondus à l’appel tandis que rien n’a tanspiré de chez Dassault Aviation et son Rafale, Airbus Defense & Space avec son Eurofighter et Saab avec son Gripen.

Selon le ministre de la défense, Harjit Singh Sajjan ainsi que d’autres ministres du cabinet n’ont de cesse de répéter que les critères demandés sous le gouvernement Harper avaient été écrits pour favoriser le F-35.

Justin Trudeau. Photo: Presse Canadienne.

Justin Trudeau.
Photo: Presse Canadienne.

Rappelons qu’un des rares moments forts de la campagne électorale de Justin Trudeau, aura été sa sortie contre le F-35, le dimanche 20 septembre 2015. Le chef du Parti Libéral du Canada et candidat au poste de premier ministre du Canada, Justin Trudeau, sortit de son chapeau, le dossier du F-35 et du remplacement des CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne.

Entouré de partisans libéraux, il déclara sans équivoque à défaut d’arguments valables : ‘We will not buy the F-35 fighter jet’.

Bien que nous nous souviendrons que le remplacement des Lockheed CF-104 Starfighter par les présents CF-18 sous le règne de Pierre-Elliot Trudeau fut un exercice long et pénible, rien n’oblige Justin Trudeau de suivre les pas de son père.

Le gouvernement Harper a agi avec célérité lors des achats des Boeing C-17 Globemaster III, Lockheed Martin C-130J Hercules et Boeing CH-47F Chinook qui furent livrés sans retard et, même dans certains cas, en avance et à l’intérieur des budgets prévus.

Lockheed Martin F-35I Adir. Photo: Lockheed Martin.

Lockheed Martin F-35I Adir.
Photo: Lockheed Martin.

Le 9 juin dernier, le Danemark a passé commande ferme de 27 F-35.  Quant  à Israël, il recevra ses deux premiers F-35 en décembre prochain.

Mais il y a une lueur d’espoir.

Le ministre canadien de la défense a souligné lors de CANSEC 2016 en mai dernier que les CF-18 se faisaient vieux, qu’ils avaient dépassé leur 20 ans de vie utile et qu’ils coûtaient de plus en plus cher à maintenir en service. Pire encore, il ajouta récemment ‘because of the age of the CF-18s, Canada is facing a fighter jet capability gap in fulfilling its NORAD and NATO commitments’

De là, est née l’idée d’une demande d’information auprès des constructeurs d’avions de combat internationaux.

Face à ses responsabilités auprès de l’OTAN et suite aux commentaires du président américain, Barack Obama, sur les membres qui ne respectaient pas le niveau de 2% du PNB dévolus aux dépenses militaires dont le Canada fait partie avec un faiblard 1%, le gouvernement de Justin Trudeau pourrait fournir un effort.

Procéder au choix du nouveau chasseur avec les critères déjà établis avant la fin de l’année pour une signature de contrat au premier trimestre 2017 et pour une première livraison d’içi la fin 2019.

 

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ÉDITORIAL : Le gouvernement Trudeau aurait jeté son dévolu sur le F-18E/F. https://infoaeroquebec.net/editorial-le-gouvernement-trudeau-aurait-jete-son-devolu-sur-le-f-18ef/ Wed, 08 Jun 2016 16:04:29 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15939  

MONTRÉAL – Selon un article du 5 juin 2016 du quotidien d’Ottawa The Citizen, le gouvernement Libéral de Justin Trudeau aurait une préférence marquée pour le Boeing F-18E/F Super Hornet pour remplacer les actuels 77 F-18 Hornet encore en service des 138 livrés entre 1982 et 1988.

Rien d’étonnant de la part d’un gouvernement dont une partie de la campagne électorale de l’automne dernier a reposé sur le rejet du chasseur de cinquième génération Lockheed Martin F-35 Lightning II, bien que le Canada joignit le programme Joint Strike Fighter (JSF) en 2007 en tant que ‘Level 3 Participant’ au même titre que l’Australie, la Norvège, le Danemark et la Turquie, sous le gouvernement Libéral de Jean Chrétien dès 2007, celui du Conservateur Steven Harper avait annoncé en 2010, l’achat de 65 F-35 sans appel d’offres.

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Rien d’étonnant en comparant les activités des divers prétendants soit Boeing, Lockheed Martin, Dassault Aviation, Eurofighter et Saab lors des salons CANSEC 2015 et 2016.

Maquette du F-35 au stand Lockheed Martin à CANSEC 2016. Photo: Philippe Cauchi.

Maquette du F-35 au stand Lockheed Martin à CANSEC 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

En 2016 contrairement à 2015, Lockheed Martin a mis en évidence ses systèmes destinés aux frégates en dépit d’une maquette de bonne taille du F-35 arborant un empennage double aux couleurs de l’unifolié.  Quant à Dassault Aviation, aucune activité publique ne traita du Rafale tandis que le responsable du programme qui fit le voyage depuis la France pour l’édition 2015 brilla par son absence cette année.  Eurofighter avec son Typhoon et Saab avec son Gripen furent tout aussi discrets.

Riccardo Travern, Richard Schallom, Robeto Valla. Photo: Philippe Cauchi.

Riccardo Travern, Richard Schallom, Robeto Valla.
Photo: Philippe Cauchi.

À l’opposé, Boeing amena une fois encore son simulateur mobile du F-18E/F et organisa une conférence de presse réunissant le pilote d’essai en chef du programme Super Hornet et ancien pilote des Forces armées canadiennes Riccardo Traven ainsi que Roger Schallom, responsable, Canada Industrial Participation Program, Integrated Defense Systems et Roberto Valla, vice-président Canada, Defense, Space & Security.

En optant pour le Boeing F-18E/F Super Hornet, le gouvernement Trudeau pourra ainsi remplir une promesse électorale et surtout du même coup gagner du temps.

Le ministreHarjit Singh Sajjan à CANSEC 2016. Photo: Philippe Cauchi.

Le ministreHarjit Singh Sajjan à CANSEC 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

Rappelons-nous qu’au matin du deuxième jour de CANSEC 2016, le ministre de la défense canadien, Harjit Sajjan, déclara que le ‘Canada will soon be looking at a capability gap due to the aging CF-18 fleet…. We are risk-managing a gap between our NORAD and NATO commitments and the number of fighters available for operations’. Il ajouta que ‘We can foresee a growing capability gap, and this I find unacceptable and it’s one thing that we plan to fix’.

Le ministre ne pouvait être plus clair.

Justin Trudeau gagnerait du temps avec une solution intérimaire qui consisterait en un achat d’un nombre réduit de F-18E/F afin de remplacer les plus vieux CF-18.

F-18F Super Hornet de la RAAF. Photo: Boeing.

F-18F Super Hornet de la RAAF.
Photo: Boeing.

En fait, il n’a rien inventé et pourrait simplement suivre l’Australie qui bien qu’elle se joigna au Joint Strike Fighter dès juin 2002 pour assurer la relève de ses McDonnell Douglas F-18, passa commande en mai 2007 de 24 Boeing F-18E/F Super Hornet pour remplacer ses General Dynamics F-111 Advaark puis de 12 EF-18G Growler en mai 2013 sans tourner le dos au F-35.

General Dynamics F-111C Advaark. Photo: USAF.

General Dynamics F-111C Advaark.
Photo: USAF.

McDonnell Douglas F-18B de la RAAF. Photo: RAAF.

McDonnell Douglas F-18B de la RAAF.
Photo: RAAF.

En octobre 1981, l’Australie opta pour le biracté F-18 de préférence au monoréacté General Dynamics F-16 Fightning Falcon, un gage de sécurité afin de survoler le vaste territoire national quasi-désert et les immenses étendues d’eau qui l’entourent. Les 57 F-18A et 18 F-18B entrèrent en service au sein de la Royal Australian Air Force entre 1980 et 1990.

L’Australie devrait réceptionner ses deux premiers F-35 d’ici 2018, 26 d’ici 2020 et la totalité des 72 aéronefs commandés d’ici 2023.

Ainsi l’Aviation royale canadienne pourrait, dans un premier temps, passer commande d’une trentaine de F-18E/F qui auraient l’avantage d’être des bimoteurs pour le survol des grandes étendues de neige du Canada et pour assurer la défense de l’espace aérien nord-américain dans le cadre de NORAD.

Dans un second temps, alors que le F-35 aura atteint sa pleine maturité et son coût unitaire aura été réduit par une cadence de production élevée, le Canada pourrait en acquérir au moins une trentaine pour remplir ses obligations outre-mer auprès de l’OTAN qui les amèneraient au-dessus de terrains d’opérations des plus hostiles.

Quant à ceux qui pensent que le Canada ne peut entretenir deux flottes d’avions de combat, ils n’auront qu’à se tourner vers l’Australie. Si elle en est capable, pourquoi le Canada ne le serait-il pas ?

De surcroit dans le passé, l’Aviation royale du Canada a bien maintenu parallèlement deux flottes d’avions de combat : dans les années 1970 et 1980, les Lockheed F-104 Starfighter, le McDonnell Douglas F-101 Voodoo et les Northrop F-5 Freedom Fighter et dans les années 1990, les McDonnell Douglas F-18 Hornet et les Northrop F-5 Freedom Fighter.

 

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