Hélène V. Gagnon – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Tue, 14 Nov 2017 06:44:20 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.20 AIAC CAS 2017 – Un Sommet de l’aérospatiale canadienne riche en informations. https://infoaeroquebec.net/aiac-cas-2017-un-sommet-de-laerospatiale-canadienne-riche-en-informations/ Tue, 14 Nov 2017 05:32:03 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=23196  

OTTAWA –  Nombre de mots : 1887  – Temps de lecture : 7  minutes.  Les mardi et mercredi 7 et 8 novembre 2017, le Sommet de l’aérospatiale canadienne organisé par l’Association des industries aérospatiales du Canada (AIAC – Aerospace Industries Association of Canada) a réuni, au Shaw Center, à un jet de pierres de la Colline parlementaire, plus de mille représentants de l’industrie aérospatiale canadienne mais aussi étrangères, fonctionnaires, militaires et élus.

En plus des présentations, panels et repas conférence, le Sommet de l’aérospatiale canadienne offre aussi un salon commercial qui réunit environ 70 exposants et est doté d’une plateforme B2B auxquels ont participé des fabricants et des innovateurs du secteur de l’aérospatiale de toutes les régions du Canada et du monde entier.

Hélène V. Gagnon.
Photo: Philippe Cauchi

Hélène V. Gagnon, vice-présidente, Affaires publiques et communications mondiales chez CAE, qui officia en tant que maître de cérémonie pendant les deux jours demanda au président du Conseil d’administration de l’AIAC sortant, David Gossen, président d’IMP Aerospace & Defence, de présenter son successeur, Cynthia Garneau, présidente de Bell Helicopter Textron Canada. Rappelons que madame Gagnon fut, en 2014, la première femme accédant à ce poste.

Jim Quick.
Photo: Philippe Cauchi.

 

Reconnaissant être très honorée de pouvoir ainsi se mettre au service du Conseil d’administration de l’AIAC, madame Garneau reconnut tout de go que ‘Partout dans le monde, notre industrie fait l’objet d’une vive concurrence et elle évolue très rapidement’. Elle précisa qu’afin de conserver les avantages stratégiques du Canada aussi bien au pays qu’ailleurs dans le monde ‘il va nous falloir tirer tout le parti possible de nos collaborations dans le domaine de l’innovation pour alimenter notre croissance et attirer les différents talents dans tous nos secteurs d’activité’. La présidente de Bell Helicopter Textron Canada conclut en affirmant qu’elle avait hâte de commencer à travailler avec le Conseil d’administration et avec l’équipe de direction de l’AIAC ‘pour garantir la réussite du secteur canadien de l’aérospatiale au cours des années à venir’.

Cynthia Garneau.
Photo: Bell Helicopter Textron Canada.

Pour le mandat 2017-2018, le Conseil d’administration de l’AIAC sera constitué des personnes suivantes:

Cynthia Garneau Présidente du Conseil Présidente, Bell Helicopter Textron Canada Ltd.
Patrick Mann Vice-président Président, Patlon Aircraft & Industries
Jim Quick Président et chef de la direction AIAC
David Gossen Président sortant Président, IMP Aerospace & Defence
Keith Donaldson Trésorier et secrétaire honoraire Vice-président, Ventes et développement des affaires, Apex Industries Inc.
Brad Audette Sans fonction déterminée Director, Engine Programs, MTU Maintenance Ltd.
Charles Bouchard Sans fonction déterminée Directeur général, Lockheed Martin Canada
David Curtis Sans fonction déterminée Président et chef de la direction, Viking Air Ltd.
Marc Parent Sans fonction déterminée Président et chef de la direction, CAE Inc
Mike Pley Sans fonction déterminée Président, Pley Consulting Inc.
Pierre Pyun Sans fonction déterminée Vice-président, Affaires gouvernementales, Bombardier
John Saabas Sans fonction déterminée Président, Pratt & Whitney Canada Corp.
Daniel Verreault Sans fonction déterminée Directeur pour le Canada, Exploitation des systèmes militaires, GE-Aviation

 

Robert E. Wheeler.
Photo: Philippe Cauchi

Le premier conférencier du Sommet fut le Major Général Robert E. Wheeler, Senior Advisor, Avascent Global Advisors qui souligna les défis de la cyber sécurité. Après 32 ans au sein de l’US Air Force où il pilota des bombardiers stratégiques B-52 et de B-2, cet ingénieur de formation fut chargé de la modernisation de la sécurité cybernétique à l’Office of the Secretary of Defense au Pentagon à Washington.

Ensuite, s’est tenue une Super session CAE réunissant Andrew Arnovitz, Vice-président, Stratégie et relations avec les investisseurs, Joe Armstrong, vice-président et directeur général de CAE Canada, Marc St-Hilaire, vice-président, Technologie évoluée et innovation et Maryse Carmichael, Canada Region Communications and Government Relations Manager qui, il faut le reconnaître,fut un pitch en faveur du fournisseur de simulateurs et de services de formation.

Enchaîna le panel des secrétaires parlementaires qui réunit :

Leona Alleslev, une diplômée du Collège militaire royal de Kingston et ancienne cadre chez Bombardier, députée Libérale fédérale d’Aurora – Oakridges – Richmond Hill) et membre du Sous-comité du programme et de la procédure du Comité permanent de la défense nationale, du Comité permanent de la défense nationale, et chef du comité Libéral en aérospatiale.

Jean R. Rioux, député Libéral fédéral de Saint-Jean et Secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale

Steven MacKinnon, député Libéral fédéral de Gatineau et Secrétaire parlementaire de la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement

Pamela Goldsmith-Jones, députée Libérale federal de West Vancouver – Sunshine Coast – Sea to Sky Country, Secrétaire parlementaire du ministre du Commerce international

Andrew Leslie, député d’Orléans et Secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères (Relations canado-américaines).

Monsieur Rioux rappela les objectifs de la nouvelle politique de défense du Canada intitulée Protection, Sécurité, Engagement’ dévoilée en mai dernier par le Ministre de la défense nationale, Harjit S. Sajjan et la qualifia d’‘une belle politique…une très bonne politique’

Pour le Secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale, cette politique contient de bonnes nouvelles pour l’industrie aérospatiale, le budget de la défense passant de 18 à 37 milliards de dollars d’ici 2027.  Il lança à l’auditoire ‘il y aura de l’argent pour vous’.

McDonnell Douglas CF-18 Hornet au-dessus d’Hawaii.

Sur la question du renouvellement de la flotte des avions de chasse McDonnell Douglas F-18 Hornet livrés entre 1082 et 1989, il déclara qu’’il est clair que notre gouvernement fera un concours transparent tenu à l’intérieur de notre mandat…un engagement ferme pour acheter 88 chasseurs’. Monsieur Rioux ajouta que les fonds vont être là, le budget de la défense pour les vingt prochaines années ayant été revu par cinq firmes conseils.

Quant à la flotte intermédiaire, il réitéra un besoin de 18 appareils. Le député de Saint-Jean rappela que le choix tiendra compte du coût, des échéanciers, des besoins et ‘surtout de faire affaire avec une entreprise qui n’est pas hostile à notre industrie aérospatiale canadienne’, une attaque à peine voilée en direction du géant aéronautique américain Boeing, constructeur du F-18E/F Super Hornet, considéré antérieurement par le gouvernement fédéral du premier ministre Libéral Justin Trudeau.

Boeing F-18E et F-18F Super Hornet.
Photo: Boeing.

Monsieur Rioux conclut son intervention en rappelant la nécessité de cette flotte intermédiaire afin d’assurer la sécurité du territoire canadien, les engagements du Canada envers le NORAD pour la défense l’Amérique du nord ainsi que ceux sur la scène internationale principalement envers l’OTAN.

Lors de la présentation suivante, le Dr Éric Ducharme, General Manager, Advanced Technology Operations, GE Aviation, entretient l’auditoire sur la fabrication additive.

En après-midi du premier jour, Ken Peterman, President, Government Systems, ViaSat, souligna les avantages pour l’industrie aérospatiale canadienne du recours aux communications satellites (SatCom) de haute capacité.

Panel sur la petite entreprise.
Photo: Philippe Cauchi

Le panel portant sur la petite entreprise commanditée par Boeing réunit autour d’Ian Christrie, vice-président exécutif, AIAC, Dave Muir, de Gastops, John Mannariano de Mannarino Systems & Software, Patrick Thera de SED et Gabe Batstone de Contextere.

Suivirent les présentations de Torbjorn Sjogren, vice-président, International Government Systems, Boeing Global Services et de Michael Johansson, Executive Vice President and Deputy CEO, Saab AB.

Le salon d’exposition.
Photo: Philippe Cauchi.

Le B2B.
Photo: Philippe Cauchi.

Le stand Info Aéro Québec.
Photo: Philippe Cauchi

Le Dîner annuel de l’aérospatial qui réunit plus de 400 personnes accueillit Carla Qualtrough, ministre fédéral des Services publics et de l’Approvisionnement. Fait à noter, les ambassadeurs de tous les pays impliqués dans le groupe Airbus, soit ceux de la France, de l’Allemagne, de l’Espagne et du Royaume-Uni assistèrent à ce dîner.

Ce fut aussi l’occasion de présenter le Prix James C. Floyd pour l’excellence en aérospatiale à l’équipe de l’exploitation de Pratt & Whitney, dirigée par Benoit Beaudoin.

Manfred Hader.
Photo: Philippe Cauchi

Le deuxième jour s’amorça avec une présentation par Manfred Hader, associé principal du cabinet allemand Roland Berger GmbH portant sur les turbulences à l’horizon – perspectives et stratégies de l’industrie pour soutenir la compétitivité dans l’industrie aérospatiale.

Un panel exécutif s’en suivit orchestré par monsieur Hader réunissant Jonathan Lee Obst, directeur général Canada, Rockwell Collins, Charles Bouchard, directeur général, Lockheed Martin Canada, Cynthia Garneau, présidente Bell Hélicopter Textron Canada et David Curtis, président et chef de la direction de Viking Air.

Ensuite monsieur Colin Robertson, Senior Advisor chez Denton LLP éclaira l’assistance sur les relations Canada – États-Unis et sur l’ALÉNA. Cet avocat et ancien diplomate canadien décrit l’état des négociations entre les trois membres de l’ALÉNA et les conséquences sur l’industrie aérospatiale canadienne.

David Hoke.
Photo: Philippe Cauchi.

La dernière présentation fut donnée par Dick Hoke, chef de la direction, Airbus Defence & Space. À ce poste depuis le 1er avril 2016, cet ingénieur de formation commença par rappeler qu’Airbus était au Canada depuis plus de trente ans et achetait chaque année auprès de plus de 570 fournisseurs canadiens pour un peu plus d’un milliard de dollars de biens et services. Il ne put s’empêcher de souligner qu’il était très fier de l’accord passé entre Airbus et Bombardier en octobre dernier : ‘It give us a new momentum with the Canadian Aerospace industry’.

De là, selon monsieur Hoke, la décision de faire du Canada ‘the Airbus fifth country’ rappelant qu’’Airbus is a very unique company bringing together four countries France, Germany, Spain and the United Kingdom’.

Airbus Military C295W.
Photo: Airbus Defense and Space.

L’octroi à Airbus Defense & Security et son biturbopropulsé C295 en décembre 2016 du contrat des Forces armées canadiennes portant sur le Projet de remplacement d’aéronefs de recherche et de sauvetage à voilure fixe (ARSVF) ou Fixed-Wing Search and Rescue Aircraft Replacement Project (FWSAR) est très important pour Airbus selon monsieur Hoke puisqu’il porte sur 16 appareils pour un montant de plus de 2,4 milliards de dollars canadiens.  Ce montant pourrait atteindre les 4,7 milliards de dollars d’ici 2043 en incluant les services d’entretien et de soutien.

A330 MRTT and F-35.
Photo: Airbus Industrie.

Mais naturellement comme le souligna monsieur Hocke, Airbus ne veut pas s’arrêter là reprenant les propos livrés à Info Aéro Québec par Simon Jacques, président d’Airbus Defense & Space lors du salon CANSEC de mai 2016 à Ottawa.  L’avionneur européen veut offrir aux Forces armées canadiennes dans le cadre du remplacement des Airbus CC-150 Polaris, l’Airbus A330 MRTT dont 28 des 56 exemplaires commandés ont été livrés. Ce dernier a été sélectionné par les forces aériennes britanniques, australiennes, françaises, saoudiennes, émiratis, singapouriennes, allemandes et norvégiennes.

Eurofighter Typhoon.
Photo: Airbus.

Le chef de la direction d’Airbus Defense & Space déclara que cette dernière proposera le chasseur biréacté anglo-germano-espagnol Eurofighter dont l’entrée en service remonte à août 2003 au gouvernement canadien dans le cadre du remplacement des McDonnell Douglas CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne.

Monsieur Hoke souligna la volonté d’Airbus d’attirer plus d’entreprises canadiennes dans le réseau de fournisseurs de l’avionneur européen spécialement: ‘We are already a significant partner of the Canadian aerospace industry and we definitely believe that on top of it based on the new corporation with Bombardier we can become a more important partner’. Il visa aussi l’industrie spatiale canadienne en déclarant que ‘We definitely think that we can have a vital role in developing the space industry in Canada’.

Enthousiaste et s’appuyant sur la collaboration décidée entre Airbus et Bombardier, David Hoke conclut que ‘We would like to partner with more companies and we want to play a more important role in the Canadian aerospace company’.

Navdeep Bains et Jim Quick.
Photo: Philippe Cauchi.

Le Sommet se clôtura avec le Lunch du leadership de l’aérospatiale canadienne commandité par Lockheed Martin et dont le conférencier fut Navdeep Bains, ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique. En fait, le Ministre se limita à une présence d’une vingtaine de minutes qui consista en une séance de questions et de réponses avec le président de l’AIAC, monsieur Jim Quick.  Le ministre Bains eut néanmoins à cœur de rappeler, une fois encore, l’importance de l’innovation comme moteur de l’industrie aérospatiale.

L’équipe de l’AIAC.
Photo: Philippe Cauchi.

L’édition 2018 du Sommet canadien de l’aérospatiale se tiendra les 13 et 14 novembre 2018 au Centre Shaw à Ottawa.

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Résultats en hausse chez CAE grâce à ‘sa sauce secrète’. https://infoaeroquebec.net/resultats-en-hausse-chez-cae-grace-a-sa-sauce-secrete/ Wed, 17 Aug 2016 21:17:17 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=16584  

MONTRÉAL – Mercredi 10 août 2016 s’est tenue aux installations de Saint-Laurent, aux abords de l’aéroport international Pierre-Elliot Trudeau de Montréal, à partir de 11h00, l’assemblée des actionnaires de CAE (TSE-CAE) qui fêtera ses 70 ans l’an prochain.

CAE Logo

Les revenus lors de l’exercice 2016 clos le 31 mars 2016, ont atteint 2,512 milliards de dollars canadiens, en hausse de 12% par rapport à l’exercice précédent tandis que le résultat net des activités poursuivies s’est chiffré à $230,3 millions soit une hausse de 12,5% ou $0,89 l’action. À titre de comparaison, lors de l’exercice 2012, le chiffre d’affaires de CAE s’élevaient à $1,821 milliards.

Un total de $2,782 milliards de commandes obtenus lors de l’exercice 2016 ont porté la valeur du carnet de commandes à $6,372 milliards, un record.

La croissance fut menée par le secteur civil dont les revenus ont atteint $1,4 milliard, en hausse de 10% et les profits se sont chiffrés à $237 millions, dégageant ainsi une marge bénéficiaire de 16,6%. Les commandes ont atteint un sommet historique durant l’exercice avec un total de $1,7 milliard.

Durant l’exercice clos le 31 mars 2016, CAE a formé environ 120 000 pilotes auprès de plus de 300 transporteurs aériens et exploitants d’avions d’affaires.

Simulateur de vol CAE pour CSeries. Photo: Philippe Cauchi.

Simulateur de vol CAE pour CSeries.
Photo: Philippe Cauchi.

De plus, CAE a livré 53 simulateurs de vol (Full Flight Simulator FFS), un record. L’entreprise de Saint-Laurent fournit des simulateurs pour plus de 150 modèles d’avions d’affaires, de transport régional et de ligne dont le l’Airbus A350 et le Bombardier CSeries dont trois FFS sont en service : un au centre de formation de Bombardier sur le campus de CAE à Saint-Laurent, un second chez Swiss à Zurich et un troisième chez Flight Training Alliance, un joint-venture de Bombardier et Lufthansa Flight Training à Francfort, en Allemagne.

Comme le précisa en conférence de presse Marc Parent, président et chef de la direction de CAE depuis août 2009, les transporteurs aériens ont besoin d’un simulateur pour chaque tranche d’environ 30 monocouloirs. Dans le cas des gros porteurs, cette proportion tombe à un simulateur pour 15 aéronefs et dans celui des avions d’affaires, un simulateur pour chaque tranche de 75 à 100 appareils en service.

Le secteur de la défense a généré des ventes de $970 millions en hausse de 13%. Les profits ont augmenté de 4% pour atteindre les $120 millions pour une marge bénéficiaire de 12,3%. Les commandes s’élevèrent à $986 millions et pour la première fois en quatre ans, dépassèrent le niveau des ventes.

General Atomics MQ-9. Photo: General Atomics.

General Atomics MQ-9.
Photo: General Atomics.

Soulignons l’entrée de CAE dans la formation des équipages de drones avec l’octroi en août 2013, d’un important contrat de l’US Air Force portant sur la fourniture de services complets de formation aux équipages des avions télépilotés General Atomics MQ-1 Predator et MQ-9 Reaper d’une durée d’un an pour un montant approximatif de 20 millions de dollars américains avec quatre options d’une durée d’un an chacune. La formation sera assurée par CAE USA en classe et sur l’appareil réel à Holloman AFB au Nouveau-Mexique, Creech AFB au Nevada, March AFRB en Californie, et à Hancock ANGB dans l’état de New York, où s’entraînent chaque année environ 1 500 pilotes et opérateurs de capteurs.

CAE compte parmi les membres de son conseil d’administration un général de l’US Army à la retraite, le général Peter J. Schoomaker et celui de CAE USA, trois autres officiers supérieurs américains à la retraite, le général Bryan Douglas de l’US Army, l’amiral Timothy J. Keating de l’US Navy et le général Norton Schwartz de l’USAF.

Le secteur médical de CAE vit ses ventes bondir de 20% pour atteindre $113 millions dégageant ainsi un profit de $7 millions, en hausse de 7%.

De l’aveu même de madame Sonya Branco, vice-présidente, finances et chef de la direction financière de CAE à l’occasion de sa présentation lors de l’assemblée des actionnaires a déclaré que ‘nous avons atteint nos objectifs opérationnels et stratégiques au cours de l’exercice 2016, ce qui place l’entreprise en bonne position pour le prochain exercice et les prochaines années’.

Les résultats du premier trimestre de l’exercice 2017 clos le 30 juin 2016 sont de bons augures.  Le chiffre d’affaires et le résultat opérationnel ont tous deux connu une croissance à deux chiffres.  Ainsi les ventes ont grimpé de 17% pour se fixer à $651,6 millions et les profits, de 13% pour se fixer à $92,1. CAE a affiché des profits nets de 70,9 millions de dollars soit $0,26 l’action.

Pour sa part, le carnet de commandes de l’électronicien s’est hissé à $6,527 milliards, un nouveau record.

Marc Parent souligna à grands traits que l’innovation est un facteur déterminant du succès de son entreprise.  Ce dernier découlerait de la culture d’innovation de CAE qui constitue en ce qu’il appelle ‘la sauce secrète qui alimente notre leadership lorsque vient le temps de façonner l’avenir de la formation’.

Comme il l’indiqua afin de préserver la culture d’innovation de CAE, les investissements ne se font pas seulement au profit de la technologie des simulateurs mais également dans les instructeurs de vol, les didacticiels et les processus.

Ainsi CAE a lancé récemment un programme de renforcement de la qualité de ses quelques 2000 instructeurs de vol, au nombre équivalent à celui des ingénieurs. CAE compte actuellement quelques 8000 employés dans le monde dont 3500 à Saint-Laurent.

Dans le secteur civil, CAE a lancé la phase de validation de son ‘Next Generation Training System’ qui permettra d’adapter le programme de formation à la culture et aux procédures spécifiques de chaque transporteur.

Dans le domaine de la Défense et de la sécurité, CAE est en voie de permettre aux équipages de s’entrainer dans des conditions dangereuses impossible à reproduire dans la réalité.

Dans le secteur de la santé, le simulateur d’accouchement Lucina a bénéficié de l’expérience du secteur civil dans le domaine de la connexion au ‘Nuage’.

Aux dires de Marc Parent, CAE peut s’appuyer sur six piliers :

  • Un avantage par la taille, CAE ayant livré 53 simulateurs (Full Flight Simulators FFS) et acquis durant le dernier exercice Lockheed Martin Commercial Flight Training et sa clientèle;
  • De l’espace pour croître car CAE étant non seulement impliqué dans la construction de simulateurs mais aussi dans la prestation de services de formation aéronautique, un secteur six fois plus important dans l’aviation civile et cinq fois, dans la militaire que la construction de simulateurs;
  • D’un secteur hautement réglementé où les équipages doivent obligatoirement s’entraîner sur une base régulière assurant à CAE une proportion élevée d’activités récurrentes et des revenus;

de tendances favorables du marché de la formation aéronautique soutenue par une croissance du trafic de l’ordre de 4 et 5% par année;

d’un besoin annuel d’au moins 25 000 nouveaux pilotes pendant au moins dix ans;

d’une augmentation de l’utilisation par les militaires de la formation en simulateur;

  • De retours sur l’investissement supérieurs;
  • De la culture d’innovation de CAE, la ‘sauce secrète’ de l’entreprise comme se plaît à l’appeler Marc Parent.

Naguère exclusivement constructeur de simulateur de vol, CAE a suivi l’américaine FlightSafety et est entré dans la fourniture de formation à la fin des années 1990 avec le rachat de l’américaine SimuFlite en décembre 2001. Alors qu’au début des années 2000, la vente de simulateurs civils représentaient 80% des revenus de CAE, elle ne représente plus maintenant que 20%. Actuellement 60% des revenus découlent de la prestation de services de formation aussi bien aux compagnies aériennes, qu’à l’aviation d’affaires et qu’aux forces armées.

Signalons que l’assemblée des actionnaires fut perturbée par les interventions de trois membres de la Coalition BDS Québec, porte-parole local du mouvement international Boycott-Divestments-Sanctions (BDS) qui selon son site internet en tant que ‘movement works to end international support for Israel’s oppression of Palestinians and pressure Israel to comply with international law’.

Leurs questions portèrent sur un contrat octroyé à CAE par l’israélienne Elbit Systems en février 2013 concernant la conception et la construction de certains segments d’une série de simulateurs du jet d’entraînement Leonardo (anciennement Alenia Aermacchi) M-346 Lavi dans le cadre de la formation des pilotes d’Heyl Ha Avir.

L’avocat montréalais John Philpot, membre de BDS Québec, demanda si ‘CAE était prête à annuler tout contrat militaire direct ou indirect avec Israël pour éviter la désapprobation mondiale’.

Marc Parent réitéra que ‘CAE vend ses produits et services en suivant les règles du gouvernement canadien…les suit à la lettre et …en respecte l’esprit’.

En conférence de presse, madame Hélène V. Gagnon, vice-présidente, affaires publiques et communications mondiales, annonça qu’elle rencontrerait leur représentant dans deux semaines.

Le 4 août 2016, le titre de CAE (TSE-CAE) a clôturé en légère hausse (+$0.16 ou +0,90%) pour se fixer à $17.86. Lors des douze derniers mois, son cours a fluctué de $13.04 à $18.21.

 

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CAE présente à la presse le simulateur du CSeries de Bombardier. https://infoaeroquebec.net/cae-presente-a-la-presse-le-simulateur-du-cseries-de-bombardier/ Tue, 28 Jun 2016 06:21:36 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=16109  

SAINT-LAURENT – CAE avait convié la presse en ce lundi matin afin de se familiariser avec le simulateur que l’électronicien québécois a conçu et construit à Montréal pour le CSeries mis aussi pour l’essayer.

Le simulateur occupe l’espace de l’immeuble du centre de formation de Bombardier à Saint-Laurent en banlieue ouest de Montréal , avec trois autres simulateurs : un destiné au Global Express, un au Challenger 650 et un autre au Challenger 350, tous disponibles et utilisés 24 heures sur 24.

Simulateur CSeries de CAE. Photo: Philippe Cauchi.

Simulateur CSeries de CAE.
Photo: Philippe Cauchi.

Ce fut l’occasion pour une quinzaine de journalistes et les caméramans de trois réseaux montréalais de télévision de vivre pendant près d’une heure ce qu’expérimentent les pilotes lors de leur formation.

Les simulateurs du Centre de Formation de Bombarder sur le campus de CAE.Photo: Philippe Cauchi.

Les simulateurs du Centre de Formation de Bombarder sur le campus de CAE.Photo: Philippe Cauchi.

CAE est partenaire principal de Bombardier sur le CSeries depuis le tout début du programme soit depuis 2008.  Jusqu’à présent, trois simulateurs ont été construits pour le biréacté de 100-130 place de Bombardier.  Un premier est installé au centre de formation de Bombardier sur le campus de CAE à Saint-Laurent, un second chez Swiss à Zurich et un troisième chez Flight Training Alliance, un joint-venture de Bombardier et Lufthansa Flight Training à Francfort, en Allemagne.

Chaque appareil CSeries compte cinq équipages constituées d’un pilote et d’un copilote.

Marc Saint-Hilaire, Peter Koch, Nelson Yu et Hélène V. Gagnon.Photo: Philippe Cauchi.

Marc Saint-Hilaire, Peter Koch, Nelson Yu et Hélène V. Gagnon.Photo: Philippe Cauchi.

Monsieur Marc Saint-Hilaire, vice-président, technologie et innovation chez CAE souligna qu’un simulateur d’avion de ligne coûte entre 10 et 20 millions de dollars sans pour autant avoir voulu divulguer le coût spécifique d’un simulateur destiné au CSeries.

Peter Koch, chef pilote pour le CSeries chez Swiss, révéla que 35 pilotes de sa compagnie aérienne avaient déjà été formés chez Bombardier pour le CSeries.  Les premières formations s’amorcèrent en mai 2015. Il ne put s’empêcher d’ajouter que ‘He cannot wait anymore to fly the aircraft’. Pour lui, ‘The plane is just fantastic’ et que le CSeries ‘has been designed by pilots for pilots’.

La formation comprend environ 70 heures en simulateur et 15 heures dans l’appareil.

Comme le précisa Nelson Yu, spécialiste des essais chez CAE depuis huit ans, tout juste revenu de Suisse pour la livraison du premier simulateur du CSeries hors du Canada, le développement du simulateur remonta à 2009.

Simulateur CSeries de CAE. Photo: Philippe Cauchi.

Simulateur CSeries de CAE. Photo: Philippe Cauchi.

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Simulateur CSeries de CAE. Photo: Philippe Cauchi.

Simulateur CSeries de CAE.
Photo: Philippe Cauchi.

Ce simulateur est un Interim Level C ce qui est presque le plus haut niveau, le plus haut étant Level D qui permet aux dires de monsieur Yu de passer directement du simulateur à l’avion sans aucun problème puisqu’un tel simulateur de vol reproduit toutes les conditions de vol qu’un équipage rencontrera dont les plus périlleuses : orages, grêle, givre sur les ailes, panne de moteur.

Ce mercredi aura lieu à Mirabel, la remise officielle du tout premier CSeries, un CS100 à Swiss.

Membre de Star Alliance et filiale de Lufthansa Group, Swiss, basée à l’aéroport de Mulhouse-Basel-Freiburg près de Basel en Suisse, affiche un carnet de commandes de 30 CS100 et CS300.

Interviewée sur les intentions d’Air Canada et de Delta Air Lines quant à la formation de leurs équipages et sur l’achat éventuel de simulateurs CAE destinés au CSeries, madame Hélène V. Gagnon, vice-présidente, affaires publiques et communications mondiales, avoua qu’il était encore trop, les contrats d’achats des appareils devant être finalisés auparavant.

 

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