Harjit Sajjan – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Tue, 30 Jun 2020 01:22:42 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.20 Remplacement des CF-18 : le F-18E/F refait surface. https://infoaeroquebec.net/remplacement-des-cf-18-le-f-18ef-refait-surface/ Sat, 19 Nov 2016 22:28:00 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18369  

MONTRÉAL – Selon le journaliste spécialisé dans les questions de défense et de sécurité, de l’Ottawa Citizen et rédacteur du blog Defense Watch, David Pugliese, le gouvernement Trudeau aurait ramener à la vie l’option d’un achat intérimaire de Boeing F-18E/F Super Hornet sans appel d’offres pour le remplacement des McDonnell Douglas CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne.

En juin dernier, le gouvernement fédéral Libéral proposait d’acheter sans recours à un appel d’offres des Boeing F-18E/F Super Hornet et ainsi repousser à 2030, tout nouvelle compétition accompagnée d’un appel d’offres.

Boeing F-18E et F-18F Super Hornet. Photo: Boeing.

Boeing F-18E et F-18F Super Hornet.
Photo: Boeing.

Mais face a l’opposition de l’industrie et aux députés de l’opposition, l’idée sembla alors avoir été mise de côté.

Mais cette option semblerait toujours être favorisée par le bureau du Premier ministre canadien sur les conseils de son Ministre de la défense Harjit Sajjan qui a répété à plusieurs reprises que le besoin du remplacement des CF-18 devenait pressant. De leur côté, des officiers de l’Aviation royale canadienne affirmeraient le contraire, avançant que les CF-18 pourraient encore voler jusqu’en au moins 2025.

Cette rumeur qui veut que le gouvernement Trudeau achèterait vingt Boeing F-18E/F reverrait ainsi toute compétition dans une dizaine d’années.

De la sorte, Justin Trudeau respecterait sa déclaration sans équivoque, au cinquantième jour de la campagne électorale, le 20 septembre 2015 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, ‘We will not buy the F-35 fighter jet’ dont le gouvernement Harper envisageait passer commande de 65 exemplaires.

Justin Trudeau à la Chambre des Communes le 7 juin 2016.

Justin Trudeau à la Chambre des Communes le 7 juin 2016.

D’ailleurs, l’aversion de Justin Trudeau envers l’avion de combat de cinquième génération Lockheed Martin F-35 Lightning II ne s’est pas affaiblie depuis car le 7 juin dernier, en réponse aux critiques des membres de l’Opposition à la Chambre des Communes, il rétorqua que le F-35  ‘Does not work and is far from working’.

En juillet 2016, Ottawa a émis une demande d’information à laquelle cinq constructeurs donnèrent suite : Boeing avec le F-18E/F Super Hornet, Lockheed Martin avec le F-35A Lightning II, Dassault Aviation avec le Rafale, Eurofighter avec le Typhoon et finalement Saab avec le Gripen.

Il est vrai comme le rappelait Marillyn A. Hewson, PDG de Lockheed Martin lors d’une allocution lors du sommet de l’aérospatiale canadienne, mardi dernier à Ottawa, que 110 entreprises canadiennes fournisseurs du F-35 ont déjà bénéficié de commandes d’une valeur d’un milliard de dollar en dépit du fait que seulement un peu plus de deux cents Lightning II aient été construits.

D’ici 2023, de 170 à 180 F-35 devraient être produits annuellement.

Boeing, pour sa part, lui qui déjà achète pour plus d’un milliard de dollars de biens et services au Canada chaque année en plus d’employer directement dans ses installations au Canada, près de 2000 personnes, pourra offrir des retombées sur ses programmes civils et même militaires en développent.  Le F-18E/F dont la production est à son crépuscule, offre peu d’occasions de retombées économiques hormis sur les pièces de rechange et l’entretien.

Néanmoins, cette comédie pose plusieurs questions.

Les F-18 de l’Aviation royale canadienne sont-ils vraiment rendus en fin de vie ou peuvent-ils encore servir une dizaine d’années?

Pourquoi cet intérêt qui semble plus électoral qu’autre chose de Justin Trudeau pour le F-35 depuis cette déclaration du 20 septembre 2015.

Que ce cache-t-il derrière cet acharnement de Justin Trudeau contre le F-35 alors qu’il fut quand même rappeler que ce furent les Libéraux de Jean Chrétien, son maitre à penser, qui entrèrent le Canada dans le programme Joint Strike Fighter en 1997 par un versement initial de dix millions de dollars? Le comportement du Premier ministre rappelle celui de Jean Chrétien contre l’hélicoptère EH-101 dont il annulera dès son élection en 1993, la commande passée sous les Conservateurs de Brian Mulroney pour finalement l’acheter sous le nom de Cormoran.

Quoiqu’il en soit, un achat mixte de F-18E/F et de de F-35A est tout à fait faisable car l’Australie a opté pour cette solution.

Une telle option permettrait au gouvernement Trudeau de se présenter aux électeurs pour un second mandat en soulignant que sa promesse du 20 septembre 2015 du Musée canadien de l’immigration situé à la jetée 21 du port d’Halifax en Nouvelle-Écosse a été tenue.

Airbus CC-150 Polaris de l'aviation royale canadienne. Photo: MDN.

Airbus CC-150 Polaris de l’aviation royale canadienne.
Photo: MDN.

Bell Helicopter CH-147 Griffon de l'aviation royale canadienne. Photo: MDN.

Bell Helicopter CH-147 Griffon de l’aviation royale canadienne.
Photo: MDN.

Le gouvernement doit aller de l’avant sur ce dossier car à court terme, il va devoir trancher sur la question du choix d’un appareil sans le cadre de la compétition Projet de remplacement d’aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe ou Fixed-Wing Search and Rescue Aircraft Replacement Project (FWSAR-ARVSF) et à plus long terme, amorcer le processus de remplacement des avions de transport et de ravitaillement en vol Airbus CC-150 Polaris et des hélicoptères utilitaires de transport tactique (HUTT) Bell Helicopter CH-146 Griffon.

Entretemps, comment se fait-il que les milieux associatifs et politiques québécois restent muets sur la question du remplacement des McDonnell Douglas CF-18 Hornet dont les enjeux sont, sans équivoque, les retombées économiques et les emplois.

Lockheed Martin F-35A Lightning II. Photo: USAF.

Lockheed Martin F-35A Lightning II.
Photo: USAF.

 

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Comment le Canada va éjecter le F-35. https://infoaeroquebec.net/comment-le-canada-va-ejecter-le-f-35/ Wed, 10 Feb 2016 04:17:44 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=14734 Le ministre de la Défense nationale du Canada, monsieur Harjit Sajjan, a relancé récemment le processus d’acquisition du nouveau chasseur de l’Aviation royale canadienne qui remplacera nos actuels McDonnell Douglas CF-18. Le gouvernement a décidé de repartir à zéro. Le Lockheed Martin F-35A Lightning II, le moins cher des trois F-35 offerts, a été choisi sans concours par le précédent gouvernement. Mais a-t-il encore une chance d’être retenu? Rien n’est moins certain.

Un processus plus solide

Monsieur Sajjan, lors de plusieurs entrevues récentes, a été très clair sur le processus qui serait suivi pour choisir ce remplaçant. Le ministère de la Défense nationale va d’abord rédiger un document définissant clairement ses besoins. Le ministre a insisté sur la nécessité pour le Canada de respecter les engagements pris dans le cadre des accords du NORAD et de l’OTAN.

Une fois les besoins définis, le ministère des Services publics et de l’Approvisionnement prendra le relais et préparera une DDP – Demande de proposition. (en anglais, RFP, Request For Proposal). La partie la plus importante de ces travaux sera la préparation d’une grille d’évaluation des propositions permettant de classer les concurrents et de choisir le vainqueur. C’est là que va se jouer le sort du F35A.

Boeing F-18E Super Hornet. Photo: US Navy.

Boeing F-18E Super Hornet.
Photo: US Navy.

Les concurrents probables sont le F-35A Lightning II de Lockheed Martin, le F-18E/F Super Hornet de Boeing, le Rafale de Dassault Aviation, l’Eurofighter Typhoon d’Airbus Defence and Space et le JAS 39 Gripen NG de Saab.

Dassault Aviation Rafale. Photo: Dassault Aviation.

Dassault Aviation Rafale.
Photo: Dassault Aviation.

Les deux missions

L’avion qui remplacera nos actuels F-18 aura deux missions bien différentes. Dans le cadre des accords du NORAD, le Canada a besoin d’un intercepteur permettant d’arrêter d’éventuels envahisseurs provenant de Russie ou de Chine. Il faut un avion agile, pouvant parcourir rapidement de grandes distances dans le Grand Nord. Dans le cadre des accords de l’OTAN, des missions de l’ONU et des autres missions comme l’actuelle campagne contre l’État-Islamique, le Canada a plutôt besoin d’un chasseur bombardier pouvant approcher du territoire ennemi sans être repéré et pouvant lancer avec précision de grandes quantités de bombes.

Eurofighter Typhoon. Photo: Airbus.

Eurofighter Typhoon.
Photo: Airbus.

Tous les avions proposés peuvent accomplir adéquatement ces deux missions. Par contre certains, comme le Typhoon et le Gripen, sont de meilleurs intercepteurs alors que d’autres, comme le F-35A et le F-18E/F sont de meilleurs bombardiers. Le ministère de la Défense nationale devra choisir sa priorité et la grille d’évaluation reflétera ce choix.

La furtivité

La furtivité est l’avantage principal des F-35. Cette capacité d’approcher d’un objectif avec de moindres probabilités d’être détecté rapidement est très importante pour un chasseur bombardier qui doit attaquer des pays bien équipés en radars comme la Russie ou la Chine. Par contre cette caractéristique est-elle aussi importante pour un intercepteur dans le Grand Nord canadien ?

L’avantage des F-35 en matière de furtivité est toutefois contrebalancé par un inconvénient majeur. Pour être furtif, l’avion doit conserver ses missiles à l’intérieur du fuselage. Si les missiles sont attachés aux ailes, comme c’est le cas pour ses concurrents, la furtivité disparaît. Les F-35 ne peuvent ainsi emporter que quatre missiles comparativement à une dizaine pour les autres avions proposés. C’est un inconvénient majeur aussi bien pour les missions de bombardement que pour les missions d’interception.

Saab JAS39. Photo: Saab.

Saab JAS39.
Photo: Saab.

Cette faiblesse est toutefois compensée par la grande précision de bombardement des F-35. Ces avions sont équipés de nombreux senseurs reliés à des ordinateurs de bord extrêmement puissants. Les F-35 peuvent diriger leurs missiles avec plus de précision et ils peuvent partager l’information recueillie lors de l’attaque avec les autres avions de leur groupe ainsi qu’avec leur base. À ce chapitre, aucun de ses concurrents ne peut l’approcher.

Moteurs, Altitude, Vitesse et agilité

Traditionnellement, les avions équipés de deux moteurs étaient considérés comme plus sécuritaires. En cas de panne d’un des moteurs, ils avaient la possibilité de regagner leur base à l’aide de l’autre moteur. Les F-35 et le Gripen ne possèdent qu’un seul moteur, ce qui pourrait leur faire perdre quelques points au classement.

Depuis la deuxième guerre mondiale, les experts considèrent que les meilleurs intercepteurs sont les avions qui sont les plus rapides et les plus agiles. Est-ce toujours le cas quand les combats rapprochés deviennent rares ? Les avions actuels tirent leurs missiles à plusieurs kilomètres de distance, et ce sont eux qui font l’essentiel du travail.

Le plafond pouvant être atteint a également été considéré comme un facteur important. Un intercepteur qui vole plus haut aurait plus de chance d’abattre son ennemi. Selon l’organisme Defense Watch, les F-35, lorsque leur mise au point sera terminée, devraient pouvoir voler à 60,000 pieds ce qui est très bon. Par contre le Typhoon peut monter à 65,000 pieds.

Lockheed Martin F-35A Lightning II. Photo: US Air Force.

Lockheed Martin F-35A Lightning II.
Photo: US Air Force.

Selon la même source, le F-35 n’est pas très rapide. Il ne peut voler qu’à Mach 1,6 comparativement à Mach 2 pour le Typhoon et le Gripen, Mach 1,8 pour le F-18E/F et le Rafale. Certains de ses opposants sont beaucoup plus rapides : Mach 2,8 pour le Mig-31 russe et Mach 2,4 pour le J-15 chinois. Le F-35 ne serait pas non plus un champion en termes d’accélération ou d’agilité.

Un coût important

Le coût exorbitant du F-35A est la raison principale pour laquelle le premier ministre Trudeau a semblé écarter cet avion dans son discours d’Halifax. M. Trudeau a même parlé d’économies possibles de plusieurs milliards de dollars sur 40 ans. Cette affirmation repose sur certaines études qui tentent de calculer le coût total d’utilisation de cet avion sur la durée de vie prévue de l’appareil. Ce coût total inclut l’acquisition, l’entretien, le carburant ainsi que les salaires des pilotes et des techniciens qui l’entretiendront.

Lorsque son prédécesseur, M. Harper, a annoncé l’achat de 65 F-35A en juillet 2010, il prévoyait un coût d’acquisition de 9 milliards et des frais d’entretien de 7 milliards, pour un coût total de 16 milliards. En 2012, le vérificateur général a toutefois conclu que ces coûts se chiffreront plutôt à 45,7 milliards. Certains analystes ont par la suite critiqué cette estimation qu’ils jugeaient encore trop conservatrice.

Quelques études américaines et canadiennes se sont penchées sur le coût total d’utilisation du F-35A. Il s’agit toutefois d’un exercice périlleux puisque cette estimation inclut des variables impossibles à prévoir pour d’aussi longues périodes. Mentionnons entre autres :

  • le prix du carburant nécessaire pour faire voler l’avion;
  • le taux d’intérêt auquel sera financée la dette encourue pour cet achat;
  • le taux de change du dollar canadien (l’avion et les pièces de rechange devront en effet être payés en dollars américains ? mais c’est également le cas pour les autres concurrents);
  • le taux d’inflation en fonction duquel on doit prévoir le salaire des pilotes et des techniciens des avions.

Comme ce calcul n’a jamais été effectué pour les concurrents du F-35, il est impossible de se servir de ces résultats pour faire des comparaisons. Par contre ces travaux nous permettent de réfléchir au coût réel de ces systèmes d’armements et de s’interroger sur leur pertinence.

Les chiffres disponibles

L’an dernier, les clients de Lockheed Martin ont payé 96 millions de dollars américains pour chaque F-35A qui leur a été livré. Le Pentagon exige toutefois que ce coût diminue à 80 millions d’ici la fin de la décennie, soit 111 millions de dollars canadiens au taux de change actuel. C’est beaucoup moins que les 138 millions par avion que prévoyait dépenser le gouvernement Harper en 2010, mais c’est encore beaucoup plus cher que les appareils concurrents. Si le Canada devait acheter cet avion, il devrait donc s’attendre à devoir payer une facture de 5,2 milliards de dollars américains, soit 7,2 milliards de dollars canadiens.

Boeing F-18E et F-18F Super Hornet. Photo: Boeing.

Boeing F-18F Super Hornet.
Photo: Boeing.

Le prix des concurrents du F-35 varie d’environ 50 millions de dollars pour le Gripen à quelque 65 millions pour le Typhoon. L’économie possible varie donc de 15 à 30 millions par avion. Le choix le plus économique, le Gripen de Saab, coûterait 3,25 milliards de dollars américains pour 65 avions, soit 4,5 milliards de dollars canadiens; le F-18E/F au prix unitaire de 63 millions de dollars américains couterait 4,1 milliards de dollars américains soit 5,7 milliards canadiens et le Typhoon coûterait pour sa part 5,8 milliards de dollars canadiens. L’économie possible sur le coût d’achat varie donc de 1,4 à 2,7 milliards de dollars canadiens.

Les experts du ministère de la Défense nationale devront décider de l’importance relative de chacune de ces caractéristiques et leur accorder une valeur dans leur feuille de pointage. Une fois ces critères définis clairement, le choix final devient un banal exercice mathématique.

Aviation royale canadienne

 

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The Trudeau government already changed his mind about the fate of the F-35. https://infoaeroquebec.net/the-trudeau-government-already-changed-his-mind-about-the-fate-of-the-f-35/ Thu, 24 Dec 2015 03:22:51 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=14393 MONTREAL – We will remember that on Sunday, September the 20th, 2015, the 50th day of the campaign, Justin Trudeau, leader of the Liberal Party of Canada and then candidate for Prime Minister of Canada finally ruled on the 77 old CF replacement file -18 Hornet RCAF.

Surrounded by Liberal supporters, Mr. Trudeau during a partisan meeting at the Canadian Museum of Immigration at Pier 21 located at the Halifax Harbour in Nova Scotia declared unequivocally failing valid arguments: ‘We Will not buy the F-35 fighter jet ‘.
He proposed replacing the McDonnell Douglas CF-18 Hornet entered service in 1983 by aircraft according to him ‘more affordable than the Lockheed Martin F-35 Lightning II’ without identifying them.
At the same time, the Liberal MP of the riding of Papineau proposed to launch an ‘Open and Transparent Competition’ which excludes the F-35.
But time has passed. Justin Trudeau’s party won the October the 19th general elections with a majority of seats and became Prime Minister.

Le ministre de la défense Harjit Sajjan en Irak. Photo CBC.

Le ministre de la défense Harjit Sajjan en Irak.
Photo CBC.

Two months later, his Defense Minister, Harjit Sajjan, in a telephone interview from Erbil in northern Iraq, seems to derogate from Justin Trudeau election promise reiterated the night of the victory by Dominic Leblanc, Liberal MP of Beauséjour New Brunswick riding and now Parliamentary Secretary to the Minister of Defence.
Mr Sajjan said, that the government will hold an ‘Open process for replacing the Royal Canadian Air Force’s aging CF-18s, while not ruling the Lockheed Martin F-35 out of any future competition’.

CF-18 Hornet au-dessus d'Hawaii.

CF-18 Hornet over Hawaii.

This declaration is light years ahead of what Justin Trudeau said during the campaign where he did not hesitate to promise to voters of Nova Scotia and more widely, the Maritimes where major Canadian shipyards are located that the money saved by eliminating the F-35 would be invested in the renewal of the Royal Canadian Navy ships.
The new Minister of Defence somewhat caught himself and added that ‘My focus is about replacing our CF-18, and we’re going through a proper process to make safe-have we the right requirements so we-have the right capability, not only for our country for how we aim relates to NORAD (North American Aerospace Defense Command) and our Commitments to NATO ‘. This is far away from the reason given by Justin Trudeau to justify its rejection of the F-35. For the latter, the main mission of the sucessor of the CF-18 would be the defense of North American airspace making the need of stealth and sophisticated combat aircraft like the F-35 unnecessary.
Yet the federal Liberals has accustomed us to this kind of electioneering maneuver.

Lockheed Martin F-35A. Photo USAF.

Lockheed Martin F-35A.
Photo USAF.

While Canada is dragging its feet on the issue of the renewal of its CF-18, all delivered between 1983 and 1988, the F-35 program is gaining momentum elsewhere.
Thus in 2015, the US Marine Corps declared operational its F-35B on July the 31st, the first Italy-assembled F-35 made its roll-out on December the 3rd, the assembly of the first F-35 in Japan begun on December the 15th while Israel estimated at more than 5 billion US dollars the amount of economic benefits from the F-35 for its aerospace and defence industries.
At the end of the year, already 126 F-35s are operational and 493 are expected to be in late 2019.
Finally, Lockheed Martin has achieved in 2015 its production goals with the delivery of a total of 45 aircraft:

29 F-35A to the US Air Force

8 F-35B to the US Marine Corps

8 F-35C to the US Navy

2 F-35A to the Luftforsvaret (Royal Norwegian Air Force)

1 F-35A to the Aeronautica Militare (Italian Air Force).

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Le gouvernement Trudeau se ravise déjà sur le sort du F-35. https://infoaeroquebec.net/le-gouvernement-trudeau-se-ravise-deja-sur-le-sort-du-f-35/ Wed, 23 Dec 2015 04:22:29 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=14387 MONTRÉAL – Nous nous souviendrons que le dimanche 20 septembre 2015, 50ième jour de la campagne, Justin Trudeau, chef du Parti Libéral du Canada et alors candidat au poste de premier ministre du Canada, se prononçait enfin sur le dossier du remplacement des 77 vieux CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne.

Justin Trudeau. Photo: Presse Canadienne.

Justin Trudeau.
Photo: Presse Canadienne.

Entouré de partisans libéraux, monsieur Trudeau lors d’une activité partisane au Musée canadien de l’immigration situé à la jetée 21 du port d’Halifax en Nouvelle-Écosse déclara sans équivoque à défaut d’arguments valables: ‘We will not buy the F-35 fighter jet’.

Il proposait alors de remplacer les McDonnell Douglas CF-18 Hornet entrés en service en 1983 par des aéronefs selon lui ‘plus abordables que le Lockheed Martin F-35 Lightning II’ sans pour autant les identifier.

Du même coup, le député Libéral du comté électoral montréalais de Papineau propose de lancer un nouvel appel d’offres ‘An Open and Transparent Competition’ qui exclurait le F-35.

Mais le temps a passé. Le parti de Justin Trudeau a remporté les élections générales du 19 octobre dernier avec une majorité de sièges et il est devenu premier ministre.

Le ministre de la défense Harjit Sajjan en Irak. Photo CBC.

Le ministre de la défense Harjit Sajjan en Irak.
Photo CBC.

Deux mois plus tard, son Ministre de la Défense, Harjit Sajjan, en entrevue téléphonique depuis Erbil dans le Nord de l’Irak, semble déroger de la promesse électorale de son Premier ministre réitérée le soir de la victoire Libérale par le député Libéral Dominic Leblanc, député de Beauséjour au Nouveau-Brunswick et maintenant secrétaire parlementaire du ministre de la Défense.

Monsieur Sajjan déclara, ce qui en étonnera beaucoup, que le gouvernement tiendra un ‘open process for replacing the Royal Canadian Air Force’s aging CF-18s, while not ruling the Lockheed Martin F-35 out of any future competition’.

CF-18 Hornet au-dessus d'Hawaii.

CF-18 Hornet au-dessus d’Hawaii.

Cette déclaration est à des années-lumière de l’envolée oratoire de Justin Trudeau en campagne électorale où il n’avait pas hésité à promettre aux électeurs de la Nouvelle-Écosse et plus largement des Maritimes où se trouvent les grands chantiers navals canadiens d’Irving que les sommes économisées par l’élimination du F-35 seraient investies dans le renouvellement des navires de la Marine royale canadienne.

Le nouveau Ministre de la défense se rattrapa quelque peu en ajoutant que ‘My focus is about replacing our CF-18, and we’re going through a proper process to make sure we have the right requirements so we have the right capability, not only for our country but for how we relate to NORAD (North American Aerospace Defense Command) and our commitments to NATO’. Ce supplément d’information du nouveau ministre s’éloigne de la raison invoquée par le candidat Trudeau pour justifier son rejet du F-35. Pour lui, la mission principale des remplaçants des CF-18 étant la défense de l’espace aérien nord-américain, le recours à un avion de combat furtif et sophistiqué comme le F-35 était inutile.

Néanmoins les Libéraux fédéraux nous a habitué à ce genre de manœuvre électoraliste.

Lockheed Martin F-35A. Photo USAF.

Lockheed Martin F-35A.
Photo USAF.

Tandis que le Canada se traine les pattes sur la question du renouvellement de ses CF-18 acquis, il faut le rappeler qu’entre 1983 et 1988, le programme F-35 prgogresse ailleurs.

Ainsi en 2015, l’US Marine Corps déclarait le F-35B opérationnel le 31 juillet, le premier F-35 assemblé en Italie sortait d’atelier le 3 décembre, l’assemblage du premier F-35 au Japon s’amorçait le 15 décembre alors que l’industrie israélienne estimait à au moins 5 milliards de dollars américains le montant des retombées économiques du F-35 en Israël.

En cette fin d’année, déjà 126 F-35 sont opérationnels et 493 devraient l’être à la fin 2019.

Finalement, Lockheed Martin a atteint, en 2015, ses objectifs de production avec la livraison d’un total de 45 appareils :

29 F-35A à l’US Air Force

8 F-35B à l’US Marine Corps

8 F-35C à l’US Navy

2 F-35A à la Luftforsvaret norvégienne

1 F-35A à l’Aeronautica Militare italienne.

 

 

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