F-18 – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Tue, 30 Jun 2020 01:19:09 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.20 Pas facile finalement pour le gouvernement Trudeau d’écarter le F-35. https://infoaeroquebec.net/pas-facile-finalement-pour-le-gouvernement-trudeau-decarter-le-f-35/ Mon, 04 Feb 2019 04:44:23 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=28204 MONTRÉAL – Nombre de mots : 1183 – Temps de lecture : 7 minutes.

Dans un article de Lee Berthiaume de la Presse Canadienne, du 23 janvier 2019, nous apprenions que le gouvernement du Canada n’aurait nullement l’intention de se retirer du programme du chasseur de cinquième génération Joint Strike Fighter (JSF) LockheedMartin F-35 Lightning II.

L’article nous apprend ainsi que le Canada devrait bientôt payer des dizaines de millions de dollars pour le développement futur de l’avion de chasse F-35 alors même que le gouvernement fédéral devrait lancer un appel d’offres pour le remplacement de ses vieux McDonnell Douglas F-18 Hornet livrés entre 1982 et 1988.  Mais surtout trois ans et demi après que le candidat au poste de premier ministre, le Libéral Justin Trudeau, aussi avide du pouvoir que la machine de son parti, avait fait du F-35 son bouc-émissaire de campagne et de la légalisation du cannabis, sa principale promesse électorale.

Qui pourrait oublier le spectacle qu’a donné le candidat Trudeau sur le dos du F-35 sur lequel le gouvernement du Conservateur Stephen Harper, alors au pouvoir, avait porté son choix avec l’achat de 65 exemplaires.

Ainsi le dimanche 20 septembre 2015, 50ièmejour de la campagne, le Parti Libéral du Canada par la voix de son chef et candidat au poste de premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a sorti de son chapeau le dossier du F-35 et du remplacement des CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne.Entouré de partisans libéraux, monsieur Trudeau lors d’une activité partisane au Musée canadien de l’immigration situé à la jetée 21 du port d’Halifax en Nouvelle-Écosse déclara sans équivoque à défaut d’arguments valables: ‘We will not buy the F-35 fighter jet’.

Un CF-18 volant en formation au-dessus d’Hawaii. Photo: U.S. Navy.

Il propose alors de remplacer les McDonnell Douglas CF-18 Hornet entrés en service en 1983 par des aéronefs plus abordables que le Lockheed Martin F-35 Lightning II qu’il n’identifie nullement.

Volte-face bien Libérale,Patrick Finn, sous-ministre adjoint aux matériels au Ministère de la Défense nationale et responsable de l’approvisionnement militaire, a indiqué que le Canada n’envisageait nullement de se retirer du groupe des neuf partenaires du programme F-35 avant la l’annonce du choix du remplaçant des F-18 de l’Aviation royale canadienne.

Aussi étrange que cela puisse paraître pour un gouvernement qui voulait rayer le F-35 de sa liste de candidats, le Canada demeure un partenaire du Joint Strike Fighter aux côtés des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Italie, des Pays-Bas, de la Turquie, de l’Australie, de la Norvège et du Danemark.

Nous sommes loin des esclandres électoraux du fils Trudeau contre l’avion de combat américain. Le candidat Libéral a passé sa campagne à dire tout ce que l’électorat anti-Harper voulait entendre sachant très bien qu’une fois élu, les choses seraient différentes. Parmi les promesses à l’emporte-pièce figurèrent naturellement, celle de ne pas équiper le Canada du F-35. En fait, l’une des seules promesses tenues par Trudeau fut la légalisation de la marijuana, chose dont le pays aurait pu se passer.

Boeing F/A-18E Super Hornet. Photo: U.S. Marine Corps.

Eurofighter Typhoon.
Photo: Airbus.

Saab Gripen E.
Photo: Saab Aircarft.

Quoiqu’il en soit, jusqu’à présent, le F-35 figure parmi les quatre aéronefs, aux côtés du Boeing F-18E/F Super Hornet, de l’Airbus Eurofighter Typhoon et du Saab Gripen E, qui devraient être évalués.

Il est vraiment qu’il est alléchant pour le gouvernement canadien et l’industrie aérospatiale canadienne de participer à un programme qui mènera à la construction de plus de 4000 appareils de très haute technologie. En 2018, 91 F-35 ont été livrés, 130 le devraient bientôt en 2019 et dès 2023 plus de 160 annuellement.  À titre de comparaison, le Typhoon dont le vol inaugural remonte à 1994 et dont quelques 550 exemplaires ont été livrés, devrait péniblement dépasser le cap des 600 livraisons avant la fin de sa production.

F-35 Facts and figures 2019. Photo: LockheedMartin.

Comme l’indiqua si bien monsieur Flynn, les entreprises canadiennes ont déjà bénéficié de contrats totalisants $1,25 milliard alors que la montée en puissance de la production en série du F-35 vient juste de s’amorcer. Au cours des vingt dernières années, le Canada a investi un peu plus de $500 millions dans le programme.

Encore une autre virevolte de la part des Libéraux, l’histoire nous y a habitué.

Quel contraste avec les propos tenus par Justin Trudeau lors de la campagne électorale fédérale de 2015 alors qu’il jouait à fonds le fait de promettre aux électeurs ce qu’ils voulaient.  D’ailleurs, au fil du temps, les Libéraux fédéraux nous ont habitués à ce genre de manœuvre électoraliste.

Rappelons-nous qu’à la suite à l’élection en 1993 du maître à penser de Justin Trudeau, Jean Chrétien, ce dernier avait annulé, dès sa prise du pouvoir, le contrat passé en 1990 par le gouvernement conservateur de Brian Mulroney pour l’achat d’hélicoptères GKN Westland EH-101 qualifiés de façon opportuniste par le chef Libéral de ‘Cadillac’. Son annulation coûta pour ce dédit aux contribuables canadiens la bagatelle somme de 478 millions de dollars de l’époque, ce qui n’empêcha pas le même gouvernement Libéral d’acquérir en 1998, 15 Cormorant, essentiellement des EH-101 rebaptisés et livrés entre 2001et 2003.

Sous le régime Conservateur de Stephen Harper, trois programmes d’acquisition de matériel aéronautique militaire ont été menés à bien, en douceur et dans le respect des budgets et des dates de livraison : ceux des quadriréactés de transport stratégique Boeing C-17 Globemaster III, des hélicoptères lourds Boeing CH-47F Chinook et des quadriturbopropulsés de transport tactiques Lockheed Martin C-130J Hercules.

Faut-il se souvenir que le F-35 a été sélectionné également par l’US Air Force, l’US Navy et l’US Marine Corps, mais aussi par le Royaume-Uni, l’Australie, la Turquie, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, la Corée du Sud et la Belgique.

Mais encore plus significative reste la sélection du F-35 par deux forces aériennes des plus sélectives et rigoureuses au monde dans leur processus d’acquisition de matériel militaire, Heyl Ha’Avir, l’armée de l’air d’Israël et les Japan Self Defence Forces avec des commandes totales de 105 F-35A et de 42 F-35B, faisant du Japon, le plus important client international du F-35.

Lockheed Martin F-35I Adir.
Photo: IAF.

Justin Trudeau et son gouvernement reviendront-ils finalement à la raison en optant pour le F-35 pour le remplacement des F-18 de l’Aviation royale canadienne.  Si cela se concrétisait,  il pourra toujours prétexter que depuis ses déclarations bien calculées de la campagne de 2015, le F-35 a muri et gagné ses lettres de noblesse.

En date d’aujourd’hui, plus de 360 F-35 ont été livrés qui ont accumulé plus de 177 000 heures de vol à partir de 16 bases aériennes dans le monde alors que 760 pilotes et 6900 mécaniciens sont qualifiés sur ce chasseur-bombardier de cinquième génération. De plus, le coût unitaire actuel du F-35A est passé à 89,2 millions de dollars américains, une réduction de 60% alors que LockheedMartin vise un coût unitaire de 80 millions de dollars d’ici 2020.

Il faut dire que d’ici l’annonce du nom du successeur des F-18 Hornet des Forces armées canadiennes, les prochaines élections fédérales auront eu lieu.

De deux choses l’une.  Réélu, Trudeau pourra alors opter pour le F-35 sans problème, il aura atteint son but se faire réélire ou chassé du pouvoir, les Conservateurs pourront reprendre alors ce que Stephen Harper avait commencé en passant commande du F-35.

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Le cirque médiatique d’Airbus au Canada se poursuit. https://infoaeroquebec.net/le-cirque-mediatique-dairbus-au-canada-se-poursuit/ Tue, 15 Jan 2019 04:58:03 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=28095 MONTRÉAL – Nombre de mots : 1004 – Temps de lecture : 5 minutes.

En ce début d’année, le constructeur aérospatial franco-germano-espagnol, Airbus Industrie, création des états français et allemand, au prix de centaines de milliards de dollars de subventions, a organisé pour les journalistes majoritairement américains, français et canadiens, un tour de ses installations nord-américaines du nom d’’Airbus North American Tour’, les 14, 15 et 16 janvier 2019 auquel Info Aéro Québec n’a pas été invité comme d’ailleurs lors de la tournée de promotion à Montréal, le 26 octobre 2018, de Guillaume Faury, pdg de la division des avions commerciaux d’Airbus et prochain pdg d’Airbus.

Par mes recherches sur Twitter, LinkedIn ainsi que dans nombre de publications américaines et françaises et grâce à un article paru dans le quotidien montréalais ‘La Presse’, j’ai trouvé que cette tournée a débuté, aujourd’hui lundi, aux installations d’Airbus à Mirabel, à 40 kilomètres au nord de Montréal, anciennement propriété de Bombardier et cédées à coût nul, pour ne pas dire donné, au constructeur européen après le renflouement de l’avionneur québécois par le gouvernement provincial, à hauteur de trois milliards de dollars canadiens.  La tournée se continuera très certainement aux installations d’Airbus, à Mobile, en Alabama, qui ont bénéficié des largesses financières de l’État et d’une main-d’œuvre à faible coût non-syndiqué contrairement aux installations de Boeing sises dans l’état de Washington. Elle se conclura peut-être aux installations d’Airbus Helicopters à Columbus, au Mississipi, un autre état ‘Right to Work’ peu favorable aux syndicats, contrairement à celles de Bell Helicopter au Texas, de Sikorsky, au Connecticut et de Boeing, en Pennsylvanie.

Simon Jacques, président Airbus Defense and Space Canada.
Photo: Airbus.

Bien que Noël soit maintenant derrière nous, Airbus, par la voix du président d’Airbus Defense & Security Canada, monsieur Simon Jacques, diplômé du Collège militaire royal du Canada situé à Kingston, en Ontario, et ayant servi au sein de la Marine Canadienne pendant onze ans, promit aujourd’hui la construction de deux nouvelles installations au Québec.

Dans un premier temps, Airbus promet la construction à Mirabel, d’une chaîne d’assemblage final à condition que le constructeur aérospatial franco-germano-espagnol emportait le contrat de fournitures de mini-satellites de communications de Telesat Canada.

Dans un second temps, l’avionneur européen envisagerait l’ouverture d’une chaîne d’assemblage pour son chasseur Typhoon, connu lors de son vol inaugural en 1994 sous le nom d’Eurofighter, si ce dernier remportait la compétition visant au remplacement des McDonnell Douglas F-18 Hornet livrés à l’Aviation royale canadienne (ARC) ou Royal Canadian Air Force (RCAF) entre 1982 et 1988.

Si Airbus a peut-être une chance de placer ses mini-satellites, ses chances sont nulles avec son Typhoon dont le prototype s’envola pour la première fois en 1994 et dont le premier exemplaire de série entra en service en 2003.  Cet avion de combat de quatrième génération fut acquis par les forces aériennes de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de l’Italie dont les gouvernements financèrent le développement et de quelques autres forces aériennes de moindre importance : Autriche, Arabe Saoudite, Oman, Qatar et Koweït. Quelques 550 exemplaires du Typhoon furent livrés dont la production devrait s’arrêter dans, au plus tard, quelques années pour dépasser péniblement les 625 exemplaires. À titre de comparaison, plus de 4700 LockheedMartin F-16,    1480 McDonnell F-18A/B/C/D Hornet et plus de 600 Boeing F-18E/F/G Super Hornet/Growler ont été livrés à la même epoque.

Lockheed Martin F-35A Lightning de l’USAF.
Photo: USAF.

Le gouvernement canadien optera certainement pour le chasseur bombardier de cinquième génération LockheedMartin F-35A Lightning II, le favori des aviateurs de l’ARC, surtout si le gouvernement Libéral de Justin Trudeau est heureusement balayé hors du pouvoir aux élections d’octobre 2019 et remplacé par les Conservateurs d’Andrew Scheer.

Vol inaugural du KC-46A.
Photo: Boeing.

Là, où Airbus se jettera à corps perdu pour l’emporter sera le contrat de remplacement des ravitailleurs en vol Airbus CC-150 (A310MRTT) où il se retrouvera avec son A330MRTT face au tout nouveau Boeing KC-46A Pegasus dont le tout premier exemplaire opérationnel vient tout juste d’être livré à l’US Air Force qui a passé commande de 179 exemplaires.  Depuis les années 1950, Boeing a livré plus de 2000 ravitailleurs en vol, KB-29, KC-50, KC-97, KC-135 et KC-10 tandis qu’Airbus, moins de 60.

Néanmoins, Airbus pourra jouer sur le fait que le transporteur aérien Air Transat de Montréal, qui aligne une flotte entièrement composée d’avions de ligne Airbus dont des A330 pourra en assumer la maintenance à ses installations de l’aéroport de Montréal-Trudeau (YUL). De plus, l’alliance entre Airbus et le géant américain de la défense LockheedMartin pour faire la promotion de l’A330MRTT auprès de l’US Air Force pourrait aider le ravitailleur européen surtout si le Canada opte pour le F-35A.

Boeing P-8 Poseidon.
Photo: Boeing.

Airbus tentera sa chance aussi pour tenter de placer son A319MPA (Maritime Patrol Aircraft), un ‘avion de papier’ qui est encore au niveau des dessins pour remplacer les avions de patrouille maritime Lockheed CP-140 Aurora (P-3A Orion).  Il fera alors face là à un produit Boeing, le P-8A Poseidon, en service au sein de l’US Navy depuis 2013 qui, pour l’instant, en a commandé 122 exemplaires.  Ce biréacté de patrouille maritime construit sur la cellule de 737NextGen a été aussi sélectionné, pour l’instant, par les forces armées de l’Inde, du Royaume-Uni, de la Nouvelle-Zélande, de la Norvège et de l’Australie.

Quoiqu’il en soit, les qualités intrinsèques de chacun des appareils ne seront malheureusement pas les seuls facteurs considérés lors des choix du gouvernement. Rappelons-nous de l’affaire Karlheinz Schreiber…

Airbus et Bombardier à la CCMM.
Photo: Eric Carrière pour Cosmos Image.

De là, le cirque médiatique d’Airbus depuis le Love-In Airbus-Bombardier Tom Enders-Alain Bellemare de septembre 2017 qui marqua le don de la gamme du réacté de cent places de Bombardier à Airbus à coût nul. Dès le mois de mai 2016, lors du salon de la défense CANSEC, Simon Jacques lors d’une entrevue avec Info Aéro Québec, n’avait pas caché les grandes ambitions d’Airbus en terre canadienne : http://infoaeroquebec.net/cansec-2016-les-trois-priorites-dairbus-defense-and-space-canada/.

Il est temps pour les gens de Boeing et de Lockheed Martin d’occuper le terrain et de souligner auprès du public et des élus provinciaux et fédéraux comment depuis longtemps le Canada a bénéficié de son partenariat avec les industries de l’aérospatiale et de la défense des États-Unis.

 

 

 

 

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Dassault Aviation se retire pour le remplacement des F-18 des Forces armées canadiennes mais pas les français. https://infoaeroquebec.net/dassault-aviation-se-retire-pour-le-remplacement-des-f-18-des-forces-armees-canadiennes-mais-pas-les-francais/ Mon, 10 Dec 2018 02:25:19 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=27736 Dassault Aviation se retire pour le remplacement des F-18 des Forces armées canadiennes mais pas les français.

MONTRÉAL – Nombre de mots : 1687 – Temps de lecture : 12 minutes.

Le 6 novembre 2018, la Presse Canadienne et Reuters nous apprenaient que le constructeur aéronautique de Mérignac, en France renonçait à participer à l’appel d’offres visant au remplacement des 138 chasseurs bombardiers biplaces supersoniques McDonnell Douglas F-18 Hornet (98 F-18A monoplaces et 40 F-18B biplaces) de l’Aviation royale canadienne commandés en 1980 et livrés entre 1982 et 1988.

Cette étonnante décision survint un peu plus d’une semaine après la publication par le gouvernement fédéral des exigences de l’Aviation royale canadienne (ARC) ou en anglais Royal Canadian Air Force (RCAF) pour ce nouvel avion de chasse, et d’une ébauche de mécanisme qui doit mener au choix du modèle et de son fabricant, au début des années 2020.

L’appel d’offre (RFP Request for Proposal) portera sur l’acquisition de 88 avions de combat d’un montant de 16 milliards de dollars canadiens ou 12,2 milliards de dollars américains et requerra le dépôt des soumissions pour le mois de mai 2019 avec comme objectif des premières livraisons en 2025.

Avec le retrait de Dassault Aviation, quatre avions de combat devraient se retrouver en lice pour le remplacement des F-18 de l’Aviation royale canadienne :

Lockheed Martin F-35 Lightning II

Le LockheedMartin F-35A Lightning II, le seul avion de combat avec le F-22 Raptor de cinquième génération dont le premier vol remonte au 15 décembre 2006 et l’entrée en service au 2 août 2016 au sein de l’US Air Force.  Le chasseur bombardier furtif avait la faveur du gouvernement fédéral canadien précédent, celui du Conservateur Stephen Harper.

Boeing F-18E Super Hornet de l’US Navy.
Photo: US Navy.

Le Boeing F-18E/F Super Hornet, un avion totalement diffèrent du F-18A/B/C/D dont le vol inaugural remontait au 29 novembre 1995 et l’entrée en service en 1999 au sein de l’US Navy

Eurofighter Typhoon.
Photo: Airbus.

L’Eurofighter Typhoon dont le premier vol eutlieu le 27 mars 1994 et l’entrée en service en août 2004. Fondé en 1986, le consortium Eurofighter réunit la franco-germano-espagnole Airbus Defence and Space avec 46%, la britannique BAE Systems avec 33% et l’italienne Leonardo (anciennement Finmeccanica) avec 21%.  Le Typhoon est représenté au Canada par Airbus.

Saab Gripen E.
Photo: Saab Aircarft.

Le Saab JAS39E/F Gripen qui s’est envolé pour la première fois le 9 décembre 1988 et est entré en service en juin 1996.

Mais pour moi, la décision de Dassault Aviation de ne pas proposer son chasseur-bombardier Rafale dans le cadre de la compétition visant au remplacement des McDonnell Douglas F-18A/B Hornet de l’Aviation royale canadienne (ARC-RCAF) n’est pas vraiment étonnante. Le Canada a une longue tradition d’achats d’avions de combat américains avec les North American F-86 Sabre en 1950, les McDonnell F2H Banshee en 1955, puis les Lockheed F-104 Starfighter en 1961, les McDonnell F-101 VooDoo en 1963 et les F-18 en 1982.  Mais aussi il faut tenir compte de la proximité entre les militaires américains et canadiens et les problèmes de partage d’information et de données avec les États-Unis en cas d’un choix d’un système de combat non-américain. Mais le retrait ne signifie pas malheureusement pour autant que la France et l’Europe lâchent prise.

Pour ma part, je suis peu surpris du retrait de l’avionneur de Mérignac car depuis au moins le printemps dernier, Dassault Aviation s’est faite très discrète au Canada contrairement à une autre.  En 2017, lors du Salon du Bourget contrairement à l’édition 2015, Dassault Aviation n’organisa pas pour la presse canadienne un briefing sur le Rafale. L’absence de Dassault Aviation fut encore plus flagrante lors du salon annuel canadien de la défense qu’est CANSEC tenu au mois de mai 2018, au Centre EY, aux abords de l’aéroport international d’Ottawa (YOW). Lors d’éditions précédentes, les membres de l’équipe Rafale, constituée de Dassault Aviation, de Thales et de MBDA, étaient omni présents et leur offre bien visible.

Mais ce retrait de Dassault Aviation qui, il fait le dire n’avait aucune chance de placer son Rafale, fait partie à mon avis d’une stratégie de conquête française bien plus large et calculée.

Il faut en tout premier lieu comprendre le système français. L’industrie aérospatiale française est un tout où les hommes et les femmes sont issus du même sérail, ont fréquenté les mêmes écoles, se sont côtoyés, ont travaillé ensemble alors qu’ils occupaient des postes au sein des officines de l’État, du gouvernement, des forces armées, des centres de recherche et naturellement de l’industrie. Le tout est orchestré au plus haut niveau : de l’Élysée, siège du Président, de Matignon, celui du Premier ministre, du Quai d’Orsay, siège du Ministère des affaires étrangères et de l’Hôtel de Brienne, siège du Ministère de la défense.  Tous ses hommes et ses femmes travaillent dans la même direction.

Donc le retrait de Dassault Aviation laisse la place entière à Airbus dont le chiffre d’affaires est presque 14 plus grand que celui de Dassault Aviation : 4,8 milliards d’Euros (5,57 milliards de dollars américains) contre 67 milliards en 2017 (76,15 milliards de dollars américains).

Mais il ne faut pas être dupe, car Dassault ne disparaitra pas pour autant. Pendant longtemps la question se posa sur l’avenir de Dassault Aviation sur le marché de la construction d’avions de combat face aux ambitions d’Airbus Military Aircraft et de l’Allemagne avec son Eurofighter Typhoon.

Les inquiétudes au sujet du futur de Dassault Aviation sont maintenant du passé. Dassault Aviation et Airbus sont maintenant intimement liés dans le projet d’avion de combat du futur que Macron a su imposer à la chancelière fédérale de l’Allemagne, Angela Merkel ,alors que la Luftwaffe fleuretait avec l’idée d’acquérir le Lockheed Martin F-35 Lightning II pour remplacer ses chasseurs bombardiers à capacité nucléaire Panavia Tornado, rendus à bout de souffle. Fruit de la mise en commun des ressources de British Aircraft Corporation (BAC), de MBB et d’Aeritalia, le Tornado construit à 992 exemplaires effectua son vol inaugural en 1974 et entra en service en 1979. Le 14 juillet 2017, le jour même où Emmanuel Macron recevait en grandes pompes le président des États-Unis, Donald Trump, pour assister sur les Champs-Élysées au défilé militaire du 14 juillet, le président français persuadait Angela Merkel d’embarquer dans le projet d’Airbus et de Dassault Aviation d’avion de combat futur, un avion de papier, au détriment du LockheedMartin F-35A Lightning II, déjà opérationnel depuis juillet au sein de l’US Marine Corps.

Mais par son sauvetage, en septembre 2017, du programme C Series de Bombardier pris dans la tourmente suite aux différents avec Boeing mais surtout à cause de l’obstination de la direction de Bombardier de se lancer sur le marché d’Airbus et de Boeing et un carnet de commandes famélique, l’avionneur européen est maintenant en territoire conquis au Canada ou presque.

L’élection des Libéraux de Justin Trudeau y est pour quelque chose.  Le gouvernement Trudeau, alors désespéré, aurait cédé aux demandes d’Airbus qui lorgne à mon avis, de toute évidence, les importants contrats de l’Aviation royale canadienne. Côté aviation commerciale, Airbus eut son heure de gloire au Canada pendant une vingtaine d’années alors qu’au milieu des années 1980, les transporteurs aériens Canadian International puis Air Canada, sous la férule de Pierre Jeanniot, à la grande surprise de tous, abandonnèrent Boeing et McDonnell Douglas pour opter massivement en faveur d’Airbus.  Mais les choses ont heureusement changé car même si Air Transat est vendue aux produits Airbus et son choix récent de l’A321neoLR en témoigne bien, WestJest est depuis sa fondation fidèle au monocouloir Boeing 737 et a opté pour le 787 pour ses premiers bicouloirs et qu’Air Canada est revenu chez le constructeur de Seattle après vingt ans chez Airbus en portant son dévolu successivement sur le Boeing 777 puis le 787 et plus récemment le 737MAX.

Coté aviation militaire, Airbus avait déjà jeté son dévolu sur le Canada, il y a déjà plusieurs années. En mai 2015, dans une entrevue avec Simon Jacques, président d’Airbus Defense & Space, Canada, lors du Salon Cansec 2015, la table était mise.  Airbus avait de grandes visées au Canada : fournir au Canada son futur aéronef de recherche et de sauvetage (ARSVF-Projet de remplacement d’aéronefs de recherche et de sauvetage à voilure fixe ou FWSAR-Fixed-Wing Search and Rescue Aircraft Replacement Project), le futur chasseur bombardier de la RCAF en remplacement des McDonnell Douglas F-18 Hornet, celui des ravitailleurs en vol Airbus CC-150 Polaris, celui des avions de patrouille maritime Lockheed CP-140 Aurora (P-3 Orion), de satellites de communications militaires (MilSatCom) ainsi que le remplacement des Radarsat.

Les Libéraux de Justin Trudeau, une fois au pouvoir, au pouvoir, Airbus allait savourer sa première victoire par l’octroi, contre toute attente, dès le 1erdécembre 2016, à son C295, du contrat ARSVF-FWSAR.  Il faut dire que j’avais commencé, dès 2005, à couvrir ce programme visant au remplacement des vieux De Havilland Canada CC-108 Caribou dont le favori était le biturbopropulsé Leonardo (anciennement Alenia) C-27J.

Airbus n’y va pas avec le dos de la cuillère.  Depuis l’annonce du Love-In Airbus Bombardier en septembre 2017, Airbus est partout, ses représentants sont invités partout : Forum innovation aérospatiale 2018 d’Aéro Montréal, CANSEC 2018, Colloque sur la défense d’Aéro Montréal, le Sommet de l’aérospatiale canadienne de l’AIAC. La présence d’Airbus ne se limite pas aux stands mais aussi aux présentations quand ses responsables ne sont pas les orateurs d’honneur. Sans oublier, les points de presse et les visites d’officines de l’état dont la rencontre du futur patron d’Airbus, Guillaume Fleury, et du nouveau ministre de l’Économie du Québec, Patrick Fitzgibbon, en octobre dernier.

Même si le choix du futur chasseur de la RCAF devrait se porter tout logiquement sur le F-35A, Airbus entretient de très grands espoirs quant au renouvellement des tankers face au Boeing KC-46A Pegasus et des avions de patrouille maritime face au Boeing P-8A Poseidon et des satellites de communications militaires face à ceux de Boeing et de LockheedMartin.

L’annonce, le 4 décembre 2018, d’une alliance entre LockheedMartin et Airbus avec pour objectif la promotion du ravitailleur en vol Airbus A330MRTT, aidera certainement la cause d’Airbus au Canada, l’avionneur américain offrant le F-35 et le constructeur aéronautique européen Airbus, l’A330MRTT.

Néanmoins, un retour au pouvoir à Ottawa d’un gouvernement Conservateur suite aux élections d’octobre 2019 changerait heureusement la donne.

Maquette grandeur nature d’un F-35A aux couleurs de la RCAF.

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Le cirque médiatique d’Airbus au Canada ne fait que commencer. https://infoaeroquebec.net/le-cirque-mediatique-dairbus-au-canada-ne-fait-que-commencer/ https://infoaeroquebec.net/le-cirque-mediatique-dairbus-au-canada-ne-fait-que-commencer/#comments Tue, 25 Sep 2018 03:32:29 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=27235 MONTRÉAL – Nombre de mots : 1368 – Temps de lecture : 10 minutes.

Croire que le constructeur aérospatial franco-germano-espagnol, Airbus Industrie, création des états français et allemands, au prix de centaines de milliards de dollars de subventions depuis sa création selon l’hebdomadaire économique britannique The Economist dans un long article publié il y a une dizaine d’années, a sauvé le biréacté monocouloir de 100 à 130 places C Series par bonté d’âmes, serait vraiment naïf.

Alain Bellemare, pdg de Bombardier et Tom Enders, pdg d’Airbus.
Photo: Philippe Cauchi.

Airbus nous a habitués aux grands effluves d’amour pour obtenir des contrats au Canada. Rappelons-nous du début des années 1980 alors que le consortium jadis franco-germano-espagnol-britannique voulait placer ses avions de ligne chez le transporteur national Air Canada. Après avoir été heureusement rejeté au profit de Boeing et de son tout nouveau biréacté bicouloir 767, Airbus persévéra pour caser, en 1987, son biréacté à fuselage large moyen-courrier A310 auprès du transporteur Wardair d’Edmonton, en Alberta, qui passeront chez Canadian International Airlines de Calgary, en Alberta lors de sa reprise par ce dernier. Canadian International Airlines passera une modeste commande de 13 biréactés monocouloirs de 150 places A320.  Puis stupéfaction, en juillet 1988, au prix de promesses de retombées économiques et industrielles mirifiques et même de la location de somptueux bureaux à la Place Ville-Marie, en plein cœur de Montréal, Airbus plaça son A320 auprès du transporteur national canadien, encore à l’époque ‘société de la couronne’ ou plus simplement propriété de l’état canadien, avec la commande de 34 A320 au prix de $1,5 milliard. La flotte d’Air Canada n’était alors constituée que d’aéronefs américains, des Boeing 737,747,767, des McDonnell Douglas DC-9 et des Lockheed L-1011 TriStar.

Airbus A320 d’Air Canada.

Tout le monde connaît la suite, Air Canada opéra au fil des ans plus de 150 Airbus : A319, A320, A320, A330 et A340.

Puis le gouvernement fédéral Progressiste Conservateur de Brian Mulroney, dont le nom sera lié au scandale Karlheinz Schreiber, viendra au secours de Canadian International Airlines qui avait hérité de dix A310 suite à sa reprise de Wardair, en rachetant cinq d’entre eux pour la Force aérienne canadienne ou Canadian Air Force et qui deviendront les CC-150 Polaris dont deux ont été transformés en Allemagne en ravitailleur en vol A310MRTT et un en avion d’état, transportant le Premier ministre lors de ses déplacements.

Airbus CC-150 Polaris de l’aviation royale canadienne.
Photo: MDN.

Mais depuis près de trois ans, Airbus est en campagne pour s’emparer des contrats aérospatiaux à venir du Ministère de la défense nationale du Canada.  Une entrevue réalisée avec Simon Jacques, président d’Airbus Defence and Space Canada lors du Salon CANSEC tenu en mai 2016 en témoigne http://infoaeroquebec.net/cansec-2016-les-trois-priorites-dairbus-defense-and-space-canada/.

Et la stratégie paye même si je devrais dire que la prise du pouvoir par les Libéraux de Justin Trudeau, n’est certainement pas étrangère au premier succès d’Airbus auprès de l’Aviation royale canadienne (ARC) ou Royal Canadian Air Force (RCAF). Contre tout attente, l’avionneur européen avec son biturbopropulsé à aile haute C295W remporta la compétition visant au remplacement des CC-115 Buffalo, le ‘Projet de remplacement d’aéronefs de recherche et de sauvetage à voilure fixe’ (ARSVF) ou Fixed Wings Search and Rescue (FWSAR).  Depuis le début du processus en 2002, le Leonardo, anciennement Alenia AermacchiC-27J Spartan, avait toujours figuré comme favori. Étrangement, quelques jours avant l’annonce, les gens d’Airbus furent invités à tenir un point de presse par Aéro Montréal.

Airbus Military C295W.
Photo: Airbus Defense and Space.

Mais la légitime poursuite engagée par Boeing contre Bombardier auprès de l’US International Trade Commission (ITC) suite à la vente à prix bradé par Bombardier de 75 C Series au transporteur américain Delta Air Lines qui tourna en drame national au royaume de Bombardier, allait donner au constructeur européen l’occasion de se poser en ‘chevalier blanc’, en ‘défenseur de la veuve et de l’orphelin’, en volant au secours du programme C Series.

Mais nul n’est dupe qu’il y a eu intervention du gouvernement Trudeau auprès d’Airbus qui a dû certainement promettre de favoriser Airbus lors des tout prochains importants appels d’offres du Ministère de la défense nationale du Canada: remplacement des McDonnell Douglas F-18 Hornet, des Airbus CC-150 Polaris, des Lockheed CP-140 Aurora, des MilSatCom sans oublier des conséquents contrats en cyber sécurité.

Lockheed Martin F-35A Lightning II.
Photo: USAF.

F-18E Super Hornet.
Photo: US Navy.

Airbus proposera son Eurofighter Typhoon dont le vol inaugural remonte au mois de mars 1994 pour remplacer les F-18C/D de la RCAF et affronter les Boeing F-18E/F Super Hornet, Lockheed Martin F-35A Lightning II, Dassault Rafale et Saab Gripen. Pour succéder au CC-150, Airbus proposera son A330MRTT face au Boeing KC-46A Pegasus, dont le premier exemplaire vient d’être tout récemment accepté par l’US Air Force et choisi par la Japan Air Self-Defence Force (JASDF) et, sur le point de l’être, par Heyl Ha Havir.

Vol inaugural du KC-46A.
Photo: Boeing.

Au remplacement des avions de patrouille et de lutte anti-sous-marine (ASW) Lockheed CP-140 Aurora (P-3A Orion), Airbus proposera une version ASW de l’ATR ou offrira un ‘avion de papier’ basé sur l’A320 ou même l’A220, connu naguère sous le nom de C Series afin de contrer le Boeing P-8A Poseidon, en service dans l’US Navy et choisi, pour l’instant, par les forces armées du Royaume-Uni, de l’Australie, de la Corée du Sud, du Japon, de l’Inde, de la Norvège et de la Nouvelle-Zélande.

L’enjeu est de taille pour Airbus qui actuellement au Canada n’a connu de succès qu’avec Air Transat, qui, il faut le reconnaître, est une quantité négligeable face aux flottes d’Air Canada, WestJet et SunWing qui ont tous opté pour les avions de ligne de Boeing : 737NextGen, 737Max, 777 et 787.

Boeing 787-9.
Photo: Boeing.

Airbus va donc jouer à fonds les promesses de retombées économiques et, ‘tout naturellement, rappeler son geste de bonne volonté qui a ‘sauvé’ le C Series.

Ainsi l’offensive médiatique grand public se poursuit avec un texte signé de Tom Enders, pdg d’Airbus, publié dans l’édition du 6 septembre 2018 du quotidien de Toronto, ‘The Globe and Mail’. Nous nous rappellerons des grandes accolades et fous rires de Tom Enders et d’Alain Bellemare, pdg de Bombardier, lors de l’annonce de la reprise du programme C Series par Airbus, en septembre 2017, puis en juillet 2018, lors du passage sous le giron d’Airbus des installations du C Series à Mirabel.

Sous le titre de ‘Airbus – Canada partnership can build a bright future off a storied past’, Tom Enders commence par encenser le passé glorieux de l’industrie aérospatiale canadienne ‘Canada has a great history of innovation in aerospace’ mais se ressaisit vite en ajoutant qu’Airbus veut participer au futur plein de succès de l’industrie aérospatiale canadienne.

Condescendance oblige, monsieur Enders souligne les premières mondiales venues du Canada : l’avion de ligne Avro C102 Jetliner en 1949, les satellites Alouette I en 1962 et le Canadair Regional Jet à la fin des années 1980, sans oublier le C Series devenu en juillet 2018 l’Airbus A220 depuis que le programme a été donné à l’avionneur européen.

Le pdg ne put s’empêcher de souligner à nouveau les 1000 emplois d’Airbus au Canada et le milliard de dollars d’achat de biens et services que réalise l’avionneur européen au Canada chaque année. Il est à noter que cela est peu face au quatre milliards de dollars d’achats effectués au Canada chaque année, par Boeing, sans compter les achats de Lockheed Martin, Bell Helicopter Textron, Pratt & Whitney,…

Naturellement, Airbus, par la plume de son pdg, s’engage à être aux côtés de l’industrie aérospatiale canadienne……à plus forte raison si Ottawa s’arrange pour imposer à l’Aviation royale canadienne (ARC), l’Eurofighter, l’A330MRTT, l’A320ASW et les SatCom d’Airbus

Tom Enders y va d’une dernière envolée ‘Aviation and aerospace are crucial growth and prosperity drivers for the future. Airbus and Canada, by continuing to work and innovate together, will make it fly’. Tout personne sensée et non-partisane, se souviendra de l’attitude d’Airbus après avoir été choisi pour la première fois par Air Canada en 1988, avec l’A320 face aux McDonnell Douglas MD-88 et Boeing 737-400. Airbus alors ferma ses bureaux de la Place Ville-Marie et dirigea toute son énergie sur le prochain marché à conquérir.

À l’opposé, Boeing, même si ces avions de ligne ont été boudés pendant près de 20 ans par Air Canada, continua à considérer le Canada comme un des pays où il s’approvisionne le plus, année après année.

Il est facile d’imaginer que le cirque médiatique d’Airbus au Canada ne fait que commencer.

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https://infoaeroquebec.net/le-cirque-mediatique-dairbus-au-canada-ne-fait-que-commencer/feed/ 2
De surprises en surprises avec Ottawa pour le remplacement des F-18 de l’Aviation royale canadienne. https://infoaeroquebec.net/de-surprises-en-surprises-avec-ottawa-pour-le-remplacement-des-f-18-de-laviation-royale-canadienne/ Thu, 21 Dec 2017 03:22:15 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=23920 MONTRÉAL – Nombre de mots : 1091 – Temps de lecture : 5 minutes.  Le 12 décembre dernier, le gouvernement fédéral de Justin Trudeau sortit les gros canons que sont le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Carla Qualtrough, le ministre de l’Innovation, Navdeep Bains, et le ministre des Transports, Marc Garneau, pour annoncer ses intentions quant au renouvèlement des 65 McDonnell Douglas F-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne encore en service. Sans oublier qu’était aussi présent le chef d’état-major des Forces armées canadiennes, le général Jonathan Vance.

Rappelons que sous le gouvernement du Libéral Pierre-Elliot Trudeau, père de Justin, le Canada commanda en 1980 138 McDonnell Douglas F-18A/B Hornet livrés entre 1982 et 1988.

Sans grande surprise, la ministre Qualtrough, a en outre confirmé que le Canada n’achètera pas 18 avions de chasse Boeing F-18E/F Super Hornet flambant neufs de Boeing, évalués à 6,4 milliards de dollars, afin de combler le déficit de capacité qui guetterait les Forces armées.

F-18E Super Hornet.
Photo: US Navy.

En lieu et place, le gouvernement Trudeau compte acheter 18 avions de combat d’occasion McDonnell Douglas F-18C/D Hornet de la Royal Australian Air Force ainsi que des pièces de rechange nécessaires pour prolonger leur durée de vie jusqu’en 2025, date à laquelle le Canada devrait commencer à prendre possession de ses nouveaux avions de chasse.

Ces avions de chasse seront prélevés parmi les 71 des 85 F-18A/B livrés entre 1984 et 1991 à la Royal Australian Air Force et devraient nécessiter une mise à niveau et modernisation. D’ailleurs, Ottawa estime le coût de la modernisation de tous ses F-18 à 500 millions de dollars.  Mais ceci n’est qu’une estimation…

Politiquement, le gouvernement Trudeau déjà soutenu par les syndicats enragés contre Boeing, profitera d’appuis supplémentaires puisque la remise à neuf des F-18 australiens aussi bien que canadiens se fera chez L-3 Communications MAS à Mirabel et occupera des membres du Syndicat des Machinistes AIMTA.

Le gouvernement Trudeau entend lancer officiellement l’appel d’offres afin d’acquérir 88 nouveaux avions de chasse en 2019 ‘un processus ouvert et transparent dont aucune entreprise n’est exclue’ aux dires de la ministre Qualtrough. Le contrat devrait être octroyé en 2022 et la livraison des premiers aéronefs est prévue en 2025.

Mais, première surprise, le gouvernement Trudeau n’écarte plus l’option d’acheter des F-35 de l’avionneur américain Lockheed Martin, numéro un mondial de la défense, contrairement à ce que les Libéraux avaient promis durant la dernière campagne électorale.

Nous sommes bien loin de la promesse électorale du 20 septembre 2015 faite à Halifax, en Nouvelle-Écosse, par le candidat Libéral Justin Trudeau ‘We will not buy the F-35’.

Mais avec les Libéraux fédéraux, le passé est garant du présent. Souvenez-vous de la promesse de Jean Chrétien, candidat Libéral aux élections de 1993, de déchirer le contrat d’acquisition des hélicoptères EH Industries EH-101 signé par le gouvernement Conservateur de Brian Mulroney. Le contrat fut annulé au coût de $500 millions de dollars de l’époque défrayés par les contribuables canadiens pour acheter quelques années plus tard, l’AgustaWestland Cormorant, un descendant de l’EH101.

Sous le règne des Conservateurs de Steven Harper, le Canada s’est procuré 5 avions de transport stratégique lourds Boeing C-17 Globemaster III, 16 avions de transport tactique Lockheed Martin C-130J Hercules et 17 hélicoptères de transport lourd Boeing CH-47F Chinook avec célérité, sans dépassement de coût et dans les délais de livraison contractuels.

Mais la seconde surprise prend la forme d’une odieuse menace, à peine voilée contre le géant américain de l’aérospatiale Boeing en ajoutant une exigence d’impact économique.

Dorénavant, le gouvernement canadien promet de tenir compte de l’impact que les sociétés étrangères ont sur l’économie du pays dans l’évaluation de leurs soumissions. Aux dires de la ministre Qualtrough, les entreprises qui causeront des torts à l’industrie aérospatiale canadienne ‘se retrouveront dans une situation fort désavantageuse comparativement aux autres soumissionnaires’. Le ministre de la Défense Harjit Sajjan surenchérit déclarant que ‘nous avons besoin de partenaires fiables’.

Le gouvernement fédéral du Justin Trudeau sert ainsi un avertissement sans équivoque aux sociétés étrangères qui tenteraient de faire trébucher des entreprises canadiennes.

Mais nul n’est dupe en comprenant très bien que les ministres fédéraux visent directement Boeing qui, suite à une plainte déposée devant l’International Trade Commission (ITC) de l’US Department of Commerce, a réussi à faire imposer des droits compensateurs de près de 300% en tout sur la vente de 75 avions de la C Series de Bombardier au transporteur américain Delta air Lines. Depuis plusieurs mois, le géant aérospatial américain allègue que l’avionneur québécois a profité de subventions illégales du gouvernement du Québec et du gouvernement fédéral pour vendre des avions à un prix dérisoire sur le marché américain.

Les Libéraux ont la mémoire courte.

D’année en année, Boeing achète au Canada annuellement pour plus de quatre milliards de dollars en biens et services contre seulement un milliard pour Airbus alors que cette dernière a fourni, en quasi-exclusivité, Air Canada de plus de 150 Airbus et fut le seul fournisseur d’avions de ligne neufs d’Air Transat depuis sa création.

En plus de ses 2000 employés à son centre d’excellence en composites de Winnipeg, au Manitoba, Boeing fournit du travail à 17500 Canadiens au sein de 560 fournisseurs

La troisième surprise de la conférence de presse fut la décision du lancement du processus d’acquisition de 88 avions de combat dans le but de remplacer les F-18 Hornet, sans néanmoins donner d’échéancier.

Mais l’acquisition des F-18 de la Royal Australian Air Force dont le premier exemplaire se posera au Canada en 2019, au rythme de deux par année, donnera du temps au gouvernement Trudeau afin de retarder, encore une fois, le lancement de l’appel d’offres et de garantir une annonce d’un gagnant après les prochaines élections. En toute vraisemblance, les premiers chasseurs neufs n’entreront pas en service au sein de l’Aviation royale canadienne avant 2026.

Lockheed Martin F-35A Lightning II.
Photo: USAF.

Il est évident que le gouvernement Trudeau se traîne volontairement les pieds pour le renouvellement des F-18 Hornet des Forces armées canadiennes. Son but évident est de reporter l’annonce du choix du nouvel appareil de combat après les prochaines élections en espérant que la promesse de Justin Trudeau de septembre 2015 soit oubliée par la population canadienne surtout qu’en éliminant Boeing et son F-18 Super Hornet, le gouvernement canadien devra porter son choix sur le Lockheed Martin F-35A Lightning II, le préféré des militaires canadiens et de biens des industriels canadiens impliqués depuis des années dans ce programme qui, à terme, représentera au moins la construction de 4000 appareils.

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INFO AÉRO QUÉBEC – AIAC CAS 2016: The Pratt & Whitney F135: The Only Fifth Generation Military Turbofan in Production. https://infoaeroquebec.net/info-aero-quebec-aiac-cas-2016-the-pratt-whitney-f135-the-only-fifth-generation-military-turbofan-in-production-par-philippe-cauchi/ Fri, 09 Dec 2016 00:22:10 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18544  

OTTAWA, ONTARIO – On November the 16th, at the closing of the 2016 Canadian Aerospace Summit organized by the Aerospace Industries Association in Canada (AIAC), Info Aéro Québec met Clifford R. Stone, Vice President, International Programs & Business Development, Pratt & Whitney at Hartford, Connecticut to discuss about the F135 military jet engine.

The Pratt & Whitney F135 propulsion system powers the F-35 Lightning II, fifth generation advanced, single-engine, tactical fighter developed by Lockheed Martin in conjunction with BAE Systems and Northrop Grumman.

The Pratt & Whitney F135 family has several distinct variants (F135-PW-100, -400 and -600), including a conventional, forward thrust variant and a multi-cycle SVTOL (Short/Vertical Take-Off and Landing) variant that includes a forward lift fan. The F-135, a mixed-flow afterburning turbofan, was derived from the F119 engine which powers the twin-engine fighter Lockheed Martin F-22A Raptor but was given a new fan and low pressure turbine optimized for the Joint Strike Fighter (JSF) Lockheed Martin F-35 Lightning II. ‘The F-35 engine is a growth version of the F-22 engine’ said Mr. Stone, ‘Our second fifth-generation military engine’.

The F135 is built in a Pratt & Whitney facility in Connecticut and for international partners in a recently opened plant in West Palm Beach, Florida.

The F135-PW-100 which powers the F-35A has length of 220 inches (559 cm), a maximum diameter of 46 inches (117 cm)  and 43 inches (109 cm) at the fan inlet and a dry weight of 3,750 lb (1,701 kg). Composed of a 3-stage fan, 6-stage high-pressure compressor, an annular combustor, a 1-stage high-pressure turbine and a 1-stage low-pressure turbine, the F135 has a maximum thrust of 43,000 lbf (190 kN) and offers a thrust to weight ratio of 7.47:1 dry and 11.467:1 with afterburner.

The engine for the land-based conventional take-off and landing (CTOL) F-35A and the carrier-based short take-off and landing (STOL) F-35C is exactly the same. The short and vertical take-off and landing (SVTOL) F-35B uses the same engine as the A and B but is added a Rolls Royce engineered, designed and built lift system which includes a lift fan and nozzles. All engines are sharing the same part numbers.

The Joint Strike Fighter (JSF) program was designed to replace the F-16 Falcon and F-18A/B/C/D Hornet tactical fighters and A-10 Thunderbird II and AV-8B Harrier attack aircraft. To keep development, production, and operating costs down, a common design was planned in three variants that share 80 percent of their parts.

McDonnell Douglas, Northrop Grumman, Lockheed Martin and Boeing made submissions to the US department of Defense.

On November 16, 1996, two contracts to develop prototypes were awarded, one each to Lockheed Martin for its X-35 and Boeing for its X-32. Each firm produced two aircraft to demonstrate conventional takeoff and landing (CTOL), carrier takeoff and landing (CV version), and short takeoff and vertical landing (STOVL).

During concept definition, two Lockheed Martin airplanes were flight-tested: the X-35A which was later converted into the X-35B and the larger-winged X-35C.

The contract for System Development and Demonstration (SDD) was awarded on 26 October 2001 to Lockheed Martin whose X-35 beat the Boeing X-32.

The F-35 first flight occurred on December, the 15th, 2006 while the first F-35A AF-1 rolled out on December, the 19th, 2008

The current F-35 order book stands at 3105 aircraft:

USAF 1763 F-35A

USN USMC 680 F-35B/C

UK Royal Navy 138 F-35B

Italy 60 F-35A 30 F-35B

Netherlands 37 F-35A

Turkey 100 F-35A

Australia 100 F-35A

Norway 52 F-35a

Denmark 30 F-35A

Israel 33 F-35A

Japan 42 F-35A

South Korea 40 F-35A.

Reminding that the development of the F-35 is done, Mr. Stone underlined that ‘we are starting the STDD program. In July of this year it was complete pencil down no more design’. All 38 000 spec points except six are now closed in the design’.

Some 307 engines have been already delivered to date including 285 production engines to eight services in eleven locations ‘We are delivering in lot 8 and we are under contract for lot 9 and lot 10’.

Pratt & Whitney is ramping up F135 production after a few years of flat output at 50 engines a year. This year, 65 F135 will delivered, 84 next year and about 100 in 2020.

Typically, 1.15 engine is built for each aircraft delivered.

Already more than 200 F-35 has been delivered, all based in Continental USA. In four years, 650 F-35 will be flying and about 1200 in 2024.

Affordability.

Since 2009, according to Mr. Stone, the overall cost for the F135 has been reduced by half. At the time, Pratt & Whitney promised that by engine 300, the unit cost will be the same than the one of an F-22 engine even if the F-135 has 5000lb more thrust.

As anticipated, Pratt &Whitney has reduced the price for engines in every low-rate initial production (LRIP) lot:

LRIP 2: -15,8%

LRIP 3: -6,5%

LRIP 4: -13,3%

LRIP 5: -3,1%

LRIP 6: -2,3%

LRIP 7: -4,2%

LRIP 8: -3,3%

LRIP 9-10: -3,4%

Increased annual engine production will bring additional per unit cost reduction benefit. It has been evaluated that for every 10-engine increase in yearly volume, the unit price of each engine decrease by at least $60 000.

Performance

According to Clifford R. Stone, F135 mission availability rate goal is 95% and current production engines are already exceeding key 2020 reliability requirements of more than 90%.

Since December 2006, F135 has already accumulated more than 60 000 flight hours and has a near flawless performance during recent developmental and operational testing from the USS Wasp, USS Nimitz and USS Eisenhower sea trials that need little or no unscheduled engine maintenance.

Pratt & Whitney met the US Marine Corps initial operational capability (IOC) objective and is on track to meet its commitment for US Air Force IOC.

The Hartford-based engine manufacturer is working with the F-35 Joint Program Office and Lockheed Martin to ensure an ALIS 2.0.2 release with propulsion that will not impact airworthiness, aircraft engine availability, or spare parts management.

Pratt & Whitney is combining lessons learned from sustaining the F100 powering the F-16 and F-15, F117, the C-17 and F119, the F-22A engine programs to provide the highest level of availability, affordability, and safety to the customers.

In the past four years, Pratt & Whitney achieved 100% on-time delivery and reduced all supplier quality escapes by 80%. The engine manufacturer is sourcing key engine components to more than one supplier to mitigate risk.

In fact, to be sure to meet the production need, Pratt & Whitney relies on dual source for 95% of the engine parts in order ‘not to have a single point of failure’.

Growth and maturity

Thanks to investment from Pratt & Whitney and the US government into S&T, demonstration programs apply directly to the F135 and can enhance the capabilities and relevance of the F135 for decades to come. These technologies will be integrated into F135 production engines in 2020.

Through an AFLR sponsored program, Pratt & Whitney demonstrated with success the highest ever turbine temps in production-based engine under XTE68/LFI engine demonstration.

Through a US Navy-sponsored program, Pratt & Whitney identified growth options increasing thrust up to 10%, better durability and a 7% improvement in fuel burn for the F-35.

Canadian participation in the F135.

Economic benefits are a big part of the Joint Strike Fighter program since its inception.

‘We found there are some great luck in Canada’ said Clifford Stone, ‘in spite of the fact that is hard to make engines part because of metal tight tolerance’.

Pratt & Whitney F135.

Pratt & Whitney Canada along with more than 70 other Canadian companies are supplying high technology parts and software on the F-35 line today. Among them:

British Colombia:

Xantrex Technology:     Test equipment

Manitoba:

Magellan Bristol:           VAVBN and Flit fan supports

Ontario:

Magellan Haley:            Gearbox casting

Magellan Orenda:                   Fan sync ring – Non-recurring engineering

Mxi:                            Maintenance software

Casebank:                     Off board PHM

FAG Aerospace:            Tower shaft bearings

#4 and #5 bearings

Lift fan bearings

Gastops:                       Oil debris monitor (ODM)

Lift fan ODM Sensors

F135 fan eddy current sensor

MDS Aero: lift fan mover

Kenmetal Stellite:                  Turbines tubes and covers

Québec:

Montreal Carbide:         Powder metal

Mindready Solutions:     Test equipment

Pratt & Whitney Canada:5th stage integrally bladed rotor

Material Characterization

4th stage IBR

While others 4th generation fighter programs are at the end of their production run, the F-35 production had just started and will result in over 3000 aircraft being manufactured, sustaining jobs for more than 20 years from now.

As mentioned by Mr. Stone, for the time being F-35 Foreign Military Sales (FMS) are running until 2059 and production figures are revised every six months.

Pratt & Whitney F135.

It is fair to remind that the F-35 will replace the F-16 which 4573 has been built, the F-18A/B/C/D, 1480, the A-10, 716 and the AV-8B, 337.

Engine performance.

The F-35 engine has met more than 99% of its design specifications, including more than 26000 component level requirements and is exceeding key 2020 reliability requirements including engine mission availability after more than 60 000 flight hours.

The US Marine Corps has declared F-35B initial operational capability (OIC) in July 2015 and the USAF, the F-35A in August 2016.

Maturity

Single engine durability, reliability and safety is a result of decades of knowledge and experience gained from the dual engine airframe which has been applied to single engine designs the dual engine. It has been the case with the Pratt & Whitney F100 turbofan powering the twin engine F-15 Eagle and the single engine F-16 Falcon.  Now, the same process is happening with the F119 on the twin engine F-22 Raptor and on the single engine F-35 Lightning II.

The F135 is a derivative of the F119, the F-22A Raptor engine which has been in service for more than 10 years and flew more than 250 000 successful combat missions.

The F-35 engine incorporates the lessons learned on the F100 which flown over three million flight hours in the single engine F-16 and an industry best record in reliability for more than 30 years.

Redundancy durability

Each of the F135 two engine electronic controls have two identical motherboards. If any essential mechanical control, pump or actuactor fails, the backup automatically kicks in.

During testing, the F135 engine continued to operate without oil in flight for eight minutes.

The F135 can operate for more than seven years or 1200 missions without planned maintenance.

Foreign Object Debris

The F-35 engine predecessor, the F119 ingested ‘a twelve pound bird similar to a Canadian geese’ said Mr. Stone and brought back the pilot safely who did not even know what happened. F-35 pilots have landed safely with a functioning engine after more than 70 ingestion events including bird strikes.

According to Pratt & Whitney literature, the F-35 engine is the first ever equipped with a system that records anything that enters or exits the engine. If the damage warrants it, the pilot is warned in flight but for routine events, the maintenance personnel are alerted back on the ground.

The design of the F135 engine is foreign object debris (FOD) tolerant. Clifford Stone reminded that the F135 as well as the F119 fan blades are very wide, short, thick and robust that give them a lot of FOD and bird ingestion tolerance.  It is more bird resistant than any fourth-generation engine like the F404 powering the F-18E/F according to Mr. Stone.

Extreme artic weather conditions

In climatic icing tests at USAF McKinley Climatic Laboratory located at Eglin AFB in Florida, the F-35 engine demonstrated perfect operation in all icing conditions.

The effectiveness of the propulsion ice protection system was tested under simulated flight conditions at -22F, -13F, -10F, 14F and 24F with pre and post-flight inspections conducted at all temperatures.

The propulsion anti-ice system is fully integrated and can be activated either by an inlet-mounted sensor or manually by the pilot.

Sustainment.

Regional warehouses located in North America, Europe and Asia/Pacific    are required to perform the aircraft and the engine maintenance.

Concerning the F135 engine, Mr. Stone said that three depots are planned in North America, three in Europe and two in Asia-Pacific. For now, in North America, one is located at Tinker AFB, Oklahoma and another one at NAS Jacksonville in Florida.  The location of the third one is to be determined and Canada has expressed interest. Like in the case of Tinker AFB and NAS Jacksonville, this facility would have to be located on a military facility in the case of Canada, a Canadian Force Base, where the maintenance will be performed by military personnel while the facility will be managed by Pratt & Whitney.

 

 

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FWSAR-ARSVF : Ottawa aurait choisi l’Airbus C-295W. https://infoaeroquebec.net/fwsar-arsvf-ottawa-aurait-choisi-lairbus-c-295w/ Thu, 08 Dec 2016 05:14:29 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18746  

MONTRÉAL – Selon le journaliste spécialisé dans les questions de défense David Pugliese dans un article publié dans l’Ottawa Citizen et de Defense News, Ottawa aurait porté son choix sur le turbopropulsé Airbus C-295W au détriment de l’Alenia C-27J Spartan et du biréacté Embraer KC-390 dans le cadre de l’appel d’offres portant sur les aéronefs de recherche et de sauvetage à voilure fixe (ARSVF) ou Fixed-Wing SEarc & Rescue Aircraft (FWSAR) de l’Aviation royale canadienne.

D’ailleurs, le ministère de la défense du Canada a convoqué les membres de la presse à 8h00, le jeudi 8 décembre 2016 à la base CFB Trenton, en Ontario.  La présence des ministres Harjit Sajjan et Judy Foote, respectivement de la Défense et des Services publics et de l’Approvisionnement est annoncée

Alenia C-27J Spartan. Photo: Leonardo.

Alenia C-27J Spartan.
Photo: Leonardo.

Embraer KC-390 Canada FWSAR. Photo: Embraer.

Embraer KC-390 Canada FWSAR.
Photo: Embraer.

Le 31 mars 2016, après plus de dix ans de tergiversations, le gouvernement canadien émettait une demande de propositions (Request For Proposal ou RFP) pour l’achat de 18 appareils au coût de 3,1 milliards de dollars canadiens dans le cadre du Projet de remplacement des aéronefs de recherche et de sauvetage à voilure fixe (ARSVF) ou Fixed-Wing Search and Rescue Aircraft Replacement (FWSAR).

Les propositions devaient être remises le 11 janvier 2016 à 14h00.

Les aéronefs choisis replaceront une flotte d’aéronefs en service depuis plus de cinquante ans composée de six De Havilland CC-115 Buffalo basés à Comox, en Colombie Britannique, et quatorze Lockheed CC-130H Hercules basés à Winnipeg, au Manitoba (5), Trenton, en Ontario (5) et Greenwood, en Nouvelle Écosse (4).

Pour mémoire, rappelons-nous que le processus de remplacement des avions de recherche et sauvetage s’amorça en 2002 et fut considéré comme une ‘haute priorité’ par le gouvernement de l’époque, celui du Libéral Jean Chrétien. Le budget fédéral de 2004 prévoyait alors une enveloppe de 1,4 milliard de dollars pour quinze appareils dont la livraison débuterait en 2006.

Donc il aura fallu moins de onze mois au gouvernement Libéral de Justin Trudeau pour trancher sur le choix du nouvel aéronef de recherche et de sauvetage de l’Aviation royale canadienne.

Mais pourquoi dans le cas du renouvellement des chasseurs McDonnell Douglas CF-18 Hornet, il faudra au même gouvernement cinq ans pour leurs choisir un remplaçant après le lancement de l’appel d’offres en 2017.

Tout comme dans le cas du remplacement des Buffalo et Hercules de recherche et de sauvetage en service depuis plus de quarante ans, les fonctionnaires et les militaires canadiens planchent depuis des années à évaluer, étudier et comparer les prétendants au remplacement des CF-18.

Je me souviens d’avoir interviewer un certain Marcello Cianciaruso, Program Director, Canadian Forces FWSAR Program, Alenia North America durant l’été 2005…

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Remplacement des CF-18 : Ottawa étire le temps. https://infoaeroquebec.net/remplacement-des-cf-18-ottawa-etire-le-temps/ Wed, 23 Nov 2016 05:08:32 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18509  

MONTRÉAL – Par un communiqué émis vers 14h00, ce mardi, le gouvernement fédéral du Canada du Libéral Justin Trudeau annonçait enfin son intention de remplacer la flotte de chasseurs de l’Aviation royale canadienne. Il reprenait les propos tenus lors la conférence de presse qui se déroulait alors, au Centre national de la presse à Ottawa réunissant Harjit Singh Sajjan, ministre de la Défense nationale, Judy Foote, ministre de Services publics et Approvisionnement Canada, Navdeep Bains, ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique et le Général Jonathan Vance, chef d’état?major de la Défense.

Une fois encore, il est déplorable de souligner, l’absence d’analyse de cette nouvelle par la presse québécoise et l’inexistence de réaction de la part du milieu associatif hormis celle de l’Association des industries aérospatiales du Canada (AIAC).

CF-18 Hornet Over Hawaii.

Mc Donnell Douglas CF-18 Hornet au-dessus d’Hawaii.

De toute évidence, en dépit des rumeurs, le gouvernement Trudeau nous a pris de court avec cette amorce du remplacement des 77 CF-18 Hornet encore en service sur les 138 exemplaires livrés entre 1982 et 1988.  Le gouvernement Libéral de Pierre-Elliot Trudeau avait opté en 1980 pour le biréacté de McDonnell Douglas au détriment du monoréacté General Dynamics F-16 Falcon.

Ainsi Ottawa lancera en 2017 selon le texte du communiqué ‘un appel d’offres ouvert et transparent pour remplacer la flotte existante de chasseurs CF-18. Grâce à cet appel d’offres, le gouvernement obtiendra le bon chasseur pour nos femmes et nos hommes en uniforme – au bon prix – tout en maximisant les retombées économiques pour les Canadiens’.

Mais entretemps, pour répondre au vieillissement de la flotte actuelle de CF-18, le gouvernement Trudeau va entreprendre des négociations avec Boeing pour l’acquisition de dix-huit chasseurs bombardiers F-18E/F Super Hornet mais n’annonce aucun échéancier, ni coût prévu.

Boeing F-18E Super Hornet de l'US Navy. Photo: US Navy.

Boeing F-18E Super Hornet de l’US Navy.
Photo: US Navy.

Le F-18 Super Hornet est en production depuis 1994 et loin du sommet de 2010 avec 50 appareils, seulement 24 appareils sortiront en 2016 des installations de Boeing à Lambert Field à Saint-Louis, dans le Missouri. En service au sein de l’US Navy et la Royal Australian Air Force et sélectionné récemment par le Koweït, plus de 676 F-18E/F Super Hornet et F-18G Growler, sa version de guerre électronique, ont été livrés depuis 1996. Selon les prévisions du Teal Group, la production du F-18E/F/G devrait se maintenir jusqu’en 2020 compte tenu du carnet de commandes actuel.

Dans ce contexte, il devrait aisé de trouver des positions sur la chaine du Super Hornet pour satisfaire les besoins du Canada et d’obtenir un bon prix vu que les coûts de ces appareils sont bien maitrisés.  Ceci devrait faciliter les négociations surtout qu’aux dires de Boeing, une bonne partie de la logistique et de l’entrainement des F-18E/F reprend ceux des CF-18 en service au sein de l’Aviation royale canadienne.

Le texte du communiqué semble souligner que les Super Hornet serviront essentiellement aux engagements du Canada envers le North American Aeropace Defense Command (NORAD) pour la protection aérienne du continent nord-américain aux côtés des États-Unis ‘Une flotte moderne de chasseurs est essentielle pour défendre le Canada et la souveraineté du Canada, surtout dans le Nord du pays. Elle est une contribution essentielle au partenariat avec notre plus important allié, les États?Unis, et à la protection du continent que nous partageons’. De toute évidence, le gouvernement canadien ne les destine pas à des missions de première frappe outre-mer comme l’envisageait le gouvernement Conservateur de Stephen Harper avec les F-35.

A la lecture minutieuse du communiqué, le Canada explorerait aussi la possibilité d’utiliser, sur une base temporaire, des F-18E/F de l’US Navy qui seraient ensuite retournés.

En outre, le Canada explorera immédiatement la possibilité d’acquérir 18 nouveaux chasseurs Super Hornet pour compléter la flotte de CF18 jusqu’à ce que la flotte de remplacement permanente soit livrée. Le gouvernement entamera des discussions avec le gouvernement des États?Unis et Boeing pour l’utilisation provisoire de ces chasseurs.

Avant d’aller de l’avant, le gouvernement se réserve le droit de décider si les États?Unis et Boeing sont capables de fournir la flotte provisoire à un coût, dans un délai, à un niveau de capacité et à une valeur économique acceptables pour le Canada.

Puis l’an prochain, Ottawa lancera, aux dires du gouvernement, ‘un appel d’offres ouvert et transparent pour remplacer la flotte existante de chasseurs CF-18’. Par cet exercice, ‘le gouvernement obtiendra le bon chasseur pour nos femmes et nos hommes en uniforme – au bon prix – tout en maximisant les retombées économiques pour les Canadiens’.

De la sorte, le gouvernement Trudeau repousse loin dans le temps, le choix final du remplacement des CF-18.  Il la repousse en fait loin lors de son deuxième mandat si naturellement, il est réélu ce qui rendrait plus facile d’opter alors pour le F-35 décrié par Justin Trudeau depuis sa déclaration sans équivoque, au cinquantième jour de la campagne électorale, le 20 septembre 2015 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, ‘We will not buy the F-35 fighter jet’.

Position qu’il réitéra le 7 juin dernier, en réponse aux critiques des membres de l’Opposition à la Chambre des Communes, il rétorqua que le F-35  ‘Does not work and is far from working’.

La décision d’Ottawa, mardi, de continuer de contribuer au financement du programme Joint Strike Fighter laisse croire que le F-35 ne sera nullement mis de côté lors de l’appel d’offres de 2017.  D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement, les entreprises aérospatiales canadiennes ont déjà bénéficié pour plus d’un milliard de dollars de commandes alors que seulement un peu plus de 200 F-35 ont été assemblés.  D’ici 2023, de 170 à 180 F-35 devraient être produits annuellement.

Lockheed Martin F-35A Lightning de l'USAF. Photo: USAF.

Lockheed Martin F-35A Lightning de l’USAF.
Photo: USAF.

Ainsi, l’an prochain, suite à l’appel d’offres du gouvernement canadien, le F-35, le seul chasseur de cinquième génération disponible sur le marché devrait se retrouver aux côtés du Boeing F-18E/F Super Hornet, du Dassault Rafale, de l’Eurofighter Typhoon et du Saab Gripen NG.

L’option d’utiliser pour une période déterminée de F-18E/F de l’US Navy pourrait, certes, mener à une commande définitive de Super Hornet mais aussi rendrait plus aisée, celle du F-35 puisque l’Aviation royale canadienne ne se retrouverait pas avec deux types d’avions différents au sein de sa flotte d’avions de combat. Il est vrai que l’Australie après avoir passé commande de cent F-35A a décidé d’acquérir un total de 24 F-18E/F et de 12 F-18G dont tous les Super Hornet sont en service ainsi qu’un certain nombre de Growler aux côtés des F-18A/B dans l’attente des F-35.

Une fois encore, le processus de remplacement des CF-18 décidé par le gouvernement Trudeau ressemble plus à un moyen de respecter la promesse électorale pour ne pas dire bassement électoraliste du 20 septembre 2015.

Sans cette déclaration du candidat Trudeau, le gouvernement Libéral aurait pu simplement poursuivre le travail effectué par le gouvernement Conservateur ou, depuis longtemps, aller de l’avant avec un appel d’offres dont le gagnant qui aurait très bien pu être le F-35.  Il faut souligner qu’en plus de l’US Air Force, de l’US Marine Corps et de l’US Navy, la Royal Navy, la Royal Danish Air Force, la Royal Netherlands Air Force, la Japan Air Self-Defense Force et Heyl Ha’avir ont reçu leur premier exemplaire du F-35.

En étirant encore le processus d’acquisition des CF-18, le gouvernement Libéral favorisera le F-35 car celui-ci aura le temps de mûrir et de s’affirmer comme le chasseur de son époque tandis que le Super Hornet aura besoin de commandes additionnelles pour être encore en production au tournant des années 2020 ce qui risque d’être aussi le cas pour le Typhoon et dans une moindre mesure pour le Rafale.

Ces délais ne devront pas empêcher le gouvernement Trudeau de s’atteler sous peu au remplacement des avions de transport et ravitailleurs en vol Airbus CC-150 Polaris et des hélicoptères utilitaires de transport tactique (HUTT) Bell Helicopter CH-146 Griffon s’il est encore au pouvoir dans quatre ans ce qui est fortement probable.

 

 

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Remplacement des CF-18 : le F-18E/F refait surface. https://infoaeroquebec.net/remplacement-des-cf-18-le-f-18ef-refait-surface/ Sat, 19 Nov 2016 22:28:00 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18369  

MONTRÉAL – Selon le journaliste spécialisé dans les questions de défense et de sécurité, de l’Ottawa Citizen et rédacteur du blog Defense Watch, David Pugliese, le gouvernement Trudeau aurait ramener à la vie l’option d’un achat intérimaire de Boeing F-18E/F Super Hornet sans appel d’offres pour le remplacement des McDonnell Douglas CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne.

En juin dernier, le gouvernement fédéral Libéral proposait d’acheter sans recours à un appel d’offres des Boeing F-18E/F Super Hornet et ainsi repousser à 2030, tout nouvelle compétition accompagnée d’un appel d’offres.

Boeing F-18E et F-18F Super Hornet. Photo: Boeing.

Boeing F-18E et F-18F Super Hornet.
Photo: Boeing.

Mais face a l’opposition de l’industrie et aux députés de l’opposition, l’idée sembla alors avoir été mise de côté.

Mais cette option semblerait toujours être favorisée par le bureau du Premier ministre canadien sur les conseils de son Ministre de la défense Harjit Sajjan qui a répété à plusieurs reprises que le besoin du remplacement des CF-18 devenait pressant. De leur côté, des officiers de l’Aviation royale canadienne affirmeraient le contraire, avançant que les CF-18 pourraient encore voler jusqu’en au moins 2025.

Cette rumeur qui veut que le gouvernement Trudeau achèterait vingt Boeing F-18E/F reverrait ainsi toute compétition dans une dizaine d’années.

De la sorte, Justin Trudeau respecterait sa déclaration sans équivoque, au cinquantième jour de la campagne électorale, le 20 septembre 2015 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, ‘We will not buy the F-35 fighter jet’ dont le gouvernement Harper envisageait passer commande de 65 exemplaires.

Justin Trudeau à la Chambre des Communes le 7 juin 2016.

Justin Trudeau à la Chambre des Communes le 7 juin 2016.

D’ailleurs, l’aversion de Justin Trudeau envers l’avion de combat de cinquième génération Lockheed Martin F-35 Lightning II ne s’est pas affaiblie depuis car le 7 juin dernier, en réponse aux critiques des membres de l’Opposition à la Chambre des Communes, il rétorqua que le F-35  ‘Does not work and is far from working’.

En juillet 2016, Ottawa a émis une demande d’information à laquelle cinq constructeurs donnèrent suite : Boeing avec le F-18E/F Super Hornet, Lockheed Martin avec le F-35A Lightning II, Dassault Aviation avec le Rafale, Eurofighter avec le Typhoon et finalement Saab avec le Gripen.

Il est vrai comme le rappelait Marillyn A. Hewson, PDG de Lockheed Martin lors d’une allocution lors du sommet de l’aérospatiale canadienne, mardi dernier à Ottawa, que 110 entreprises canadiennes fournisseurs du F-35 ont déjà bénéficié de commandes d’une valeur d’un milliard de dollar en dépit du fait que seulement un peu plus de deux cents Lightning II aient été construits.

D’ici 2023, de 170 à 180 F-35 devraient être produits annuellement.

Boeing, pour sa part, lui qui déjà achète pour plus d’un milliard de dollars de biens et services au Canada chaque année en plus d’employer directement dans ses installations au Canada, près de 2000 personnes, pourra offrir des retombées sur ses programmes civils et même militaires en développent.  Le F-18E/F dont la production est à son crépuscule, offre peu d’occasions de retombées économiques hormis sur les pièces de rechange et l’entretien.

Néanmoins, cette comédie pose plusieurs questions.

Les F-18 de l’Aviation royale canadienne sont-ils vraiment rendus en fin de vie ou peuvent-ils encore servir une dizaine d’années?

Pourquoi cet intérêt qui semble plus électoral qu’autre chose de Justin Trudeau pour le F-35 depuis cette déclaration du 20 septembre 2015.

Que ce cache-t-il derrière cet acharnement de Justin Trudeau contre le F-35 alors qu’il fut quand même rappeler que ce furent les Libéraux de Jean Chrétien, son maitre à penser, qui entrèrent le Canada dans le programme Joint Strike Fighter en 1997 par un versement initial de dix millions de dollars? Le comportement du Premier ministre rappelle celui de Jean Chrétien contre l’hélicoptère EH-101 dont il annulera dès son élection en 1993, la commande passée sous les Conservateurs de Brian Mulroney pour finalement l’acheter sous le nom de Cormoran.

Quoiqu’il en soit, un achat mixte de F-18E/F et de de F-35A est tout à fait faisable car l’Australie a opté pour cette solution.

Une telle option permettrait au gouvernement Trudeau de se présenter aux électeurs pour un second mandat en soulignant que sa promesse du 20 septembre 2015 du Musée canadien de l’immigration situé à la jetée 21 du port d’Halifax en Nouvelle-Écosse a été tenue.

Airbus CC-150 Polaris de l'aviation royale canadienne. Photo: MDN.

Airbus CC-150 Polaris de l’aviation royale canadienne.
Photo: MDN.

Bell Helicopter CH-147 Griffon de l'aviation royale canadienne. Photo: MDN.

Bell Helicopter CH-147 Griffon de l’aviation royale canadienne.
Photo: MDN.

Le gouvernement doit aller de l’avant sur ce dossier car à court terme, il va devoir trancher sur la question du choix d’un appareil sans le cadre de la compétition Projet de remplacement d’aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe ou Fixed-Wing Search and Rescue Aircraft Replacement Project (FWSAR-ARVSF) et à plus long terme, amorcer le processus de remplacement des avions de transport et de ravitaillement en vol Airbus CC-150 Polaris et des hélicoptères utilitaires de transport tactique (HUTT) Bell Helicopter CH-146 Griffon.

Entretemps, comment se fait-il que les milieux associatifs et politiques québécois restent muets sur la question du remplacement des McDonnell Douglas CF-18 Hornet dont les enjeux sont, sans équivoque, les retombées économiques et les emplois.

Lockheed Martin F-35A Lightning II. Photo: USAF.

Lockheed Martin F-35A Lightning II.
Photo: USAF.

 

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Éditorial : Retour à la case zéro dans la saga du remplacement des CF-18. https://infoaeroquebec.net/editorial-retour-a-la-case-zero-dans-la-saga-du-remplacement-des-cf-18/ Tue, 26 Jul 2016 02:08:42 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=16449  

MONTRÉAL – Dans un article du 20 juillet 2016 de la publication spécialisée américaine Defense News signé par son correspondant au Canada, David Pugliese, nous apprenions que le gouvernement canadien aurait lancé une demande d’information auprès des constructeurs aéronautiques susceptibles d’offrir un successeur aux 77 McDonnell Douglas F-18 Hornet de l’Aviation royale du Canada encore en service sur les 138 livrés entre 1982 et 1988. La date limite de remise des dossiers est le 29 juillet prochain.

Ainsi exit, la rumeur évoquée dans un article du 5 juin 2016 du quotidien d’Ottawa The Citizen voulant que le gouvernement Trudeau serait entré en contact avec les représentants de Boeing et aurait une préférence marquée pour le Boeing F-18E/F Super Hornet.

F/A-18 Super Hornet. Photo: Boeing.

F/A-18 Super Hornet.
Photo: Boeing.

Exit, la possibilité d’un achat assez rapproché d’une vingtaine de chasseurs bombardiers biréactés Boeing F-18E/F afin de remplacer au plus vite les plus anciens CF-18 pour remplir les missions de survol du grand Nord canadien.

Une solution similaire à celle de l’Australie qui bien qu’elle se joignait au Joint Strike Fighter dès juin 2002 pour assurer la relève de ses McDonnell Douglas F-18, passa commande en mai 2007 de 24 Boeing F-18E/F Super Hornet pour remplacer ses General Dynamics F-111 Advaark puis de 12 EA-18G Growler en mai 2013 sans, pour autant, tourner le dos au F-35.

Maquette grandeur nature d'un F-35A aux couleurs de la RCAF.

Maquette grandeur nature d’un F-35A aux couleurs de la RCAF.

Le gouvernement canadien a demandé aux avionneurs de présenter l’aéronef qu’il proposerait comme successeur des CF-18. Boeing et son Super Hornet ainsi que Lockheed et son F-35 Lightning II auraient répondus à l’appel tandis que rien n’a tanspiré de chez Dassault Aviation et son Rafale, Airbus Defense & Space avec son Eurofighter et Saab avec son Gripen.

Selon le ministre de la défense, Harjit Singh Sajjan ainsi que d’autres ministres du cabinet n’ont de cesse de répéter que les critères demandés sous le gouvernement Harper avaient été écrits pour favoriser le F-35.

Justin Trudeau. Photo: Presse Canadienne.

Justin Trudeau.
Photo: Presse Canadienne.

Rappelons qu’un des rares moments forts de la campagne électorale de Justin Trudeau, aura été sa sortie contre le F-35, le dimanche 20 septembre 2015. Le chef du Parti Libéral du Canada et candidat au poste de premier ministre du Canada, Justin Trudeau, sortit de son chapeau, le dossier du F-35 et du remplacement des CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne.

Entouré de partisans libéraux, il déclara sans équivoque à défaut d’arguments valables : ‘We will not buy the F-35 fighter jet’.

Bien que nous nous souviendrons que le remplacement des Lockheed CF-104 Starfighter par les présents CF-18 sous le règne de Pierre-Elliot Trudeau fut un exercice long et pénible, rien n’oblige Justin Trudeau de suivre les pas de son père.

Le gouvernement Harper a agi avec célérité lors des achats des Boeing C-17 Globemaster III, Lockheed Martin C-130J Hercules et Boeing CH-47F Chinook qui furent livrés sans retard et, même dans certains cas, en avance et à l’intérieur des budgets prévus.

Lockheed Martin F-35I Adir. Photo: Lockheed Martin.

Lockheed Martin F-35I Adir.
Photo: Lockheed Martin.

Le 9 juin dernier, le Danemark a passé commande ferme de 27 F-35.  Quant  à Israël, il recevra ses deux premiers F-35 en décembre prochain.

Mais il y a une lueur d’espoir.

Le ministre canadien de la défense a souligné lors de CANSEC 2016 en mai dernier que les CF-18 se faisaient vieux, qu’ils avaient dépassé leur 20 ans de vie utile et qu’ils coûtaient de plus en plus cher à maintenir en service. Pire encore, il ajouta récemment ‘because of the age of the CF-18s, Canada is facing a fighter jet capability gap in fulfilling its NORAD and NATO commitments’

De là, est née l’idée d’une demande d’information auprès des constructeurs d’avions de combat internationaux.

Face à ses responsabilités auprès de l’OTAN et suite aux commentaires du président américain, Barack Obama, sur les membres qui ne respectaient pas le niveau de 2% du PNB dévolus aux dépenses militaires dont le Canada fait partie avec un faiblard 1%, le gouvernement de Justin Trudeau pourrait fournir un effort.

Procéder au choix du nouveau chasseur avec les critères déjà établis avant la fin de l’année pour une signature de contrat au premier trimestre 2017 et pour une première livraison d’içi la fin 2019.

 

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