EUROFIGHTER TYPHOON – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Thu, 24 Nov 2016 07:06:35 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.20 Remplacement des CF-18 : plusieurs questions subsistent. https://infoaeroquebec.net/remplacement-des-cf-18-plusieurs-questions-subsistent/ Thu, 24 Nov 2016 07:06:35 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18523  

MONTRÉAL – Le communiqué émis hier ainsi que la conférence de presse tenue au Centre national de presse à Ottawa, à laquelle ne put malheureusement pas assister Info Aéro Québec car réservée aux journalistes accrédités par la Colline parlementaire, nous laissent avec plusieurs questions.

  • S’agit d’un achat des 18 F-18E/F Super Hornet ou d’un achat-bail avec retour des avions de combat à l’US Navy au terme du contrat?

Dans le texte du communiqué, le gouvernement stipule bien le retour des appareils ce qui laisse croire à un achat-bail:

061016-N-3488C-204 Miramar, Calif. (Oct. 16, 2006) - An F/A-18F Super Hornet assigned to the "Screaming Eagles" of Strike Fighter Squadron One Twenty-Two (VFA-122) lands after a demonstration at the Miramar Air show. The Miramar Air Show is celebrating its 50th Anniversary and is part of the San Diego Fleet Week, a month long celebration of southern CaliforniaÕs Navy and Marine Corps personnel. U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist Airman Jonathan David Chandler (RELEASED)

Boeing F/A-18F Super Hornet. Photo: US Navy

En outre, le Canada explorera immédiatement la possibilité d’acquérir 18 nouveaux chasseurs Super Hornet pour compléter la flotte de CF18 jusqu’à ce que la flotte de remplacement permanente soit livrée. Le gouvernement entamera des discussions avec le gouvernement des États?Unis et Boeing pour l’utilisation provisoire de ces chasseurs.

  • Pourquoi parler d’une flotte provisoire ?

Faut-il comprendre ici que le F-18 n’a aucune chance d’être choisi à l’issue de l’appel d’offres qu’Ottawa devrait lancer en 2017 :

Avant d’aller de l’avant, le gouvernement se réserve le droit de décider si les États?Unis et Boeing sont capables de fournir la flotte provisoire à un coût, dans un délai, à un niveau de capacité et à une valeur économique acceptables pour le Canada.

  • Pourquoi la compétition prendrait-elle cinq ans?

Selon ses habitudes, le Canada a commencé, il y a bien des années, le travail de recherche d’un remplaçant au McDonnell Douglas CF-18 Hornet alors étaler la période entre l’émission de l’appel d’offres et la désignation du gagnant sur cinq ans.

Si dans le cas du Projet de remplacement d’aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe (ARSVF) ou Fixed-Wing Search and Rescue Aircraft Replacement Project (FWSAR), le gouvernement fédéral a déposé l’appel d’offres le 11 janvier 2016 et compte annoncer un gagnant avant la fin de cette année, pourquoi le Projet de remplacement des CF-18 devrait-il s’étaler sur plus qu’un an ou même un an et demi ?

  • Pourquoi limiter l’usage des F-18E/F Super Hornet à celui de la défense aérienne de l’Amérique du Nord dans le cadre de NORAD ?

Une flotte moderne de chasseurs est essentielle pour défendre le Canada et la souveraineté du Canada, surtout dans le Nord du pays. Elle est une contribution essentielle au partenariat avec notre plus important allié, les États?Unis, et à la protection du continent que nous partageons.

  • En supposant que l’appel d’offres soit lancé en 2017 et que le processus de sélection prenne cinq ans et en espérant que les livraisons s’amorceraient l’année suivante, l’entrée en service du remplaçant du CF-18 ne se réaliserait pas avant 2023. Quels candidats actuels parmi le Boeing F-18E/F Super Hornet, le Lockheed Martin F-35A Lightning II, le Dassault Rafale, l’Eurofighter Typhhon et le Gripen NG seront encore en production vers 2023 ?
A U.S. Air Force F-35A Lightning II Joint Strike Fighter from the 58th Fighter Squadron, 33rd Fighter Wing, Eglin AFB, Fla., escorts a KC-135R Stratotanker from the 336th Air Refueling Squadron, March ARB, Calif., following an aerial refueling mission, May 16, 2013, off the coast of northwest Florida. The 33rd Fighter Wing is a joint graduate flying and maintenance training wing that trains Air Force, Marine, Navy and international partner operators and maintainers of the F-35 Lightning II. (U.S. Air Force photo by Master Sgt. John R. Nimmo, Sr./RELEASED)

Lockheed Marti F-35A Lightning II. Photo: USAF.

 

Dassault Rafale. Photo: Dassault Aviation.

Dassault Rafale.
Photo: Dassault Aviation.

Eurofighter Typhoon. Photo: EADS.

Eurofighter Typhoon.
Photo: EADS.

Saab Gripen NG. Photo: Saab.

Saab Gripen NG.
Photo: Saab.

Un chose est sûre.  Le seul appareil parmi les candidats pressentis sur lequel le gouvernement canadien pourra gager sera le F-35 dont la production annuelle atteindra les 170 à 180 appareils.

Dans le cas du F-18E/F, du Rafale et du Typhoon, tout dépendra du nombre de commandes qu’ils pourront accumuler dans les prochaines années.

  • Finalement quel sera le coût financier de remettre en état et de moderniser les CF-18 d’ici qu’ils soient remplacés totalement ce qui devrait survenir selon la ministre Foote vers la fin des années 2020 ?

De toute évidence, bien des questions persistent que la presse généraliste me semble même pas avoir pensé poser aux ministres et au chef d’état-major présent à la conférence de presse de mardi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Comment le Canada va éjecter le F-35. https://infoaeroquebec.net/comment-le-canada-va-ejecter-le-f-35/ Wed, 10 Feb 2016 04:17:44 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=14734 Le ministre de la Défense nationale du Canada, monsieur Harjit Sajjan, a relancé récemment le processus d’acquisition du nouveau chasseur de l’Aviation royale canadienne qui remplacera nos actuels McDonnell Douglas CF-18. Le gouvernement a décidé de repartir à zéro. Le Lockheed Martin F-35A Lightning II, le moins cher des trois F-35 offerts, a été choisi sans concours par le précédent gouvernement. Mais a-t-il encore une chance d’être retenu? Rien n’est moins certain.

Un processus plus solide

Monsieur Sajjan, lors de plusieurs entrevues récentes, a été très clair sur le processus qui serait suivi pour choisir ce remplaçant. Le ministère de la Défense nationale va d’abord rédiger un document définissant clairement ses besoins. Le ministre a insisté sur la nécessité pour le Canada de respecter les engagements pris dans le cadre des accords du NORAD et de l’OTAN.

Une fois les besoins définis, le ministère des Services publics et de l’Approvisionnement prendra le relais et préparera une DDP – Demande de proposition. (en anglais, RFP, Request For Proposal). La partie la plus importante de ces travaux sera la préparation d’une grille d’évaluation des propositions permettant de classer les concurrents et de choisir le vainqueur. C’est là que va se jouer le sort du F35A.

Boeing F-18E Super Hornet. Photo: US Navy.

Boeing F-18E Super Hornet.
Photo: US Navy.

Les concurrents probables sont le F-35A Lightning II de Lockheed Martin, le F-18E/F Super Hornet de Boeing, le Rafale de Dassault Aviation, l’Eurofighter Typhoon d’Airbus Defence and Space et le JAS 39 Gripen NG de Saab.

Dassault Aviation Rafale. Photo: Dassault Aviation.

Dassault Aviation Rafale.
Photo: Dassault Aviation.

Les deux missions

L’avion qui remplacera nos actuels F-18 aura deux missions bien différentes. Dans le cadre des accords du NORAD, le Canada a besoin d’un intercepteur permettant d’arrêter d’éventuels envahisseurs provenant de Russie ou de Chine. Il faut un avion agile, pouvant parcourir rapidement de grandes distances dans le Grand Nord. Dans le cadre des accords de l’OTAN, des missions de l’ONU et des autres missions comme l’actuelle campagne contre l’État-Islamique, le Canada a plutôt besoin d’un chasseur bombardier pouvant approcher du territoire ennemi sans être repéré et pouvant lancer avec précision de grandes quantités de bombes.

Eurofighter Typhoon. Photo: Airbus.

Eurofighter Typhoon.
Photo: Airbus.

Tous les avions proposés peuvent accomplir adéquatement ces deux missions. Par contre certains, comme le Typhoon et le Gripen, sont de meilleurs intercepteurs alors que d’autres, comme le F-35A et le F-18E/F sont de meilleurs bombardiers. Le ministère de la Défense nationale devra choisir sa priorité et la grille d’évaluation reflétera ce choix.

La furtivité

La furtivité est l’avantage principal des F-35. Cette capacité d’approcher d’un objectif avec de moindres probabilités d’être détecté rapidement est très importante pour un chasseur bombardier qui doit attaquer des pays bien équipés en radars comme la Russie ou la Chine. Par contre cette caractéristique est-elle aussi importante pour un intercepteur dans le Grand Nord canadien ?

L’avantage des F-35 en matière de furtivité est toutefois contrebalancé par un inconvénient majeur. Pour être furtif, l’avion doit conserver ses missiles à l’intérieur du fuselage. Si les missiles sont attachés aux ailes, comme c’est le cas pour ses concurrents, la furtivité disparaît. Les F-35 ne peuvent ainsi emporter que quatre missiles comparativement à une dizaine pour les autres avions proposés. C’est un inconvénient majeur aussi bien pour les missions de bombardement que pour les missions d’interception.

Saab JAS39. Photo: Saab.

Saab JAS39.
Photo: Saab.

Cette faiblesse est toutefois compensée par la grande précision de bombardement des F-35. Ces avions sont équipés de nombreux senseurs reliés à des ordinateurs de bord extrêmement puissants. Les F-35 peuvent diriger leurs missiles avec plus de précision et ils peuvent partager l’information recueillie lors de l’attaque avec les autres avions de leur groupe ainsi qu’avec leur base. À ce chapitre, aucun de ses concurrents ne peut l’approcher.

Moteurs, Altitude, Vitesse et agilité

Traditionnellement, les avions équipés de deux moteurs étaient considérés comme plus sécuritaires. En cas de panne d’un des moteurs, ils avaient la possibilité de regagner leur base à l’aide de l’autre moteur. Les F-35 et le Gripen ne possèdent qu’un seul moteur, ce qui pourrait leur faire perdre quelques points au classement.

Depuis la deuxième guerre mondiale, les experts considèrent que les meilleurs intercepteurs sont les avions qui sont les plus rapides et les plus agiles. Est-ce toujours le cas quand les combats rapprochés deviennent rares ? Les avions actuels tirent leurs missiles à plusieurs kilomètres de distance, et ce sont eux qui font l’essentiel du travail.

Le plafond pouvant être atteint a également été considéré comme un facteur important. Un intercepteur qui vole plus haut aurait plus de chance d’abattre son ennemi. Selon l’organisme Defense Watch, les F-35, lorsque leur mise au point sera terminée, devraient pouvoir voler à 60,000 pieds ce qui est très bon. Par contre le Typhoon peut monter à 65,000 pieds.

Lockheed Martin F-35A Lightning II. Photo: US Air Force.

Lockheed Martin F-35A Lightning II.
Photo: US Air Force.

Selon la même source, le F-35 n’est pas très rapide. Il ne peut voler qu’à Mach 1,6 comparativement à Mach 2 pour le Typhoon et le Gripen, Mach 1,8 pour le F-18E/F et le Rafale. Certains de ses opposants sont beaucoup plus rapides : Mach 2,8 pour le Mig-31 russe et Mach 2,4 pour le J-15 chinois. Le F-35 ne serait pas non plus un champion en termes d’accélération ou d’agilité.

Un coût important

Le coût exorbitant du F-35A est la raison principale pour laquelle le premier ministre Trudeau a semblé écarter cet avion dans son discours d’Halifax. M. Trudeau a même parlé d’économies possibles de plusieurs milliards de dollars sur 40 ans. Cette affirmation repose sur certaines études qui tentent de calculer le coût total d’utilisation de cet avion sur la durée de vie prévue de l’appareil. Ce coût total inclut l’acquisition, l’entretien, le carburant ainsi que les salaires des pilotes et des techniciens qui l’entretiendront.

Lorsque son prédécesseur, M. Harper, a annoncé l’achat de 65 F-35A en juillet 2010, il prévoyait un coût d’acquisition de 9 milliards et des frais d’entretien de 7 milliards, pour un coût total de 16 milliards. En 2012, le vérificateur général a toutefois conclu que ces coûts se chiffreront plutôt à 45,7 milliards. Certains analystes ont par la suite critiqué cette estimation qu’ils jugeaient encore trop conservatrice.

Quelques études américaines et canadiennes se sont penchées sur le coût total d’utilisation du F-35A. Il s’agit toutefois d’un exercice périlleux puisque cette estimation inclut des variables impossibles à prévoir pour d’aussi longues périodes. Mentionnons entre autres :

  • le prix du carburant nécessaire pour faire voler l’avion;
  • le taux d’intérêt auquel sera financée la dette encourue pour cet achat;
  • le taux de change du dollar canadien (l’avion et les pièces de rechange devront en effet être payés en dollars américains ? mais c’est également le cas pour les autres concurrents);
  • le taux d’inflation en fonction duquel on doit prévoir le salaire des pilotes et des techniciens des avions.

Comme ce calcul n’a jamais été effectué pour les concurrents du F-35, il est impossible de se servir de ces résultats pour faire des comparaisons. Par contre ces travaux nous permettent de réfléchir au coût réel de ces systèmes d’armements et de s’interroger sur leur pertinence.

Les chiffres disponibles

L’an dernier, les clients de Lockheed Martin ont payé 96 millions de dollars américains pour chaque F-35A qui leur a été livré. Le Pentagon exige toutefois que ce coût diminue à 80 millions d’ici la fin de la décennie, soit 111 millions de dollars canadiens au taux de change actuel. C’est beaucoup moins que les 138 millions par avion que prévoyait dépenser le gouvernement Harper en 2010, mais c’est encore beaucoup plus cher que les appareils concurrents. Si le Canada devait acheter cet avion, il devrait donc s’attendre à devoir payer une facture de 5,2 milliards de dollars américains, soit 7,2 milliards de dollars canadiens.

Boeing F-18E et F-18F Super Hornet. Photo: Boeing.

Boeing F-18F Super Hornet.
Photo: Boeing.

Le prix des concurrents du F-35 varie d’environ 50 millions de dollars pour le Gripen à quelque 65 millions pour le Typhoon. L’économie possible varie donc de 15 à 30 millions par avion. Le choix le plus économique, le Gripen de Saab, coûterait 3,25 milliards de dollars américains pour 65 avions, soit 4,5 milliards de dollars canadiens; le F-18E/F au prix unitaire de 63 millions de dollars américains couterait 4,1 milliards de dollars américains soit 5,7 milliards canadiens et le Typhoon coûterait pour sa part 5,8 milliards de dollars canadiens. L’économie possible sur le coût d’achat varie donc de 1,4 à 2,7 milliards de dollars canadiens.

Les experts du ministère de la Défense nationale devront décider de l’importance relative de chacune de ces caractéristiques et leur accorder une valeur dans leur feuille de pointage. Une fois ces critères définis clairement, le choix final devient un banal exercice mathématique.

Aviation royale canadienne

 

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Justin Trudeau sort de son chapeau le F-35. https://infoaeroquebec.net/justin-trudeau-sort-de-son-chapeau-le-f-35/ Mon, 21 Sep 2015 06:14:38 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=12661 En ce dimanche 20 septembre 2015, 50ième jour de la campagne, le Parti Libéral du Canada par la voix de son chef et candidat au poste de premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a sorti de son chapeau, le dossier du F-35 et du remplacement des CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne.

Entouré de partisans libéraux, monsieur Trudeau lors d’une activité partisane au Musée canadien de l’immigration situé à la jetée 21 du port d’Halifax en Nouvelle-Écosse déclara sans équivoque à défaut d’arguments valables: ‘We will not buy the F-35 fighter jet’.

CF-18 Hornet au-dessus d'Hawaii.

CF-18 Hornet au-dessus d’Hawaii.

Il propose de remplacer les McDonnell Douglas CF-18 Hornet entrés en service en 1983 par des aéronefs plus abordables que le Lockheed Martin F-35 Lightning II qu’il n’identifie nullement.

Du même coup, le député Libéral du comté électoral montréalais de Papineau, propose de lancer un nouvel appel d’offres ‘An Open and Transparent Competition’ qui souligna-t-il pour s’attirer les votes, inclura des avantages industriels garantis pour les entreprises canadiennes et leurs travailleurs.

En bon politicien opportuniste, Justin Trudeau n’a pas hésité à promettre aux électeurs de la Nouvelle-Écosse et plus largement des Maritimes où se trouvent les grands chantiers navals canadiens d’Irving que les sommes économisées par l’élimination du F-35 seront investies dans le renouvellement des navires de la Marine royale canadienne.

Lockheed Martin F-35A.

Lockheed Martin F-35A.

Justin Trudeau justifia son rejet du F-35 en soulignant que la mission principale des remplaçants de CF-18 sera défense de l’espace aérien nord-américain.

Il semble oublier les obligations du Canada découlant de ses alliances militaires.

De toute évidence, par son appartenance à l’OTAN, le rôle des Forces armées canadiennes ne se limite pas à la défense du continent nord-américain qui relève du NORAD. Les avions de combat de l’Aviation royale canadienne pourront être amenés à des opérations conjointes avec ses alliées de l’OTAN au-dessus de territoires fortement défendus et contrôlés par des gens peu soucieux de la Convention de Genève quant au sort d’un pilote occidental capturé.

Monsieur Trudeau en réponse à une question d’une journaliste, affirma sans aucune hésitation que de choisir un avion de combat autre que le F-35 ‘will make save billions of dollars’. Comment peut-il affirmer une telle ineptie sachant qu’au plus l’achat des 65 F-35 coûtera environ 45,8 milliards de dollars canadiens étalés sur 42 ans selon une étude du Ministère de la défense nationale datée de décembre 2012.

De plus, il est de notoriété publique, que le coût unitaire de tout aéronef, civil ou militaire, diminue avec l’augmentation des cadences de production et le F-35 ne fera pas exception à la règle.

Lockheed Martin F-35A F-35B et F-35C.

Lockheed Martin F-35A F-35B et F-35C.

Par conséquent, le coût unitaire des F-35 des Forces armées canadiennes, au moment de leur achat grâce à la réduction des coûts engendrée par la montée en cadence de la production, sera comparable à celui de ses concurrents, des avions de quatrième génération conçus dans les années 1980 remis au goût du jour et qui dans le cas de deux d’entre eux, n’ont été équipés que très récemment d’un radar à balayage électronique actif ou Active Electronically Scanned Array (AESA), un équipement présent dans le cahier du charge du F-35.

À l’instar de son prédécesseur, le F-16, le F-35 sera à certainement construit à plus de 4000 exemplaires contre au mieux 400 dans le cas du Dassault Rafale et de 750 dans celui de l’Eurofighter Typhoon. Ceci est un garantie aussi bien au niveau de la réduction des coûts de construction que d’entretien du F-35 que du volume des retombées économiques pour les fournisseurs canadiens du F-35.

Les Libéraux fédéraux nous a habitué à ce genre de manœuvre électoraliste.

Rappelons-nous de l’élection en 1993 du maître à penser de Justin Trudeau, Jean Chrétien qui avait annulé dès sa prise du pouvoir, le contrat passé par le gouvernement conservateur de Brian Mulroney en 1990 pour l’achat d’hélicoptères GKN Westland EH-101 qualifiés de façon opportuniste par le chef Libéral de ‘Cadillac’. Son annulation coûta aux contribuables canadiens la bagatelle de 478 millions de dollars de l’époque, ce qui n’empêcha pas le gouvernement Libéral d’acquérir en 1998, 15 Cormorant, essentiellement des EH-101 rebaptisés et livrés entre 2001et 2003.

Sous le régime Conservateur de Stephen Harper, trois programmes d’acquisition de matériel aéronautique militaire ont été menés à bien, en douceur et dans le respect des budgets et des dates de livraison : ceux des quadriréactés de transport stratégique Boeing C-17 Globemaster III, des hélicoptères lourds Boeing CH-47F Chinook et des quadriturbopropulsés de transport tactiques Lockheed Martin C-130J Hercules.

Faut-il rappeler que le F-35 a été sélectionné non seulement par l’US Air Force, l’US Navy et l’US Marine Corps, mais aussi par le Royaume-Uni, l’Australie, la Turquie, l’Italie, les Pays-Bas et la Norvège.

Mais encore plus significatif reste la sélection du F-35 par deux forces aériennes des plus sélectives et rigoureuses au monde dans leur processus d’acquisition de matériel militaire, Heyl Ha’Avir, l’armée de l’air d’Israël et les Japan Self Defence Forces avec des commandes initiales de 75 et 42 appareils.

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