EMBRAER – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Tue, 19 Feb 2019 05:28:06 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.20 Une hausse des livraisons d’avions d’affaires en unités mais une baisse de la facturation en baisse lors les neufs premiers mois de 2018. https://infoaeroquebec.net/une-hausse-des-livraisons-davions-daffaires-en-unites-mais-une-baisse-de-la-facturation-en-baisse-lors-les-neufs-premiers-mois-de-2018/ Tue, 19 Feb 2019 05:28:06 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=28314 MONTRÉAL – Nombre de mots : 2503 – Temps de lecture : 12 minutes.  Le 14 novembre 2017, la General Aviation Manufacturers Association ou GAMA de Washington rendait public les chiffres des livraisons d’avions d’affaires et d’aéronefs d’aviation générale au troisième trimestre 2017.

Une hausse certaine des livraisons d’aéronefs d’affaires s’accompagné d’un autre repli de leur valeur se révèle en comparant les chiffres du 3ième trimestre 2018 avec ceux de la même période en 2017. Ainsi les livraisons d’avions d’affaires à turbines sont passées de 274 à 282 aéronefs, une hausse de 2,9% ainsi que leur valeur qui est passée de 4,091 à 4,124 milliards de dollars américains, soit 0.8% contre un repli de 0,8% du 3ième trimestre 2017 à la même periode en 2018. Les livraisons de turboprops ont baissé de 1,0% de 137 à 132 aéronefs alors que celles des jets se sont haussées de 9,4% soit de 137 à 150 unités.

En comparant, les trois premiers trimestres de 2018 avec ceux de 2017, les livraisons d’avions d’affaires à turbine ont fortement augmenté, celles-ci passant de 807 à 841 unités, une hausse de 4,2% et de 13,1 à 12,7 milliards de dollars en valeur, un repli de 2,8%. Les livraisons de turboprops ont augmenté allant de 374 à 395, un gain de 5,6% ainsi que celles des jets, passant de 433 à 446, un gain de 3,0%, loin en comparaison des 465 jets livrés aux trois premiers timestres 2015.

Livraisons en unités

(Source GAMA)

2018

Neuf premiers mois

2017

Neuf premiers mois

2008

Neuf premiers mois

       
Pistons   784 (+8,3%)   724 1646
Mono et multi moteur à turbine   395 (+5,6%)   374   348
       
Jets d’affaires   446 (+3,0%)   433   988
Total des livraisons 1625 (+6,1%) 1531 2982
       
Valeur des livraisons (en milliards de $US) $12,7 (-3,1%) $13,1 $17,9
Valeur des livraisons (en milliards de $US 2018) $13,2 $13,2 $20,6

Par rapport à 2008, l’année de tous les records, la chute est encore plus importante alors que la valeur des livraisons des trois premiers trimestres se chiffrait à 17,995 milliards de dollars américains soit  21,416 milliards en dollars de 2018, un recul de 40,6% en dollars constants par rapport aux trois premiers trimestres de 2018. Les livraisons de turbopropulsés ont légèrement augmenté entre 2008 et 2018 avec 348 unités en 2008 contre 395 en 2018, un gain de 13,5%.  Mais là où le bas blesse est au chapître des livraisons de jets d’affaires qui ont fondu de 988 en 2008 à 446 en 2018, une dégringolade de 54,8%.

Le marché de la vente d’avions d’affaires neufs est encore loin d’atteindre le sommet des trois premiers trimestres de 2008, juste avant la chute de Lehman Brothers en septembre 2008.

Livraisons en unités et

en valeur pour les neufs premiers mois de l’année

(Source GAMA)

En milliards de dollars américains courants En milliards de dollars américains constants 2018
     
2008 17,994 21,416
2009 13,817 16,440
2010 13,487 15,637
2011 12,088 13,790
2012 12,363 13,703
2013 15,418 16,820
2014 15,961 17,142
2015 15,698 16,875
2016 13,439 14,251
2017 13,151 13,605
2018 12,710 12,710

 

Depuis le troisième trimestre 2015, il faut tenir compte que, pour des raisons comptables, Dassault Aviation ne fournit plus de chiffres de livraisons à la fin des 1er et 3ième trimestre.

Livraisons en unités

(Source GAMA)

2018     2017    
  1er

trimestre

2ième

trimestre

3ième trimestre 1er

trimestre

2ième

trimestre

3ième

trimestre

Mono moteur à pistons 162 255 236 176 224 217
Multi moteur à pistons 38 43 50 27 41 39
Total pistons 200 298 286 203 265 256
Mono moteur à turbine 95 125 113 88 116 113
Multi moteur à turbines 20 23 19 14 19 24
Jets d’affaires 132 164 150 130 166 138
Total turbines 247 312 282 231 295 284
Total des livraisons 447 610 568 435 566 531
             
Valeur des livraisons

(en milliers de $US)

3.832.535 4,752,666 4,124,953 3,710,727 5,318,244 4,122,672

 

En terme de valeur des livraisons, pour les neufs premiers mois de 2018, l’avionneur Gulfstream de Savanah en Georgie s’est maintenu en première place devant Bombardier de Ville Saint-Laurent avec des livraisons se chiffrant à 4,357 milliards de dollars américains contre 3,5455 milliards pour l’avionneur québécois.  En troisième position se retrouve Textron Aviation de Wichita, au Kansas, qui regroupe Beechcraft et Cessna avec des livraisons d’une valeur totale de 2,050 milliards de dollars (Beechcraft, 430 millions et Cessna, 1,620 milliard).  Au quatrième rang, Embraer de Sao José de Campos annonça des livraisons d’une valeur de 633 millions de dollars américains.

En terme d’unités livrées, une fois encore, Textron Aviation, occupe le premier rang avec 244 avions d’affaires à turbines soit 59 Beechcraft King Air et 185 Cessna Citation et Caravan. Lors des neufs premiers mois de 2017, Textron Aviation avait livré 220 avions d’affaires à turbine dont 55 King Air et 177 Citation et Caravan. Lors de trois premiers trimestres de 2018, Bombardier a suivi avec la livraison de 96 avions d’affaires, puis Gulfstream avec 79 un recul de 11 unités et Embraer, 55 contre 59 un an auparavant.

Livraisons d’avions d’affaires à turbine en unités et

en valeur

(Source GAMA)

2018     2017    
  1er trimestre 2ième trimestre 3ième trimestre 1er trimestre 2ième trimestre 3ième trimestre
             
Bombardier 31

$1,179,000,000

34

$1,331,000,000

31

$1,035,200

29

$1,007,566,707

36

$1,146,000,000

31

$1,112,000

Dassault n.d.

n.d.

15

$575,000,000

n.d.

n.d.

n.d.

n.d.

17

$795,000,000

n.d.

n.d.

Embraer 11

$113,870,000

20

$221,915,000

24

$297,940,000

15

$203,760,000

24

$280,935,000

20

$276,067,000

Gulfstream 26

$1,437,400,000

26

$1,376,450,000

27

$1,543,600,000

30

$1,650,540,000

30

$1,639,100,000

30

$1,622,950,000

Textron Aviation 65

$579,184,00

95

795,942,000

84

$675,452,000

55

$515,886,375

79

701,379,513

86

$713,793,850

Beechcraft 17

$ 122,517,000

23

$175,,188,000

19

$132,857,000

12

$ 86,936,875

19

$131,,277,813

24

$164,428,750

Cessna 48

$456,667,000

72

$620,754,000

65

$542,595,100

43

$428,949,500

60

$570,101,700

74

$549,365,100

             

 

Daher TBM930.
Photo: Philippe Cauchi.

Pour les neuf premiers mois de 2018, les livraisons de turbopropulsés ont légèrement augmenté par rapport aux neuf premiers mois de 2017 passant de 230 à 244. Textron Aviation a vu ses livraisons passer de 110 à 119 unités dont 59 King Air, 5 de plus qu’à pareille période en 2017 et 60 Caravan, une augmentation de 5 appareils. Piper a vu ses livraisons grimper : celles des de Piper Meridian PA-46-600TP de 23 à 24 et celles du Piper Meridian PA-46-500TP de 8 à 14. Les mises en service des Piaggio P-180 Avanti Evo se sont fixées à 3, une hausse de 3 unités tandis que celles des Daher TBM et des Pilatus PC-12 ont reculé se fixant respectivement à 33 et 51 unités. Les livraisons de TBM910 ont bondi de 14 à 21 alors que celles des TBM930 ont reculé de 22 à 12.

Pilatus PC-24.
Photo: Pilatus.

Les livraisons de jets légers ont fortement augmenté passant de 150 à 189 grâce à l’amorce des livraisons des Cirrus SF-50 avec 41 unités et des Pilatus PC-24 avec 9 unités mais aussi de l’augmentation des livraisons des Cessna Citation CJ3+ de 17 à 26 unités et des CJ4 de 14 à 21 unités.

Les livraisons des Learjet 70/75 ont reculé de 12 à 9 unités, ainsi que celles des Eclipse 550 de 5 à aucune et des HondaJet HA-420 de 30 à 21 appareils.

Les livraisons totales d’Embraer Phenom se sont maintenues à 40, celles du Phenom 100 ayant reculé de 3 pour s’établir à 11 et celles du Phenom 300 ayant grimpé de 3 pour atteindre les 32 unités.

Cessna Citation Sovereign.
Photo: Textron Aviation.

Le segment des jets de moyen gabarit a vu également ses livraisons glisser encore une fois pour reculer de 55 à 51.  Seules les livraisons de l’Embraer Legacy 450 ont augmenté passant de 5 à 7. Les livraisons de Cessna Citation XLS+ ont reculé de 13 à 12 unités, celles de Cessna Citation Sovereign+ de 7 à de 6 unités, celles de l’Embraer Legacy 500 de 5 à 3 et finalement celles des Gulfstream 280 assemblés en Israël par IAI de 23 à 21. La production du G150 s’est terminée.

Bombardier Challenger 350.
Photo: Bombardier.

Quant au secteur des Super Midsized Jets, il a bondi encore une fois passant de 73 à 78 livraisons grâce à un saut des livraisons de Challenger 350 de 34 à 40 exemplaires alors que celles du Cessna Citation Latitude passaient de 36 à 37 exemplaires alors que celles du Challenger 350 ont reculé de 43 à 34 unités et celles du Cessna Citation X+ ont glissé à 1.

Les livraisons de jets d’affaires à large cabine qui incluent ceux à long et ultra-long rayon d’action ont continué à fléchir passant de 124 à 108 appareils de 2017 à 2018. Pour les neufs premiers mois de 2014, les livraisons s’élevèrent à 169 appareils et en 2015 à 163 en ayant pris la précaution de ne tenir compte des chiffres de Dassault Aviation qui ne divulgue plus ses chiffres de livraisons au troisième trimestre depuis 2015.

Gulfstream G650ER.
Photo: Gulfstream Aerospace.

Les livraisons des Gulfstream 450/550/650/650ER ont reculé encore une fois pour passer à 58 alors qu’en 2015, 89 appareils avaient été livrés. Celles des Global 5000 et Global 6000 ont glissé elles aussi, de 32 à 39 alors qu’elles s’élevaient à 52 pour les trois premiers trimestres de 2015. Dix-huit Challenger 650 furent livrés, une hausse de 2 unités.

Livraisons par modèles (Source GAMA) 9 premiers mois 2018 9 premiers mois 2017
     
Turboprops    
Beech King Air C90GTx 8 8
Beech King Air B250 16 20
Beech King Air 350i/ER 35 27
Cessna 208 Caravan 675 9 8
Cessna 208B Grand Caravan 51 47
Daher TBM900
Daher TBM910 21 14
Daher TBM930 12 22
Piper Meridian PA-46-500TP 14 8
Piper Meridian PA-46-600TP 24 23
Piaggio P-180 Avanti Evo 3 0
Pilatus PC-12 51 53
Total Turboprops: 244 230
     
Jets    
Avions légers    
Learjet 40XR/45XR 0 0
Learjet 70/75 9 12
Learjet 60XR 0 0
Cessna Mustang 0 7
Cessna Citation M2 22 25
Cessna Citation CJ2+
Cessna Citation CJ3/CJ3+ 26 17
Cessna Citation CJ4 21 14
Cirrus SF50 41 0
Eclipse 550 0 5
Embraer Phenom 100/100E 8 11
Embraer Phenom 300 32 29
HondaJet HA-420 21 30
Pilatus PC-24 9 0
Total: 189 150
     
Avions moyens    
Cessna Citation XLS+ 12 13
Cessna Citation

Sovereign/Sovereign+

6 7
Embraer Legacy 450 9 7
Embraer Legacy 500 3 5
Gulfstream 150/280 21 23
Total: 51 55
     
Super Midsize    
Bombardier 300/350 40 34
Cessna Latitude 37 36
Cessna Citation X 1 3
Total: 78 73
     
Avions à large cabine    
Bombardier Challenger 605/650 18 16
Bombardier Global 5000 / Global 6000 29 32
Bombardier CL850/870/890 0 2
Dassault Falcon 2000s 2000LXS 900LX 7X 8X    
Dassault Falcon 900LX n.d. n.d.
Dassault Falcon 2000LX n.d. n.d.
Dassault Falcon 2000LXS n.d. n.d.
Dassault Falcon 2000S n.d. n.d.
Dassault Falcon 7X n.d. n.d.
Dassault Falcon 8X n.d. n.d.
Embraer Legacy 600/650 3 6
Embraer Lineage 1000 0 1
Embraer Shuttles (ERJ/EJets) 0 0
Gulfstream 450/550/650/650ER 58 67
Total: 108 124
     
Bizliners    
Airbus ACJ318 0 0
Airbus ACJ319 0 0
Airbus ACJ320 0 0
Airbus ACJ321 0 0
Airbus ACJ330 0 0
Boeing BBJ1 2 1
Boeing BBJ2 0 0
Boeing BBJ3 0 0
Boeing BBJ MAX 7 0 0
Boeing BBJ MAX 8 0 0
Boeing BBJ MAX 9 0 0
Boeing 737-800 0 0
Boeing BBJ 787-8 0 0
Boeing BBJ 787-9 0 0
Boeing BBJ 747-8 0 1
Boeing BBJ 777-300ER 3 1
Total: 5 3
     
Total Jets: 446 433
     
Total Jets et Turboprops: 841 807
     

 

Une fois encore, les chiffres de livraison d’avions d’affaires pour les neuf premiers mois de 2018 n’augurent rien de bon car ils confirment le repli amorcé en 2015 qui se continue. D’ailleurs, le recul répété des livraisons de bizjets haut de gamme a participé au repli de 3,1% de la valeur des livraisons lors des neuf premiers mois de 2018. Lors des trois premiers trimestres de 2017, le recul s’éleva à 2,8%.

Depuis la crise financière qui a suivi la faillite de Lehman Brothers en octobre 2008,l’embellie du secteur de la construction d’avions d’affaires qui s’est dessinée en 2013, 2014 et même 2015 a reposé sur la forte augmentation des livraisons des jets d’affaires à large cabine et à long ou ultra-long rayon d’action qui commandent des prix unitaires oscillant de 30 à 65 millions de dollars américains grâce à une nouvelle clientèle, celle des pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine).  Ces jets de haut de gamme sont construits à Savannah, Toronto, Montréal et Mérignac. Puis il y eut l’effondrement des cours du pétrole et du gaz en berne et la fragilisation des économies de pays émergents.  Les livraisons des Falcon de Dassault commencèrent leur recul en 2014, celles des Global de Bombardier en 2015 et celles des Gulfstream à cabine large en 2016. Ceci vint s’ajouter à l’effondrement des livraisons de jets légers et moyens qui s’amorca au lendemain de l’éclatement de la crise financière de 2008.

Vue d’artiste du Dassault Falcon 6X. Photo: Dassault Falcon.

Mais l’entrée en service du Bombardier Global 7500 ainsi que celle du Gulfstream 500 vont dès 2019 gonfler les valeur totale des livraisons du secteur, de par leur prix élevé. Suivront en 2019, les premières livraisons des Gulfstream 600 et Cessna Citation Longitude, en 2020, des Falcon 6X qui propulsés de réacteurs Pratt & Whitney Canada PW812D remplacera au catalogue du constructeur de Mérignac, le défunt Falcon 5X emporté par les problèmesdu moteur Silvercrest de Safran et à l’horizon 2020, du premier Cessna Citation Hemisphere, le premier bizjet à cabine large et long rayon d’action du constructeur historique de Wichita, au Kansas.

Nul doute que l’annonce du lancement de ces nouveaux modèles pousse alors les acheteurs à attendre leur sortie ce qui n’est pas sans cannibaliser actuellement les ventes des Global 5000, Global 6000, Gulfstream G450, Gulfstream G550, Falcon 2000LXS et Falcon 900LX, un effet qu’il ne faut pas sous-estimer selon Richard Aboulafia, vice-président, Teal Group de Fairfax, en Virginie, surtout dans un marché baissier.

Cirrus SF-50.
Photo: Cirrus Aircraft.

Plusieurs nouveaux modèles sont entrés en service depuis deux ans et bien qu’ils créent du volume en termes de nombre de livraisons, leur prix de vente limite leur impact sur le total des ventes en dollars qu’il s’agissent des Cirrus SF-50, HondaJet HA-420, Pilatus PC-24, Cessna Citation Latitude

Cessna Citation Hemisphere.
Photo: Textron Aviation.

Lors des neuf premiers mois de 2018, 253 avions d’affaires à turbine produits dans l’’Air Capital of the World’ furent livrés, un chiffre en hausse de 9 unités et très loin des 741 lors de la même périodes en 2008. 58 jets d’affaires construits à Savannah, en Georgie, furent livrés, un recul de neuf unités par rapport à la même période de 2017; à Montréal, 58, un gain de 8 ; à Toronto, 29, une baisse de 3 après un repli de 6 de 2017 à 2014; et à Tel Aviv, 21, un repli de 2.

Production de turbopropulsés et de jets d’affaires en unités

(Source : GAMA)

2018

(9 premiers mois)

2017

(9 premiers mois)

2008

(9 premiers mois)

       
Wichita, Kansas 253 244 741
       
Montréal 58 50 92
       
Toronto 29 32 38
       
Mérignac n.d. n.d. 48
       
Savannah, Georgie 58 67 67
       
Tel Aviv, Israël 21 23 48
       
Sao José dos Campos / Melbourne, Florida 54 59 26
       

 

 

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Embraer and Sahara Africa Aviation sign multi-year Pool Program Agreement https://infoaeroquebec.net/embraer-and-sahara-africa-aviation-sign-multi-year-pool-program-agreement/ Sat, 07 Jul 2018 11:11:56 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=26490 Amsterdam, Netherlands, July 3, 2018 – Embraer announces that Sahara Africa Aviation, Africa’s leading provider of end to end aviation services, has signed a multi-year Pool Program Agreement for spare parts and support covering more than 500 components for their two recently acquired Embraer ERJ 145 jets.

 

Based in Nelspruit at Kruger Mpumalanga International Airport in South Africa, Sahara also has the world’s largest fleet of Embraer 120 Brasilia twin-turboprop; operating and leasing out a fleet of 14 E120 aircraft to regional airlines and corporate clients throughout Africa.

 

Sahara holds an Air Operating Certificate (AOC) as well as an Air Maintenance Organization (AMO) certification under the South African Civil Aviation Authority (SACAA) regulations and is regularly HART & OPG audited. This enables them to provide contract services to the oil, gas and mining sectors as well as regional airline operators.

 

Embraer aircraft have been operating in Africa since 1978, when the first Bandeirante turboprop arrived on the continent. The company continues to consolidate its presence in the region’s fast-growing aviation industry offering the best solutions in services and support to its customers. Currently, there are 150 Embraer aircraft in operation with 43 airlines in 22 African countries.

 

“We are humbled and proud that Sahara has chosen to place its trust in us to support its fleet, further reinforcing Embraer’s commitment to customers in the region with TechCare portfolio of solutions.  Embraer’s Pool Program leverages increased competitiveness providing repairable solutions through reduced lead times and costs allowing Sahara to focus on aircraft operations. You fly, we support!”, says John Linn, Embraer Vice President Customer Relationship Management (CRM), Commercial Aviation.

 

“Sahara Aviation has for many years enjoyed a fruitful relationship with Embraer with our existing EMB 120 fleet. As the needs of our clients grew in wanting bigger capacity aircraft, Sahara had no hesitation in turning to Embraer for our ERJ 145 acquisitions. The pool program was a natural fit that offers a sensible, cost effective and practical parts solution to our business together with their expertise and support in training, monitoring, advice and problem solving. Sahara looks forward to a bright future underpinned by Embraer’s technical and parts support”, says Trevor Brotherton, Sahara Aviation owner and Managing Director.

 

Follow us on Twitter: @Embraer

 

About Embraer

 

Embraer is a global company headquartered in Brazil with businesses in commercial and executive aviation, defense & security. The company designs, develops, manufactures and markets aircraft and systems, providing customer support and services.

 

Since it was founded in 1969, Embraer has delivered more than 8,000 aircraft. About every 10 seconds an aircraft manufactured by Embraer takes off somewhere in the world, transporting over 145 million passengers a year.

 

Embraer is the leading manufacturer of commercial jets up to 150 seats. The company maintains industrial units, offices, service and parts distribution centers, among other activities, across the Americas, Africa, Asia and Europe.

 

About Sahara African Aviation

 

Sahara African Aviation is privately owned, South African registered entity, a leading provider of end to end aviation services, operating since 2007. It owns, operates and leases out a fleet of 14 Embraer 120 (“EMB120”) aircraft to clients – primarily airlines, located in Africa. Sahara has also recently expanded the fleet and product range with the purchase of Embraer ERJ 145 aircraft which will be entering service shortly.

 

It holds an Air Operating Certificate (AOC) as well as an Air Maintenance Organization (AMO) certification under the South African Civil Aviation Authority (SACAA) regulations and is regularly HART & OPG audited. This enables the company to provide contract services to the oil, gas and mining resource sector as well as regional airline operators.

 

Sahara African Aviation has many years’ experience operating in Africa and it has allowed the company to develop and hone the specific skill sets required to perform safely in this challenging logistical and regulatory environment.

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Boeing and Embraer to Establish Strategic Aerospace Partnership to Accelerate Global Aerospace Growth https://infoaeroquebec.net/boeing-and-embraer-to-establish-strategic-aerospace-partnership-to-accelerate-global-aerospace-growth/ Sat, 07 Jul 2018 11:02:57 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=26483

CHICAGO & SÃO PAULO, July 5, 2018 – Boeing (NYSE: BA) and Embraer (B3: EMBR3, NYSE: ERJ) announced they have signed a Memorandum of Understanding to establish a strategic partnership that positions both companies to accelerate growth in global aerospace markets.

 

The non-binding agreement proposes the formation of a joint venture comprising the commercial aircraft and services business of Embraer that would strategically align with Boeing’s commercial development, production, marketing and lifecycle services operations. Under the terms of the agreement, Boeing will hold an 80 percent ownership stake in the joint venture and Embraer will own the remaining 20 percent stake.

 

“By forging this strategic partnership, we will be ideally positioned to generate significant value for both companies’ customers, employees and shareholders – and for Brazil and the United States,” said Dennis Muilenburg, Boeing’s Chairman, President and Chief Executive Officer. “This important partnership clearly aligns with Boeing’s long-term strategy of investing in organic growth and returning value to shareholders, complemented by strategic arrangements that enhance and accelerate our growth plans,” Muilenburg said.

 

“The agreement with Boeing will create the most important strategic partnership in the aerospace industry, strengthening both companies’ leadership in the global market,” said Paulo Cesar de Souza e Silva, Embraer Chief Executive Officer and President. “The business combination with Boeing is expected to create a virtuous cycle for the Brazilian aerospace industry, increasing its sales potential, production, creating jobs and income, investments and exports, and in doing so, adding more value to customers, shareholders and employees.”

 

The transaction values 100 percent of Embraer’s commercial aircraft operations at $4.75 billion, and contemplates a value of $3.8 billion for Boeing’s 80 percent ownership stake in the joint venture. The proposed partnership is expected to be accretive to Boeing’s earnings per share beginning in 2020 and to generate estimated annual pre-tax cost synergies of approximately $150 million by year three.

 

The strategic partnership will bring together more than 150 years of combined leadership in aerospace and leverage the two companies’ highly complementary commercial product lines. The partnership is a natural evolution of a long-standing history of collaboration between Boeing and Embraer over more than 20 years.

 

On finalization, the commercial aviation joint venture will be led by Brazil-based management, including a President and Chief Executive Officer. Boeing will have operational and management control of the new company, which will report directly to Muilenburg.

 

The joint venture will become one of Boeing’s centers of excellence for end-to-end design, manufacturing, and support of commercial passenger aircraft, and will be fully integrated into Boeing’s broader production and supply chain.

 

Boeing and the joint venture would be positioned to offer a comprehensive, highly complementary commercial airplane portfolio that ranges from 70 seats to more than 450 seats and freighters, offering best-in-class products and services to better serve the global customer base.

 

In addition, both companies will create another joint venture to promote and develop new markets and applications for defense products and services, especially the KC-390 multi-mission aircraft, based on jointly-identified opportunities.

 

“Joint investments in the global marketing of the KC-390, as well as a series of specific agreements in the fields of engineering, research and development and the supply chain, will enhance mutual benefits and further enhance the competitiveness of Boeing and Embraer,” said Nelson Salgado, Embraer’s Executive Vice President, Financial and Investor Relations.

 

Finalization of the financial and operational details of the strategic partnership and negotiation of definitive transaction agreements are expected to continue in the coming months. Upon execution of these agreements, the transaction would then be subject to shareholder and regulatory approvals, including approval from the Government of Brazil, as well as other customary closing conditions. Assuming the approvals are received in a timely manner, the transaction is expected to close by the end of 2019, 12-18 months after execution of the definitive agreements.

 

“This strategic partnership is a natural evolution of the long-standing history of collaboration between Boeing and Embraer on a range of aerospace initiatives over almost three decades,” said Greg Smith, Boeing Chief Financial Officer and Executive Vice President of Enterprise Strategy & Performance. “It is aligned with Boeing’s enterprise strategy of pursuing strategic investment opportunities where they demonstrate real value and accelerate our organic growth plans. This partnership will strengthen the vertical capabilities of Boeing and enhance value for our customers through the full lifecycle of industry-leading products and services.”

 

Boeing and Embraer will benefit from a broader scale, resources and footprint, including global supply chain, sales and marketing, and services network, which will enable them to capture benefits from best-in-class efficiencies across the organizations. Additionally, the strategic partnership will provide opportunities to share best practices in manufacturing and across development programs.

 

The transaction will have no impact on Boeing and Embraer financial guidance for 2018 or Boeing’s cash deployment strategy and commitment to returning approximately 100 percent of free cash flow to shareholders.

 

Forward-Looking Information Is Subject to Risk and Uncertainty

Certain statements in this release may be “forward-looking” within the meaning of the Private Securities Litigation Reform Act of 1995, including statements regarding benefits and synergies of the joint venture and future business prospects, as well as any other statement that does not directly relate to any historical or current fact. Forward-looking statements are based on current assumptions about future events that may not prove to be accurate. These statements are not guarantees and are subject to risks, uncertainties and changes in circumstances that are difficult to predict. Many factors could cause actual results to differ materially from these forward-looking statements. As a result, these statements speak only as of the date they are made and neither party undertakes an obligation to update or revise any forward-looking statement, except as required by law. Specific factors that could cause actual results to differ materially from these forward-looking statements include the effect of global economic conditions, the ability of the parties to reach final agreement on a transaction, consummate such a transaction and realize anticipated synergies, and other important factors disclosed previously and from time to time in the filings of The Boeing Company and/or Embraer with the Securities and Exchange Commission.

 

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Boeing et Embraer annoncent un partenariat stratégique en vue d’accélérer leur croissance sur le marché aéronautique mondial https://infoaeroquebec.net/boeing-et-embraer-annoncent-un-partenariat-strategique-en-vue-daccelerer-leur-croissance-sur-le-marche-aeronautique-mondial/ Sat, 07 Jul 2018 10:59:46 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=26481 CHICAGO ET SÃO PAULO, le 5 juillet 2018 — Boeing (NYSE : BA) et Embraer (B3 : EMBR3, NYSE: ERJ) annoncent ce jour la signature d’un protocole d’accord (MoU) portant sur la création d’un partenariat stratégique qui placera les deux entreprises dans des conditions optimales pour accélérer leur croissance sur les marchés aéronautiques du monde entier.

 

Cet accord non contraignant propose la création d’une coentreprise incluant les activités d’Embraer dans les domaines de l’aviation commerciale et des services, ainsi que leur alignement stratégique sur les activités de développement commercial, de production, de commercialisation et de gestion du cycle de vie de Boeing. Selon les termes de l’accord, Boeing détiendra une participation de 80 % dans la coentreprise et Embraer les 20 % restants.

 

« En formant ce partenariat stratégique, nous disposerons d’une position idéale pour apporter une valeur significative aux clients, aux employés et aux actionnaires des deux entreprises, ainsi qu’au Brésil et aux États-Unis », a déclaré Dennis Muilenburg, Président-directeur général de Boeing. « Cet important partenariat s’inscrit clairement dans le cadre de la stratégie à long terme de Boeing, qui consiste à investir dans la croissance organique et à redistribuer de la valeur à ses actionnaires, tout en concluant des accords stratégiques qui améliorent et accélèrent nos projets de croissance. »

 

« L’accord conclu avec Boeing donnera naissance au partenariat stratégique le plus important de l’industrie aéronautique et renforcera le leadership des deux sociétés sur le marché mondial », a déclaré Paulo Cesar de Souza e Silva, Président-directeur général d’Embraer. « Le rapprochement de nos activités avec Boeing devrait créer un cycle vertueux pour l’industrie aéronautique brésilienne en augmentant son potentiel de ventes et sa production, en favorisant la création d’emplois et de recettes, en accroissant les investissements et les exportations, tout en apportant davantage de valeur aux clients, aux actionnaires et aux employés. »

 

Cette transaction évalue la totalité des activités « aviation commerciale » d’Embraer à 4,75 milliards de dollars et prévoit une participation de Boeing dans le capital de la coentreprise à hauteur de 80 %, soit 3,8 milliards de dollars. Cette proposition de partenariat devrait avoir un effet relutif sur le bénéfice par action de Boeing à compter de 2020, et générer des synergies de coûts annuelles avant impôts estimées à environ 150 millions de dollars d’ici la troisième année.

 

Ce partenariat stratégique représentera plus de 150 années de leadership cumulé dans le domaine de l’aéronautique et s’appuiera sur les gammes de produits commerciaux hautement complémentaires dont disposent les deux entreprises. Il constitue une évolution naturelle d’une collaboration entamée par Boeing et Embraer voici plus de 20 ans.

 

Une fois finalisée, la coentreprise dédiée à l’aviation commerciale sera conduite par une équipe dirigeante basée au Brésil, avec à sa tête un président et un directeur général. La nouvelle entité sera directement rattachée à Dennis Muilenburg.

 

La coentreprise deviendra l’un des centres d’excellence de Boeing pour les activités complètes de conception, de fabrication et d’assistance technique destinées aux avions de ligne, et sera entièrement intégrée à la chaîne générale de production et d’approvisionnement de Boeing.

 

Boeing et la coentreprise entendent se positionner pour offrir un portefeuille complet d’avions commerciaux hautement complémentaires (entre 70 et plus de 450 sièges), ainsi que d’avions de transport de fret, réunissant ainsi les meilleurs produits et les meilleurs services de leur catégorie pour servir au mieux les clients du monde entier.

 

De plus, les deux sociétés ont convenu de créer une autre coentreprise pour promouvoir et développer de nouveaux marchés et de nouvelles applications pour les produits et services de défense, et tout particulièrement l’avion multi-missions KC-390 en fonction d’opportunités identifiées conjointement.

 

« Les investissements menés conjointement en faveur de la commercialisation du KC-390 au plan mondial, ainsi qu’une série d’accords spécifiques dans les domaines de l’ingénierie, de la R&D et de la chaîne d’approvisionnement amélioreront les avantages mutuels et contribueront à maximiser la compétitivité de Boeing et d’Embraer », a déclaré Nelson Salgado, Executive Vice President d’Embraer en charge des Finances et Relations avec les investisseurs.

 

La finalisation des détails financiers et opérationnels du partenariat stratégique, ainsi que la négociation des accords de transaction définitifs, devraient se poursuivre au cours des prochains mois. Une fois ces accords paraphés, l’opération sera soumise à l’approbation des actionnaires et des autorités de réglementation, ainsi qu’à l’accord du gouvernement brésilien et au respect des conditions de clôture d’usage. Sous réserve de l’obtention des approbations en temps opportun, la transaction devrait être conclue d’ici à la fin de l’année 2019, soit 12 à 18 mois après la signature des accords définitifs.

 

« Ce partenariat stratégique constitue une évolution naturelle de la collaboration de longue date entre Boeing et Embraer au fil d’une série d’initiatives aéronautiques couvrant près de trois décennies », a ajouté Greg Smith, directeur financier et directeur de la performance et de la stratégie de Boeing. « Il correspond pleinement à la stratégie d’entreprise de Boeing, qui consiste à rechercher des opportunités d’investissement stratégiques qui démontrent une valeur réelle et permettent d’accélérer nos plans de croissance organique. Ce partenariat renforcera les capacités verticales de Boeing et augmentera la valeur que nous apportons à nos clients tout au long du cycle de vie de produits et services positionnés à la pointe de l’industrie. »

 

Boeing et Embraer bénéficieront d’une plus grande envergure, de ressources accrues et d’une présence élargie, notamment en ce qui concerne la chaîne d’approvisionnement mondiale, les ventes, le marketing et le réseau de services, ce qui leur permettra de bénéficier d’efficiences maximales d’un bout à l’autre de leurs organisations. De plus, ce partenariat stratégique présentera des opportunités de mutualiser les bonnes pratiques mises en œuvre dans le domaine de la production et dans des programmes de développement.

 

Cette transaction ne modifie pas les prévisions financières de Boeing et d’Embraer pour 2018, ni la stratégie de déploiement de capitaux de Boeing et l’engagement de la Société à reverser environ 100 % du free cash-flow à ses actionnaires.

 

Les informations prospectives sont sujettes à des risques et incertitudes

Certaines déclarations de ce communiqué peuvent être « prospectives » au sens du Private Securities Litigation Reform Act (loi américaine sur les litiges relatifs aux valeurs mobilières) de 1995, notamment des déclarations sur le calendrier anticipé de la finalisation de l’opération, les perspectives d’activité futures, et les avantages et synergies découlant de l’opération, ainsi que d’autres déclarations qui ne concernent pas directement des faits historiques ou actuels. Les déclarations prospectives sont fondées sur des hypothèses actuelles sur des événements futurs, et pourraient s’avérer inexactes. Ces déclarations ne sont pas des garanties et sont sujettes à des risques, des incertitudes et des changements de circonstances difficiles à prédire. Les résultats réels pourraient être significativement différents de ces déclarations prospectives sous l’effet de nombreux facteurs. En conséquence, ces déclarations ne sont valides qu’à la date à laquelle elles sont formulées, et nous ne nous engageons pas à les actualiser ou à les réviser, sauf si la loi nous y oblige. Les facteurs spécifiques qui pourraient entraîner des différences significatives entre les résultats réels et les déclarations prospectives comprennent l’effet de la conjoncture économique mondiale, la capacité des parties à finaliser l’opération et à obtenir l’approbation des autorités de la concurrence, ainsi que d’autres facteurs importants divulgués précédemment et de temps à autre dans les rapports déposés par Boeing et Embraer auprès de la SEC.

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Embraer Legacy 450 Sets Transatlantic Speed Record between the United States and Europe https://infoaeroquebec.net/embraer-legacy-450-sets-transatlantic-speed-record-between-the-united-states-and-europe/ Sat, 02 Jun 2018 17:58:28 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=26217

Geneva, Switzerland, May 30, 2018 – Embraer’s Legacy 450 medium cabin business jet set a new speed record on a recent flight between Portland, Maine in the United States and Farnborough in the United Kingdom, according to the U.S. National Aeronautic Association (NAA). The record-setting flight occurred on March 7, 2018, with two pilots and two passengers on a ferry flight of Embraer’s new Legacy 450 demonstrator aircraft, which debuted at the European Business Aviation Conference and Exhibition (EBACE) in Geneva, Switzerland, with new seat designs and the lowest cabin altitude in its class (5,800 ft.).

 

The flight departed at 9:25 a.m. from Portland International Jetport Airport (KPWM) and landed at Farnborough Airport (EGLF) at 8:30 p.m., achieving an average speed of 521.89 mph (840 kph).

 

The Legacy 450 landed with fuel reserves in excess of those required for NBAA IFR as well as for critical operations. The flight lasted six hours and five minutes, covering a distance of 2,756 nautical miles (5,105 km).

 

The Legacy 450 has a full range capability of 2,904 nm (5,378 km) with four passengers and NBAA IFR Reserves, and it can operate at up to Mach 0.83 with an altitude ceiling of 45,000 ft. The aircraft’s cabin altitude is the lowest in its class, at 5,800 ft. The aircraft’s environmental control system also preserves a sea-level cabin altitude while flying under 27,050 ft.

 

The NAA has confirmed that this flight set a U.S. speed record and the Fédération Aéronautique Internationale has certified that this flight set a world speed record.

 

Award delivery photos: https://eej.imagerelay.com/sb/4af546a0-938d-4f3f-85d8-db96e8d62f30/legacy-450-transatlantic-speed-record

 

 

About the Legacy 450

 

The Legacy 450 is a medium cabin business jet with a best-in-class 6-foot-tall flat-floor cabin. The Embraer DNA Design of the cabin includes four fully reclining club seats which may be berthed into two beds for complete rest in a 5,800-foot cabin altitude. The optional in-flight entertainment system consists of a high-definition video system, surround sound, and multiple audio and video input options. Voice and data communications options are also available, such as Gogo’s air-to-ground AVANCE L5 and Viasat’s Ka-band solutions. The cabin includes a refreshment center at the entrance, a rear private lavatory with a vacuum toilet and an in-flight-accessible baggage area. The total baggage space is the largest in the aircraft’s category.

 

The Legacy 450 is the first business aircraft in its segment with full fly-by-wire technology, featuring side-stick flight controls, the state-of-the-art Rockwell Collins Pro Line Fusion avionics suite with four 15.1-inch high-resolution LCD displays, and paperless operations capability, with graphical flight planning, Jeppesen charts and maps and a synthetic vision system. The optional Embraer Enhanced Vision System (E2VS) features a Head-up Display (HUD) and an Enhanced Video System (EVS).

 

The Legacy 450 is powered by two advanced, fuel-efficient Honeywell HTF 7500E turbofan engines, the greenest in their class. With four passengers and NBAA IFR Reserves, the Legacy 450 is capable of flying 2,904 nm (5,378 km), which enables non-stop flights from San Francisco to Honolulu, São Paulo to Bogotá, Moscow to Mumbai, New Delhi to Singapore, Singapore to Beijing, Beijing to Kuala Lumpur, or Hong Kong to Alice Springs.

About Embraer Executive Jets

 

Embraer is one of the world’s leading executive jet manufacturers, having entered the business aviation market in 2000 with the Legacy jet, which led to the launch of Embraer Executive Jets in 2005. Its portfolio, among the broadest in the market, consists of the entry-level Phenom 100EV and the light Phenom 300E jet, the medium cabin Legacy 450 and Legacy 500, the large Legacy 650E, and the ultra-large Lineage 1000E. Embraer Executive Jets’ global fleet exceeds 1,200 aircraft, which are in operation in more than 70 countries and are supported by the Company’s global Customer Support and Services network of over 70 owned and authorized service centers, complemented by a 24/7 Contact Center, at its headquarters, in Brazil.  For more information, visit www.EmbraerExecutiveJets.com.

 

Follow us on Twitter: @Embraer

 

About Embraer

 

Embraer is a global company headquartered in Brazil with businesses in commercial and executive aviation, defense & security. The company designs, develops, manufactures and markets aircraft and systems, providing customer support and services.

 

Since it was founded in 1969, Embraer has delivered more than 8,000 aircraft. About every 10 seconds an aircraft manufactured by Embraer takes off somewhere in the world, transporting over 145 million passengers a year.

 

Embraer is the leading manufacturer of commercial jets up to 150 seats. The company maintains industrial units, offices, service and parts distribution centers, among other activities, across the Americas, Africa, Asia and Europe.

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Le mariage Boeing – Embraer : une nécessaire alliance gagnant-gagnant. https://infoaeroquebec.net/le-mariage-boeing-embraer-une-necessaire-alliance-gagnant-gagnant/ Sun, 31 Dec 2017 07:21:01 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=23926  

MONTRÉAL – Nombre de mots : 1800 – Temps de lecture : 7 minutes.  Jeudi, le 21 décembre 2017, cela ne fut pas sans grande surprise que j’apprenais du confrère Robert Wall par son article du quotidien américain ‘The Wall Street Journal’ que le géant de l’aérospatiale et de la défense américain Boeing de Chicago et le constructeur aéronautique brésilien Embraer de Sao José dos Campos avaient entamé des discussions afin d’envisager une fusion.

Dès l’annonce en octobre dernier, de la prise de contrôle du programme C Series par l’avionneur franco-germano-espagnol Airbus qui m’avait pris par surprise, je souhaitais que Boeing, numéro un mondial de l’aérospatiale et numéro deux de la défense, s’empare de la division ‘Commercial Aviation‘ de l’avionneur brésilien Embraer.

Un peu plus de deux mois après l’annonce de l’alliance entre Airbus et le canadien Bombardier, Boeing et Embraer, respectivement numéro un et trois mondial sur le marché de l’aviation commerciale, annonçaient la tenue de discussions en vue d’un éventuel rapprochement de leurs activités. Comme le qualifia la presse française, c’est ‘la réponse du berger à la bergère’.

Embraer E195-E2.
Photo: Embraer.

Mais selon les rapports de presse, Boeing vise mettre la main sur la totalité d’Embraer car cette entreprise est plus que les jets de transport régional ERJ-Jets, E-Jets et E-Jets E2, version remotorisée avec des Pratt & Whitney Pure Power PW1000G et équipée d’une nouvelle aile, de nouveaux trains d’atterrissage, d’une suite avionique dernier-cri Honeywell Primus Epic 2 et de commandes électriques Moog de l’E-Jets.

Embraer Phenom 100EV.
Photo: Philippe Cauchi.

Embraer Legacy 500.
Photo: NBAA.

Embraer c’est aussi Embraer Executive Jets et ses jets d’affaires Phenom, Legacy et Lineage mais aussi Embraer Defense & Security et ses avions militaires dédiés comme le monoturboprulsé A-29 Super Tucano offert en version d’entraînement et d’attaques au sol et le bi réacté à aile haute KC-390 de transport tactique mais aussi des versions de transport VIP, sanitaire ou de guerre électronique (SIGINT), de patrouille maritime  et de surveillance (AEW&C) de ses jets d’affaires et de transport régional sans oublier des systèmes de communications, d’ISR, de C4ISR, de contrôle des frontières et des simulateurs.

Embraer A-29 Super Tucano.
Photo: Embraer.

Embraer ERJ-145 AEW&C.
Photo: Embraer.

FAB Embraer ERJ145.
Photo: Embraer.

Embraer KC-390.
Photo: Embraer.

Boeing et Embraer ne sont pas des inconnus parce que ces deux avionneurs ont déjà travaillé ensemble dans le militaire sur le programme KC-390 et dans le civil, sur la sécurité des pistes et les éco-carburants, un E-170 ayant rejoint, pour une série de vols d’essais tenus en novembre 2016, le programme de Boeing d’ecoDemonstrator après un 737-800, un 757-200, un 787-8 et bientôt un 777F.

Certes, il fallait s’attendre à une opposition du Brésil qui s’est aussitôt matérialisée par la prise de position du président brésilien Michel Temer et de son ministre de la Défense, Raul Jungmann. Sensibilité nationale oblige, la reprise du secteur militaire d’Embraer agace au Brésil. Monsieur Tener serait favorable à une injection de liquidités alors que monsieur Jungmann serait davantage favorable à un accord qui permettrait de préserver un contrôle local de l’entreprise et qui enverrait un représentant au conseil d’administration d’Embraer.

Il n’en reste pas moins qu’à la fin des années 1990, Embraer s’était ouvert au capital étranger pendant quelques années. Ainsi les français Dassault Aviation, Snecma, Thomson-CSF renommé Thales en décembre 2000 et Aerospatiale Matra intégré dans EADS en 2000 devenu Airbus en 2014, avaient acquis 20 % de son capital.

Cet intérêt de l’industrie aérospatiale française pour l’avionneur brésilien semble ne jamais s’être tari car avant de s’intéresser à Bombardier en 2015, Airbus était davantage attiré par Embraer. Quant à la division Embraer Executive Aircraft, elle est devenue au fil des ans de plus en plus américaine. D’ailleurs, depuis le début, la majorité des systèmes de ces jets d’affaires est d’origine américaine et depuis l’ouverture du hall d’assemblage de Melbourne, en Floride, tous les modèles de Phenom y sont assemblés ainsi qu’un nombre croissant de Legacy.

Rappelons qu’Embraer pour Empresa Brasileira de Aeronáutica fondé en 1969 et privatisé en 1994, est né d’une initiative du gouvernement brésilien parmi un projet stratégique pour implanter une industrie aéronautique au Brésil, dans un contexte de politiques de substitution aux importations.

Le secteur aéronautique demeure hautement stratégique pour le Brésil, même si celui-ci est désespérément à la recherche de nouveaux capitaux pour remplir ses caisses vidées par deux années de récession.

Employant 18000 personnes et d’une capitalisation de 3,7 milliards de dollars américains, Embraer a enregistré des ventes de 6,8 milliards de dollars américains en 2016 contre 7,96 en 2014 et a livré 108 avions commerciaux et 117 jets d’affaires, chiffres d’affaires et de livraison en recul. L’avionneur de San José dos Santos affiche un carnet de commandes de 437 avions commerciaux, estimé à 18,8 milliards de dollars (défense et aviation d’affaires incluses). Depuis sa création, Embraer a livré plus 8,000 aéronefs et domine le marché des avions commerciaux de moins de 150 places.

Lancée dans les années 2000, la gamme des jets régionaux E-Jets se taille la part du lion face à Bombardier, avec 1.400 avions livrés et a récidivé depuis en lançant sa nouvelle gamme E-Jets E2, qui totalise 285 commandes fermes et 297 options.

Qui aurait anticipé un tel chamboulement dans le secteur de la construction d’avions commerciaux, le dernier grand mouvement remontant à 1997 par la fusion des américains Boeing de Seattle et McDonnell Douglas de Saint-Louis.

Il en est maintenant fini de l’ère des deux grands et des deux plus petits sur le marché de la construction d’avions commerciaux.

Une alliance américano-brésilienne gagnant-gagnant.

Quoique lourdement encouragée par les gouvernements d’Ottawa et de Québec, la prise de contrôle par Airbus du C Series de Bombardier et certainement, bientôt de toute la division Avions commerciaux de l’avionneur québécois, a été une surprise totale pour l’industrie et a totalement changé la donne.

Pour Embraer, la question est de savoir comment l’avionneur brésilien pourrait-il affronter seul Bombardier, soutenu par Airbus et son effet de gamme, son financement étatique, ses pressions politiques et commerciales.

De toute évidence, Embraer a besoin de Boeing pour affronter Bombardier maintenant porté, pour ne pas dire plus par le mastodonte Airbus qui compte bien utiliser sa puissance de feu commerciale et marketing pour relancer les ventes anémiques du C Series, concurrent des plus gros E-Jets E2 d’Embraer dont l’entrée en service est attendue à partir de 2018. En avril 2018 est prévue l’entrée en service de l’E-190 E2 suivie au second semestre de 2019 de l’E-195 E2 et en 2021, de l’E-175.

De plus l’intégration d’Embraer Defense & Security à Boeing Defense, Space & Security lui ouvrirait de nouveaux horizons par le soutien commercial du géant américain.

Pour Boeing, un accord avec Embraer serait l’occasion d’enfin réaliser ce qu’il avait essayé d’accomplir en rachetant en 1986 du gouvernement fédéral canadien, l’avionneur De Havilland de Toronto: offrir une gamme complète d’avions commerciaux : à l’époque du Dash8-200 de 40 places au 747-400 de 416 places et maintenant avec Embraer : du E-175 E2 de 80 places au 747-8I de 410 places ou 777-9 de 414 places.

 

En intégrant la gamme E2-Jets d’Embraer qui inclut l’Embraer E175-E2 de 80 à 90 passagers, l’E190-E2 de 97 à 114 passagers et l’E195-E2 de 126 à 146 passagers, Boeing augmenterait vers le bas soit au-dessous du 737MAX7, son offre de monocouloirs et proposerait un concurrent aux deux déclinaisons du CSeries, les CS100 et CS300.

Zunum Midsize Airplane.
Photo: Zunum.

Mais aussi, un rapprochement avec l’avionneur brésilien, lui permettrait de concrétiser son désir d’entrer dans le marché des avions de transport régional de 12 à 50 places. En avril 2017, l’avionneur américain a rendu public ses intentions de développer un démonstrateur d’avion hybride électrique en investissant dans la start-up de Kirkland, dans l’État de Washington, Zunum Aero souhaitant faire voler, d’ici 2019 ou 2020, un prototype d’avion de transport régional hybride électrique de 19 places capable de franchir 700NM (1300km).

L’union de Boeing et Embraer donnerait naissance à un mastodonte dont les ventes annuelles dépasseraient les 100 milliards de dollars américains contre 79 milliards pour Airbus.

Sous un même toit, seraient réunis les avions de ligne 737, 747, 787, 777, les avions de combat F-15 et F-18, les drones, satellites et lanceurs spatiaux de Boeing et les avions de transport régional E2-Jets, les avions d’affaires Phenom, Legacy et Lineage et les avions militaires dédiés A-29 Super Tucano et KC390 ainsi que toutes les déclinaisons spécialisées des avions commerciaux et d’affaires d’Embraer destinées aux forces armées.

Ces alliances, fusions ou prises de contrôle ne font qu’en fait suivre la tendance.

Les années 1990 ont vu particulièrement dans le secteur militaire de grands rapprochements : Northrop racheta Grumman en avril 1994, Boeing acheta North American Rockwell, le constructeur du bombardier stratégique B-1B Lancer, en août 1996 puis fusionna avec McDonnell Douglas en décembre 1996 essentiellement pour ses activités militaires et spatiales, Lockheed mettra la main sur la division avions militaires de General Dynamics qui construit les F-16, située à Fort Worth, au Texas en mars 1993 puis fusionnera avec Marietta en mars 1995. Par contre en juillet 1998, Lockheed Martin abandonnait sa tentative de rachat de NorthropGrumman suite à l’opposition du gouvernement américain.

Les années 2010 connaissent aussi de grands regroupements. En juillet 2012, United Technologies (UTC) mettait la main sur l’équipementier Goodrich pour 18 milliards de dollars américains. En février 2015, Orbital ATK reprenait Alliant Techsystems puis en mai, Harris gobait Excelis et en novembre, UTC vendait pour 9 milliards de dollars américains, l’hélicoptériste géant Sikorsky au numéro un mondial de la défense Lockheed Martin. En janvier 2016, Bershire Hathaway mettait la main pour quelques 37 milliards de dollars américains Precision Castparts.

L’année 2017 sera marquée par la reprise de B/E Aerospace par Rockwell Collins en avril et celle d’Orbital ATK par NorthropGrumman ainsi que celle de Rockwell Collins par UTC pour 30 milliards de dollars américains en septembre et finalement celle de la française Zodiac Aerospace par sa compatriote Safran en décembre sans oublier la prise de contrôle du programme C Series par Airbus en septembre.

À l’instar de toutes autres industries et particulièrement de l’industrie automobile, la consolidation dans l’industrie aérospatiale a pris du temps à se mettre en marche mais est inexorable.

Embraer EMB 110 Bandeirente.
Photo: Embraer.

Dans les années 1960 et 1970, les américains Boeing (707, 720, 727, 737, 747), Convair (880, 990 Coronado), Douglas (DC-8, DC-9) et Lockheed (L-1011 TriStar), les français Dassault (Mercure) et Sud Aviation/Aérospatiale (Caravelle, Concorde), les Britanniques British Aircraft (BAC-111, Concorde), Hawker Siddeley (Trident) et Vickers-Armstrong (Vanguard, VC-10) et le Néerlandais Fokker (F27 Friendship, F28 Fellowship) construisaient des avions commerciaux. À la fin des 1990, il ne restait que Boeing auxquels se sont ajoutés Airbus avec l’entrée en service en 1974 de l’A300B2, Embraer en 1973 avec celle de l’EMB 110 Bandeirente et Bombardier en 1992 avec celle du CRJ-100.

Le rapprochement de Boeing et d’Embraer est la riposte logique à la prise de contrôle du C Series par Bombardier et aux ambitions chinoises et russes dans le marché des avions commerciaux.

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Une autre baisse des livraisons d’avions d’affaires au premier semestre 2017. https://infoaeroquebec.net/une-autre-baisse-des-livraisons-davions-daffaires-au-premier-trimestre-2017/ Mon, 11 Sep 2017 03:25:50 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=22101  

MONTRÉAL – Nombre de mots: 2239. Temps de lecture: 9 minutes. Par voie d’un communiqué de presse diffusé en début d’après-midi, le 15 août dernier, la General Aviation Manufacturers Association ou GAMA de Washington rendait public, les chiffres des livraisons d’avions d’affaires et d’aéronefs d’aviation générale pour le second trimestre 2017 et le premier semestre 2017.

Logo GAMA.

Une hausse marquée des livraisons et de la facturation se dégage du 1er trimestre au 2ième trimestre 2017. Ainsi les livraisons sont passées de 434 à 561 aéronefs dont respectivement 332 et 427 avions à turbine, d’une valeur respective de $3,709 à $5,311 milliards de dollars américains, des hausses de 29,2% et 43,1%. Rien d’étonnant ici car le deuxième trimestre de chaque année est traditionnement marqué par une hausse substantiele des livraisons par rapport au premier.

Livraisons en unités

(Source GAMA)

1er semestre 2017 1er semestre 2016 1er semestre 2008
Pistons   468  (+5,6%)   443 1034
Mono et multi moteur à turbines   232  (-0,9%)

 

  234   221
Jets d’affaires   295  (+1,0%)   292   663
Total des livraisons   995  (+2,7%)   969 1918
Valeur des livraisons (en milliards de $US)  $9,0  (-3,4%) $ 9,4 $11,9 ($2008)

$13,6 ($2017)

Par contre, les choses se corsent en comparant les chiffres du 1er semestre 2017 avec ceux de la même période en 2016, certes, une légère augmentation se révèle en termes d’unités livrées, 995 en 2017 contre 969 en 2016 mais un net recul de leur valeur se manifeste celle-ci glissant de $9,465 à $9,020 milliards de dollars américains, une baisse de 4,7%.

Dèja en comparant les premiers semestres 2015 et 2016, un recul aussi bien des livraisons avec une baisse de 4,5% et de la facturation avec un repli de 10,6% se révélait.

Depuis 2014 qui avait representé un sommet des livraisons depuis la chute de Lehman Brothers en octobre 2008, l’embellie semble chose du passé avec un repli de la facturation des livraisons d’avions d’affaires neufs aussi en dollars courants, -17,3%, qu’en dollars constants, 20,1%.

Au premier semestre 2008, les ventes d’avions d’affaires avaient atteint $11,988 milliards de dollars ($13,626 milliards en dollars 2017) pour ensuite toucher un creux au premier semestre 2011 avec $7,240 milliards ($7,787 milliards en dollars 2017).

Ventes d’aéronefs d’affaires en milliards de dollars américains au 1er semestre

(Source GAMA)

En dollars courants En dollars constants 2017.
2017 $9,020 $9,020
2016 $9,302 $9,487
2015 $10,407 $10,748
2014 $10,905 $11,275
2013 $10,421 $10,950
2012 $  8,240 $  8,678
2011 $  7,240 $  7,787
2010 $  9.404 $10,395
2009 $  9,483 $10,820
2008 $11,988 $13,626

Ainsi, au 1er semestre 2008, l’année de tous les records, 1918 aéronefs dont 663 jets et 221 turboprops d’une valeur totale de $11,9 milliards seront livrés soit $13,2 milliards en dollars courants.

Logo Gulfstream

Tout comme au premier semestre 2016, l’avionneur Gulfstream de Savannah en Georgie se maintient, en tête de la facturation avec 60 jets d’affaires d’une valeur de $3,289 milliard contre $3,273 milliards et 61 livraisons, un an auparavant. Il est suivi par Bombardier de ville Saint-Laurent en fort recul, encore une fois, avec $2,473 milliards et 65 livraisons contre $2,805 milliard et 73 livraisons à la même période de 2016.  En troisième position, Textron Aviation de Wichita, au Kansas procéda à 246 livraisons d’une valeur de $1,217 milliards contre $1,286 milliards et 244 livraisons. Au quatrième rang, Dassault Aviation de Mérignac a effectué une remontée avec 17 livraisons d’une valeur de $795 millions contre $656 millions et 15 livraisons.  Embraer de Sao José de Campos ferma la marche avec 39 livraisons d’une valeur de $484 millions contre $604 millions et 49 livraisons.

Livraisons en unités et

en valeur d’aéronefs d’affaires turbopropulsés et jets

(Source GAMA)

1er semestre 2017 1er semestre 2016
Bombardier 65

$2,473,560,707

73

$2,805,000,000

Dassault 17

$795,000,000

15

$656,350,000

Embraer 39

$484,695,000

49

$604,084,000

Gulfstream 60

$3,289,550,00

61

$3,273,600,00

Textron Aviation
                  Beechcraft 31

$218,214,688

49

$339,215,938

                  Cessna 103

$999,051,200

111

$947,519,500

133

$1,217,265,888

160

$1,286,735,438

Logo Textron Aviation

Au chapitre des livraisons d’avions d’affaires à turbine, sans surprise, Textron Aviation qui chapeaute Cessna Aircaft et Beechcraft, toujours champion du volume année après année, est en tête encore une fois au 1er semestre 2017, avec 133 livraisons (103 Cessna et 31 Beechcraft), suivi par Bombardier, 65, Gulfstream, 60, Embraer, 39 et Dassault, 17. Au 1er semestre 2014, Textron Aviation livra 169 aéronefs (113 Cessna et 56 Beechcraft), Bombardier, 92, Gulfstream, 73, Embraer, 45, et Dasssault, 18.

Le premier semestre 2017 s’aligne sur les premiers semestres 2015 et 2016 qui avaient marqué une rupture alors que depuis quelques semestres, l’embellie se manisfestait dans le secteur de la construction d’avions d’affaires neuf.  Il faut reconnaître que cette embellie était le fait de la montée en force des avions à fuselage large et long et très long rayon d’action au prix unitaire supérieur à 30 millions de dollars américains qui contrebalancait l’effondrement des ventes de jets légers et moyens.

Daher TBM930. Photo: Daher.

Daher TBM930.
Photo: Daher.

Au premier semestre 2017, les livraisons de turbopropulsés ont fléchi très légérement passant de 234 à 232 aéronefs. Seules les livraisons de TBM de Daher de Tarbes, en France se sont accélérées passant de 18 à 23 unités, suite au passage du TBM900 au TBM930 et à l’introduction du TBM910 et celles de Piper Aircraft, de Vero Beach, en Floride et propriété du Ministère des finances de Brunei, se hissant de 8 à 19 aéronefs avec l’entrée en service du M600. De leur côté, celles de Beechcraft King Air C90GTx ont reculé de 5 unités, celles du King Air 350i de 12, celles des Cessna Caravan 675 et Grand Caravan/EX de 10 et finalement, celles des PC-12 de Pilatus de Stans, en Suisse, de 7 unités.

Cirrus SF-50. Photo: Cirrus Aircraft.

Cirrus SF-50.
Photo: Cirrus Aircraft.

Pour leur part, les livraisons de jets d’affaires légers ont, en terme d’unités, augmentées de 8 unités pour atteindre 108. Cirrus Aircraft de Duluth, au Minnesota, propriété de China Aviation Industry General Aircraft (CAIGA), une des sociétés de la chinoise Aviation Industry Corporation of China (AVIC), a livré ses tout-premiers monoréactés de sept places, SF50. Les livraisons du tout nouveau HondaJet HA-420 sont passées de 10 à 24, celles du Learjet 70/75 de 6 à 8 et celles du Cessna Citation Mustang de 3 à 7 et du Citation CJ3+ de 10 à 11.  Les livraisons de l’Eclipse 550 se sont maintenues à 4 unités tandis que les livraisons de plusieurs modèles se sont repliées : celles des Cessna Citation M2 de 17 à 15 unités, celles du Citation CJ4 de 15 à 10, celles des Embraer Phenom 100 de 9 à 7 et celles du Phenom 300 de 26 à 20.

HondaJet HA-420. Photo: Honda Aircraft.

HondaJet HA-420.
Photo: Honda Aircraft.

Pour leur part, les livraisons de jets moyens ont légèrement fléchies passant de 38 à 35 unités.  Les livraisons de Cessna Citation XLS+, de Citation Sovereign+, de Gulfstream 150 et Gulfstream 280 construits en Israël par IAI et d’Embraer 500 se sont repliées respectivement de 6, 3, 1 et 4 unités. Seul l’Embraer 450 dont la mise en service est récente a vu ses livraisons grimper de 4 unités.

Cessna Citation Latitude. Photo: Textron Aviation.

Cessna Citation Latitude.
Photo: Textron Aviation.

De leur côté, les livraisons de SuperMidSize se sont elles-aussi repliées légèrement passant de 49 à 47 aéronefs en dépit de la montée en puissance du tout nouveau Cessna Citation Latitude dont les livraisons sont passées de 16 à 23.  Les livraisons du Challenger 350 ont fortement fléchi glissant de 30 à 21 unitès alors que celles du jet d’affaires le plus rapide sur le marché, le Cessna Citation X+ se sont maintenues à 3 unités.

La santé du créneau des business jets à cabine large à long et très long rayon d’action qui avait sauvé le secteur de la construction d’aéronefs d’affaires depuis la crise de 2008, ne s’améliore pas.

Après être passées du 1er semestre 2014 au 1er semestre 2015 de 143 à 126, les livraisons au 1er semestre 2017 se sont établies à 102, un repli de 2 unités.

Les derniers chiffres ne sont franchement pas reluisants surtout en tenant compte qu’il s’agit d’aéronefs commandant un prix supérieur à $28 à 68  millions de dollars américains contre de $ 3,3 à 14 millions de dollars américains pour un jet d’affaires léger,  de 14 à 20 pour un jet d’affaires moyen et $ 20 à 25 pour un SuperMidSize.

Bombardier Challenger 605. Photo: Bombardier Aéronautique.

Bombardier Challenger 605.
Photo: Bombardier Aéronautique.

Les mises en service de gros bizjets de Bombardier ont reculé d’une unité.  Les livraisons des Challenger 605 se sont hissées de 9 à 12, celles des CL850/870/890 d’une unité tandis que celles des Global 5000 et 6000 ont chuté de 28 à 23 unités. Les livraisons d’Embraer à large fuselage ont aussi marqué le pas glissant de 6 à 3. Celles des Dassault Falcon ont pris du mieux en passsant de 15 à 17 encore loin des 25 Falcon livrés au premier semestre 2014. Gulfstream Aerospace a vu ses livraisons se maintenir à 46 contre, il faut le souligner, 59 pour la même période de 2014.

Livraisons par modèles (Source GAMA) 1er semestre 2017 1er semestre 2016
Turboprops
Daher TBM900/910 9 5
Daher TBM930 14 13
King Air C90GTx 4 9
King Air B250 12 13
King Air 350i 15 27
208 Caravan 675 4 7
208B Grand Caravan/EX 18 25
Pilatus PC-12 31 38
Piper PA-46-500TP Meridian M500 4 8
Piper PA-46-600TP Meridian M600 15
Total: 126 145
   
Jets  
Avions légers  
Learjet 70/75 8 6
Cessna Mustang 7 3
Cessna Citation M2 15 17
Cessna Citation CJ3/CJ3+ 11 10
Cessna Citation CJ4 10 15
Cirrus SF50 2 0
Eclipse 550 4 4
Embraer Phenom 100/100E 7 9
Embraer Phenom 300 20 26
HondaJet HA-420 24 10
Total: 108 100
   
Avions moyens  
Citation XLS+ 6 12
Citation Sovereign+ 6 3
Gulfstream 150/280 14 15
Learjet 60 0 0
Legacy Legacy 450 5 0
Legacy Legacy 500 4 8
Total: 35 38
 
Super Midsize  
Challenger 350 21 30
Citation Latitude 23 16
Citation X+ 3 3
Total: 47 49
 
Avions à large cabine  
Challenger 605 12 9
Global 5000 / 6000 23 28
CL850/870/890 1 0
900LX/2000S/2000LXS/7X/8X 17 15
Legacy 600/650 2 6
Lineage 1000 1 0
Shuttles (ERJ/EJets) 0 0
Gulfstream 450/550/650/650ER 46 46
Total: 102 104
 
Bizliners  
Airbus ACJ318-319-320-321 0 0
ACJ330 0 0
Boeing BBJ1/BBJ2/BBJ3 0 1
787-8 1 0
787-9 1 0
777-300ER 1 0
747-8 0 0
Total: 3 1

 

Lors du 1er semestre 2008, 154 jets d’affaires à cabine large furent livrés et, en dépit, de la crise financière qui éclata en octobre 2008 suite la faillite de Lehman Brothers, le sommet fut atteint en 2010 avec 168 livraisons ce qui compensa pour la chute vertigineuse des ventes de jets légers et moyens. Après un creux en 2011 avec seulement 99 livraisons, le créneau des jets à cabine large et long et très long rayon d’action reprit du mieux jusqu’en 2014 avec 143 unités livrées sous l’impulsion des ventes dans les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine).  Les difficultés économiques au Brésil et le ralentissement de l’économie en Chine doublé d’un recul de la bourse dans l’Empire du milieu ainsi que la baisse du cours du pétrole qui constitue l’essentiel des exportations de la Russie accompagnée d’une chute de moitié de la valeur du Rouble sont responsables de la mévente des plus gros et plus chers bizjets.

Cessna avec sa gamme Citation s’en est le mieux sorti grace à la montée en puissance des livraisons du Latitude qui se sont propulsées de 16 à 23 unités, une hausse de 43,7%. Les livraisons de jets d’affaires de l’avionneur de Wichita sont passées de 79 au premier trimestre 2016 à 81 pour la période corrsspondante en 2017. À l’opposé, les ventes de l’Embraer Legacy 450 ont chuté de 50% de 8 à 4 unités conséquence selon les responsables du constructur brésilien, d’une dure concurrence qui se traduit par de fortes pressions sur les prix.

Beechcraft King Air C90GTx. Photo: Beechcraft.

Beechcraft King Air C90GTx.
Photo: Beechcraft.

Sur le créneau des turbopropulsés, Textron Aviation a subi un fort repli de ses livraisons de King Air C90GTx et 350i qui sont passées de 49 à 31 unités, un plongeon de 36,7% suite à l’arrêt de l’octroi de généreux rabais aux acheteurs. Piper Aircraft a vu son M600 dont les livraisons ont commencées à la mi-2016, cannabaliser les ventes du M500 dont seulement quatre aéronefs furent livrés au premier semestre 2017, une chute de 50%.

La baisse de la valeur des livraisons au premier semestre 2017 est causée par un déplacement des livraisons de jets d’affaires à cabine large vers des aéronefs de plus petits gabarit. Le créneau des jets d’affaires légers est porté par le début des livraisons du HondaJet HA-420 et du Cirrus SF-50 dont le carnet de commandes est fort de plus de 600 aéronefs. Nul besoin de répeter qu’il faut la livraison de plusieurs jets légers pour compenser pour la perte d’un seul bizjet haut gamme.

Le marché de la construction d’avions d’affaires se recentre sur les marchés nord-américain et ouest-européen, ses marchés naturels. Si les hauts cours du pétrole, un fort rouble et des économies en pleine forme dans les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont sauvé le marché de la construction des aéronefs d’affaires par son appetit pour les jets d’affaires haut de gamme après la chute de Lehman Borthers et la crise financière qui s’en suivit à partir de 2008, il ne faut plus y compter, au moins à court terme, pour relancer les ventes.

Pilatus PC-24. Photo: Pilatus.

Pilatus PC-24.
Photo: Pilatus.

Néanmoins, le veillissement des flottes nord-américaine et ouest-européenne et l’entrée en service prochaine de nouveaux modèles comme le Pilatus PC-24, le Cessna Citation Longitude, le Dassault Falcon 5X et les Gulfstream G500 et G600 redonneront une certaine vigueur à ce marché.

Gulfstream G500 Production Test Aircraft Makes First Flight. Photo: Gulfstream Aerospace.

Gulfstream G500.
Photo: Gulfstream Aerospace.

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Bombardier Aéronautique : l’année 2016 en chiffres. https://infoaeroquebec.net/bombardier-aeronautique-lannee-2016-en-chiffres/ Mon, 06 Mar 2017 02:04:29 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=19702  

895 mots.

Temps de lecture : 4m.

MONTRÉAL – La divulgation des résultats annuels de Bombardier de l’année 2016, le jeudi 16 février dernier mérite une analyse des chiffres.

Chiffres d’affaires.

En milliards de dollars américains 2015 2016
Avions commerciaux 2,395 2.617 +222

+9,2%

Avions d’affaires 6,996 5,741 -1,255

-17,9%

Aérostructures et ingénierie 1,549 1,797 +248

+16,0

Total : 10,940 10,159 -785

-7,17%

Source Bombardier.

Logo Bombardier incurvé

Ainsi en 2016, ce fut encore la division des Avions d’affaires de Bombardier qui gênera la plus fraction des revenus au sein de Bombardier Aéronautique. Les avions d’affaires ont ainsi représenté 56,5% du total contre 63,9% en 2015 suivi des Avion commerciaux avec 25,8%, 21,8% en 2015 et finalement d’Aérostructures et ingénierie avec 17,7%.

Frappé par le repli des ventes de jets d’affaires dans le monde, le ventes de Bombardier Avions d’affaires ont recul de 26,5% alors que celle Aérostructures et ingénierie a cru de 16,0% et celles des Avions commerciaux de 9,2% grâce à l’amorce des livraisons de CSeries.

Dans ce contexte, le chiffre d’afffaires de Bombardier Aéronautique a reculé de 7,17% à 10,159 milliards de dollars américains.

Bombardier Q400 NextGen. Photo: Bombardier.

Bombardier Q400 NextGen.
Photo: Bombardier.

Livraisons d’avions commerciaux.

En unités 2015 2016
Q Series 29 33 +4
Q400 29 33 +3
CRJ Series 44 46 +2
CRJ700 Series 701 2 1 -1
CRJ900 38 37 -1
CRJ1000 4 8 +4
C Series 0 7 +7
CS100 0 5 +5
CS300 0 2 +2
Total : 73 86 +13
Source Bombardier.
Bombardier CRJ700 NextGen. Photo: Bombardier.

Bombardier CRJ700 NextGen.
Photo: Bombardier.

En unités, les livraisons d’avions commerciaux ont augmenté en 2016 par rapport à 2015 de 13 aéronefs pour atteindre 86. Cette hausse est due à l’amorce des livraisons de CS100 mais aussi à celles de tous les autres modèles hormis celles du CRJ900 avec un minime recul d’une unité.

À titre de comparaison, la toulousaine ATR, la coentreprise d’Airbus et de Leonardo, dont les turbopropulsés sont concurrents du Q400 ont vu leurs livraisons de replier de 8 unités ou 9,1% à 80 appareils.

De son côté, Embraer de Sao José dos Campos, au Brésil, dont les mono couloirs biréactés E-Series sont concurrents des CRJ de Bombardier mais aussi des CSeries, a livré 108 appareils commerciaux, un gain de 10 unités : 90 E175, 11 E190, 7 E195 et aucun E170.

Learjet 75. Photo: Bombardier.

Learjet 75.
Photo: Bombardier.

Livraisons d’avions d’affaires.

En unités 2015 2016
Learjet 32 24 -8
70/75 32 24 -8
Challenger 93 88 -5
350 68 62 -6
650 25 26 +1
Global 73 51 -22
5000/6000 73 51 -22
Shuttle 1 0 -1
CL850/870/890 1 0 -1
Total : 199 163 -36
Source Bombardier.  

 

 

 

 

Bombardier Challenger 650. Photo: Bombardier.

Bombardier Challenger 650.
Photo: Bombardier.

Du côté des avions d’affaires, les choses ont été toutes autres. Les livraisons ont chuté de 36 unités soit 18,1%, de 199 à 163 bizjets.

Les livraisons de tous les modèles des gammes Learjet, Challenger et Global et Shuttle ont reculé hormis celles du Challenger 650 qui ont augmenté d’une unité à 26.

Tout le secteur de l’aviation d’affaire a subi le même sort alors que la facturation pour la construction d’avions neufs au plan mondial s’est effrontée en 2016 de 14,1 %, chutant de 24,1 milliards de dollars américains à 20,7 milliards.

En 2016, la valeur des livraisons de Gulfstream Aerospace a plongé de 8,2 à 6,2 milliards de dollars américains, celle d’Embraer Executive Jets de 1,63 milliard à 1,59 alors tandis que celle de Dassault Falcon s’est maintenue à 2,170 milliards alors qu’enfin, celle de Textron Aviation (Beechcraft et Cessna) a légèrement progressé de 2,87 à 2,95 milliards de dollars.

Commandes nettes d’avions commerciaux.

En unités 2015 2016 Carnet de commandes au 2016-12-31
Q Series 26 25 -1 31
Q400 26 25 -1 31
CRJ Series 25 19 -6 52
CRJ700 Series 701 2 0 -2 9
CRJ900 25 19 -6 26
CRJ1000 -2 0 +2 17
C Series 0 117 +117 353
CS100 -10 70 +80 118
CS300 10 47 +37 235
Total : 51 161 +110 436
Source Bombardier.

 

Du côté des prises de commandes d’avions commerciaux, les choses ont été bien meilleures en 2016 qu’en 2015, chez Bombardier Aéronautique grâce aux importantes commandes de l’américaine Delta Air Lines, 75 CS100 et d’Air Canada, 45 CS300.

Le programme du Q400 a enregistré 26 en commandes en 2015 contre 25 en 2016 et celui des CRJ, 25 en 2015 et 19 en 2016.

Ainsi Bombardier Aéronautiques, Avions commerciaux a enregistré 110 nouvelles commandes contre 49 pour Embraer et 36 pour ATR.

La pénurie de réacteurs Pratt & Whitney PW1500G Pure Power a handicapé le volume des livraisons de CSeries en 2016 qui se sont résumées à sept, soit cinq CS100 à Swiss et deux CS300 à Air Baltic. Quatre autres CSeries auraient été assemblés mais pas encore livrés.

Néanmoins, Bombardier compte en 2017, livrer de 30 à 35 CSeries ce qui augmentera le chiffre d’affaires de Bombardier Avions commerciaux.

Vol inaugural du Bombardier Global 7000 à Downview. Photo: Bombardier Aéronautique.

Vol inaugural du Bombardier Global 7000 à Downview.
Photo: Bombardier Aéronautique.

La certification du Global 7000, l’an prochain et son entrée en service au second semestre 2018 avec un prix unitaire catalogue d’environ 72,8 millions de dollars américains devraient pousser vers le haut les ventes de Bombardier Avions d’affaires mais selon Richard Aboulafia, vice-président, Teal Group, à Fairfax, en Virginie, un seul Global 7000 devrait être livré en 2018.

Prix catalogue des aéronefs – Janvier 2016.

Avions commerciaux.

En millions de dollars américains
Q Series
Q400 31,9
CRJ Series
CRJ700 Series 701 41,3
CRJ900 46,5
CRJ1000 49,5
C Series
CS100 76,5
CS300 85,7
Source Bombardier.

 

Challenger 350. Photo: Bombardier.

Challenger 350.
Photo: Bombardier.

Avions d’affaires.

En millions de dollars américains
Learjet
70/75 $13,8
Challenger
350 $26,67
650 $32,35
Global
5000 $50,44
6000 $62,31
7000 $72,8
Shuttle
CL850/870/890
Source Bombardier.

 

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Livraisons d’avions d’affaires et facturation encore en fort recul en 2016. https://infoaeroquebec.net/livraisons-davions-daffaires-et-facturation-encore-en-fort-recul-en-2016/ Thu, 23 Feb 2017 07:08:03 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=19471  

MONTRÉAL – En ce mercredi 22 février 2017, la General Aviation Manufacturers Association ou GAMA de Washington, convoquait la presse dans la capitale fédérale, afin de divulguait les chiffres des livraisons d’aéronefs d’affaires  d’aviation générale pour le quatrième trimestre 2016 ainsi que pour l’année entière.

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En comparant les chiffres du 4ième trimestre 2016 à ceux de la même période en 2015, une faible baisse des livraisons totales d’aéronefs est constatée soit  2.2 %, celles-ci passant de 773 aéronefs en 2015 à 756 en 2016. mais leur valeur a décru très fortement passant de $8,429 à $7,180 milliards de dollars américains, une baisses de 14,8%.  L’an denier, le repli avait déjà été de 11,5%.

En comparant les quatrièmes trimestres 2015 et 2016, il est constaté que les livraisons d’avions à turbines se sont maintenues passant de 436 à 433 unités, celles de turboprops grimpent de 9,28% de 183 à 200 unités alors que celles des jets ont reculé de 7,9% de 253 à 233 bizjets.

 

Livraisons en unités

(Source GAMA)

2016 2015      
1er

trimestre

2ième

trimestre

3ième trimestre 4ième trimestre 1er

trimestre

2ième

trimestre

3ième

trimestre

4ième trimestre
Mono moteur à pistons 176 234 230 306 216 255 239 276
Multi moteur à pistons 17 37 25 31 25 30 41 47
Total pistons 193 271 255 337 241 285 280 323
Mono moteur à turbine 91 100 98 148 103 114 110 147
Multi moteur à turbines 26 30 29 35 22 34 30 41
Jets d’affaires 134 171 160 253 154 164 141 263
Total turbines 251 301 287 436 279 312 281 451
Total des livraisons 444 572 542 773 520 597 561 774
       
Valeur des livraisons

(en $US)

4,589,848,340 5,857,035,262 5,252,505,756 7,537,458,368 5,164,244,266 5,740,797,669 5,057,256,271 8,521,948,221

 

Par contre en comparant les chiffres des quatre trimestres de 2015 à ceux de 2016, il en ressort que les livraisons totales ont baissé de 3,9% passant de 2331 à 2241 aéronefs et leur valeur a reculé de 14,1% pour atteindre 20,7 milliards de dollars américains contre 24,1 en 2015.  Il s’agit du deuxième repli annuel consécutif et le second depuis 2011. L’année dernière, le repli fit passer les livraisons de 2454 à 2331 aéronefs et leur valeur de $23,2 milliards contre 24,5 en 2014, une baisse de 5,1%.

Dassault Falcon 2000LXS. Photo: Dassault Aviation.

Dassault Falcon 2000LXS.
Photo: Dassault Aviation.

Huit ans après la chute de Lehman Brothers, en octobre 2008, le marché de la vente d’avions d’affaires neufs s’enfonce à nouveau.

En 2008, les ventes s’établirent à 24,765 milliards de dollars américains contre 20,718 en 2015, un repli de 16,3%.  En dollars constants, l’écart est encore plus grand puisque le manque à gagner s’établit à $7 milliards alors que en 2008, les ventes atteignent un record historique de 27,606 milliards de dollars en dollars de 2016.

 

Livraisons en unités

(Source GAMA)

2016 2015 2008
Pistons 1004  (-4,9%) 1056 1943
Mono et multi moteur à turbine   576  (+3,4%)   557   538
Jets d’affaires   661   (-7,9%)   718 1313
Total des livraisons 2241   (-3,9%) 2331 3970
Valeur des livraisons (en $US) $20,718,607,142

(-14,1%)

$24,128,847,726 $24,765,973,253

 

Ainsi en 2008, l’année de tous les records, 3970 aéronefs dont 1313 jets et 538 turboprops valant $24,7 milliards seront livrés.

Si l’année 2014 se rapprocha de 2008 en terme de valeur des livraisons avec $24,5 milliards contre $ 24,7 milliards compte tenu de la débacle du marché suite à la crise financière de 2008.  L’année 2016, tout comme 2015, marqua une retombée avec un repli aussi bien dans les livraisons d’avions à moteur à piston de 1056 à 1004 (-4.9%) que de celles des avions à réaction de 718 à 661 (-7,9%). Seules les ventes de turbopropulseurs se sont haussées, passant de 557 à 576 (+3,4%) ce qui n’a pas empêché la chute de la valeur totale des livraisons qui a glissé de 24,128 milliards de dollars amércains à 20,718, un repli de non moins que 14,1%.

Au total, 2262 avions furent livrés en 2016 contre 3970 en 2008 tandis qu’au creux de la vague en 2010 seulement 2020 furent remis à leur propriétaire.

En termes d’unités, il est à constater que les livraisons de jets ont décru de 7,9% passant de 718 en 2015 à 661 en 2016 loin des 1313 de 2008 tout comme celles des avions à moteur à piston de 4,9% de 1056 à 1004 tandis que celles des turbopropulsés se sont accrues de 3,4 % passant de 557 à 576 unités.

Pour l’année 2016, la baisse des livraisons d’aéronefs d’affaires en unités et en valeur est le fruit du repli des livraisons de jets moyens, 16 appareils de moins mais, tout comme en 2015, surtout de celles des jets à cabine large et long et très long rayon d’action, 64 appareils de moins en dépit d’une hausse des livraisons de  jets d’affaires légers,  2 unités de plus et des SuperMidSize, 18 aéronefs de plus.

Tout comme au quatrième trimestre 2015, l’avionneur Bombardier de Saint-Laurent se maintient au quatrième trimestre 2016 en tête des livraisons et de la facturation avec 54 jets d’affaires d’une valeur de $1,801 milliard contre 64 et $2,298 miliards. Suit Gulfstream de Savannah en Géorgie avec la livraison de 27 avions d’une valeur de $ 1,491 milliard contre 38 et $2,125 milliard au trimestre précédent.  En troisième position, Textron Aviation de Wichita, au Kansas, qui englobe Cessna Aircraft et Beechcraft avec 112 livraisons d’une valeur de $ 953 millions. Embraer de Sao José de Campos prit le quatrième rang avec 43 livraisons d’une valeur de $639 millions. En cinquiéme et dernière position, Dassault Aviation de Mérignac ferma la marche avec 34 livraisons d’une valeur de $1,513 milliards mais pour les troisième et quatrième trimestres réunis.

Beechcraft King Air C90GTx. Photo: Textron Aviation.

Beechcraft King Air C90GTx.
Photo: Textron Aviation.

Pour l’ensemble de l’année 2016, Gulsftream s’est maintenu, tout comme en 2015, en première position avec des ventes de l’ordre de $6,235 milliards contre $ 5,873 milliards pour Bombardier. Suivent Textron Aviation, avec $2,955 (Cessna, $2,189 milliards et Beechcraft, $765 millions), Dassault Falcon, $2,170 milliards et Embraer, $1,592 milliard.  Pour la période correspondante de 2015, Gulfstream ména le bal avec $8,204 milliards suivi de Bombardier, $7,360 milliards, de Textron Aviation, $2,879 (Cessna, $2,045 milliards et Beechcraft $836 millions), de Dassault, $2,170 milliards et d’Embraer, $1,630 milliard.

Les ventes de Gulfstream ont chuté de $1,969 milliards ainsi que celles de Bombardier de $1,485 milliards et celles d’Embraer de 38 millions  alors que celles de Textron Aviation ont augmenté de 76 millions (une hausse de 144 millions chez Cessna et une baisse de 71 millions chez Beechcraft) alors que celles de Dassault Aviation se sont maintenues à 2,170 milliards.

Au chapitre des livraisons, Textron Aviation reste sans surprise le champion du volume en 2016, en affichant 368 livraisons (Cessna 262 et Beechcraft 106) suivi de Bombardier, 163, d’Embraer, 117, de Gulfstream, 115 et Dassault, 49. En 2015, Textron Aviation livra 385 aéronefs (+17) dont 268 Cessna (-6) et 117 Beechcraft (-11), Bombardier, 199 (-36), Gulfstream, 154 (-39), Embraer, 120 (-3) et Dasssault, 55 (-6).

Livraisons en unités et

en valeur

(Source GAMA)

Turboprops et jets

2016 2015
1er trimestre 2ième trimestre 3ième trimestre 4ième trimestre 1er trimestre 2ième trimestre 3ième trimestre 4ième trimestre
Beechcraft 26

$181,481,188

23

$157,734,750

29

$212,854,625

28

$213,419,125

25

$168,827,800

29

$208,674,683

29

$202,242,110

34

$256,971,488

Bombardier 31

$1,276,000,000

42

$1,547,000,000

36

$1,249,000,000

54

1,801,000,000

45

$1,656,800,000

47

$1,841,300,000

43

$1,564,100,000

64

$2,298,400,00

Cessna 46

$439,805,100

65

$507,714,400

67

$492,376,800

84

$749,698,800

46

$373,720,000

65

$440,049,000

56

$452,965,000

101

$776,424,500

Textron Aviation 72

$621,286,288

88

$665,449,150

96

$705,231,425

112

$953,117,925

71

$542,547,800

94

$648,723,683

85

$655,207,110

135

$1,032,395,988

Dassault Falcon nd 15

$656,350,000

nd 34

$1,513,650,000

6

$212,000,000

12

$421,000,000

nd 37

$654,000,000

Embraer 25

$375,881,600

26

$228,202,800

25

$349,101,600

43

$639,050,000

12

$124,746,000

33

$403,451,000

30

$406,458,000

45

$696,127,000

Gulfstream 27

$1,385,800,00

34

$1,887,800,000

27

$1,470,400,000

27

$1,491,800,000

32

$1,711,660,000

41

$2,260,240,000

43

$2,107,250,000

38

$2,125,230,000

 

 

Livraisons en unités et

en valeur

Turboprops et jets

(Source GAMA)

2016 2015
Beechcraft 106

$765,489,688

117

$836,716,081

Bombardier 163

$5,873,000,000

199

$ 7,360,600,000

Cessna 262

$2,189,594,900

268 à turbine

$2,045,158,500

Dassault 49

$2,170,000,000

55

$2,170,000,000

Embraer 117

$1,592,236,00

120

$1,630,782,000

Gulfstream 115

$6,235,800,00

154

$8,204,380,000

Textron Aviation 368

$2,955,084,588

385

$2,879,878,580

 

Eclipse 550. Photo: ONE Aviation.

Eclipse 550.
Photo: ONE Aviation.

Ainsi en 2016, 230 jets légers ont été livrés contre 228 en 2015 loin des 596 en 2008. La montée en cadence du HondaJet HA-420 a sauvé le créneeau avec 23 livraisons contre 2 l’année précédente. Seules les livraisons de Cessna Citation Mustang (+2), Citation CJ3+ (+2) et d’Eclipse 550 (+1) ont augmenté. Celles du Learjet 70/75 dont l’entrée en service se fit en 2015, s’éssouflèrent et se repilant de 8 unités, tout comme celles des Citation M2 (-3), des Citation CJ4 (-4) et des Embraer Phenom 100/100E (-2) et Phenom 300 (-7).

HondaJet HA-420 en vol. Photo: HondaJet.

HondaJet HA-420 en vol.
Photo: HondaJet.

En 2016, les livraisons de jets de moyen gabarit ont elles aussi régressé avec une repli des livraisons de 6 appareils pour atteindre 90. Les hausses des livraisons de l’Embraer Legacy 450 de 9 unités et de celles du Legacy 500 d’un appareil n’ont pu compenser pour le repli de celles des Cessna Citation XLS+ (-2), Citation Sovereign+ (-7) et Gulfstream 150/280 (-7).

Gulfstream G280. Photo: Gulfstream Aerospace.

Gulfstream G280.
Photo: Gulfstream Aerospace.

Cette année encore, les livraisons des Super Midsized Jets ont litteralement bondi, passant de 90 livraisons en 2015 à 108 en 2016. Elles étaient de 63 appareils en 2014 et de 81 en 2008. La cause en est la montée en puissance des livraisons de Citation Latitude, entré en service en 2015, qui passèrent de 16 à 42 unités. Le Challenger 350 reste en tête sur le créneau des SuperMidsize même si ses livraisons ont reculé de 68 à 62. Le Cessna Citation X+, le jet d’affaires le plus rapide avec le Gulfstream G650 a vu ses livraisons glisser de 6 à 4 loin de ses 37 mises en service en 2000.

Cessna Citation X+. Photo: Cessna Aircraft.

Cessna Citation X+.
Photo: Cessna Aircraft.

Les choses ne vont plus du tout dans le créneau générant le plus important chiffres d’affaires, celui des jets d’affaires à large cabine et long et ultra-long rayon d’action commandant des prix de 32 millions de dollars américains pour un Challenger 650 à plus de 65 millions pour un Gulfstream 650ER.

Après avoir vécu de 2013 à 2014, une stabilité des livraisons, 323 contre 320, celles-ci se sont effondrées en 2015 à 289 et, à nouveau, en 2016 à 225.  En 2008, ce créneau haut de gamme avait compté 308 livraisons.

Bombardier Challenger 650. Photo: Bombardier.

Bombardier Challenger 650.
Photo: Bombardier.

Seules les livraisons du Bombardier Challenger 650 ont augmenté, et encore de si peu, de 25 à 26 unités.

Dassault Falcon a vu aussi ses livraisons reculer, de 55 à 49, ce qui n’est pas nouveau alors qu’en 2010, le constructeur de Mérignac livra 90 Falcon.

Embraer, joueur marginal sur ce marché haut de gamme, a vu ses livraisons fléchir de 15 à 11 avions avec 3 Legacy 650 et un Lineage 1000/E190 de moins.

Gulfstream G650ER. Photo: Gulfstream Aerospace.

Gulfstream G650ER.
Photo: Gulfstream Aerospace.

Les plus forts reculs qui emportent avec eux seuls le créneau vers le bas et même le volume total des ventes du secteur de la construction d’avions d’affaires neufs proviennent des livraisons des Global 5000 et 6000 de Bombardier et de celles des G450/G550/G650/G650ER de Gulfstream.

En 2016, 51 Global ont été livré contre 73, l’année précédente et 88 Gulfstream à large fuselage contre 120.

Ce tableau illustre l’évolution de 2003 à 2016 des trois constructeurs présents sur ce lucratif créneau.

Livraison de bizjets à cabine large en unités

(Source : GAMA)

Dassault Falcon Bombardier Global Gulfstream
2003 49 14 50
2004 63 24 56
2005 51 30 63
2006 61 40 71
2007 70 46 79
2008 72 51 88
2009 77 51 75
2010 95 49 75
2011 63 53 78
2012 66 54 83
2013 77 62 121
2014 66 80 117
2015 55 73 120
2016 49 51 88

 

Il est à noter que les livraisons de turbopropulsés ont augmenté, passant de 2015 à 2016 de 557 à 576 soit un gain de 3,4%.  En dépit d’une baisse des livraisons des King Air C90GTx de 15 à 11 appareils, des King Air 350i de 74 à 63 appareils et des Grand Caravan de 93 à 71, celles de plusieurs autres modèles ont progressé. Les livraisons de King Air B250 sont passés de 28 à 32 unités, celles des Caravan de 9 à 13, des PC-12 de 70 à 91 et des Piper Meridian M500/M600 de 27 à 34.

Piaggio Avanti II. Photo: Piaggio Aerospace.

Piaggio Avanti II.
Photo: Piaggio Aerospace.

Les  livraisons d’Avanti II/Evo se sont maintenues à 3 appareils ainsi que celles des TBM900/930 qui ont à peine fléchi, passant de 55 à 54.

En 2016, 63 Embraer 450 auront été livré ce qui le placera en tete des bizjets suivis de près peu du Bombardier Challenger 350 avec 62 mises en service.

Du coté des turboprops, la palme revindra au Cesssna Grand Caravan avec 93 exemplaires livrés suivi de près par le Pilatus PC-12 avec 91 mises en service.

Livraisons par modèles

(Source GAMA)

2016 2015 2008
Turboprops
Beechcraft

King Air C90GT

Hors-production Hors-production 66
Beechcraft

King Air C90GTx

11 15 0
Beechcraft

King Air B200

Hors-production Hors-production 54
Beechcraft

King Air B250

32 28 0
Beechcraft

King Air 350

Hors-production Hors-production 52
Beechcraft

King Air 350i

63 74 0
Cessna 208 Caravan 675 13 9 12
Cessna 208B Grand Caravan 71 93 89
Piaggio Aero

Avanti II/Evo

3 3 30
Pilatus PC-12 91 70 97
Piper Meridian

/Meridian M500

12 27 52
Piper Meridian

/Meridian M600

22
Daher TBM850 Hors-production Hors-production 60
Daher TBM900 8 55 0
Daher TBM930 46
Total Turboprops: 372 374 512
 
Jets
Avions légers
Learjet 40/45 Hors-production Hors-production 48
Learjet 40XR/45XR Hors-production Hors-production 0
Learjet 70/75 24 32 0
Learjet 60 Hors-production Hors-production 26
Learjet 60XR Hors-production Hors-production 0
Cessna Mustang 10 8 101
Cessna Citation M2 38 41 0
Cessna CJ1+ Hors-production Hors-production 20
Cessna CJ2+ Hors-production Hors-production 56
Citation CJ3 Hors-production Hors-production 88
Citation CJ3+ 25 23 0
Citation CJ4 29 33 0
Citation Encore+ Hors-production Hors-production 28
Eclipse 500 Hors-production Hors-production 161
Eclipse 550 8 7 0
Embraer Phenom100/100E 10 12 2
Embraer Phenom300 63 70 0
HondaJet HA-420 23 2
Premier 1A Hors-production Hors-production 31
400XP Hors-production Hors-production 35
Total: 230 228 596
 
Avions moyens
Citation XLS Hors-production Hors-production 72
Citation XLS+ 19 21 8
Citation Sovereign Hors-production Hors-production 77
Citation Sovereign+ 11 18 0
Embraer Legacy 450 12 3
Embraer Legacy 500 21 20 0
Gulfstream 150/200/280 27 34 68
750XP Hors-production Hors-production 23
850XP Hors-production Hors-production 15
900XP Hors-production Hors-production 50
Total: 90 96 313
Super Midsize
Challenger 300/350 62 68 59
Citation Latitude 42 16
Citation X Hors-production Hors-production 16
Citation X+ 4 6 0
Hawker 4000 Hors-production Hors-production 6
Total: 108 90 81
Avions à large cabine
Challenger 604/605 26 25 44
Global 5000 / 6000 / Global Express XRX 51 73 51
CL850/870/890 0 1 17
50EX Hors-production Hors-production 1
900DX Hors-production Hors-production 4
900EX EASy Hors-production Hors-production 19
900LX Hors-production Hors-production 0
2000DX Hors-production Hors-production 3
2000EX EASy Hors-production Hors-production 24
2000LX Hors-production Hors-production 0
2000LXS 0
2000S 0
7X 21
2000S/2000LXS/

900LX/7X/8X

49 55
Legacy 600 Hors-production Hors-production 36
Legacy 650 9 12 0
Lineage 1000/E190 2 3 0
Shuttles (ERJ/EJets) 0 0 0
Gulfstream 350/450/500/550/650 88
Gulfstream 450/550/650/650ER 88 120
Total: 225 289 308
Bizliners
Airbus ACJ318-319-320 9
Airbus ACJ318-319-320-321 0 3
ACJ330 1 1 0
Boeing BBJ1/BBJ2/BBJ3 1 3 6
Boeing 737-800 2 0
787-8 0 2 0
787-9 0 2
777-200LR 0 0 0
777-300ER 1 1
747-8 0 0 0
Total: 4 12 15
Total Jets: 661 718 1313
Total Jets et Turboprops: 1237 1275 1683
$20,718,607,142 $24,128,847,726 $24,765,973,253

 

La chute importantes des livraisons de bizjets haut de gamme qui se traduit par un fort recul du montant de la facturation du secteur de la construction d’aéronefs d’affaires pour la deuxième année consécutive n’augure rien de bon.

La lente et pénible remontée du marché de la construction d’aéronefs d’affaires neufs depuis la crise financière qui a suivit la faillite de Lehman Brothers en octobre 2008, fut le fruit de la montée en force du créneau des bizjets à cabine large et long et très long rayon d’action au prix unitaire de plus de 30 millions de dollars américains alimentée par la demande des clients des pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine).

Avec des cours du pétrole et du gaz en berne, des économies de pays émergents fragilisées, les espoirs de reprise sont faibles comme le résume bien Richard Aboulafia, vice-président, Teal Group de Fairfax, en Virginie : ‘This market is still feeling pain. In particular, the top half has been badly damaged by weak emerging markets, and a weak oil and gas sector, both in terms of companies and countries’.

Un autre facteur joue aussi en défaveur des ventes actuellement. Il s’agit de l’arrivée prochaine des Gulsftream G500 et G600 qui remplaceront les G450 et G550 mais aussi de l’entrée en service dans les prochaines années et des Global 7000, Falcon 5X, Falcon 7X et meme Citation atitude et Hemisphere. Ceci poussent alors les acheteurs à attendre la sortie des nouveaux modèles ce qui n’est pas sans canabaliser actuellement celles des G450, G550, Global 5000, Global 6000, Falcon 2000LXS et 900LX, un effet qu’il ne faut pas sous-estimer selon Richard Aboulafia, surtout dans un marché baissier.

Cessna Citation Latitude. photo: Textron Aviation.

Cessna Citation Latitude.
photo: Textron Aviation.

Dans l’attente de prix de l’énergie plus élevé et de reprise économique dans les pays du BRIC, toute remontée du secteur sera porté par l’introduction de nouveaux modèles plus modernes et plus performants et sur la vigueur des marchés traditionnels de l’aviation d’affaires que sont ceux de l’Amérique du Nord  et de l’Europe de l’ouest friand de turboprops, de jets légers, moyens et SuperMidSize.

Le parc veillissant d’avions d’affaires en Amérique du nord et en Europe de l’Ouest ainsi que de nouvelles formes de voler en avions d’affaires comme la propriété partagée ou Fractional Ownership peuvent redonner une certaine vigueur à la construction d’aéronefs d’affaires.

Le tableau suivant souligne les centres de production d’avions d’affaires dans le monde.

 

Production de turbopropulsés et de jets d’affaires en unités

(Source : GAMA)

2016

 

2015

 

2008

 

Wichita, Kansas 392 428 973
Montréal 88 94 120
Toronto 51 73 61
Mérignac 49 55 72
Savannah, Georgie 88 120 88
Tel Aviv, Israël 27 34 68
Sao José dos Campos / Melbourne, Florida 117 120 38

 

 

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FWSAR-ARSVF : Ottawa aurait choisi l’Airbus C-295W. https://infoaeroquebec.net/fwsar-arsvf-ottawa-aurait-choisi-lairbus-c-295w/ Thu, 08 Dec 2016 05:14:29 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18746  

MONTRÉAL – Selon le journaliste spécialisé dans les questions de défense David Pugliese dans un article publié dans l’Ottawa Citizen et de Defense News, Ottawa aurait porté son choix sur le turbopropulsé Airbus C-295W au détriment de l’Alenia C-27J Spartan et du biréacté Embraer KC-390 dans le cadre de l’appel d’offres portant sur les aéronefs de recherche et de sauvetage à voilure fixe (ARSVF) ou Fixed-Wing SEarc & Rescue Aircraft (FWSAR) de l’Aviation royale canadienne.

D’ailleurs, le ministère de la défense du Canada a convoqué les membres de la presse à 8h00, le jeudi 8 décembre 2016 à la base CFB Trenton, en Ontario.  La présence des ministres Harjit Sajjan et Judy Foote, respectivement de la Défense et des Services publics et de l’Approvisionnement est annoncée

Alenia C-27J Spartan. Photo: Leonardo.

Alenia C-27J Spartan.
Photo: Leonardo.

Embraer KC-390 Canada FWSAR. Photo: Embraer.

Embraer KC-390 Canada FWSAR.
Photo: Embraer.

Le 31 mars 2016, après plus de dix ans de tergiversations, le gouvernement canadien émettait une demande de propositions (Request For Proposal ou RFP) pour l’achat de 18 appareils au coût de 3,1 milliards de dollars canadiens dans le cadre du Projet de remplacement des aéronefs de recherche et de sauvetage à voilure fixe (ARSVF) ou Fixed-Wing Search and Rescue Aircraft Replacement (FWSAR).

Les propositions devaient être remises le 11 janvier 2016 à 14h00.

Les aéronefs choisis replaceront une flotte d’aéronefs en service depuis plus de cinquante ans composée de six De Havilland CC-115 Buffalo basés à Comox, en Colombie Britannique, et quatorze Lockheed CC-130H Hercules basés à Winnipeg, au Manitoba (5), Trenton, en Ontario (5) et Greenwood, en Nouvelle Écosse (4).

Pour mémoire, rappelons-nous que le processus de remplacement des avions de recherche et sauvetage s’amorça en 2002 et fut considéré comme une ‘haute priorité’ par le gouvernement de l’époque, celui du Libéral Jean Chrétien. Le budget fédéral de 2004 prévoyait alors une enveloppe de 1,4 milliard de dollars pour quinze appareils dont la livraison débuterait en 2006.

Donc il aura fallu moins de onze mois au gouvernement Libéral de Justin Trudeau pour trancher sur le choix du nouvel aéronef de recherche et de sauvetage de l’Aviation royale canadienne.

Mais pourquoi dans le cas du renouvellement des chasseurs McDonnell Douglas CF-18 Hornet, il faudra au même gouvernement cinq ans pour leurs choisir un remplaçant après le lancement de l’appel d’offres en 2017.

Tout comme dans le cas du remplacement des Buffalo et Hercules de recherche et de sauvetage en service depuis plus de quarante ans, les fonctionnaires et les militaires canadiens planchent depuis des années à évaluer, étudier et comparer les prétendants au remplacement des CF-18.

Je me souviens d’avoir interviewer un certain Marcello Cianciaruso, Program Director, Canadian Forces FWSAR Program, Alenia North America durant l’été 2005…

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