Dreamliner – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Wed, 10 May 2017 04:12:53 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.20 L’arrivée de l’exceptionnel Boeing 787 Dreamliner d’Air France à Montréal – Trudeau. https://infoaeroquebec.net/larrivee-de-lexceptionnel-boeing-787-dreamliner-dair-france-a-montreal-trudeau/ Tue, 09 May 2017 21:58:12 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=20283  

MONTRÉAL –   1838 Mots – Temps de lecture : 7 minutes 30secondes.  Sous une pluie battante le lundi 1er mai 2017, s’est posé le premier Boeing 787 Dreamliner d’Air France, à 15h20 à l’aéroport international Montréal – Trudeau (YUL).

Comme le souligna Jean-Noël Rault, vice-président et directeur général d’Air France-KLM au Canada ‘il s’agit du premier vol commercial d’un Dreamliner d’Air France vers l’Amérique du nord’ ‘ Fier que Montréal a été choisi pour ce premier vol’ ajouta-t-il. Il précisera que KLM a reçu ses premiers 787 en 2015 desservant un temps Toronto et depuis 2016, Calgary, en Alberta.

Jean-Noël Réault et Thierry Bellot. Photo: Philippe Cauchi.

Jean-Noël Réault et Thierry Bellot.
Photo: Philippe Cauchi.

Ce Boeing 787-9, F-HRBB, avec à ses commandes, le commandant Thierry Bellot et son copilote Jean-Philippe Bertin, avait quitté le terminal à l’aéroport Charles-de-Gaulle (CDG) de Paris à 14h04 et avait pris son envol à 14h19 après un roulage de 15 minutes.  Après avoir volé à la vitesse moyenne de 880km (475knt), à une altitude de croisière de 11580m (37992 pieds), le 787 aura parcouru les 5669km (3061NM) séparant CDG et YUL en 7h 16mn avec un personnel navigant commercial de neuf personnes.

Entré au service d’Air France en 1990, le commandant Thierry Bellot a successivement volé sur Fokker 27 puis sur Boeing 737, 747, 777 et 787, a été instructeur et responsable d’exploitation sur Boeing 737 et 747 avant d’accéder au poste de chef de division de la flotte des 747-400 du transporteur français qu’il a occupé de 2011 à 2013. Récipiendaire de la Médaille de l’aéronautique en 2014, monsieur Bellot occupe maintenant le poste de chef pilote 787 chez Air France. De 2013 à 2015, Thierry Bellot a travaillé à la définition du 787 de KLM puis d’Air France avec ‘l’idée de faire des avions aussi proches que possible’. Car pour la première fois, les deux transporteurs ont travaillé ensemble à l’intégration d’un nouvel aéronef dans leurs flottes. Puis est venu la préparation à l’entrée en service. Comme l’expliqua Thiery Bellot, Le Boeing 787 peut être piloté par des pilotes qualifiés sur 777 après un ‘Difference Course’.  Des pilotes d’Air France sont allés voler sur les 787 de KLM. Le commandant Belot précisa que ‘Nous avons essentiellement des pilotes provenant des Airbus A320 et A330, assez peu du Boeing 777’.

Aéroport de Montréal- Arrivée du Boeing 787-9 Dreamliner d'Air France. Photo: Air France.

Aéroport de Montréal- Arrivée du Boeing 787-9 Dreamliner d’Air France.
Photo: Air France.

Au plan de la consommation, il spécifia que sur le parcours Paris – Le Caire, l’écart est de douze tonnes de carburant en faveur du Boeing 787 par rapport à un Airbus A340, un quadrimoteur de capacité semblable. En règle générale, selon l’avion et le trajet, l’économie en carburant varie de 15 à 20%.

Aux dires du commandant Bellot, le Boeing 787 présente une aile exceptionnelle qui permet des vitesses de Mach 0.86 et même 0.87 et un ‘flap control’ qui amortit les turbulences. Il conclut en affirmant qu’il tire ‘une grande satisfaction d’avoir travaillé pendant cinq ans sur le 787’

Ce vol AF344 du 1er mai 2017 a ainsi inauguré la desserte quotidienne entre Paris et Montréal en Boeing 787 qui se poursuivra jusqu’à la fin du mois d’octobre 2017.

Air France a choisi la version Boeing 787-9 tri-classe : 30 sièges en cabine Business, 21 sièges en cabine Premium Economy, entièrement repensée, et 225 sièges en cabine Economy dont tous les sièges sont signés Zodiac Aerospace.

Sièges Business Air France sur 787-9. Photo: Air France.

Sièges Business Air France sur 787-9 Dreamliner.
Photo: Air France.

Cabine du Boeing 787-9 Dreamliner d'Air France. Photo: Philippe Cauchi.

Siège Business Air France sur 787-9 Dreamliner d’Air France.
Photo: Philippe Cauchi.

 

Cabine du Boeing 787-9 Dreamliner d'Air France. Photo: Philippe Cauchi.

Cabine Business du 787-9 Dreamliner d’Air France.
Photo: Philippe Cauchi.

Cabine du Boeing 787-9 Dreamliner d'Air France. Photo: Philippe Cauchi.

Cabine Business du 787-9 Dreamliner d’Air France.
Photo: Philippe Cauchi.

La cabine Business du 787 d’Air France est un espace privilégié et harmonieux où chaque fauteuil allie des espaces intimes et généreux, donne un accès direct à l’allée et se transforme en un lit de près de deux mètres, les sièges sont habillé de matières moelleuses permettant de dormir à l’horizontale. Un écran tactile de seize pouces haute définition donne accès à des nouveaux films, des classiques du cinéma, des superproductions, des concerts, des documentaires et aussi à la musique et aux jeux.

Sièges Premium Economy Air France sur 787-9. Photo: Air France.

Sièges Premium Economy Air France sur 787-9.
Photo: Air France.

 

Cabine du Boeing 787-9 Dreamliner d'Air France. Photo: Philippe Cauchi.

Cabine Premium Economy Air France sur 787-9 Dreamliner.
Photo: Philippe Cauchi.

La nouvelle cabine Premium Economy du 787 d’Air France offre un fauteuil dont le dossier s’incline jusqu’à 130° à l’intérieur d’une coque fixe qui préserve l’espace personnel de chaque occupant. L’assise du fauteuil, généreuse et relaxante, assure votre liberté de mouvement. L’espace entre les rangées permet d’étendre les jambes confortablement alors que l’épaisseur et la densité des mousses renforcent le soutien lombaire et garantissent le bien-être.
Chaque passager dispose d’un liseuse individuelle orientable à fibre optique, d’une rainure creusée dans la tablette pour faciliter la lecture verticale d’un livre ou d’une tablette, d’une prise électrique, d’un port USB et d’un casque audio réducteur de bruit.

Sièges Economy Air France sur 787-9. Photo: Air France.

Sièges Economy Air France sur 787-9 Dreamliner.
Photo: Air France.

La cabine Economy du 787 d’Air France offre à chaque passager assez de place pour étendre les jambes, un appuie-tête réglable, une prise électrique, un port USB, une tablette, un porte-gobelet, un crochet pour casque audio et un écran tactile.

 Au fil du temps, Air France a fait confiance à Boeing en optant dans les années 1960 pour le Boeing 707 (36 exemplaires) et le Boeing 727 (28 exemplaires), dans les années 1970 pour le Boeing 747 (51 exemplaires), dans les années 1980, le Boeing 737 (31 exemplaires) et dans les années 1990 pour le Boeing 767 (3 exemplaires) et pour le Boeing 777 (58 exemplaires) pour un total de 213 appareils de l’avionneur américain.  Comme le rappela le commandant Belot, Boeing a ‘une extrême attention pour Air France’.

Air France sera parmi les premiers transporteurs à passer aux réactés avec le Boeing 707 qui portaient des noms de châteaux de la Loire.  Les dirigeants du transporteur français comprendront la révolution que seront les Boeing 747 et Boeing 777 dont Air France sera dans les deux cas, un des plus importants exploitants au monde.  Bien que s’étant séparé de son dernier Jumbo Jet en janvier 2016, Air France aligne la troisième plus importante flotte du biréacté gros porteurs à long et très long rayon d’action, le Boeing 777 avec 25 777-200ER, 43 777-300ER et 2 777F.

Aéroport de Montréal- Arrivée du Boeing 787-9 Dreamliner d'Air France. Photo: Philippe Cauchi.

Arrivée du Boeing 787-9 Dreamliner d’Air France à Montréal – Trudeau.
Photo: Philippe Cauchi.

Air France – KLM a passé commande de 37 Boeing 787 : 25 achetés et 12 loués auprès du plus important locateur au monde, IFLC. Quinze 787-9 et sept 787-10 sont destinés à KLM alors que quinze autres 787-9 équiperont Air France. Le tout premier 787 destiné au transporteur français, un 787-9 immatriculé F-HRBA et portant le numéro de série 38769/500 a effectué son vol inaugural de Charleston, en Caroline du Nord, site de la deuxième ligne d’assemblage du 787, le 8 novembre 2016 et s’est posé à l’aéroport Paris – Charles-de-Gaulle, le 2 décembre 2016.  Il est le 500iéme 787 construit et le 50ième 787 livré par ILFC.

Le 20 avril 2017, la compagnie a pris livraison de son deuxième Boeing 787, celui-ci en propriété propre, toujours un 787-9 immatriculé F-HRBB numéro de série 42495/543 aux installations de Boeing de Charleston alors que son vol inaugural remonte au 15 mars précèdent. Air France doit réceptionner trois autres 787-9 d’ici la fin 2017 alors que sa flotte, à l’été 2018, sera porté à six Dreamliner.  À l’horizon 2019, Air France disposera de dix des quinze Dreamliner attendus.

Aéroport de Montréal- Arrivée du Boeing 787-9 Dreamliner d'Air France. Photo: Philippe Cauchi.

Arrivée du Boeing 787-9 Dreamliner d’Air France à Montréal – Trudeau.
Photo: Philippe Cauchi.

En 2017, le prix catalogue d’un 787-9 est de 229,5 millions de dollars américains et celui d’un 787-10, 270,4 millions.

Propulsé par deux réacteurs de toute nouvelle génération General Electric GEnx dans le cas des Dreamliner d’Air France, le Boeing 787 tout comme ses prédécesseurs, les Boeing 707 et Boeing 747 représente une rupture technologique. Le vol inaugural du 787, un 787-8 eut lieu aux installations de Boeing à Everett dans l’état de Washington, le 15 décembre 2009 et son entrée en service est survenue le 28 octobre 2011 au sein de All Nippon Airways (ANA).

Pour sa part, le premier 787-9, une version rallongée du 787-9, effectua son baptême de l’air le 17 septembre, reçut sa certification de la FAA le 16 juin 2014 et entra en service, le 9 août de la même année au sein de Air New Zealand.

Produit actuellement au rythme de 14 appareils par mois au total, sur deux chaines de montage, une aux installations géantes de Boeing à Everett dans l’État de Washington et la seconde aux toutes nouvelles installations de l’avionneur américain à Charleston, en Caroline du Nord, le Boeing 787 a déjà été vendu en date d’avril 2017 à 1213 exemplaires : 787-8 : 423, 787-9 641 et 787-10 149.  541 Boeing 787 ont été livrés soit 334 787-8 et 207 787-9.

Offert en trois versions, les Boeing 787-8, 787-9 et 787-10, le Dreamliner offre un fuselage, des ailes, un empennage et une gouverne de direction en composite. D’ailleurs, ce matériau représente 50% de sa masse à vide ; l’aluminium, 20% ; le titane, 15% ; l’acier, principalement pour les tiges et les cylindres des trains d’atterrissage, 10% ; les autres matériaux s’accaparant les 5% restants.

Aéroport de Montréal- Arrivée du Boeing 787-9 Dreamliner d'Air France. Photo: Air France.

Arrivée du Boeing 787-9 Dreamliner d’Air France à Montréal – Trudeau.
Photo: Air France.

Le Boeing 787 Dreamliner se distingue par comme le rappellera monsieur Rault :

  • Une consommation carburant de 20 % inferieure à ses concurrents déjà en service ;
  • Une diminution significative des émissions de CO2 et des émissions sonores ;
  • Des hublots plus grands d’environ 30 % par rapport aux avions similaires ;
  • Des hublots électrochromiques qui se teintent afin de bloquer au besoin l’entrée du soleil en cabine comme le ferait un rideau mais tout en n’obstruant la vue vers l’extérieur ;
  • Des ambiances lumineuses adaptées aux phases de vol ;
  • Une pressurisation en cabine équivalente à une altitude de 6000 pieds contre plus de 8000 pour le plus proche de ses concurrents améliorant le confort à bord et atténuant les effets physiologiques de l’altitude, une caractéristique qui ne se retrouve qu’à bord des jets d’affaires haut de gamme Gulfstream.
  • Une hygrométrie plus importante rendant le voyage encore plus confortable permettant un taux d’humidité en cabine mais aussi dans le cockpit de l’ordre de 16 à 17% ;
  • Une connexion Wi-Fi à bord adaptée aux besoins et usages des clients ;
  • Une nouvelle classe Premium.

Rappelons qu’après l’aéroport international John F. Kennedy de New York (JFK), Montréal – Trudeau (YUL) est pour Air France, la deuxième escale en importance en nombre de sièges offerts sur son réseau long-courrier. À compter du 29 mai, jusqu’à la fin septembre, les clients d’Air France auront de nouveau le choix de trois horaires de départ de Montréal : 16h55 (Boeing 787), 19h20 (Boeing 777) ou 22h05 (Boeing777). Air France dessert Montréal depuis 70 ans. Avec ses vingt et un vols hebdomadaires, Air France représente 40% de l’offre de sièges entre Montréal et Paris. Comme le fit remarquer monsieur Rault, deux passagers sur trois entre YUL et CDG est en correspondance.

Boeing 707-320 d'Air France..

Boeing 707-320 d’Air France..

Logo Air France Hippocampe

Boeing 747-100 d'Air France..

Boeing 747-100 d’Air France..

Le retour du 787 d’Air France à Montréal – Trudeau en 2018 n’étant pas confirmé, il ne faut pas bouder son plaisir et opter pour le vol AF345 d’ici octobre afin de faire partie de l’histoire de l’aviation comme cela fut le cas avec le Boeing 707 au début des années 1960 et avec le Boeing 747, au début des années 1970.

Logo Air France.

Horaires des vols effectués (en heure locale) par le Boeing 787-9 d’Air France :

AF345 : départ de Montréal-Trudeau à 16h50, arrivée à Paris-Charles de Gaulle à 05h30 le lendemain ;

AF344 : départ de Paris-Charles de Gaulle à 13h35, arrivée à Montréal-Trudeau à 14h55.

 

 

]]>
En 2016, toujours de meilleurs résultats pour Aéroports de Montréal. https://infoaeroquebec.net/en-2016-toujours-de-meilleurs-resultats-pour-aeroports-de-montreal/ Mon, 08 May 2017 02:34:04 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=20262 1710 mots – Temps de lecture : 7 minutes.

MONTRÉAL –   Jeudi sur le coup de dix heures s’ouvrit l’assemblée annuelle d’Aéroports de Montréal au siège de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) en plein centre-ville de Montréal.

Incorporée en 1989, Aéroports de Montréal ou simplement ADM qui chapeaute les aéroports de Montréal-Trudeau et Montréal-Mirabel est l’autorité aéroportuaire du Grand Montréal créée dans la foulée du Programme de cession des aéroports. ADM est liée à Transports Canada par un bail qui a pris effet le 31 juillet 1992, il y a 25 ans, et qui viendra à échéance en 2072.

Ainsi il s’agissait de la première assemblée générale d’Aéroports de Montréal avec à sa tête, Philippe Rainville qui a succédé à James Cherry le 1er janvier 2017, suite à la décision de ce dernier de prendre sa retraite après 15 ans à la barre d’ADM.

Normand Legault. Photo: Philippe Cauchi.

Normand Legault.
Photo: Philippe Cauchi.

Monsieur Normand Legault, président du conseil d’administration rappela que monsieur Rainville travaille au sein de l’entreprise depuis une dizaine d’années ayant auparavant occupé les fonctions de vice-président, Planification aéroportuaire, ingénierie et construction et vice-président, Finances et administration et chef de la direction financière.

Il conclut sa courte introduction en soulignant l’arrivée au Conseil d’administration de Josée P. Dorais à titre d’administrateur, avocat spécialisé en droit des affaires et en droit du développement durable, et invita monsieur Rainville a présenté les résultats pour l’année 2016 et le premier trimestre 2017.

Tout de go, le pdg d’Aéroports de Montréal, fit part de bonnes nouvelles. En 2016, Montréal-Trudeau a accueilli seize millions de passagers, une hausse de 6,9% par rapport à 2015, la 7e hausse consécutive depuis la fin de la récession de 2009.  En 2001, environ, huit millions de passagers empruntèrent les aéroports de Montréal et treize millions en 2008.

Le nombre de passagers du transfrontalier ont cru de 4,3%, ceux à l’international de 6,0% mais ceux du domestique ont fait un bond de 9,5%.

Philippe Rainville. Photo: Philippe Cauchi.

Philippe Rainville.
Photo: Philippe Cauchi.

Aux dires de monsieur Rainville, Montréal-Trudeau s’est développé comme la plaque tournante de la Francophonie en Amérique du Nord par de nombreux vols vers Paris et Lyon, Bruxelles et Genève, Casablanca, Alger et Tunis.

En 2016, trois nouveaux transporteurs, Wow air, Icelandair et Tunisair, se sont ajoutés pour porter le total à 32 transporteurs.

Montréal-Trudeau dessert maintenant à 136 destinations directes don 83 internationales, 28 au Canada; et 25 aux États-Unis dont nouvellement: Reykjavik, Tunis, Denver, San Juan (Porto Rico) et Glasgow.

La nouvelle desserte la plus marquante reste, sans contredit, Shanghai desservi quotidiennement par un Boeing 787 Dreamliner d’Air Canada depuis février.

Boeing 787 Air Canada New Livery. Photo: Air Canada.

Boeing 787 Air Canada New Livery.
Photo: Air Canada.

Air Canada desservira bientôt Reyjavik, Alger, Marseille, Dallas, Tel Aviv et Lima. Montréal sera désormais reliée par vol direct à l’Amérique du Sud : Air Transat, Tel Aviv et Porto et WestJet, Québec, Halifax et Boston.

Montréal – Paris, avec jusqu’à huit départs par jour, demeurera la liaison internationale la mieux desservie au départ de Montréal.

Le nombre de passagers en correspondance a atteint un nouveau record avec trois millions de passagers soit 18,6% du trafic.  En dix, le nombre de passagers en correspondance a doublé.  Certains vols long-courriers comptent plus de 50 % de passagers en correspondance, les vols vers l’Asie, nommément Beijing et Shanghai, comptent beaucoup sur le trafic de correspondance.

Le pdg d’Aéroports de Montréal annonça avec plaisir que le pourcentage de passagers satisfaits, très satisfaits ou extrêmement satisfaits atteignait 97,7 % au départ et 96,1 % à l’arrivée.

Montréal-Trudeau Départ États-Unis et tour de contrôle

Au chapitre de la sécurité, Aéroports de Montréal a investi plus de cinquante millions de dollars en 2016 et a poursuivi l’aménagement des nouveaux points de contrôle permanents des non-passagers et des véhicules aux points d’entrée du site aéroportuaire qui ‘sont ni plus ni moins que des postes-frontières’ affirma monsieur Rainville.

L’an dernier, les investissements ont atteint près de 255 millions de dollars.

Alors que Montréal – Dorval accueille depuis la suspension des vols commerciaux à Mirabel, tous les de passagers, Mirabel étant devenu un parc aéronautique et industriel accueillant de nombreuses entreprises aéronautiques dont Pratt & Whitney Canada, Turbomeca, L3 MAS et la chaine d’assemblage des CRJ et CSeries de Bombardier.

En 2016, cinquante-huit millions de dollars ont été investi dans la réfection d’une des deux pistes de 12 000 pieds.  Pour sa part, le démantèlement du bâtiment de l’ancienne aérogare est maintenant chose faite.

 

En 2016, les revenus d’Aéroports de Montréal ont atteint 527 millions de dollars, soit 7,9 % de plus que l’année précédente tandis que les charges d’exploitation ont augmenté de 5,8 %.  À eux seuls, le loyer à Transports Canada et les taxes municipales ont totalisé 96,2 millions de dollars, soit environ 20 % des revenus bruts.

 

Néanmoins, l’exercice s’est ainsi soldé par un excédent comptable des produits sur les charges de 35,8 millions de dollars et le BAIIA s’est établi à 254 millions de dollars, une hausse appréciable de 9,3% par rapport à 2015.

 

Quant au premier trimestre 2017, le trafic à l’aéroport Montréal-Trudeau a atteint quatre millions de passagers, en hausse de 6 % alors que les produits consolidés se sont élevés à 134 millions de dollars, une hausse de 6,5 % principalement attribuable à l’accroissement du trafic passagers.

 

Pour leur part, les charges d’exploitation sont passées à 49,4 millions de dollars, une augmentation de 9,3 % conséquence de la mise en opération de la jetée internationale et de l’augmentation des coûts liés aux conditions hivernales.

Néanmoins, le trimestre terminé le 31 mars 2017 s’est soldé par un excédent comptable des produits par rapport aux charges de 2,8 millions de dollars avec un BAIIA en hausse de 4,7% pour atteindre 59,8 millions de dollars.

Au chapitre du développent durable, Aéroports de Montréal a investi huit millions de dollars en 2016 selon monsieur Rainville alors d’ADM est passé au niveau 3 du Airport Carbon Accreditation en 2016 après avoir été certifié ISO 14001 en 2000 et BOMA BESt en 2008.

Plusieurs gestes ont été posé dont la recherche de la certification LEED de la nouvelle jetté internationale, l’édification d’un mur végétal, l’installation de bornes de recharge additionnelles pour les voitures électriques tandis que la moitié de la flotte des taxis desservant l’aéroport est hybride.

Monsieur Rainville a rappelé que la gestion du climat sonore reste toujours un sujet d’intérêt pour lui bien que cette responsabilité incombe aussi à NavCan.  D’ailleurs, à l’assemblée générale, très peu de questions portant sur le bruit ne furent posées.

Bien qu’il s’agisse d’une responsabilité partagée pour le climat sonore entre Transports Canada, Nav Canada, ADM et les transporteurs, de par sa mission, ADM a le devoir de maintenir un équilibre entre fournir les prestations aéroportuaires, participer activement au développement économique de la région et cohabiter de façon harmonieuse avec le milieu. Rôle qu’elle prend très au sérieux

En 2016, les investissements d’ADM atteindront le demi-milliard de dollars pour 2016 et 2017.

Aéroports de Montréal

Au rythme de 250 millions de dollars pour chacune des deux années, ces investissements toucheront plusieurs secteurs de l’aéroport.

ADM et l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) ont travaillé conjointement avec une firme d’experts de réputation mondiale en matière de planification/conception aéroportuaire. Des simulations par ordinateur ont permis de mieux comprendre les causes de la congestion et de déterminer des solutions à apporter par ADM et l’ASFC.

Pour sa part, ADM s’est engagée à mettre en place les mesures suivantes représentant des investissements de 14,2 millions de dollars dans le hall des douanes canadiennes :

  • Définition de nouveaux parcours et réorganisation du hall des douanes ;
  • Aménagement d’un centre de correspondance ;
  • Affichage des temps d’attente;
  • Ajout d’une équipe dédiée pour faciliter le flux des passagers ;
  • Installation des nouvelles bornes de contrôle douanier de nouvelle génération.

Amorcé en 2011, le réaménagement du hall des départs internationaux et domestiques se poursuit dans le bâtiment central de l’aérogare, les travaux se déroulant actuellement dans le secteur Est occupé principalement par Air Canada. Ces travaux visent à augmenter la capacité d’enregistrement et à améliorer l’offre commerciale, tout en rafraîchissant et en harmonisant l’image architecturale. Comprenant l’installation de 60 bornes d’enregistrement à usage commun et de 15 dépôts bagages automatisés, ces travaux seront terminés en 2018.

Ce projet d’optimisation de la salle à bagages aura pour effet d’augmenter la capacité globale de bagages traités en fonction de la croissance du trafic passagers afin de la capacité de traitement à 3 800 bagages à l’heure.

Répondant aux nouvelles exigences de Transports Canada conformément aux normes internationales de l’OACI, quatre nouveaux postes de contrôle des non-passagers et des véhicules ont été aménagés aux différents points d’entrée du site et livrés le 1er avril dernier.

Les travaux sur le débarcadère des départs se poursuivent. Ils visent à imperméabiliser et à réhabiliter le trottoir de la voie de circulation au niveau des départs. Ils seront exécutés par phases afin de maintenir la fluidité particulièrement pendant la saison estivale.

Fut soulevée par monsieur Rainville, la question de la privatisation des aéroports canadiens discutée depuis l’examen de la Loi sur les transports au Canada.

Cet examen, qui a d’abord été confié à l’honorable David Emerson, mentionnait une avenue possible, soit celle de la privatisation des aéroports. Depuis, le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a d’ailleurs récemment fait entendre que la privatisation des aéroports n’était pas dans les priorités du gouvernement.  Pour l’instant, faudrait-il comprendre.

À ses dire, la position d’ADM est simplement de trouver un moyen d’offrir la meilleure expérience-client au meilleur coût. Monsieur Rainville exprima son désir de trouver une solution plus équitable sur la question des loyers versés à Ottawa particulièrement dans le cas de Montréal – Mirabel.

Le pdg d’Aéroports de Montréal conclu en rappelant les priorités de son organisation et les moyens de les atteindre.

La priorité numéro un reste la satisfaction des clients d’ADM : les passagers et les compagnies aériennes tout en respectant la mission de l’organisme qui consiste :

Assurer une prestation de services aéroportuaires de qualité ;

Contribuer au développement économique de la région métropolitaine ; et

Maintenir une cohabitation harmonieuse avec le milieu en particulier quant à la protection de l’environnement.

Pour cela, ADM, aux dires de Philippe Rainville s’assurer que ses infrastructures croissent avec les besoins de ses clients.

Pour cela, Aéroports de Montréal investira plus d’un milliard de dollars lors des cinq prochaines années dont la moitié dans des projets d’accroissement de capacité.

 

 

]]>