Dominique Anglade – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Sun, 22 Oct 2017 03:19:39 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.20 De la grande visite aux installations de Bombardier à Mirabel. https://infoaeroquebec.net/de-la-grande-visite-aux-installations-de-bombardier-a-mirabel/ Sun, 22 Oct 2017 03:15:03 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=22715  

MIRABEL – Nombre de mots : 1129 – Temps de lecture : 8 minutes.

Quelques heures à peine après leur prestation devant plus de cinq cents membres de la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain réunis dès 8h30 au Centre Sheraton en plein centre-ville de Montréal, Tom Enders, pdg d’Airbus et Alain Bellemare, pdg de Bombardier, s’adressèrent, sur le coup de 14h00, aux employés des installations de Bombardier situées à Mirabel, à 40 km au nord de Montréal, où sont assemblés les CRJ et les CSeries.

Mais ils ne furent pas seuls. Ainsi Fabrice Brégier, directeur général délégué d’Airbus et président d’Airbus Avions commerciaux, qui avait fait le tour des émissions de la radio de Radio-Canada pour vanter les avantages pour Bombardier d’avoir choisi Airbus, Pierre Beaudouin, président du conseil d’administration de Bombardier et pdg de Bombardier au moment du lancement du CSeries, Philippe Couillard, premier ministre du Québec, Dominique Anglade, ministre de l’Économie de la Science et de l’Innovation du Québec, Christine Saint-pierre, ministre des affaires internationales du Québec, Rob Dewar, vice-président, programme CSeries, et Fred Cromer, président de Bombardier Avions commerciaux les rejoignirent sur l’estrade avec pour fonds un CS300 stationné à l’extérieur et devant un millier d’employés.  L’événement était orchestré par Olivier Marcil, vice-président, relations externes chez Bombardier

Photo: Philippe Cauchi.

Prenant la parole le premier, Alain Bellemare réitéra qu’Airbus fera du CSeries ‘un franc succès’ et souligna ‘the future is very bright’ et que l’entente avec Airbus était ‘a great parternship’.

Pour sa part Fabrice Brégier fit ressortir que la ‘culture de son entreprise en est une d’ouverture’.  Pour lui, cet accord est bon ‘pour Bombardier pour le CSeries et globalement pour le Canada’. Il décrit Airbus comme ‘une entreprise européenne, on a pas une culture française ou allemande ou anglaise ou espagnole mais une culture internationale’. Monsieur Brégier rappela que le CSeries n’est pas un concurrent des produits actuels d’Airbus. Tout au contraire, à ses dires. ‘ Il est très complémentaire’.

Le numéro deux d’Airbus ne put s’empêcher d’ajouter en s’adressant aux employés de Bombardier qu’il était ‘fier de ce que vous avez fait, de ce que vos collègues ont développé …un avion innovant performant et un avion qui montera parfaitement dans la gamme et dans la stratégie Airbus’

Pour lui ‘Airbus apporte une crédibilité à un très bon produit… les jobs viennent des ventes avec un objectif minimal de 35% de part de marché pour 2000 avions mais Tom l’a relevé à 50% soit 3000 avions’.

Il conclut ce qui ne fut pas sans provoquer les applaudissements ‘On va avoir du pain sur la planche et je suis très content d’être parmi vous’.

À sa deuxième visite en deux semaines, Philippe Couillard prit ensuite le micro.

Le premier ministre, à un an des prochaines élections générales provinciales se lancer dans des tirades dithyrambiques du genre:

‘Ressentez la fierté ici chez Bombardier et au Québec pour tout ce qui a été accompli’.

‘On a gagné ensemble…car vous faites le meilleur avion au monde dans sa catégorie.

Il a rappelé, campagne électorale prochaine oblige, que’ deux fois votre gouvernement est intervenu pour la CSeries, pour l’industrie aérospatiale québécoise et que l’accord avec Airbus va garantir les emplois jusqu’en 2041’.

Philippe Couillard conclut avec ‘On a gagné grâce à vous…longue vie au CSeries’.

Le pdg de Bombardier, Alain Bellemare, reprit le flambeau en déclarant ‘le meilleur avion dans la casse 100-150…et c’est vous autres qui avaient fait cela tous ensemble’.  Il répéta que les gens de Bombardier devraient être fier de s’allier ‘au meilleur constructeur d’avions commerciaux au monde’.

Photo: Philippe Cauchi.

Puis se tournant vers ses employés puis vers Tom Enders, monsieur Bellemare lança ‘Un grand merci en vous mais aussi en Airbus d’avoir cru en nous et de s’être engagé’ mais ne put s’empêcher de souligner ‘la vision et la détermination du premier ministre’ en se tournant vers lui.

En mêlée de presse, à l’extérieur du hangar, l’ombre du CS 3000, le premier ministre flanqué de sa ministre de l’Économie, répéta ‘que pour les québécois c’est une belle journée’ et rappela que par deux fois le gouvernement était là au moment crucial ‘une fois par le financement, une seconde fois par le consentement à l’entente’.

Christine Saint-Pierre, Philippe Couillard et Dominique Anglade.
Photo: Philippe Cauchi.

Le sourire aux lèvres, il réitéra que ‘Non seulement Bombardier construit le meilleur avion au monde dans sa catégorie mais les clients sont rassurés’.

Interviewé sur le fait Bombardier disparaitra certainement du nom du CSeries, Couillard ne semble pas s’en faire en répliquant qu‘’il le portera encore pour quelque temps’.

À La demande d’un autre journaliste sur le sens de son ‘On a gagné’ prononcé lors de son allocution devant les employés de Bombardier, quelques minutes auparavant, le Premier ministre sans ambages répéta deux fois ‘On a gagné sur Boeing, c’est clair’.  Selon lui, l’avionneur américain ne s’attendait pas à l’intervention d’Airbus sans parler du changement amorcé dans le secteur des constructeurs d’avions commerciaux.

Sur l’épineuse question du renouvellement des McDonnell Douglas F-18 Hornet de l’aviation royale canadienne et de leur remplacement partiel par dix-huit Boeing F-18E/F Super Hornet, Philippe Couillard ne dérougie pas.  Il s’oppose à tout achat des avions de combat de Boeing par Ottawa tant que la question des tarifs imposés par Washington au CSeries n’est pas réglée en faveur du Canada. Le Premier ministre a prétendu en avoir parlé avec son homologue britannique, Theresa May, qui l’apurerait dans sa démarche.

En tribun, il ne put s’empêcher de répéter :

‘Nous avions gagné contre Boeing sur la question qu’il voulait tuer le CSeries’.

Élections en vue, le Premier ministre ne put s’empêcher d’attribuer le tournant favorable des choses pour le CSeries à l’action de son gouvernement ‘Sans le consentement de financement du gouvernement du Québec en 2015, nous ne serions pas là. Il n’y aurait pas de CSeries, il n’y aurait pas de Bombardier…Tout la grappe aéronautique serait en lambeau et on serait encore en train de la réparer’.

Il ajouta ‘On a posé de bons gestes au bon moment ……plusieurs sources lui ont dit qu’on a littéralement sauvé le programme et à travers le programme, les emplois aéronautiques et le secteur’.

Néanmoins, le Premier Ministre dévoila qu’il était important pour airbus d’être l’actionnaire majoritaire.

Sur la question de la prise de contrôle total du CSeries par Airbus, Philippe Couillard réprit les mots prononcés par Tom Enders le matin voulant qu’il ne s’agissait pas de la priorité d’Airbus.  Fabrice Bréguier contredira son patron dans la même journée.

Le Premier minister conclut son point de presse en anglais ‘We are witnessing a very important event in the global aerospace industry and will resonate for years and years….Boeing tried to destroy the CSeries of Bombardier it will not happen. Now we will go around the world and sell the best airplane in the world in its category’

 

]]>
Livraison du tout premier CS300, le plus gros avion commercial jamais construit au Canada. https://infoaeroquebec.net/livraison-du-tout-premier-cs300-le-plus-gros-avion-commercial-jamais-construit-au-canada/ Wed, 30 Nov 2016 01:13:52 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18615  

MIRABEL, QUÉBEC – En ce mardi matin de fin novembre, Bombardier Aéronautique célébra dans un faste de sons et de lumières, la remise du tout premier CS300, le plus grand avion commercial jamais construit au Canada, à son client de lancement airBaltic, basé à Riga, en Lettonie, fondée en 1995 et dont le premier actionnaire est l’état.

Logo airBaltic.

D’une capacité de 130 à 150 passagers, cette version rallongée du CS100 effectuera son entrée en service commercial, le 14 décembre prochain avec une liaison entre Riga, en Lettonie et Amsterdam, aux Pays-Bas, à peine cinq mois après celle du premier CS100 au sein de Swiss.

Propulsé par une version un peu plus puissante du Pratt & Whitney PW1500G Pure Power, le CS300 qui reprends les commandes électriques, l’aile tout composite et la cabine offrant cinq sièges de front du CS100, est de 12 pieds (3,7m) plus long que son petit frère dont il partage 99% des pièces.

Le CS300, au prix catalogue en janvier 2016 de 85,7 millions de dollars américains, affiche un carnet de commandes fermes de 247 appareils contre 126 pour le CS100.

Livraison du premier CS300 à Air Baltic. Photo: Philippe Cauchi.

Photo: Philippe Cauchi.

Dans un des hangars de l’usine d’assemblage de Bombardier Avions commerciaux à Mirabel, à une quarantaine de kilomètres au nord de Montréal, furent réunis deux des vingt CS300 aux couleurs d’airBaltic commandés en 2012, 1500 convives constitués d’employés, de clients et de journalistes ainsi qu’Alain Bellemare, pdg de Bombardier; Fred Cromer, président, Bombardier Avions commerciaux; Rob Dewar, vice-président du programme d’avions CSeries, Bombardier Aéronautique; Martin Gauss, pdg d’airBaltic; Paul Calitis, Senior Vice President, Flight Operations, airBaltic et Dominique Anglade, ministre de l’Économie, des Science et de l’Innovation du Québec.

Fred Cromer. Photo: Philippe Cauchi.

Fred Cromer.
Photo: Philippe Cauchi.

Fred Cromer fit remarquer qu’avec la livraison de ce premier CS300, airBaltic sera le premier transporteur au monde a compté dans sa flotte, le biturbopropulsé Q400 de Bombardier dont le transporteur possède douze exemplaires et le CSeries dont il a commandé vingt exemplaires.

Rob Dewar. Photo: Philippe Cauchi.

Rob Dewar.
Photo: Philippe Cauchi.

Ensuite, Rob Dewar prit la parole et remercia airBaltic pour être ‘A Great Ambassador of the CS300’ alors qu’il remit au président d’airBaltic, Martin Gauss, un chandail aux couleurs du club de hockey des Canadiens de Montréal arborant le nom de ce dernier. Il souligna que le ‘CSeries Will Really Change The Way Customers Fly’.

Martin Gauss. Photo: Philippe Cauchi.

Martin Gauss.
Photo: Philippe Cauchi.

Martin Gauss qui commença sa carrière en tant que pilote de Boeing 737 chez Deutsche BA et qui vole toujours sur 737 dont airBaltic aligne douze exemplaires d’ancienne génération (737-300 et 737-500), prit à son tour la parole sur l’estrade placée devant le premier CS300 d’airBaltic pour révèler que ’Four-and-a-half years ago, before the aircraft was even flying, we decided to buy the CS300, and not the Boeing and not the Airbus, because we saw that’s the best aircraft’ ce qui ne fut pas sans provoquer les applaudissements et les cris de joie de l’assistance.  Il ajouta ‘We are very proud of being the first operator of the CS300’. Monsieur Gauss qui depuis son entrée en fonction en décembre 20111, œuvra au redressement financier d’airBaltic conclut avec humour: ‘ Latvia is one of the smallest countries in Europe…and we bought the biggest airplane Canada has ever built’.

Paul Calatis. Photo: Philippe Cauchi.

Paul Calatis.
Photo: Philippe Cauchi.

Sur l’invitation de monsieur Gauss, Paul Calitis prit la parole, lui qui ramènera ce premier CS300 vers Riga, en Lettonie.  Il déclara que ‘Being the launch operator of the CS300 makes us proud…and I am sure that we will demonstrate the operational capabilities and the economics and the benefits of this airplane it can deliver’.

Dominique Anglade. Photo: Philippe Cauchi.

Dominique Anglade.
Photo: Philippe Cauchi.

Dominique Anglade amorça son allocution par un ‘Quelle fierté d’être avec vous aujourd’hui’ rappelant qu’elle avait volé dans un CS100.  La ministre de l’Économie, des Sciences et de l’Innovation ne put s’empêcher de vanter son gouvernement : ‘cette livraison importante et symbolique confirme encore une fois la décision judicieuse du Québec à agir comme partenaire de Bombardier dans le développement et l’industrialisation des avions CSeries’. L’annonce en octobre 2015 de l’injection d’un milliard de dollars américains par le gouvernement Couillard donne aux québécois, la propriété de 49% du programme.  Elle conclut son intervention en évoquant le constant soutien du gouvernement du Québec dès le lancement du programme.

Alain Bellemare. Photo: Philippe Cauchi.

Alain Bellemare.
Photo: Philippe Cauchi.

À son tour sur la tribune, Alain Bellemare appuya qu’il s’agissait ‘d’une journée exceptionnelle pour Bombardier et pour le programme CSeries’ et ne put s’empêcher de rappeler que le soutien du gouvernement du Québec ‘fut critique pour le succès du programme’. À son avis, le CSeries sera le ‘moteur de croissance de Bombardier et positionnera Bombardier comme le leader de l’industrie aéronautique au Canada…comme un joueur mondial capable de compétionner avec les grands de ce monde comme les Airbus, les Boeing, les Embraer et de tailler notre place à l’échelle mondiale et j’ai grandement confiance que nous y arriverons’.

Livraison du premier CS300 à Air Baltic. Photo: Philippe Cauchi.

Livraison du premier CS300 à Air Baltic.
Photo: Philippe Cauchi.

Photo: Philippe Cauchi.

Photo: Philippe Cauchi.

Après avoir remercié employés et syndicats, le pdg de Bombardier enchaîna ‘A year ago a lot of people was thinking that this program must be shut down and that Bombardier will actually go down…   a year later we have certified the CS100, the CS300, we put the CS100 into service with Swiss flawless perfect and within performance and now we are going to add the CS300 in service with airBaltic before the end of the year…What a turnaround!’.  Il conclut son intervention en affirmant que ‘The CSeries will be the anchor of commercial aviation at Bombardier for many years to come.

En mêlée de presse, les questions ont plu sur le pdg de Bombardier, toujours flanqué de la ministre Anglade.

Alain Bellemare en mêle de presse. Photo: Philippe Cauchi.

Alain Bellemare en mêle de presse.
Photo: Philippe Cauchi.

Interrogé sur l’éventualité que l’aide promise par le gouvernement fédéral Libéral de Justin Trudeau, porterait sur le CS500, une version allongée du CS300, monsieur Bellemare ne s’est pas avancé.  Il rétorqua que pour l’instant l’avionneur mettra la priorité sur la livraison des avions déjà commandés.

Néanmoins le développement des CS100 et CS300 étant, à toutes fins pratiques terminé, et celui du jet d’affaires Global 7000, chose faite en 2018, le pdg reconnut que ‘nous en sommes maintenant à l’étape ou nous commençons à penser dans quelle plateforme nous investirons à l’avenir’.

D’ailleurs, Bombardier a des besoins divers : remotorisation des jets de transport régional CRJ et des jets d’affaires de haut de gamme Global 5000 et Global 6000, développement d’un turbopropulsé de transport régional de cent places ou remplacement du Challenger 650.

De plus, les récentes annonces de réductions d’effectifs chez Bombardier vont à l’encontre d’une trois conditions posées par le ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains à toute aide financière fédérale. Là encore, Alain Bellemare justifia ces abolitions de postes par ‘une structure de coût trop élevée’.

Dominique Anglade en mêle de presse Photo: Philippe Cauchi.

Dominique Anglade en mêle de presse
Photo: Philippe Cauchi.

Questionnée sur les mises à pieds au sein de l’avionneur de Saint-Laurent, la ministre Anglade ne sembla pas troublée.

Sur la question de la livraison en 2016 de seulement sept CSeries contre les quinze prévus, Alain Bellemare en rappelle la cause qui en fut les retards de livraison des turbosoufflantes PW1500G de la part de Pratt & Whitney.

Bombardier CS300 d'airBaltic. Photo: Bombardier.

Bombardier CS300 d’airBaltic.
Photo: Bombardier.

]]>
Éditorial : des centres d’excellence en entretien du CSeries et de ses moteurs au Québec : un pari fort risqué. https://infoaeroquebec.net/editorial-des-centres-dexcellence-en-entretien-du-cseries-et-de-ses-moteurs-au-quebec-un-pari-fort-risque/ https://infoaeroquebec.net/editorial-des-centres-dexcellence-en-entretien-du-cseries-et-de-ses-moteurs-au-quebec-un-pari-fort-risque/#comments Sat, 23 Jul 2016 03:07:52 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=16411  

MONTRÉAL – Dans un communiqué de presse passé relativement inaperçu, l’américaine United Technologies annonçait le 13 juillet dernier, en plein Salon de Farnborough, par voie de communiqué de presse l’octroi par Air Canada de l’entretien pour quinze ans des moteurs Pure Power qui propulseront ses 45 CSeries en commande ferme et ses 30 en option

http://www.pw.utc.com/Press/Story/20160713-0900/30/All%20Categories.

Il est à noter que le transporteur canadien n’a émis aucun communiqué sur le sujet, contrairement à son annonce de ce jeudi matin, faisant état de la signature d’ententes avec des partenaires commerciaux pour favoriser la création d’un centre d’excellence en matière de maintenance d’avions au Manitoba

http://aircanada.fr.mediaroom.com/index.php?s=43&item=1032.

Nous nous rappellerons qu’en février dernier Air Canada avait promis d’effectuer l’entretien de ses nouveaux biréactés de 100 places à Montréal, au centre d’entretien du CSeries qui reste encore à voir sortir de terre.

Quant à la réalisation ici même au Québec, dans la région de Montréal, de l’entretien des moteurs Pure Power de Pratt & Whitney qui propulsent les CSeries d’Air Canada, elle pouvait difficilement se justifier.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes.  La famille de réacteurs de nouvelle génération Pure Power du motoriste de Hartford, au Connecticut, n’équipe pas seulement le dernier né de Bombardier mais aussi la famille Airbus A320neo commandée à 4583 exemplaires (58 A319neo, 3396 A320neo et 1129 A321neo) et dont 40% des motorisations annoncées reviendraient au Pratt & Whitney PW1100G et, en monte exclusive, le Mitsubishi MRJ (243 commandes fermes et 204 options) avec les PW1200G, l’Embraer E-Jets E2 (272 commandes fermes et 398 options) avec les PW1700G et PW1900G et l’Irkut MC-21 (192 commandes fermes et 88 options) avec le PW1400G.

En comparaison, le CSeries qui est propulsé en monte exclusive par le PW1500G a obtenu 370 commandes fermes assorties de 242 options.

Columbus Engine Center. Photo: Pratt & Whitney.

Columbus Engine Center.
Photo: Pratt & Whitney.

Bien que le lieu de la réalisation de l’entretien des PW1500G d’Air Canada n’a pas été précisé dans le communiqué du 13 juillet dernier, il est fort à parier qu’elle se fera aux installations de Pratt & Whitney à Columbus, en Georgie, à 90 miles au sud d’Atlanta, construites il y a une trentaine d’années et qui emploient environ 1100 personnes.  Selon un communiqué de presse du motoriste daté du 30 juin dernier grâce à un investissement de 65 millions de dollars américains, le Columbus Engine Center sera le premier à se voir confier l’entretien de réacteurs Pure Power : les PW1100G et PW1500G en plus de celui des moteurs civils V2500 et PW2000 et des turbines militaires F100 et F117.

Jean Poirier. Photo: LinkedIn.

Jean Poirier.
Photo: LinkedIn.

Logo Aveos.

Il est vrai comme le souligne Jean Poirier, dernier président du syndicat des travailleurs d’Aveos, qui représente maintenant les quelque 1800 ex-travailleurs québécois de l’entreprise fermée suite à sa faillite, le 19 mars 2012, que l’entretien des cellules, moteurs et accessoires des avions d’Air Canada était réalisé aux ateliers des Service techniques d’Air Canada devenus en 2008 Aveos situés aux abords des pistes de l’aéroport Montréal-Trudeau.

Mais la réalité économique joue contre l’établissement d’un centre d’entretien dédié au CSeries au Québec.

Logo Delta TechOps.

La commande d’Air Canada ne justifie pas à elle seule d’un tel investissement. Les ventes totales de la gamme du 100 places de Bombardier ne le justifie guère plus.  Delta Air Lines qui possède un immense centre de maintenance couvrant 63 acres et employant 9600 personnes à l’aéroport Hartsfield – Jackson Atlanta International Airport, TechOps, se chargera certainement de l’entretien de la cellule de ses CSeries ainsi que de celles de tiers.  Plus de 150 transporteurs aériens ont recours aux services de TechOps ce qui représente de 20 à 25% de son chiffre d’affaires. Quant à l’entretien des moteurs, la proximité des installations de Pratt & Whitney à Columbus, en Georgie poussera vraisemblablement le transporteur américain à y avoir recours.

De plus l’adoption et la sanction de la Loi C-10 par le gouvernement Trudeau, le 22 juin dernier, à la satisfaction d’Air Canada, libère le transporteur d’exigences en terme de maintien d’emplois au Canada pour l’exécution de l’entretien de sa flotte tel que contenu dans la Loi sur la participation publique au capital d’Air Canada de 1988 qui scella la privatisation du transporteur national. Ainsi ont disparu les obligations quant au nombre d’emplois au Québec, en Ontario et au Manitoba et aux types de tâches.

En cas de non adoption de cette loi, Air Canada menaçait déjà de renoncer aux centres d’excellence destinés à l’entretien du CSeries.

Logo Lufthansa Technik.

De surcroit, lors du Salon de Farnborough, le 11 juillet dernier, le chef des services techniques de Swiss, Peter Wojahn, a révélé que le géant de la maintenance Lufthansa Technik, filiale du groupe auquel appartient Swiss, songe à offrir la maintenance lourde du CSeries sur le continent européen.

Kevin Michael.

Kevin Michael.

Comme l’indique le consultant aéronautique Kevin Micheals, président d’AeroDynamics Advisory, dans le cas d’avions de ligne monocouloirs court ou moyen rayon d’action, l’entretien des moteurs représente 40% des dépenses d’entretien, la maintenance lourde de la cellule, 15%, celle des accessoires 25% et l’entretien en ligne, 20%.

Il souligna du même coup, que l’entretien des moteurs crée relativement moins d’emplois, 25% de la valeur des travaux étant les coûts de main d’œuvre, contre 50% pour la maintenance des accessoires, 70% pour celle de la cellule et 85% pour la maintenance en ligne.

Dans un tel contexte, créer des centres de maintenance de la cellule, des moteurs ou des accessoires du CSeries au Québec est hautement risqué à moins que le gouvernement provincial délie les cordons de sa bourse comme il l’a fait pour le développement du CSeries.

D’une part, il faudrait un parc de CSeries suffisant pour justifier un tel investissement qui, selon la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation du Québec, Dominique Anglade devrait accueillir au moins cent appareils par année pour devenir rentable.

D’autre part, advenant que Delta TechOps et Lufthana Technik se lancent dans l’entretien des cellules de CSeries, comment faire face à de tels mastodontes ?

Quant à l’entretien de ses moteurs, il ne serait guère aisé de concurrencer les ateliers du motoriste qui partent avec une longueur d’avance.

]]>
https://infoaeroquebec.net/editorial-des-centres-dexcellence-en-entretien-du-cseries-et-de-ses-moteurs-au-quebec-un-pari-fort-risque/feed/ 2
La ministre Dominique Anglade au CORIM. https://infoaeroquebec.net/la-ministre-dominique-anglade-au-corim/ Tue, 31 May 2016 01:52:55 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15832  

MONTRÉAL – En ce premier jour de la semaine, le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) accueillait à peine trois heures après la divulgation de la Stratégie aérospatiale du Québec, la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Ministre responsable de la Stratégie numérique devant plus de cinq cents convives.

Logo CORIM.

Parmi les invités d’honneur hormis Pierre Lemonde, Président-directeur général, Conseil des relations internationales de Montréal, Denis Coderre, Maire de Montréal, Hubert Bolduc, Président-directeur général, Montréal International et Pierre-Gabriel Côté, Président-directeur général, Investissement Québec, se trouvaient du secteur aérospatial, Suzanne Benoit, Présidente-directrice générale, Aéro Montréal, Cynthia Garneau, Présidente, Bell Helicopter Textron Canada, Gaétan Morin, Président et chef de la direction, Fonds de solidarité FTQ, Sylvain Lévesque, Vice-président, stratégie d’entreprise, Bombardier, Christiane Beaulieu, Vice-présidente, Affaires publiques et communications, Aéroports de Montréal et Jacques Comtois, Vice-président et directeur général, L-3 MAS.

Détentrice d’un Baccalauréat en génie industriel de l’École polytechnique de Montréal, elle entame sa vie professionnelle chez Proctor & Gamble avant de joindre Nortel Networks.

Forte d’un MBA de HEC Montréal, madame Anglade sera recrutée par la firme internationale de consultants McKinsey. En 2012, elle saute en politique et prends la présidence de la Coalition Avenir Québec. En septembre 2013, elle devient pdg de Montréal International.

Élue députée de la circonscription provinciale montréalaise de Saint-Henri-Saint-Anne, le 9 novembre 2015, elle accède au cabinet du gouvernement Libéral de Philippe Couillard le 28 janvier 2016 au rang de Ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et Ministre responsable de la Stratégie numérique.

Dominique Anglade 5

Dans le début de sa présentation intitulée ‘Oser #Prospérer’, la ministre Anglade rappela que son gouvernement avait atteint l’équilibre budgétaire, les exportations en 2015 avaient atteint $82 milliards, un bond de $7 milliards par rapport à l’année précédente et qu’un accroissement des investissements privés de l’ordre de 4,9% était anticipé pour l’année en cours.

Sa vision est de créer un Québec prospère, innovant et durable sur tout le territoire et à l’image des régions en se reposant sur un secteur manufacturier innovant, des exportations de biens et services et sur l’entreprenariat.

La vision de la Ministre repose sur l’innovation, le développement durable et les talents.

Aux dires de la Ministre, le manufacturier innovant qui représente 14% du PIB mais 80% des exportations. Quelques 10 000 entreprise y génèrent 450 000 emplois dans toutes les régions du Québec. Les investissements privés dans le secteur manufacturier devraient augmenter de 17,3%.

La Stratégie de l’aérospatiale dévoilée ce matin à l’École nationale d’aérotechnique (ÉNA) en compagnie du premier ministre, Philippe Couillard, comprends entre 2016 et 2021, 250 millions de dollars d’aides directes de l’état et de 260 millions sous forme de prêts et de garanties de prêts. Cette stratégie devrait générait des investissements de l’ordre de 2,8 milliards de dollars.

La Ministre rappellera brièvement que l’aérospatiale au Québec représentait plus de 40 000 emplois autour de quatre maitres d’œuvre, dix fournisseurs de premier rang et 177 sous-traitants.

‘Oser #Prospérer’ s’appuie aussi sur les exportations dont les aéronefs et les pièces représentent 13% du total appuyée par la Stratégie québécoise de l’aérospatiale, l’aluminium, 7,5% et la Stratégie québécoise de développement de l’aluminium de juin 2015, les minerais, 3,5% avec le Plan Nord et l’électricité avec la Politique énergétique d’avril 2016.

Viennent les appuyer la Stratégie maritime de juin 205 et la future Stratégie à l’exportation qui sera dévoilée à l’automne 2016.

Sur le point de l’entrepreneuriat, le gouvernement provincial veut s’attaquer au défi de la relève par un Centre de transfert d’entreprises du Québec et un allégement fiscal pour le transfert d’entreprises familiales dans les secteurs primaires et manufacturiers.

Une Stratégie québécoise de l’entreprenariat devrait suivre à l’hiver 2017.

Au chapitre de l’innovation, la Ministre a montrer le chemin en indiquant qu’il faut investir non seulement en recherche et en innovation mais aussi en commercialisation. Là encore, uns stratégie en recherche et innovation devrait être rendue publique à l’hiver 2017.

 

 

]]>
La nouvelle stratégie aérospatiale du Québec présentée à l’ÉNA par Philippe Couillard et Dominique Anglade. https://infoaeroquebec.net/la-nouvelle-strategie-aerospatiale-du-quebec-presentee-a-lena-par-philippe-couillard-et-dominique-anglade/ Mon, 30 May 2016 21:03:24 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15806 SAINT-HUBERT – La presse fut convoquée en ce lundi matin sur le coup de 9h00 à l’École nationale d’aérotechnique (ÉNA) aux abords de l’aéroport de Saint-Hubert, en banlieue sud de Montréal, pour la présentation par le Premier ministre du Québec, monsieur Philippe Couillard et la Ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, madameDominique Anglade en présence de représentants de l’industrie aérospatiale dont Suzanne Benoit, pdg d’Aéro Montréal et du directeur de l’École, Sylvain Lambert.

Vous retrouverez ci-dessous, des extraits choisis de la nouvelle politique.

Extraits des documents officiels

La stratégie se compose de 10 objectifs répartis en 4 axes : 

 

AXE 1: Renforcer et diversifier la structure de l’industrie

  1. Attirer des maîtres d’œuvre et des fournisseurs de rang 1 et 2

En vue de coordonner les efforts de prospection ayant pour but d’attirer des maîtres d’oeuvre et des fournisseurs de rang 1 et 2, le gouvernement mettra en place un groupe d’intervention tactique en aérospatiale, coordonné par le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation.

Le groupe d’intervention sera composé d’intervenants actifs dans la prospection d’investissements étrangers, notamment Investissement Québec et Montréal International. Il travaillera en partenariat avec l’industrie.

Le groupe d’intervention mettra en place les moyens nécessaires pour attirer concrètement les investissements souhaités.

Toujours afin d’attirer des maîtres d’oeuvre et des fournisseurs de rang 1 et 2, le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation réservera une enveloppe d’intervention de 150 millions de dollars sur cinq ans, dans le cadre du Fonds du développement économique. Les interventions réalisées devraient permettre d’attirer des investissements privés estimés à plus de 825 millions de dollars au cours de la même période. L’impact budgétaire de cette mesure est estimé à 57,4 millions de dollars pour la période 2016-2021.

 

Dans le cadre de la Stratégie québécoise de l’aérospatiale, le gouvernement du Québec contribuera à la promotion de l’industrie québécoise et des atouts du Québec lors des grands salons internationaux, notamment :

  • le Salon international de l’aéronautique et de l’espace Paris-Le Bourget, en France;
  • le Salon international de l’aérospatialede Farnborough, au Royaume-Uni;
  • le salon de l’Association nationale de l’aviation d’affaires, aux États-Unis.

 

Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation investira à cette fin 1,7 million de dollars au cours des cinq prochaines années

 

  1. Promouvoir et renforcer les secteurs de la sécurité et de la défense

En collaboration avec l’industrie, le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation mettra sur pied Croissance Sécurité Défense Québec, un portail Web offrant un ensemble de services aux entreprises et aux organismes souhaitant accroître leurs activités dans les domaines de la sécurité et de la défense.

 

  • Croissance Sécurité Défense Québec offrira des services d’information technique, d’accompagnement et de représentation.

 

  • Le portail présentera une cartographie des secteurs québécois de la sécurité et de la défense. Cette cartographie servira de vitrine pour mieux promouvoir les atouts du Québec, notamment à l’occasion des grands salons internationaux.

 

  • Croissance Sécurité Défense Québec informerales entreprises, notamment les PME, au sujet de la politique fédérale des retombées industrielles et technologiques. Cette information permettra aux entreprises de mieux tirer parti des contrats de défense accordés par le gouvernement du Canada.

 

  • Une coopération sera établie avec Développement économique Canada pour les régions du Québec afin de promouvoir le portail et d’en maximiser le contenu.

 

Au cours des trois prochaines années, le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation investira 600 000 $ dans le portail et les services d’accompagnement.

 

  1. Développer le secteur des drones et ses applications civiles

Avec le Centre d’excellence sur les drones d’Alma, le Québec dispose du seul emplacement consacré aux drones civils et commerciaux dans l’est du Canada. Pour tirer profit de cet atout, le gouvernement du Québec collaborera avec le Centre d’excellence sur les drones d’Alma et Transports Canada au développement d’un centre d’essai pour la préqualification de systèmes de drones, dont la mission sera la suivante :

  • contribuer à l’élaboration des réglementations du secteur et à l’introduction de nouvelles normes de qualité;
  • permettre à l’industrie de valider, en situation de fonctionnement, les équipements et les résultats de la recherche. À cette fin, le centre construira des infrastructures représentatives de la réalité.

L’investissement nécessaire pour créer un centre de préqualification de systèmes de drones est estimé à 2,5 millions de dollars. Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation financera le tiers de cet investissement, ce qui représente une contribution de 800 000 $.

 

AXE 2: Soutenir la croissance de l’industrie: appuyer les projets et investir dans la main-d’œuvre

  1. Appuyer les projets d’investissement d’envergure

Les interventions gouvernementales en faveur des projets d’investissement d’envergure seront effectuées par l’intermédiaire du Fonds du développement économique du Québec, Investissement Québec agissant à titre de mandataire du gouvernement du Québec. Certaines de ces interventions seront liées au programme ESSOR du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation. L’objectif du programme ESSOR est d’appuyer les projets d’investissement au Québec dans une perspective d’accroissement de la compétitivité, de création d’emplois et de développement durable.

 

Selon les estimations effectuées, le soutien de 210 millions de dollars réservé dans le cadre de la Stratégie aux projets d’investissement d’envergure devrait permettre la réalisation de projets d’investissement privé totalisant près de 1,2 milliard de dollars.

 

  1. Investir dans la main-d’œuvre

 

L’aérospatiale fait rêver, en raison de ses succès, de ses innovations et des défis technologiques qu’elle suscite. Il s’agit également d’un secteur créateur d’emplois de qualité et bien rémunérés.

 

Pour assurer la relève de la main-d’oeuvre nécessaire à la croissance à long terme de l’industrie, des initiatives seront soutenues ou engagées afin de sensibiliser les jeunes à l’aérospatiale et d’éveiller leur intérêt pour ce secteur d’activité. Ces initiatives se déploieront dès le primaire.

 

La Stratégie québécoise de l’aérospatiale prévoit des ressources de 600 000 $ au cours des cinq prochaines années à cette fin.

 

AXE 3: Accompagner les PME dans leur développement

  1. Favoriser le passage des PME à l’industrie 4.0

Le gouvernement du Québec apporte son soutien à une nouvelle démarche d’amélioration de la compétitivité des PME, l’approche MACH-FAB 4.0, fondée sur l’initiative MACH d’Aéro Montréal. MACH-FAB 4.0 est une mesure de parrainage et d’accompagnement sur mesure conçue à l’intention des PME. Le but est de favoriser l’implantation des technologies numériques et de la fabrication avancée au sein des PME participantes, notamment par la formation de la main-d’oeuvre appelée à utiliser les nouveaux outils numériques.

La mise en oeuvre de cette nouvelle initiative sera sous la responsabilité d’Aéro Montréal, qui collaborera à cette fin avec Sous-traitance industrielle au Québec, le Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO) et l’École de technologie supérieure.

La Stratégie québécoise de l’aérospatiale prévoit une contribution du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation de 9,5 millions de dollars sur cinq ans, à laquelle s’ajoute une contribution équivalente du secteur privé. L’initiative MACH-FAB 4.0 permettra de soutenir 50 PME du secteur de l’aérospatiale dans leur passage vers l’entreprise numérique du futur.

 

  1. Encourager les fusions et les acquisitions

Dans le cadre de la Stratégie québécoise de l’aérospatiale, le gouvernement du Québec met en place deux initiatives visant à aider les PME à réaliser les fusions et acquisitions nécessaires à leur développement.

DES EXPERTS-CONSEILS EN FUSION ET ACQUISITION

Le gouvernement assumera une partie des coûts associés aux services professionnels externes nécessaires aux processus de fusion et d’acquisition au Québec – soit ceux associés à l’embauche d’experts-conseils en fusion et acquisition.

Une somme de 2 millions de dollars est réservée à cette fin pour les cinq prochaines années, ce qui permettra d’accompagner 20 PME du secteur de l’aérospatiale dans leur processus de fusion ou d’acquisition.

UN APPUI AUX ACQUISITIONS STRATÉGIQUES À L’ÉTRANGER

Sur le plan international, le gouvernement entend aider les PME québécoises à effectuer des acquisitions stratégiques ou à établir des ententes de partenariat stratégique. De telles acquisitions ou ces partenariats constituent souvent un moyen efficace pour une PME de s’intégrer à la chaîne d’approvisionnement mondiale. Ils devront avoir pour effet de créer et de maintenir des emplois au Québec.

Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation aidera les PME qui désirent déterminer des cibles d’acquisition et négocier des partenariats stratégiques. Le Ministère prendra également en charge une partie des coûts des acquisitions, en rendant disponibles des prêts ou des garanties de prêt par l’entremise du Fonds du développement économique. À cette fin, la Stratégie québécoise de l’aérospatiale prévoit des ressources de 55 millions de dollars au cours des cinq prochaines années.

Les interventions pilotées par le Ministère permettront la réalisation de projets estimés à 130 millions de dollars. L’impact budgétaire de cette mesure est évalué à 19,8 millions de dollars pour les cinq prochaines années.

 

  1. Stimuler les exportations

Export Québec accompagnera les PME du secteur aérospatial pour promouvoir l’offre québécoise sur les marchés internationaux.

  • Export Québec organisera des missions économiques ciblées auprès de maîtres d’œuvre et de fournisseurs de premier rang non installés au Québec, en fonction des occasions d’affaires préalablement ciblées.
  • Export Québec concevra un outil de promotion des entreprises québécoises et de la capacité industrielle du Québec spécialement adapté aux caractéristiques et aux atouts des PME québécoises dans le secteur aérospatial. Cet outil de promotion visera les donneurs d’ordres non établis au Québec.

Export Québec ciblera un groupe d’attachés économiques qui, à partir des bureaux du Québecà l’étranger, approfondiront leur connaissance des entreprises du secteur ainsi que du marché de l’aérospatiale sur leurs territoires respectifs.

Ces attachés économiques établiront des relations ciblées dans les chaînes d’approvisionnement mondiales de l’aérospatiale, particulièrement aux États-Unis et en Europe. Ils auront pour mandat d’aider les PME québécoises à prendre les bonnes décisions en matière d’exportation, ainsi qu’à mettre en oeuvre leurs stratégies d’expansion sur les marchés extérieurs.

 

AXE 4: Miser sur l’innovation

  1. Stimuler le développement de nouveaux produits et procédés

Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation financera le fonctionnement des regroupements sectoriels de recherche industrielle, ainsi que leurs projets d’innovation collaborative.

Le Ministère soutiendra également les projets collaboratifs auxquels participeront plusieurs regroupements sectoriels de recherche industrielle, afin de favoriser la synergie interindustrielle. Cet appui concernera par exemple des projets faisant intervenir concurremment le secteur aérospatial et les secteurs de l’information et des communications, des matériaux avancés, de la transformation métallique et de l’aluminium.

Au cours des cinq prochaines années, le Ministère consacrera 2,5 millions de dollars à cet appui.

 

Dans le cadre de la Stratégie québécoise de l’aérospatiale, le gouvernement s’appuiera sur le projet SA2GE pour accroître la collaboration en matière d’innovation au sein du secteur.

 

  • Le gouvernement entend procéder à la mise en oeuvre de la phase 2 du projet SA2GE. Cette seconde phase représente un investissement total de 80 millions de dollars, réparti à égalité entre le gouvernement et l’industrie. Le soutien du gouvernement envers ce projet mobilisateur découle du Budget 2015-2016 et du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques, financé par le Fonds vert.

 

  • À partir de 2018-2019, des appels de projets annuels assureront la poursuite du projet SA2GE. Ces appels s’adresseront principalement aux maîtres d’oeuvre et aux fournisseurs investissant en innovation, et ils mobiliseront les PME, les universités et les centres de recherche du

Québec.

 

Ainsi, au cours des cinq prochaines années, le gouvernement investira 65 millions de dollars afin de financer la seconde phase du projet mobilisateur SA2GE et les appels de projets qui suivront à partir de 2018-2019. L’investissement du secteur privé sera équivalent, ce qui permettra de consacrer 130 millions de dollars d’ici 2020-2021 au projet de l’avion plus écologique

 

 

  1. Faire croître l’innovation au sein des PME

La Stratégie québécoise de l’aérospatiale prévoit que le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation consacrera 8,2 millions de dollars au cours des cinq prochaines années au financement de projets de démonstration technologique répondant aux besoins des PME. Cet appui devrait soutenir des investissements de près de 16 millions de dollars.

 

Le gouvernement souhaite également inciter les PME du secteur de l’aérospatiale à participer à des projets d’innovation collaborative sur le plan international.

 

Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation entend appuyer la réalisation de projets internationaux de recherche et d’innovation réalisés conjointement par des acteurs des milieux de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’industrie. Il entend aussi encourager les partenariats de haut niveau en recherche industrielle en soutenant les initiatives internationales stratégiques.

 

Dans le cadre de la Stratégie québécoise de l’aérospatiale, une enveloppe budgétaire de 2,5 millions de dollars sera consacrée à la participation des PME aérospatiales au réseau d’innovation mondial, au cours d’une période de cinq ans.

 

Source :  https://www.economie.gouv.qc.ca/objectifs/informer/par-secteur-dactivite/aerospatiale/page/strategies-21620/?no_cache=1&tx_igaffichagepages_pi1%5Bmode%5D=single&tx_igaffichagepages_pi1%5BbackPid%5D=148

]]>
510 millions de dollars pour l’industrie de l’aérospatiale – « Notre gouvernement démontre son engagement envers une industrie moderne et compétitive qui fait la fierté des Québécoises et des Québécois » – Philippe Couillard. https://infoaeroquebec.net/510-millions-de-dollars-pour-lindustrie-de-laerospatiale-notre-gouvernement-demontre-son-engagement-envers-une-industrie-moderne-et-competitive-qui-fait-la-fierte-des-quebecoises-et-des-q/ Mon, 30 May 2016 19:26:15 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15795  

MONTRÉAL, le 30 mai 2016 /CNW Telbec/ – Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, accompagné de la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade, a rendu publique aujourd’hui la Stratégie québécoise de l’aérospatiale 2016-2026. Le Gouvernement du Québec prévoit des interventions de 510 millions de dollars pour soutenir l’industrie de l’aérospatiale pour les cinq premières années de sa mise en œuvre. Celles-ci devraient générer des investissements de 2,8 milliards de dollars.

« L’industrie aérospatiale est une force économique pour le Québec. Composées d’intégrateurs, d’équipementiers, de fournisseurs et de maîtres d’œuvre, plus de 200 entreprises québécoises se démarquent à l’échelle mondiale et emploient plus de 40 000 personnes au Québec. Cette stratégie propose des moyens concrets qui répondent aux préoccupations soulevées et offre des outils efficaces aux acteurs de l’industrie afin qu’ils continuent à se démarquer sur la scène mondiale. Notre priorité est et demeurera d’encourager et de soutenir la réalisation d’initiatives innovantes », a conclu le premier ministre.

Pour poursuivre sa croissance, l’industrie aérospatiale doit continuer d’assurer le développement de sa main-d’œuvre, prendre le virage vers l’industrie 4.0 et innover davantage pour développer de nouveaux produits et procédés. Afin d’aider l’ensemble des intervenants à relever ces défis, quatre grands axes, desquels dix objectifs et une trentaine d’initiatives ont été définis :

  1. Renforcer et diversifier la structure de l’industrie;
  2. Soutenir la croissance de l’industrie en appuyant les projets et en investissant dans la main-d’œuvre;
  3. Accompagner les PME dans leur développement;
  4. Miser sur l’innovation.

« Pour tirer pleinement profit des occasions d’affaires à venir, le Québec doit suivre les grandes tendances mondiales et considérer les enjeux qu’elles soulèvent, en particulier sur le plan de l’innovation et de la main-d’œuvre. En adoptant cette stratégie, notre gouvernement veut faire de l’aérospatiale l’une des industries les plus innovantes, concurrentielles et diversifiées du monde. Elle a été élaborée avec l’objectif de réinventer l’horizon et de donner une impulsion au secteur afin d’assurer sa prospérité à long terme », a affirmé la ministre Dominique Anglade.

En vue d’élaborer la nouvelle stratégie gouvernementale, rappelons que des consultations ont eu lieu auprès de 35 organisations, dont des entreprises, des organismes, des établissements d’enseignement, un centre collégial de transfert de technologie ainsi que des syndicats. Cet exercice a permis de recueillir plus de 150 propositions, qui ont été analysées et synthétisées, puis validées par l’industrie le 7 mars dernier lors du Rendez-vous de l’aérospatiale, réunissant une soixantaine d’acteurs clés.

L’industrie de l’aérospatiale du Québec compte près de 190 entreprises et plus de 40 000 travailleurs. En 2015, les ventes annuelles au sein du secteur s’élevaient à 15,5 milliards de dollars. Par ailleurs, plus de 80 % de la production québécoise est exportée, et environ 70 % des activités canadiennes de recherche et développement dans ce domaine sont réalisées au Québec. Soulignons que, dans le cadre de sa stratégie précédente, le Gouvernement du Québec a attribué, de 2006 à 2016, plus de 700 millions de dollars pour soutenir des projets d’entreprises, dont les investissements totaux ont atteint 5,7 milliards de dollars. Pour cette nouvelle stratégie, le Gouvernement du Québec prévoit un engagement budgétaire de 250 millions de dollars pour les cinq premières années de sa mise en œuvre.

Pour consulter la Stratégie québécoise de l’aérospatiale 2016-2026, visitez le www.economie.gouv.qc.ca/aerospatiale.

Pour recevoir en temps réel les communiqués de presse du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, inscrivez-vous au fil RSS approprié au www.economie.gouv.qc.ca/rss.

 

SOURCE Cabinet de la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation

Renseignements : Sources : Joçanne Prévost, Conseillère aux communications, Cabinet du premier ministre du Québec, Tél. : 418 643-5321 ; Jolyane Pronovost, Attachée de presse, Cabinet de la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégique numérique, Tél. : 418 691-5650 ; Information : Jean-Pierre D’Auteuil, Responsable des relations médias, Direction des communications, Ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Tél. : 418 691-5698, poste 4868, Cell. : 418 559-0710

]]>
Assembler finalement le Bell 505 Jet Ranger X à Mirabel, une décision logique. https://infoaeroquebec.net/assembler-finalement-le-bell-505-jet-ranger-x-a-mirabel-une-decision-logique/ Sat, 21 May 2016 05:39:25 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15705  

MONTRÉAL – L’annonce de la délocalisation de la chaîne de montage du monomoteur de cinq places Bell 505 Jet Ranger X, qui d’ailleurs, n’avait encore livré aucun appareil, de l’aéroport régionale de Lafayette en Louisiane à Mirabel au Québec, corrige, en quelque sorte, un certain manque de logique de la décision initiale.

Je ne serai pas assez cynique pour affirmer que les subventions et avantages fiscaux étalés par Québec et Ottawa depuis la première rencontre entre Mitch Snyder, président de Bell Helicopter Textron, et Dominique Anglade, ministre de l’Économie, de la science et de l’innovation, au début d’avril de cette année, ont finalement dépassé ceux de la Louisiane et du comté de Lafayette.  Mais je ferai sans vergogne.

Mais, finalement était-il logique d’aller monter de toutes pièces une chaîne d’assemblage en Louisiane destinée à la construction d’un modèle d’hélicoptère visant au remplacement d’un dont l’assemblage se réalisait déjà à Mirabel, le Bell 206B JetRanger?  À plus forte raison alors qu’une bonne partie de la conception du Bell 505 Jet Ranger X et que la totalité des tests en vol et de la campagne en vue de la certification se réalisaient à Mirabel.

Logo Bell Helicopter

Cette annonce accueillie par des applaudissements soutenus et des cris de joie stridents des employés des installations de Mirabel assure l’avenir de ces dernières en dépit des propos peu pensés pour ne pas dire sensationnalistes de certains analystes en avril dernier lors de la divulgation des dernières mises à pieds qui entrevoyaient déjà une fermeture prochaine.

Déjà en mars dernier, Mitch Snyder, président de Bell Helicopter Textron depuis octobre 2015, annonçait en plein HAI Heli Expo, la grande messe internationale de l’hélicoptère qui se tenait cette année pour la toute première occasion à Louisville, au Kentucky, que le successeur du Bell 412 serait produit à Mirabel.

Néanmoins, belle et bien la pérennité des installations de Mirabel est confortée mais elles se voient du même coup confiner dans leur mandat de production d’hélicoptères mono et biturbines léger et moyen du constructeur texan. La production des plus gros modèles civils sera assurée par l’usine d’Amarillo

La production du SuperMidSize Bell 525 Relentless lancé lors de l’édition 2012 du salon HAI Heli Expo, premier modèle cinq pales et plus gros hélicoptère civil jamais proposé par le constructeur de Fort Worth demeurera très certainement à Amarillo, au Texas, alors que Bell Helicopter étend sa gamme vers le haut.  Cet hélicoptère de 9 tonnes accueillant jusqu’à 19 passagers, ayant effectué son vol inaugural le 1er juillet 2015, devrait entrer en service en 2017. Les commerciaux de Bell Helicopter présentent le Model 525 non pas en tant que le concurrent de l’Airbus H175 mais comme celui de l’Airbus H225 Super Puma et comparent leur machine au Sikorsky S-92, la référence sur les plates-formes pétrolières Offshore. De plus le ralentissement de la production du convertible militaire V-22 passée de 36 à 24 par année a libéré de l’espace aux installations d’Amarillo, permettant ainsi l’installation de la chaîne de montage du Bell 525.

Pour Bell Helicopter, il aurait été plus logique de ramener des activités comme le câblage qui ont été délocalisées de Mirabel vers les installations mexicaines de Textron afin de profiter de salaires et d’avantages sociaux bien moins coûteux ainsi certainement de subventions et d’aides à la formation du personnel.

 

]]>
Le tout nouveau Bell 505 JetRanger X sera assemblé à Mirabel au Québec et non plus en Louisiane. https://infoaeroquebec.net/le-tout-nouveau-bell-505-jetranger-x-sera-assemble-a-mirabel-au-quebec-et-non-plus-en-louisiane/ Fri, 20 May 2016 05:37:30 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15700 MIRABEL – Le service de presse de la ministre de l’économie du Québec, Dominique Anglade avait convoqué la presse pour ce jeudi 14h30 aux installations de Bell Helicopter Textron Canada à Saint-Janvier de Mirabel au nord de Montréal sur le coup de 14h30.

Dans le hall de livraison de l’usine québécoise de l’hélicoptériste texan, furent réunis tous les employés et sur l’estrade avec pour fonds, un des trois prototypes du tout nouveau Bell 505 Jet Ranger X, se trouvaient Mitch Snyder, président de Bell Helicopter Textron, Cynthia Garneau, présidente de Bell Helicopter Textron Canada, Dominique Anglade, ministre de l’Économie, de la science et de l’innovation et ministre responsable de la stratégie numérique du Québec flanquée de Christine Saint-Pierre, ministre des relations internationales du Québec et ministre responsable de la région des Laurentides. Parmi les invités d’honneur, se comptaient madame Suzanne Benoit, pdg d’Aéro Montréal, Hubert Bolduc, pdg de Montréal International et John Maris, président du conseil d’administration de l’Association des industries aérospatiales du Canada (AIAC).

Lancement du Bell 505 JetRanger X par John Garrison. Photo: Philippe Cauchi.

Lancement du Bell 505 JetRanger X par John Garrison.
Photo: Philippe Cauchi.

Mitch Snyder, à la tête de Bell Helicopter Textron depuis octobre 2015 annonça le transfert immédiat de Lafayette, en Louisiane à Mirabel, au Québec, de la ligne d’assemblage et du centre de livraison du monoturbine léger de cinq places, Bell 505 Jet Ranger X, lancé en grandes pompes à HAI Heli Expo 2014 à Anaheim, en Californie, le 25 février 2014 par son prédécesseur, John Garrison. Son premier vol est survenu le 11 novembre 2014 aux installations de Mirabel. Après l’arrêt de production en 2010 du Bell 206B construit à plus de 8400 exemplaires depuis 1967 et devant le succès du monomoteur à turbine R66 de la californienne Robinson Helicopter, lancé en 2007 lors d’HAI Heli Expo à Orlando, en Floride, la direction de Bell Helicopter décida de revenir sur le marché d’entrée de gamme avec le Bell 505. À ce jour, Bell Helicopter a engrangé 380 lettres d’intention (Letter of Intention LOI) pour son nouveau monoturbine.

L’usine d’assemblage de Lafayette, de 82 000 pieds carrés, établie sur des installations louées auprès de l’aéroport régional de Lafayette, a été construite expressément pour l’assemblage du Bell 505 et inaugurée en août dernier.  L’hélicoptériste texan y avait promis un investissement de 11,4 millions de dollars américains.  Aucun Bell 505 n’y a été encore assemblé en dépit de l’installation de tout l’outillage dont le déménagement vers Mirabel commencera, aux dires de monsieur Snyder, ce vendredi.

NorthropGrumman MQ-8C. Photo: NorthropGrumman.

NorthropGrumman MQ-8C Fire Scout.
Photo: NorthropGrumman.

Interrogé sur l’avenir de l’usine de Lafayette, le président de Bell Helicopter Textron resta évasif.  Toutefois, ce fut par la voie d’un communiqué émis presque en même temps par la maison-mère à Fort Worth, au Texas, que la réponse viendra.  Elle héritera de tâches exécutées jusqu’à présent à Amarillo, au Texas et à Ozark, en Alabama, portant sur la fabrication de sous-ensembles de la cabine du biturbine de 19 places Bell 525 en cours de certification, construit à Amarillo et sur des travaux de modifications du drone NorthropGrumman MQ-8C Fire Scout construit à partir du biturbine léger Bell 407 assemblé à Mirabel. Premier hélicoptère de Bell Helicopter à rotor principal à cinq pales et muni de commandes de vol électriques et de la suite avionique Garmin 5000H, le Bell 525 a effectué son vol inaugural le 1er juillet 2015. Depuis un second prototype a joint le programme de vols d’essai qui devrait mener à une certification en 2017.

Vol inaugural du Bell 505 Jet Ranger X. Photo: Bell Helicopter Textron.

Vol inaugural du Bell 505 Jet Ranger X.
Photo: Bell Helicopter Textron.

Le Bell 505 dont les trois prototypes ont été construits à Mirabel, est le premier modèle de l’hélicoptériste texan propulsé par une turbine non-américaine soit une Turbomeca Arrius 2R.  La certification du monomoteur par Transport Canada est attendue dans les semaines à venir.

Mitch Snyder souligna que ‘The relocation of these programmes will enable the Company to optimise its manufacturing footprint across multiple sites, while maximising the core capabilities of each facility’.  Il conclut, au grand plaisir de l’auditoire que ‘Mirabel is a vital part of Bell Helicopter’s long-term growth strategy and this move confirms our commitment to our Mirabel workforce and infrastructure’

Ce fut ensuite au tour de Dominique Anglade de prendre le podium qui confirma que la délocalisation de la chaine d’assemblage du Bell 505 de Louisiane vers le Québec découlait de la modification des conditions du prêt de 56 millions de dollars consentis à Bell Helicopter Textron Canada.  Elle permettra de consolider les quelques 950 emplois actuels et d’en créer une centaine de nouveau.

Vol inaugural du Bell 525 Relentless. Photo: Bell Helicopter.

Vol inaugural du Bell 525 Relentless.
Photo: Bell Helicopter.

La Ministre déclara que le prochain modèle de Bell sera construit à Mirabel ce qui, en soit, n’est pas une nouvelle car lors du dernier HAI Heli Expo en mars dernier à Louisville, au Kentucky, Mitch Snyder avait annoncé que le successeur du Bell 412, assemblé au Québec depuis les années 1990, le sera lui aussi. Par cette entente, la production de pièces en composite destinées au Bell 505, 429 et 525 sera ramenée de sous-traitants vers l’usine de Mirabel.

À ses dires, cette entente a découlé d’une première rencontre entre le président de Bell Helicopter Textron et la Ministre qui aurait lieu il y a six semaines, au début du mois d’avril 2016.

Dominique Anglade et Mitch Snyder devant un des trois prototypes du Bell 505 Jet Ranger X. Photo: Philippe Cauchi.

Dominique Anglade et Mitch Snyder devant un des trois prototypes du Bell 505 Jet Ranger X.
Photo: Philippe Cauchi.

Madame Anglade conclut avec un ‘Longue vie à Bell à Mirabel’ qui souleva les cris et les applaudissements de l’auditoire

Par le biais de la vidéoconférence, le Ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique fédéral canadien s’adressa à l’assemblée.

Établi à Mirabel en 1984, Bell Helicopter Textron a livré son premier appareil en 1986, une Bell 206B. Au milieu des années 1990, face au marasme du marché civil, l’hélicoptériste texan concentrait toute sa production civile à Mirabel.

Depuis 2014, les effectifs de Bell Helicopter à Mirabel sont passés de 2000 employés à environ 950.

En février dernier, Bell Helicopter annonçait 200 licenciements suivi en avril de 60 additionnels.

En 2014, Bell Helicopter Textron procédait à l’élimination de 1100 postes dont près de 300 à ses installations de Mirabel suite à un fort repli du marché civil de voilures tournantes fortement affecté par la faiblesse des secteurs de l’exploitation pétrolière offshore et de la prospection minière.

Bell Model 412EPI. Photo: Bell Helicopters.

Bell Model 412EPI.
Photo: Bell Helicopters.

Les modèles Bell 206L4, 407GXP, 429, 429WLG, 412EP et 412EPI sont actuellement assemblés à Mirabel. Selon Flightglobal, le carnet de commandes de Bell Helicopter Textron Mirabel s’établirait à 339, dominé par le Bell 407 avec 253 commandes.

 

]]>
Une semaine bien chargée avec le 10ième anniversaire d’Aéro Montréal mais pas seulement. https://infoaeroquebec.net/une-semaine-bien-chargee-avec-le-10ieme-anniversaire-daero-montreal-mais-pas-seulement/ Sun, 24 Apr 2016 04:38:37 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15398 MONTRÉAL – Point de vue aéronautique, la semaine du 25 avril 2016 sera bien occupée à Montréal.

En effet, elle marquera le 10ième anniversaire de la fondation d’Aéro Montréal.

Lundi et mardi se tiendra au Palais des Congrès de Montréal la cinquième édition du Forum Innovation Aerospatiale dont la première édition remonte à 2008.

Logo Forum Innovation Aérospatiale 2016

Le Forum de cette année tâchera de voguer sur le succès de la quatrième édition du Forum Innovation Aérospatiale tenue en décembre 2013, au même endroit, qui attira 1200 participants provenant de plus de 15 pays ainsi que plus de 200 conférenciers de réputation mondiale. L’évènement regroupera l’ensemble des acteurs de l’aérospatiale mondiale et leurs fournisseurs afin d’échanger sur les meilleures pratiques en innovation développées par l’industrie, et générer des occasions d’affaires entre l’ensemble des participants.

Los objectifs du Forum Innovation Aérospatiale sont de :

Confirmer le rôle de Montréal comme un des centres d’expertise reconnus de l’aérospatiale         mondiale ;

Présenter les principales avancées technologiques de l’aérospatiale mondiale ;

Stimuler l’innovation aérospatiale à Montréal grâce au partage des enjeux stratégiques et des meilleures pratiques et tactiques reliées à la gestion de la chaîne d’innovation aérospatiale ;

Susciter des occasions d’affaires en matière de technologie aérospatiale ;

Renforcer les liens entre les leaders de l’aérospatiale mondiale et l’ensemble de l’industrie aérospatiale de Montréal ;

Mobiliser les principaux acteurs du milieu autour de stratégies communes d’innovation ;

Encourager les partenariats entre les différentes organisations.

Parmi les près de 50 conférenciers, notons :

Alain Bellemare, PDG de Bombardier

Charles Bouchard, président de Lockheed Martin Canada

Dr. Alan Epstein, vice président, technologie et environnement, Pratt & Whitney

Steve Dyer, vice-président, ingénierie, Bell Helicopter Textron

Lieutenant-général Michael Hood, Commandant, Aviation royale canadienne

Dr. Naveed Hussain, Vice-President, Aeromechanics Technology, Boeing Research & Technology,   The Boeing Company

Fassi Kafyeke, directeur principal, technologies stratégique et conception avancée, ingénierie de développement des produits aéronautiques, Bombardier Aéronautique

John Maris, président, Marinvent

Hany Moustapha, Ph.D., professeur et directeur, AÉRO ÉTS, École de technologie supérieure (ÉTS)

Robert A. Pearce, Deputy Associate Administrator for Strategy, NASA Aeronautics Research Mission Directorate

Dr. Daniel Schumacher, Director of the Science and Technology Directorate, NASA/MSFC

Logo 8e Forum de la recherche.

Toujours au Palais des Congrès de Montréal, le 8ième Forum de la recherche organisé par le Consortium de recherche et d’innovation en aérospatiale au Québec (CRIAQ) en collaboration avec le Consortium en aérospatiale pour la recherche et l’innovation au Canada (CARIC), se tiendra le mercredi, rassemblant toute la communauté de l’aérospatiale dans le processus d’innovation ouverte. Leaders de l’industrie aérospatiale et chercheurs affiliés aux universités et aux centres de recherche provenant du Canada et des quatre coins du globe prendront part à cette occasion exceptionnelle d’interactions dans l’objectif d’éclore des projets collaboratifs de recherche et développement.

Afin de stimuler la recherche compétitive, le Forum de la recherche fait appel aux joueurs industriels pour dynamiser la conversation en soumettant des idées de projet.

Les ateliers de prospective de recherche se dérouleront durant la journée autour des thèmes suivants :

Aéronautique électrique

Aéronautique et technologies de l’information

Recherche et développement spatiales

Systèmes manufacturiers intelligents

Fabrication, structures et matériaux avancés

La cloture du Form de la recherche du CRIAQ sera l’occasion de la remise des Prix d’excellence.

Logo MRO Canada 2016.

Jeudi, ce sera au tour de MRO Canada 2016 d’occuper le Palais des Congrès de Montréal. Les ateliers et présentations porteront sur la MRO (Maintenance, Repair and Operations) ou en français ERO (Entretien, réparation et opération) d’aéronefs civils et militaires.  Soulignons la présence de Kevin Michaels, vice-président, ICF International, consultant et expert de renommée internationale et chroniqueur au magazine Aviation Week & Space Technology dont l’allocution sera intitulée ‘The MRO Market and Trends’.

Kevin Michaels. Photo: ICF.

Kevin Michaels.
Photo: ICF.

Plusieurs ateliers et présentations seront offerts dont lors du dîner celle de Dominique Dallaire d’HérouxDevtek intitulée ‘HerouxDevtek’s Success Story or How the MRO Market Contributed to the Company’s Transformation’.

Dominique Dallaire d'HerouxDevtek

Dominique Dallaire d’HerouxDevtek

Enfin vendredi, toujours au Palais des Congrès de Montréal, la semaine de l’aérospatiale se conclura avec la tenue d’Aéro Talents 2016 organisée par Aéro Montréal, en collaboration avec le Comité sectoriel de main-d’œuvre en aérospatiale (CAMAQ) et Emploi Québec. Aéro Talents PME 2016 sera un événement majeur pour outiller les PME dans leur compréhension de l’offre de formation, des stages en entreprise et du financement du développement des ressources humaines. Cet événement va rassembler 150 participants, dont des responsables de ressources humaines et de formation dans les PME, des représentants du monde de l’enseignement et des partenaires gouvernementaux.

Sont à noter les allocutions de Dominique Anglade, ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre de la Stratégie numérique du Québec et Kevin Smith, vice-président, ressources humaines et communications, Pratt & Whitney Canada, président du Chantier Relève et main-d’œuvre d’Aéro Montréal et président d’honneur d’AéroTalents 2016.
Avec l’aide des acteurs du milieu, trois cliniques seront proposées de manière à offrir aux entreprises des outils et un accompagnement tangibles et concrets :

Clinique sur l’organisation des stages, incluant les possibilités d’alternance travail-études pour les PME;

Clinique sur l’offre de formations accessibles aux PME;

Clinique sur le financement de la formation et sur le développement des ressources humaines disponibles aux PME.
Aéro Talents PME 2016 sera axé sur la pratique des PME et visera à doter celles-ci d’informations utiles et d’outils d’aide à la décision leur permettant de naviguer dans l’offre des ressources disponibles pour le développement de leur capital humain. Chacun des participants recevra le Guide pratique Aéro Talents PME 2016 comprenant en condensé des informations et les ressources pertinentes ainsi qu’un accès au Portail de ressources Aéro Talents PME 2016 regroupant toutes les informations utiles aux PME :

Quelles sont les aides disponibles ?

Comment faire ?

Quelles sont les meilleures pratiques ?

Quels sont les avantages ?

Quelles sont les références utiles (écoles, programmes, autres) ?

Logo Bombardier incurvé

À quarante kilomètres de la, toujours vendredi se tiendra aux installations de Bombardier Aéronautique à Mirabel au nord de Montréal, l’assemblée annuelle des actionnaires de Bombardier.

Jusqu’à la semaine dernière, tous les espoirs étaient encore permis quant à une annonce, par le gouvernement fédéral canadien du Libéral Justin Trudeau, la veille ou le matin même de l’assemblée annuelle des actionnaires de Bombardier, de l’octroi à Bombardier Aéronautique du milliard de dollars si attendu, considéré, il y a encore peu, comme la clef du salut de l’avionneur québécois et de son CSeries.

Installations de Bombardier Aéronautique à Mirabel.

Installations de Bombardier Aéronautique à Mirabel.

]]>