CF-18 – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Tue, 30 Jun 2020 01:22:42 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.20 Pas facile finalement pour le gouvernement Trudeau d’écarter le F-35. https://infoaeroquebec.net/pas-facile-finalement-pour-le-gouvernement-trudeau-decarter-le-f-35/ Mon, 04 Feb 2019 04:44:23 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=28204 MONTRÉAL – Nombre de mots : 1183 – Temps de lecture : 7 minutes.

Dans un article de Lee Berthiaume de la Presse Canadienne, du 23 janvier 2019, nous apprenions que le gouvernement du Canada n’aurait nullement l’intention de se retirer du programme du chasseur de cinquième génération Joint Strike Fighter (JSF) LockheedMartin F-35 Lightning II.

L’article nous apprend ainsi que le Canada devrait bientôt payer des dizaines de millions de dollars pour le développement futur de l’avion de chasse F-35 alors même que le gouvernement fédéral devrait lancer un appel d’offres pour le remplacement de ses vieux McDonnell Douglas F-18 Hornet livrés entre 1982 et 1988.  Mais surtout trois ans et demi après que le candidat au poste de premier ministre, le Libéral Justin Trudeau, aussi avide du pouvoir que la machine de son parti, avait fait du F-35 son bouc-émissaire de campagne et de la légalisation du cannabis, sa principale promesse électorale.

Qui pourrait oublier le spectacle qu’a donné le candidat Trudeau sur le dos du F-35 sur lequel le gouvernement du Conservateur Stephen Harper, alors au pouvoir, avait porté son choix avec l’achat de 65 exemplaires.

Ainsi le dimanche 20 septembre 2015, 50ièmejour de la campagne, le Parti Libéral du Canada par la voix de son chef et candidat au poste de premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a sorti de son chapeau le dossier du F-35 et du remplacement des CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne.Entouré de partisans libéraux, monsieur Trudeau lors d’une activité partisane au Musée canadien de l’immigration situé à la jetée 21 du port d’Halifax en Nouvelle-Écosse déclara sans équivoque à défaut d’arguments valables: ‘We will not buy the F-35 fighter jet’.

Un CF-18 volant en formation au-dessus d’Hawaii. Photo: U.S. Navy.

Il propose alors de remplacer les McDonnell Douglas CF-18 Hornet entrés en service en 1983 par des aéronefs plus abordables que le Lockheed Martin F-35 Lightning II qu’il n’identifie nullement.

Volte-face bien Libérale,Patrick Finn, sous-ministre adjoint aux matériels au Ministère de la Défense nationale et responsable de l’approvisionnement militaire, a indiqué que le Canada n’envisageait nullement de se retirer du groupe des neuf partenaires du programme F-35 avant la l’annonce du choix du remplaçant des F-18 de l’Aviation royale canadienne.

Aussi étrange que cela puisse paraître pour un gouvernement qui voulait rayer le F-35 de sa liste de candidats, le Canada demeure un partenaire du Joint Strike Fighter aux côtés des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Italie, des Pays-Bas, de la Turquie, de l’Australie, de la Norvège et du Danemark.

Nous sommes loin des esclandres électoraux du fils Trudeau contre l’avion de combat américain. Le candidat Libéral a passé sa campagne à dire tout ce que l’électorat anti-Harper voulait entendre sachant très bien qu’une fois élu, les choses seraient différentes. Parmi les promesses à l’emporte-pièce figurèrent naturellement, celle de ne pas équiper le Canada du F-35. En fait, l’une des seules promesses tenues par Trudeau fut la légalisation de la marijuana, chose dont le pays aurait pu se passer.

Boeing F/A-18E Super Hornet. Photo: U.S. Marine Corps.

Eurofighter Typhoon.
Photo: Airbus.

Saab Gripen E.
Photo: Saab Aircarft.

Quoiqu’il en soit, jusqu’à présent, le F-35 figure parmi les quatre aéronefs, aux côtés du Boeing F-18E/F Super Hornet, de l’Airbus Eurofighter Typhoon et du Saab Gripen E, qui devraient être évalués.

Il est vraiment qu’il est alléchant pour le gouvernement canadien et l’industrie aérospatiale canadienne de participer à un programme qui mènera à la construction de plus de 4000 appareils de très haute technologie. En 2018, 91 F-35 ont été livrés, 130 le devraient bientôt en 2019 et dès 2023 plus de 160 annuellement.  À titre de comparaison, le Typhoon dont le vol inaugural remonte à 1994 et dont quelques 550 exemplaires ont été livrés, devrait péniblement dépasser le cap des 600 livraisons avant la fin de sa production.

F-35 Facts and figures 2019. Photo: LockheedMartin.

Comme l’indiqua si bien monsieur Flynn, les entreprises canadiennes ont déjà bénéficié de contrats totalisants $1,25 milliard alors que la montée en puissance de la production en série du F-35 vient juste de s’amorcer. Au cours des vingt dernières années, le Canada a investi un peu plus de $500 millions dans le programme.

Encore une autre virevolte de la part des Libéraux, l’histoire nous y a habitué.

Quel contraste avec les propos tenus par Justin Trudeau lors de la campagne électorale fédérale de 2015 alors qu’il jouait à fonds le fait de promettre aux électeurs ce qu’ils voulaient.  D’ailleurs, au fil du temps, les Libéraux fédéraux nous ont habitués à ce genre de manœuvre électoraliste.

Rappelons-nous qu’à la suite à l’élection en 1993 du maître à penser de Justin Trudeau, Jean Chrétien, ce dernier avait annulé, dès sa prise du pouvoir, le contrat passé en 1990 par le gouvernement conservateur de Brian Mulroney pour l’achat d’hélicoptères GKN Westland EH-101 qualifiés de façon opportuniste par le chef Libéral de ‘Cadillac’. Son annulation coûta pour ce dédit aux contribuables canadiens la bagatelle somme de 478 millions de dollars de l’époque, ce qui n’empêcha pas le même gouvernement Libéral d’acquérir en 1998, 15 Cormorant, essentiellement des EH-101 rebaptisés et livrés entre 2001et 2003.

Sous le régime Conservateur de Stephen Harper, trois programmes d’acquisition de matériel aéronautique militaire ont été menés à bien, en douceur et dans le respect des budgets et des dates de livraison : ceux des quadriréactés de transport stratégique Boeing C-17 Globemaster III, des hélicoptères lourds Boeing CH-47F Chinook et des quadriturbopropulsés de transport tactiques Lockheed Martin C-130J Hercules.

Faut-il se souvenir que le F-35 a été sélectionné également par l’US Air Force, l’US Navy et l’US Marine Corps, mais aussi par le Royaume-Uni, l’Australie, la Turquie, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, la Corée du Sud et la Belgique.

Mais encore plus significative reste la sélection du F-35 par deux forces aériennes des plus sélectives et rigoureuses au monde dans leur processus d’acquisition de matériel militaire, Heyl Ha’Avir, l’armée de l’air d’Israël et les Japan Self Defence Forces avec des commandes totales de 105 F-35A et de 42 F-35B, faisant du Japon, le plus important client international du F-35.

Lockheed Martin F-35I Adir.
Photo: IAF.

Justin Trudeau et son gouvernement reviendront-ils finalement à la raison en optant pour le F-35 pour le remplacement des F-18 de l’Aviation royale canadienne.  Si cela se concrétisait,  il pourra toujours prétexter que depuis ses déclarations bien calculées de la campagne de 2015, le F-35 a muri et gagné ses lettres de noblesse.

En date d’aujourd’hui, plus de 360 F-35 ont été livrés qui ont accumulé plus de 177 000 heures de vol à partir de 16 bases aériennes dans le monde alors que 760 pilotes et 6900 mécaniciens sont qualifiés sur ce chasseur-bombardier de cinquième génération. De plus, le coût unitaire actuel du F-35A est passé à 89,2 millions de dollars américains, une réduction de 60% alors que LockheedMartin vise un coût unitaire de 80 millions de dollars d’ici 2020.

Il faut dire que d’ici l’annonce du nom du successeur des F-18 Hornet des Forces armées canadiennes, les prochaines élections fédérales auront eu lieu.

De deux choses l’une.  Réélu, Trudeau pourra alors opter pour le F-35 sans problème, il aura atteint son but se faire réélire ou chassé du pouvoir, les Conservateurs pourront reprendre alors ce que Stephen Harper avait commencé en passant commande du F-35.

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FWSAR-ARSVF : Ottawa aurait choisi l’Airbus C-295W. https://infoaeroquebec.net/fwsar-arsvf-ottawa-aurait-choisi-lairbus-c-295w/ Thu, 08 Dec 2016 05:14:29 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18746  

MONTRÉAL – Selon le journaliste spécialisé dans les questions de défense David Pugliese dans un article publié dans l’Ottawa Citizen et de Defense News, Ottawa aurait porté son choix sur le turbopropulsé Airbus C-295W au détriment de l’Alenia C-27J Spartan et du biréacté Embraer KC-390 dans le cadre de l’appel d’offres portant sur les aéronefs de recherche et de sauvetage à voilure fixe (ARSVF) ou Fixed-Wing SEarc & Rescue Aircraft (FWSAR) de l’Aviation royale canadienne.

D’ailleurs, le ministère de la défense du Canada a convoqué les membres de la presse à 8h00, le jeudi 8 décembre 2016 à la base CFB Trenton, en Ontario.  La présence des ministres Harjit Sajjan et Judy Foote, respectivement de la Défense et des Services publics et de l’Approvisionnement est annoncée

Alenia C-27J Spartan. Photo: Leonardo.

Alenia C-27J Spartan.
Photo: Leonardo.

Embraer KC-390 Canada FWSAR. Photo: Embraer.

Embraer KC-390 Canada FWSAR.
Photo: Embraer.

Le 31 mars 2016, après plus de dix ans de tergiversations, le gouvernement canadien émettait une demande de propositions (Request For Proposal ou RFP) pour l’achat de 18 appareils au coût de 3,1 milliards de dollars canadiens dans le cadre du Projet de remplacement des aéronefs de recherche et de sauvetage à voilure fixe (ARSVF) ou Fixed-Wing Search and Rescue Aircraft Replacement (FWSAR).

Les propositions devaient être remises le 11 janvier 2016 à 14h00.

Les aéronefs choisis replaceront une flotte d’aéronefs en service depuis plus de cinquante ans composée de six De Havilland CC-115 Buffalo basés à Comox, en Colombie Britannique, et quatorze Lockheed CC-130H Hercules basés à Winnipeg, au Manitoba (5), Trenton, en Ontario (5) et Greenwood, en Nouvelle Écosse (4).

Pour mémoire, rappelons-nous que le processus de remplacement des avions de recherche et sauvetage s’amorça en 2002 et fut considéré comme une ‘haute priorité’ par le gouvernement de l’époque, celui du Libéral Jean Chrétien. Le budget fédéral de 2004 prévoyait alors une enveloppe de 1,4 milliard de dollars pour quinze appareils dont la livraison débuterait en 2006.

Donc il aura fallu moins de onze mois au gouvernement Libéral de Justin Trudeau pour trancher sur le choix du nouvel aéronef de recherche et de sauvetage de l’Aviation royale canadienne.

Mais pourquoi dans le cas du renouvellement des chasseurs McDonnell Douglas CF-18 Hornet, il faudra au même gouvernement cinq ans pour leurs choisir un remplaçant après le lancement de l’appel d’offres en 2017.

Tout comme dans le cas du remplacement des Buffalo et Hercules de recherche et de sauvetage en service depuis plus de quarante ans, les fonctionnaires et les militaires canadiens planchent depuis des années à évaluer, étudier et comparer les prétendants au remplacement des CF-18.

Je me souviens d’avoir interviewer un certain Marcello Cianciaruso, Program Director, Canadian Forces FWSAR Program, Alenia North America durant l’été 2005…

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Remplacement des CF-18 : plusieurs questions subsistent. https://infoaeroquebec.net/remplacement-des-cf-18-plusieurs-questions-subsistent/ Thu, 24 Nov 2016 07:06:35 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18523  

MONTRÉAL – Le communiqué émis hier ainsi que la conférence de presse tenue au Centre national de presse à Ottawa, à laquelle ne put malheureusement pas assister Info Aéro Québec car réservée aux journalistes accrédités par la Colline parlementaire, nous laissent avec plusieurs questions.

  • S’agit d’un achat des 18 F-18E/F Super Hornet ou d’un achat-bail avec retour des avions de combat à l’US Navy au terme du contrat?

Dans le texte du communiqué, le gouvernement stipule bien le retour des appareils ce qui laisse croire à un achat-bail:

061016-N-3488C-204 Miramar, Calif. (Oct. 16, 2006) - An F/A-18F Super Hornet assigned to the "Screaming Eagles" of Strike Fighter Squadron One Twenty-Two (VFA-122) lands after a demonstration at the Miramar Air show. The Miramar Air Show is celebrating its 50th Anniversary and is part of the San Diego Fleet Week, a month long celebration of southern CaliforniaÕs Navy and Marine Corps personnel. U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist Airman Jonathan David Chandler (RELEASED)

Boeing F/A-18F Super Hornet. Photo: US Navy

En outre, le Canada explorera immédiatement la possibilité d’acquérir 18 nouveaux chasseurs Super Hornet pour compléter la flotte de CF18 jusqu’à ce que la flotte de remplacement permanente soit livrée. Le gouvernement entamera des discussions avec le gouvernement des États?Unis et Boeing pour l’utilisation provisoire de ces chasseurs.

  • Pourquoi parler d’une flotte provisoire ?

Faut-il comprendre ici que le F-18 n’a aucune chance d’être choisi à l’issue de l’appel d’offres qu’Ottawa devrait lancer en 2017 :

Avant d’aller de l’avant, le gouvernement se réserve le droit de décider si les États?Unis et Boeing sont capables de fournir la flotte provisoire à un coût, dans un délai, à un niveau de capacité et à une valeur économique acceptables pour le Canada.

  • Pourquoi la compétition prendrait-elle cinq ans?

Selon ses habitudes, le Canada a commencé, il y a bien des années, le travail de recherche d’un remplaçant au McDonnell Douglas CF-18 Hornet alors étaler la période entre l’émission de l’appel d’offres et la désignation du gagnant sur cinq ans.

Si dans le cas du Projet de remplacement d’aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe (ARSVF) ou Fixed-Wing Search and Rescue Aircraft Replacement Project (FWSAR), le gouvernement fédéral a déposé l’appel d’offres le 11 janvier 2016 et compte annoncer un gagnant avant la fin de cette année, pourquoi le Projet de remplacement des CF-18 devrait-il s’étaler sur plus qu’un an ou même un an et demi ?

  • Pourquoi limiter l’usage des F-18E/F Super Hornet à celui de la défense aérienne de l’Amérique du Nord dans le cadre de NORAD ?

Une flotte moderne de chasseurs est essentielle pour défendre le Canada et la souveraineté du Canada, surtout dans le Nord du pays. Elle est une contribution essentielle au partenariat avec notre plus important allié, les États?Unis, et à la protection du continent que nous partageons.

  • En supposant que l’appel d’offres soit lancé en 2017 et que le processus de sélection prenne cinq ans et en espérant que les livraisons s’amorceraient l’année suivante, l’entrée en service du remplaçant du CF-18 ne se réaliserait pas avant 2023. Quels candidats actuels parmi le Boeing F-18E/F Super Hornet, le Lockheed Martin F-35A Lightning II, le Dassault Rafale, l’Eurofighter Typhhon et le Gripen NG seront encore en production vers 2023 ?
A U.S. Air Force F-35A Lightning II Joint Strike Fighter from the 58th Fighter Squadron, 33rd Fighter Wing, Eglin AFB, Fla., escorts a KC-135R Stratotanker from the 336th Air Refueling Squadron, March ARB, Calif., following an aerial refueling mission, May 16, 2013, off the coast of northwest Florida. The 33rd Fighter Wing is a joint graduate flying and maintenance training wing that trains Air Force, Marine, Navy and international partner operators and maintainers of the F-35 Lightning II. (U.S. Air Force photo by Master Sgt. John R. Nimmo, Sr./RELEASED)

Lockheed Marti F-35A Lightning II. Photo: USAF.

 

Dassault Rafale. Photo: Dassault Aviation.

Dassault Rafale.
Photo: Dassault Aviation.

Eurofighter Typhoon. Photo: EADS.

Eurofighter Typhoon.
Photo: EADS.

Saab Gripen NG. Photo: Saab.

Saab Gripen NG.
Photo: Saab.

Un chose est sûre.  Le seul appareil parmi les candidats pressentis sur lequel le gouvernement canadien pourra gager sera le F-35 dont la production annuelle atteindra les 170 à 180 appareils.

Dans le cas du F-18E/F, du Rafale et du Typhoon, tout dépendra du nombre de commandes qu’ils pourront accumuler dans les prochaines années.

  • Finalement quel sera le coût financier de remettre en état et de moderniser les CF-18 d’ici qu’ils soient remplacés totalement ce qui devrait survenir selon la ministre Foote vers la fin des années 2020 ?

De toute évidence, bien des questions persistent que la presse généraliste me semble même pas avoir pensé poser aux ministres et au chef d’état-major présent à la conférence de presse de mardi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Remplacement des CF-18 : Ottawa étire le temps. https://infoaeroquebec.net/remplacement-des-cf-18-ottawa-etire-le-temps/ Wed, 23 Nov 2016 05:08:32 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18509  

MONTRÉAL – Par un communiqué émis vers 14h00, ce mardi, le gouvernement fédéral du Canada du Libéral Justin Trudeau annonçait enfin son intention de remplacer la flotte de chasseurs de l’Aviation royale canadienne. Il reprenait les propos tenus lors la conférence de presse qui se déroulait alors, au Centre national de la presse à Ottawa réunissant Harjit Singh Sajjan, ministre de la Défense nationale, Judy Foote, ministre de Services publics et Approvisionnement Canada, Navdeep Bains, ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique et le Général Jonathan Vance, chef d’état?major de la Défense.

Une fois encore, il est déplorable de souligner, l’absence d’analyse de cette nouvelle par la presse québécoise et l’inexistence de réaction de la part du milieu associatif hormis celle de l’Association des industries aérospatiales du Canada (AIAC).

CF-18 Hornet Over Hawaii.

Mc Donnell Douglas CF-18 Hornet au-dessus d’Hawaii.

De toute évidence, en dépit des rumeurs, le gouvernement Trudeau nous a pris de court avec cette amorce du remplacement des 77 CF-18 Hornet encore en service sur les 138 exemplaires livrés entre 1982 et 1988.  Le gouvernement Libéral de Pierre-Elliot Trudeau avait opté en 1980 pour le biréacté de McDonnell Douglas au détriment du monoréacté General Dynamics F-16 Falcon.

Ainsi Ottawa lancera en 2017 selon le texte du communiqué ‘un appel d’offres ouvert et transparent pour remplacer la flotte existante de chasseurs CF-18. Grâce à cet appel d’offres, le gouvernement obtiendra le bon chasseur pour nos femmes et nos hommes en uniforme – au bon prix – tout en maximisant les retombées économiques pour les Canadiens’.

Mais entretemps, pour répondre au vieillissement de la flotte actuelle de CF-18, le gouvernement Trudeau va entreprendre des négociations avec Boeing pour l’acquisition de dix-huit chasseurs bombardiers F-18E/F Super Hornet mais n’annonce aucun échéancier, ni coût prévu.

Boeing F-18E Super Hornet de l'US Navy. Photo: US Navy.

Boeing F-18E Super Hornet de l’US Navy.
Photo: US Navy.

Le F-18 Super Hornet est en production depuis 1994 et loin du sommet de 2010 avec 50 appareils, seulement 24 appareils sortiront en 2016 des installations de Boeing à Lambert Field à Saint-Louis, dans le Missouri. En service au sein de l’US Navy et la Royal Australian Air Force et sélectionné récemment par le Koweït, plus de 676 F-18E/F Super Hornet et F-18G Growler, sa version de guerre électronique, ont été livrés depuis 1996. Selon les prévisions du Teal Group, la production du F-18E/F/G devrait se maintenir jusqu’en 2020 compte tenu du carnet de commandes actuel.

Dans ce contexte, il devrait aisé de trouver des positions sur la chaine du Super Hornet pour satisfaire les besoins du Canada et d’obtenir un bon prix vu que les coûts de ces appareils sont bien maitrisés.  Ceci devrait faciliter les négociations surtout qu’aux dires de Boeing, une bonne partie de la logistique et de l’entrainement des F-18E/F reprend ceux des CF-18 en service au sein de l’Aviation royale canadienne.

Le texte du communiqué semble souligner que les Super Hornet serviront essentiellement aux engagements du Canada envers le North American Aeropace Defense Command (NORAD) pour la protection aérienne du continent nord-américain aux côtés des États-Unis ‘Une flotte moderne de chasseurs est essentielle pour défendre le Canada et la souveraineté du Canada, surtout dans le Nord du pays. Elle est une contribution essentielle au partenariat avec notre plus important allié, les États?Unis, et à la protection du continent que nous partageons’. De toute évidence, le gouvernement canadien ne les destine pas à des missions de première frappe outre-mer comme l’envisageait le gouvernement Conservateur de Stephen Harper avec les F-35.

A la lecture minutieuse du communiqué, le Canada explorerait aussi la possibilité d’utiliser, sur une base temporaire, des F-18E/F de l’US Navy qui seraient ensuite retournés.

En outre, le Canada explorera immédiatement la possibilité d’acquérir 18 nouveaux chasseurs Super Hornet pour compléter la flotte de CF18 jusqu’à ce que la flotte de remplacement permanente soit livrée. Le gouvernement entamera des discussions avec le gouvernement des États?Unis et Boeing pour l’utilisation provisoire de ces chasseurs.

Avant d’aller de l’avant, le gouvernement se réserve le droit de décider si les États?Unis et Boeing sont capables de fournir la flotte provisoire à un coût, dans un délai, à un niveau de capacité et à une valeur économique acceptables pour le Canada.

Puis l’an prochain, Ottawa lancera, aux dires du gouvernement, ‘un appel d’offres ouvert et transparent pour remplacer la flotte existante de chasseurs CF-18’. Par cet exercice, ‘le gouvernement obtiendra le bon chasseur pour nos femmes et nos hommes en uniforme – au bon prix – tout en maximisant les retombées économiques pour les Canadiens’.

De la sorte, le gouvernement Trudeau repousse loin dans le temps, le choix final du remplacement des CF-18.  Il la repousse en fait loin lors de son deuxième mandat si naturellement, il est réélu ce qui rendrait plus facile d’opter alors pour le F-35 décrié par Justin Trudeau depuis sa déclaration sans équivoque, au cinquantième jour de la campagne électorale, le 20 septembre 2015 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, ‘We will not buy the F-35 fighter jet’.

Position qu’il réitéra le 7 juin dernier, en réponse aux critiques des membres de l’Opposition à la Chambre des Communes, il rétorqua que le F-35  ‘Does not work and is far from working’.

La décision d’Ottawa, mardi, de continuer de contribuer au financement du programme Joint Strike Fighter laisse croire que le F-35 ne sera nullement mis de côté lors de l’appel d’offres de 2017.  D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement, les entreprises aérospatiales canadiennes ont déjà bénéficié pour plus d’un milliard de dollars de commandes alors que seulement un peu plus de 200 F-35 ont été assemblés.  D’ici 2023, de 170 à 180 F-35 devraient être produits annuellement.

Lockheed Martin F-35A Lightning de l'USAF. Photo: USAF.

Lockheed Martin F-35A Lightning de l’USAF.
Photo: USAF.

Ainsi, l’an prochain, suite à l’appel d’offres du gouvernement canadien, le F-35, le seul chasseur de cinquième génération disponible sur le marché devrait se retrouver aux côtés du Boeing F-18E/F Super Hornet, du Dassault Rafale, de l’Eurofighter Typhoon et du Saab Gripen NG.

L’option d’utiliser pour une période déterminée de F-18E/F de l’US Navy pourrait, certes, mener à une commande définitive de Super Hornet mais aussi rendrait plus aisée, celle du F-35 puisque l’Aviation royale canadienne ne se retrouverait pas avec deux types d’avions différents au sein de sa flotte d’avions de combat. Il est vrai que l’Australie après avoir passé commande de cent F-35A a décidé d’acquérir un total de 24 F-18E/F et de 12 F-18G dont tous les Super Hornet sont en service ainsi qu’un certain nombre de Growler aux côtés des F-18A/B dans l’attente des F-35.

Une fois encore, le processus de remplacement des CF-18 décidé par le gouvernement Trudeau ressemble plus à un moyen de respecter la promesse électorale pour ne pas dire bassement électoraliste du 20 septembre 2015.

Sans cette déclaration du candidat Trudeau, le gouvernement Libéral aurait pu simplement poursuivre le travail effectué par le gouvernement Conservateur ou, depuis longtemps, aller de l’avant avec un appel d’offres dont le gagnant qui aurait très bien pu être le F-35.  Il faut souligner qu’en plus de l’US Air Force, de l’US Marine Corps et de l’US Navy, la Royal Navy, la Royal Danish Air Force, la Royal Netherlands Air Force, la Japan Air Self-Defense Force et Heyl Ha’avir ont reçu leur premier exemplaire du F-35.

En étirant encore le processus d’acquisition des CF-18, le gouvernement Libéral favorisera le F-35 car celui-ci aura le temps de mûrir et de s’affirmer comme le chasseur de son époque tandis que le Super Hornet aura besoin de commandes additionnelles pour être encore en production au tournant des années 2020 ce qui risque d’être aussi le cas pour le Typhoon et dans une moindre mesure pour le Rafale.

Ces délais ne devront pas empêcher le gouvernement Trudeau de s’atteler sous peu au remplacement des avions de transport et ravitailleurs en vol Airbus CC-150 Polaris et des hélicoptères utilitaires de transport tactique (HUTT) Bell Helicopter CH-146 Griffon s’il est encore au pouvoir dans quatre ans ce qui est fortement probable.

 

 

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Remplacement des CF-18 : le F-18E/F refait surface. https://infoaeroquebec.net/remplacement-des-cf-18-le-f-18ef-refait-surface/ Sat, 19 Nov 2016 22:28:00 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18369  

MONTRÉAL – Selon le journaliste spécialisé dans les questions de défense et de sécurité, de l’Ottawa Citizen et rédacteur du blog Defense Watch, David Pugliese, le gouvernement Trudeau aurait ramener à la vie l’option d’un achat intérimaire de Boeing F-18E/F Super Hornet sans appel d’offres pour le remplacement des McDonnell Douglas CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne.

En juin dernier, le gouvernement fédéral Libéral proposait d’acheter sans recours à un appel d’offres des Boeing F-18E/F Super Hornet et ainsi repousser à 2030, tout nouvelle compétition accompagnée d’un appel d’offres.

Boeing F-18E et F-18F Super Hornet. Photo: Boeing.

Boeing F-18E et F-18F Super Hornet.
Photo: Boeing.

Mais face a l’opposition de l’industrie et aux députés de l’opposition, l’idée sembla alors avoir été mise de côté.

Mais cette option semblerait toujours être favorisée par le bureau du Premier ministre canadien sur les conseils de son Ministre de la défense Harjit Sajjan qui a répété à plusieurs reprises que le besoin du remplacement des CF-18 devenait pressant. De leur côté, des officiers de l’Aviation royale canadienne affirmeraient le contraire, avançant que les CF-18 pourraient encore voler jusqu’en au moins 2025.

Cette rumeur qui veut que le gouvernement Trudeau achèterait vingt Boeing F-18E/F reverrait ainsi toute compétition dans une dizaine d’années.

De la sorte, Justin Trudeau respecterait sa déclaration sans équivoque, au cinquantième jour de la campagne électorale, le 20 septembre 2015 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, ‘We will not buy the F-35 fighter jet’ dont le gouvernement Harper envisageait passer commande de 65 exemplaires.

Justin Trudeau à la Chambre des Communes le 7 juin 2016.

Justin Trudeau à la Chambre des Communes le 7 juin 2016.

D’ailleurs, l’aversion de Justin Trudeau envers l’avion de combat de cinquième génération Lockheed Martin F-35 Lightning II ne s’est pas affaiblie depuis car le 7 juin dernier, en réponse aux critiques des membres de l’Opposition à la Chambre des Communes, il rétorqua que le F-35  ‘Does not work and is far from working’.

En juillet 2016, Ottawa a émis une demande d’information à laquelle cinq constructeurs donnèrent suite : Boeing avec le F-18E/F Super Hornet, Lockheed Martin avec le F-35A Lightning II, Dassault Aviation avec le Rafale, Eurofighter avec le Typhoon et finalement Saab avec le Gripen.

Il est vrai comme le rappelait Marillyn A. Hewson, PDG de Lockheed Martin lors d’une allocution lors du sommet de l’aérospatiale canadienne, mardi dernier à Ottawa, que 110 entreprises canadiennes fournisseurs du F-35 ont déjà bénéficié de commandes d’une valeur d’un milliard de dollar en dépit du fait que seulement un peu plus de deux cents Lightning II aient été construits.

D’ici 2023, de 170 à 180 F-35 devraient être produits annuellement.

Boeing, pour sa part, lui qui déjà achète pour plus d’un milliard de dollars de biens et services au Canada chaque année en plus d’employer directement dans ses installations au Canada, près de 2000 personnes, pourra offrir des retombées sur ses programmes civils et même militaires en développent.  Le F-18E/F dont la production est à son crépuscule, offre peu d’occasions de retombées économiques hormis sur les pièces de rechange et l’entretien.

Néanmoins, cette comédie pose plusieurs questions.

Les F-18 de l’Aviation royale canadienne sont-ils vraiment rendus en fin de vie ou peuvent-ils encore servir une dizaine d’années?

Pourquoi cet intérêt qui semble plus électoral qu’autre chose de Justin Trudeau pour le F-35 depuis cette déclaration du 20 septembre 2015.

Que ce cache-t-il derrière cet acharnement de Justin Trudeau contre le F-35 alors qu’il fut quand même rappeler que ce furent les Libéraux de Jean Chrétien, son maitre à penser, qui entrèrent le Canada dans le programme Joint Strike Fighter en 1997 par un versement initial de dix millions de dollars? Le comportement du Premier ministre rappelle celui de Jean Chrétien contre l’hélicoptère EH-101 dont il annulera dès son élection en 1993, la commande passée sous les Conservateurs de Brian Mulroney pour finalement l’acheter sous le nom de Cormoran.

Quoiqu’il en soit, un achat mixte de F-18E/F et de de F-35A est tout à fait faisable car l’Australie a opté pour cette solution.

Une telle option permettrait au gouvernement Trudeau de se présenter aux électeurs pour un second mandat en soulignant que sa promesse du 20 septembre 2015 du Musée canadien de l’immigration situé à la jetée 21 du port d’Halifax en Nouvelle-Écosse a été tenue.

Airbus CC-150 Polaris de l'aviation royale canadienne. Photo: MDN.

Airbus CC-150 Polaris de l’aviation royale canadienne.
Photo: MDN.

Bell Helicopter CH-147 Griffon de l'aviation royale canadienne. Photo: MDN.

Bell Helicopter CH-147 Griffon de l’aviation royale canadienne.
Photo: MDN.

Le gouvernement doit aller de l’avant sur ce dossier car à court terme, il va devoir trancher sur la question du choix d’un appareil sans le cadre de la compétition Projet de remplacement d’aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe ou Fixed-Wing Search and Rescue Aircraft Replacement Project (FWSAR-ARVSF) et à plus long terme, amorcer le processus de remplacement des avions de transport et de ravitaillement en vol Airbus CC-150 Polaris et des hélicoptères utilitaires de transport tactique (HUTT) Bell Helicopter CH-146 Griffon.

Entretemps, comment se fait-il que les milieux associatifs et politiques québécois restent muets sur la question du remplacement des McDonnell Douglas CF-18 Hornet dont les enjeux sont, sans équivoque, les retombées économiques et les emplois.

Lockheed Martin F-35A Lightning II. Photo: USAF.

Lockheed Martin F-35A Lightning II.
Photo: USAF.

 

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Éditorial : Retour à la case zéro dans la saga du remplacement des CF-18. https://infoaeroquebec.net/editorial-retour-a-la-case-zero-dans-la-saga-du-remplacement-des-cf-18/ Tue, 26 Jul 2016 02:08:42 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=16449  

MONTRÉAL – Dans un article du 20 juillet 2016 de la publication spécialisée américaine Defense News signé par son correspondant au Canada, David Pugliese, nous apprenions que le gouvernement canadien aurait lancé une demande d’information auprès des constructeurs aéronautiques susceptibles d’offrir un successeur aux 77 McDonnell Douglas F-18 Hornet de l’Aviation royale du Canada encore en service sur les 138 livrés entre 1982 et 1988. La date limite de remise des dossiers est le 29 juillet prochain.

Ainsi exit, la rumeur évoquée dans un article du 5 juin 2016 du quotidien d’Ottawa The Citizen voulant que le gouvernement Trudeau serait entré en contact avec les représentants de Boeing et aurait une préférence marquée pour le Boeing F-18E/F Super Hornet.

F/A-18 Super Hornet. Photo: Boeing.

F/A-18 Super Hornet.
Photo: Boeing.

Exit, la possibilité d’un achat assez rapproché d’une vingtaine de chasseurs bombardiers biréactés Boeing F-18E/F afin de remplacer au plus vite les plus anciens CF-18 pour remplir les missions de survol du grand Nord canadien.

Une solution similaire à celle de l’Australie qui bien qu’elle se joignait au Joint Strike Fighter dès juin 2002 pour assurer la relève de ses McDonnell Douglas F-18, passa commande en mai 2007 de 24 Boeing F-18E/F Super Hornet pour remplacer ses General Dynamics F-111 Advaark puis de 12 EA-18G Growler en mai 2013 sans, pour autant, tourner le dos au F-35.

Maquette grandeur nature d'un F-35A aux couleurs de la RCAF.

Maquette grandeur nature d’un F-35A aux couleurs de la RCAF.

Le gouvernement canadien a demandé aux avionneurs de présenter l’aéronef qu’il proposerait comme successeur des CF-18. Boeing et son Super Hornet ainsi que Lockheed et son F-35 Lightning II auraient répondus à l’appel tandis que rien n’a tanspiré de chez Dassault Aviation et son Rafale, Airbus Defense & Space avec son Eurofighter et Saab avec son Gripen.

Selon le ministre de la défense, Harjit Singh Sajjan ainsi que d’autres ministres du cabinet n’ont de cesse de répéter que les critères demandés sous le gouvernement Harper avaient été écrits pour favoriser le F-35.

Justin Trudeau. Photo: Presse Canadienne.

Justin Trudeau.
Photo: Presse Canadienne.

Rappelons qu’un des rares moments forts de la campagne électorale de Justin Trudeau, aura été sa sortie contre le F-35, le dimanche 20 septembre 2015. Le chef du Parti Libéral du Canada et candidat au poste de premier ministre du Canada, Justin Trudeau, sortit de son chapeau, le dossier du F-35 et du remplacement des CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne.

Entouré de partisans libéraux, il déclara sans équivoque à défaut d’arguments valables : ‘We will not buy the F-35 fighter jet’.

Bien que nous nous souviendrons que le remplacement des Lockheed CF-104 Starfighter par les présents CF-18 sous le règne de Pierre-Elliot Trudeau fut un exercice long et pénible, rien n’oblige Justin Trudeau de suivre les pas de son père.

Le gouvernement Harper a agi avec célérité lors des achats des Boeing C-17 Globemaster III, Lockheed Martin C-130J Hercules et Boeing CH-47F Chinook qui furent livrés sans retard et, même dans certains cas, en avance et à l’intérieur des budgets prévus.

Lockheed Martin F-35I Adir. Photo: Lockheed Martin.

Lockheed Martin F-35I Adir.
Photo: Lockheed Martin.

Le 9 juin dernier, le Danemark a passé commande ferme de 27 F-35.  Quant  à Israël, il recevra ses deux premiers F-35 en décembre prochain.

Mais il y a une lueur d’espoir.

Le ministre canadien de la défense a souligné lors de CANSEC 2016 en mai dernier que les CF-18 se faisaient vieux, qu’ils avaient dépassé leur 20 ans de vie utile et qu’ils coûtaient de plus en plus cher à maintenir en service. Pire encore, il ajouta récemment ‘because of the age of the CF-18s, Canada is facing a fighter jet capability gap in fulfilling its NORAD and NATO commitments’

De là, est née l’idée d’une demande d’information auprès des constructeurs d’avions de combat internationaux.

Face à ses responsabilités auprès de l’OTAN et suite aux commentaires du président américain, Barack Obama, sur les membres qui ne respectaient pas le niveau de 2% du PNB dévolus aux dépenses militaires dont le Canada fait partie avec un faiblard 1%, le gouvernement de Justin Trudeau pourrait fournir un effort.

Procéder au choix du nouveau chasseur avec les critères déjà établis avant la fin de l’année pour une signature de contrat au premier trimestre 2017 et pour une première livraison d’içi la fin 2019.

 

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ÉDITORIAL : Le gouvernement Trudeau aurait jeté son dévolu sur le F-18E/F. https://infoaeroquebec.net/editorial-le-gouvernement-trudeau-aurait-jete-son-devolu-sur-le-f-18ef/ Wed, 08 Jun 2016 16:04:29 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15939  

MONTRÉAL – Selon un article du 5 juin 2016 du quotidien d’Ottawa The Citizen, le gouvernement Libéral de Justin Trudeau aurait une préférence marquée pour le Boeing F-18E/F Super Hornet pour remplacer les actuels 77 F-18 Hornet encore en service des 138 livrés entre 1982 et 1988.

Rien d’étonnant de la part d’un gouvernement dont une partie de la campagne électorale de l’automne dernier a reposé sur le rejet du chasseur de cinquième génération Lockheed Martin F-35 Lightning II, bien que le Canada joignit le programme Joint Strike Fighter (JSF) en 2007 en tant que ‘Level 3 Participant’ au même titre que l’Australie, la Norvège, le Danemark et la Turquie, sous le gouvernement Libéral de Jean Chrétien dès 2007, celui du Conservateur Steven Harper avait annoncé en 2010, l’achat de 65 F-35 sans appel d’offres.

Logo JSF

Rien d’étonnant en comparant les activités des divers prétendants soit Boeing, Lockheed Martin, Dassault Aviation, Eurofighter et Saab lors des salons CANSEC 2015 et 2016.

Maquette du F-35 au stand Lockheed Martin à CANSEC 2016. Photo: Philippe Cauchi.

Maquette du F-35 au stand Lockheed Martin à CANSEC 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

En 2016 contrairement à 2015, Lockheed Martin a mis en évidence ses systèmes destinés aux frégates en dépit d’une maquette de bonne taille du F-35 arborant un empennage double aux couleurs de l’unifolié.  Quant à Dassault Aviation, aucune activité publique ne traita du Rafale tandis que le responsable du programme qui fit le voyage depuis la France pour l’édition 2015 brilla par son absence cette année.  Eurofighter avec son Typhoon et Saab avec son Gripen furent tout aussi discrets.

Riccardo Travern, Richard Schallom, Robeto Valla. Photo: Philippe Cauchi.

Riccardo Travern, Richard Schallom, Robeto Valla.
Photo: Philippe Cauchi.

À l’opposé, Boeing amena une fois encore son simulateur mobile du F-18E/F et organisa une conférence de presse réunissant le pilote d’essai en chef du programme Super Hornet et ancien pilote des Forces armées canadiennes Riccardo Traven ainsi que Roger Schallom, responsable, Canada Industrial Participation Program, Integrated Defense Systems et Roberto Valla, vice-président Canada, Defense, Space & Security.

En optant pour le Boeing F-18E/F Super Hornet, le gouvernement Trudeau pourra ainsi remplir une promesse électorale et surtout du même coup gagner du temps.

Le ministreHarjit Singh Sajjan à CANSEC 2016. Photo: Philippe Cauchi.

Le ministreHarjit Singh Sajjan à CANSEC 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

Rappelons-nous qu’au matin du deuxième jour de CANSEC 2016, le ministre de la défense canadien, Harjit Sajjan, déclara que le ‘Canada will soon be looking at a capability gap due to the aging CF-18 fleet…. We are risk-managing a gap between our NORAD and NATO commitments and the number of fighters available for operations’. Il ajouta que ‘We can foresee a growing capability gap, and this I find unacceptable and it’s one thing that we plan to fix’.

Le ministre ne pouvait être plus clair.

Justin Trudeau gagnerait du temps avec une solution intérimaire qui consisterait en un achat d’un nombre réduit de F-18E/F afin de remplacer les plus vieux CF-18.

F-18F Super Hornet de la RAAF. Photo: Boeing.

F-18F Super Hornet de la RAAF.
Photo: Boeing.

En fait, il n’a rien inventé et pourrait simplement suivre l’Australie qui bien qu’elle se joigna au Joint Strike Fighter dès juin 2002 pour assurer la relève de ses McDonnell Douglas F-18, passa commande en mai 2007 de 24 Boeing F-18E/F Super Hornet pour remplacer ses General Dynamics F-111 Advaark puis de 12 EF-18G Growler en mai 2013 sans tourner le dos au F-35.

General Dynamics F-111C Advaark. Photo: USAF.

General Dynamics F-111C Advaark.
Photo: USAF.

McDonnell Douglas F-18B de la RAAF. Photo: RAAF.

McDonnell Douglas F-18B de la RAAF.
Photo: RAAF.

En octobre 1981, l’Australie opta pour le biracté F-18 de préférence au monoréacté General Dynamics F-16 Fightning Falcon, un gage de sécurité afin de survoler le vaste territoire national quasi-désert et les immenses étendues d’eau qui l’entourent. Les 57 F-18A et 18 F-18B entrèrent en service au sein de la Royal Australian Air Force entre 1980 et 1990.

L’Australie devrait réceptionner ses deux premiers F-35 d’ici 2018, 26 d’ici 2020 et la totalité des 72 aéronefs commandés d’ici 2023.

Ainsi l’Aviation royale canadienne pourrait, dans un premier temps, passer commande d’une trentaine de F-18E/F qui auraient l’avantage d’être des bimoteurs pour le survol des grandes étendues de neige du Canada et pour assurer la défense de l’espace aérien nord-américain dans le cadre de NORAD.

Dans un second temps, alors que le F-35 aura atteint sa pleine maturité et son coût unitaire aura été réduit par une cadence de production élevée, le Canada pourrait en acquérir au moins une trentaine pour remplir ses obligations outre-mer auprès de l’OTAN qui les amèneraient au-dessus de terrains d’opérations des plus hostiles.

Quant à ceux qui pensent que le Canada ne peut entretenir deux flottes d’avions de combat, ils n’auront qu’à se tourner vers l’Australie. Si elle en est capable, pourquoi le Canada ne le serait-il pas ?

De surcroit dans le passé, l’Aviation royale du Canada a bien maintenu parallèlement deux flottes d’avions de combat : dans les années 1970 et 1980, les Lockheed F-104 Starfighter, le McDonnell Douglas F-101 Voodoo et les Northrop F-5 Freedom Fighter et dans les années 1990, les McDonnell Douglas F-18 Hornet et les Northrop F-5 Freedom Fighter.

 

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CANSEC 2016 :  ‘Two Engines Better than One’ Over Canada’s Wilderness according to Boeing F-18E/F Super Hornet Chief Test Pilot. https://infoaeroquebec.net/cansec-2016-two-engines-better-than-one-over-canadas-wilderness-according-to-boeing-f-18ef-super-hornet-chief-test-pilot/ Wed, 01 Jun 2016 04:08:15 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15860  

OTTAWA – On Thursday morning Boeing called a press conference for 10am in order to pitch its twin engine jet fighter F-18E/F Super Hornet.

The speakers to discuss about Super Hornet’s capabilities, program milestones, and potential markets were former Canadian Air Force CF-18 Hornet pilot and now Boeing F/A-18 Super Hornet chief test pilot Riccardo Traven; Roger Schallom, Manager, Canada Industrial Participation Program, Integrated Defense Systems; and Roberto Valla, Vice President Canada, Defense, Space & Security.

CF-18 Hornet Over Hawaii.

CF-18 Hornet Over Hawaii.

Canada selected the McDonnell Douglas F-18A/B Hornet twin jet fighter bomber in 1980 and deliveries of the 138 aircraft occured between 1982 and 1988.

F/A-18 Super Hornet. Photo: Boeing.

F/A-18 Super Hornet.
Photo: Boeing.

The Boeing (né McDonnell Douglas) F/A-18E/F Super Hornet flew for the first time on November, the 29th, 1995.

Far more than being a beef-up F-18 Hornet, with its 11 weapons stations, the Super Hornet powered by two GE F414-GE-400 gives warfighters extraordinary payload flexibility by carrying more than 400 configurations of air-to-air and air-to-ground ordnance.

Through an evolutionary, modular approach, including the addition of the APG-79 active electronically scanned array radar, the Super Hornet offers continuously improving overall mission capability and supportability. Integrating the Raytheon APG-79 AESA radar, Advanced Targeting Forward Looking Infrared system, Joint Helmet Mounted Cueing System, Multifunctional Information Distribution System, advanced high capacity computer system, and state-of-the-art cockpit provides the warfighter with intuitive situational awareness and capability.

F/A-18 Super Hornet. Photo: Boeing.

F/A-18 Super Hornet.
Photo: Boeing.

The first operational F/A-18E/F Super Hornet squadron formed in June 2001 and deployed into combat aboard the USS Abraham Lincoln (CVN 72) in July 2002. In April 2005, Boeing delivered the first Block II Super Hornet, complete with the world’s first tactical multi-mode AESA radar, and it became fully operational at the end of 2007.

Since inception, the Super Hornet program has remained on time and on cost. A total of 707 F-18E/F has been delivered on time or ahead of schedule.

The Royal Australian Air Force operates 24 F model Super Hornets.

In May 2015, Australia announced plans to acquire 12 new EA-18 Growlers, the airborne electronic attack derivative of the Super Hornet.

Riccardo Travern. Photo: Philippe Cauchi.

Riccardo Travern.
Photo: Philippe Cauchi.

Ricardo Traven really wished to underline that in spite of the assertions of the people of Lockheed Martin, a single-engine Lockheed Martin F-35 Lightning II is unsuitable for long-range missions into regions such as the Arctic despite the improved reliability of modern turbines.

Mr. Traven who flew more than 200 types of aircraft took a totally different angle to prove the necessity of a twin engine combat aircraft.

He put forward his own experience when in his mid-20s, he flew from Goose Bay, Labrador to Europe for a North Atlantic Treaty Organization (NATO) exercise. In the middle of no where, he lost an engine as he was equidistant from his takeoff point and runways in Greenland and Iceland. Hopefully, flying a twin jet, Riccardo Traven managed to refuel without incident from an accompanying tanker and returned safely to Goose Bay.

Nevertheless, Mr. Traven acknowledged that there have been giant improvements in engines reliability but the possibility of foreign object damage (FOD) such as a bird strike or ice ingestion or a ruptured fuel line or a maintenance oversight or a bullet remains. It is not about ‘the reliability of the core of the engine…but everything else that makes the engine run’

F/A-18 Super Hornet. Photo: Boeing.

F/A-18 Super Hornet.
Photo: Boeing.

Riccardo Traven was also asked about the ‘stealth’ issue, a key feature in Canada’s early decision in 1997 to be involved in the multinational Joint Strike Fighter development program which lead the Lockheed Martin F-35 Lightning II. The Boeing F-18 Super Hornet chief pilot dismissed the argument that the Super Hornet say that it is easier to detect with radar than the F-35.

An F/A-18F Super Hornet aircraft assigned to Strike Fighter Squadron One Zero Two fuels an F/A-18E Super Hornet aircraft from Strike Fighter Squadron Two Seven during exercise Malabar 07-2 while over the Bay of Bengal Sept. 7, 2007. More than 20,000 per sonnel from five different countries are participating in the multinational exercise that includes naval forces from India, Australia, Japan, Singapore and the United States. (U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 2nd Class Jarod Hodge) (Relea sed)

An F/A-18F Super Hornet fuels an F/A-18E Super Hornet.Photo: U.S. Navy.

The F-18 has one characteristic that very fighter jet has : being able to become a tanker for another aircraft. The F-18 Super Hornet like the F-18 Hornat can be equipped with a central tank and a hose to refuel in flight others F-18 or any other combat fitted with a ‘Hose and Drogue’system.

He affirmed that the ‘The Super Hornet is far stealthier than people know’ but he was unable to get into details, the information being classified.

Its folding wings improve ramp and hangar space and make the F-18E/F fits into NATO shelters.

 

F/A-18 Super Hornet. Photo: Boeing.

F/A-18 Super Hornet.
Photo: Boeing.

In August 2013, Boeing and Northrop Grumman conducted flight tests with a prototype of an Advanced Super Hornet aircraft with conformal fuel tanks, an enclosed weapons pod and signature enhancements. These capabilities, along with other planned advanced technologies to include enhanced engines, internal infrared search and track, and a next-gen cockpit, offer domestic and international customers a menu of next-generation capabilities that will allow Super Hornets to outpace threats in the 2030+ threat environment.

According to him stealth was a key factor but Super Hornet’s radar, electronic countermeasures and its twin-engine configuration are key elements of the survibility of the aircraft and its crew.

Asked about the perenity of the F-18 assembly line in Saint-Louis, Missouri, the panel gave reassurance. Robert Schallom underlined that its current backlog takes deliveries into 2018. Kuwait and additional domestic Fiscal Year 2017 and Fiscal Year 2018 orders take deliveries into 2020.  For him, this provides a bridge to future international opportunities like Canada.  Boeing sees opportunities for more than 300 F-18 Super Hornet at home and around the world. actives campaigns are on in the United States, Canada, Belgium, Denmark, Finland, India, Kuwait and Spain.

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The Trudeau government already changed his mind about the fate of the F-35. https://infoaeroquebec.net/the-trudeau-government-already-changed-his-mind-about-the-fate-of-the-f-35/ Thu, 24 Dec 2015 03:22:51 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=14393 MONTREAL – We will remember that on Sunday, September the 20th, 2015, the 50th day of the campaign, Justin Trudeau, leader of the Liberal Party of Canada and then candidate for Prime Minister of Canada finally ruled on the 77 old CF replacement file -18 Hornet RCAF.

Surrounded by Liberal supporters, Mr. Trudeau during a partisan meeting at the Canadian Museum of Immigration at Pier 21 located at the Halifax Harbour in Nova Scotia declared unequivocally failing valid arguments: ‘We Will not buy the F-35 fighter jet ‘.
He proposed replacing the McDonnell Douglas CF-18 Hornet entered service in 1983 by aircraft according to him ‘more affordable than the Lockheed Martin F-35 Lightning II’ without identifying them.
At the same time, the Liberal MP of the riding of Papineau proposed to launch an ‘Open and Transparent Competition’ which excludes the F-35.
But time has passed. Justin Trudeau’s party won the October the 19th general elections with a majority of seats and became Prime Minister.

Le ministre de la défense Harjit Sajjan en Irak. Photo CBC.

Le ministre de la défense Harjit Sajjan en Irak.
Photo CBC.

Two months later, his Defense Minister, Harjit Sajjan, in a telephone interview from Erbil in northern Iraq, seems to derogate from Justin Trudeau election promise reiterated the night of the victory by Dominic Leblanc, Liberal MP of Beauséjour New Brunswick riding and now Parliamentary Secretary to the Minister of Defence.
Mr Sajjan said, that the government will hold an ‘Open process for replacing the Royal Canadian Air Force’s aging CF-18s, while not ruling the Lockheed Martin F-35 out of any future competition’.

CF-18 Hornet au-dessus d'Hawaii.

CF-18 Hornet over Hawaii.

This declaration is light years ahead of what Justin Trudeau said during the campaign where he did not hesitate to promise to voters of Nova Scotia and more widely, the Maritimes where major Canadian shipyards are located that the money saved by eliminating the F-35 would be invested in the renewal of the Royal Canadian Navy ships.
The new Minister of Defence somewhat caught himself and added that ‘My focus is about replacing our CF-18, and we’re going through a proper process to make safe-have we the right requirements so we-have the right capability, not only for our country for how we aim relates to NORAD (North American Aerospace Defense Command) and our Commitments to NATO ‘. This is far away from the reason given by Justin Trudeau to justify its rejection of the F-35. For the latter, the main mission of the sucessor of the CF-18 would be the defense of North American airspace making the need of stealth and sophisticated combat aircraft like the F-35 unnecessary.
Yet the federal Liberals has accustomed us to this kind of electioneering maneuver.

Lockheed Martin F-35A. Photo USAF.

Lockheed Martin F-35A.
Photo USAF.

While Canada is dragging its feet on the issue of the renewal of its CF-18, all delivered between 1983 and 1988, the F-35 program is gaining momentum elsewhere.
Thus in 2015, the US Marine Corps declared operational its F-35B on July the 31st, the first Italy-assembled F-35 made its roll-out on December the 3rd, the assembly of the first F-35 in Japan begun on December the 15th while Israel estimated at more than 5 billion US dollars the amount of economic benefits from the F-35 for its aerospace and defence industries.
At the end of the year, already 126 F-35s are operational and 493 are expected to be in late 2019.
Finally, Lockheed Martin has achieved in 2015 its production goals with the delivery of a total of 45 aircraft:

29 F-35A to the US Air Force

8 F-35B to the US Marine Corps

8 F-35C to the US Navy

2 F-35A to the Luftforsvaret (Royal Norwegian Air Force)

1 F-35A to the Aeronautica Militare (Italian Air Force).

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Le gouvernement Trudeau se ravise déjà sur le sort du F-35. https://infoaeroquebec.net/le-gouvernement-trudeau-se-ravise-deja-sur-le-sort-du-f-35/ Wed, 23 Dec 2015 04:22:29 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=14387 MONTRÉAL – Nous nous souviendrons que le dimanche 20 septembre 2015, 50ième jour de la campagne, Justin Trudeau, chef du Parti Libéral du Canada et alors candidat au poste de premier ministre du Canada, se prononçait enfin sur le dossier du remplacement des 77 vieux CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne.

Justin Trudeau. Photo: Presse Canadienne.

Justin Trudeau.
Photo: Presse Canadienne.

Entouré de partisans libéraux, monsieur Trudeau lors d’une activité partisane au Musée canadien de l’immigration situé à la jetée 21 du port d’Halifax en Nouvelle-Écosse déclara sans équivoque à défaut d’arguments valables: ‘We will not buy the F-35 fighter jet’.

Il proposait alors de remplacer les McDonnell Douglas CF-18 Hornet entrés en service en 1983 par des aéronefs selon lui ‘plus abordables que le Lockheed Martin F-35 Lightning II’ sans pour autant les identifier.

Du même coup, le député Libéral du comté électoral montréalais de Papineau propose de lancer un nouvel appel d’offres ‘An Open and Transparent Competition’ qui exclurait le F-35.

Mais le temps a passé. Le parti de Justin Trudeau a remporté les élections générales du 19 octobre dernier avec une majorité de sièges et il est devenu premier ministre.

Le ministre de la défense Harjit Sajjan en Irak. Photo CBC.

Le ministre de la défense Harjit Sajjan en Irak.
Photo CBC.

Deux mois plus tard, son Ministre de la Défense, Harjit Sajjan, en entrevue téléphonique depuis Erbil dans le Nord de l’Irak, semble déroger de la promesse électorale de son Premier ministre réitérée le soir de la victoire Libérale par le député Libéral Dominic Leblanc, député de Beauséjour au Nouveau-Brunswick et maintenant secrétaire parlementaire du ministre de la Défense.

Monsieur Sajjan déclara, ce qui en étonnera beaucoup, que le gouvernement tiendra un ‘open process for replacing the Royal Canadian Air Force’s aging CF-18s, while not ruling the Lockheed Martin F-35 out of any future competition’.

CF-18 Hornet au-dessus d'Hawaii.

CF-18 Hornet au-dessus d’Hawaii.

Cette déclaration est à des années-lumière de l’envolée oratoire de Justin Trudeau en campagne électorale où il n’avait pas hésité à promettre aux électeurs de la Nouvelle-Écosse et plus largement des Maritimes où se trouvent les grands chantiers navals canadiens d’Irving que les sommes économisées par l’élimination du F-35 seraient investies dans le renouvellement des navires de la Marine royale canadienne.

Le nouveau Ministre de la défense se rattrapa quelque peu en ajoutant que ‘My focus is about replacing our CF-18, and we’re going through a proper process to make sure we have the right requirements so we have the right capability, not only for our country but for how we relate to NORAD (North American Aerospace Defense Command) and our commitments to NATO’. Ce supplément d’information du nouveau ministre s’éloigne de la raison invoquée par le candidat Trudeau pour justifier son rejet du F-35. Pour lui, la mission principale des remplaçants des CF-18 étant la défense de l’espace aérien nord-américain, le recours à un avion de combat furtif et sophistiqué comme le F-35 était inutile.

Néanmoins les Libéraux fédéraux nous a habitué à ce genre de manœuvre électoraliste.

Lockheed Martin F-35A. Photo USAF.

Lockheed Martin F-35A.
Photo USAF.

Tandis que le Canada se traine les pattes sur la question du renouvellement de ses CF-18 acquis, il faut le rappeler qu’entre 1983 et 1988, le programme F-35 prgogresse ailleurs.

Ainsi en 2015, l’US Marine Corps déclarait le F-35B opérationnel le 31 juillet, le premier F-35 assemblé en Italie sortait d’atelier le 3 décembre, l’assemblage du premier F-35 au Japon s’amorçait le 15 décembre alors que l’industrie israélienne estimait à au moins 5 milliards de dollars américains le montant des retombées économiques du F-35 en Israël.

En cette fin d’année, déjà 126 F-35 sont opérationnels et 493 devraient l’être à la fin 2019.

Finalement, Lockheed Martin a atteint, en 2015, ses objectifs de production avec la livraison d’un total de 45 appareils :

29 F-35A à l’US Air Force

8 F-35B à l’US Marine Corps

8 F-35C à l’US Navy

2 F-35A à la Luftforsvaret norvégienne

1 F-35A à l’Aeronautica Militare italienne.

 

 

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