Alain Bellemare – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Thu, 03 May 2018 03:48:45 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.20 Adieu C Series, Bonjour Airbus A210 et A230. https://infoaeroquebec.net/adieu-c-series-bonjour-airbus-a210-et-a230/ Thu, 03 May 2018 03:48:04 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=25902  

MONTRÉAL – Nombre de mot : 782 – Temps de lecture :  5  minutes. Il n’y a pas seulement le nom ‘C Series’ qui, sous peu, va disparaître mais également le contrôle du programme C Series car les gens d’Airbus détiendront bientôt les postes clefs de la Société en commandite Avions C Series (SCACS), l’entité de Bombardier chargée de fabriquer et de commercialiser les avions de la famille C Series. Pour l’instant, l’avionneur franco-germano-hispanique en possède 50,01 % sans avoir versé un sou dans ce programme dont le développement a coûté plus de six milliards de dollars dont au moins un milliard provenant du trésor public.  Ainsi pour le moment, Bombardier et Investissement Québec (IQ) détiennent, approximativement et respectivement, 31 % et 19 % du capital.

Ainsi le 25 avril dernier, les journalistes Benjamin D. Katz et Frédéric Tomesco de l’Agence Bloomberg dans un article intitulé’ Bombardier C Series Set to Become Just Another Airbus After Deal‘ nous apprenaient qu’alors qu’Airbus et Bombardier s’affairent toujours à finaliser leur alliance, le constructeur européen exigerait que la famille de jets commerciaux de cent places développée par Bombardier adopte rapidement le nom d’Airbus et se fonde dans la famille des monocouloirs du constructeur européen Airbus.

Question de rationnaliser mais surtout de marquer le terrain, Airbus aurait exigé le changement de nom, le plus vite possible, en rebaptisant les Bombardier CS100 et CS300, respectivement Airbus A210 et A230.

Le tout serait annoncé lors de la conclusion de l’entente entre Airbus et Bombardier qui devrait survenir au plus tard lors du Salon de Farnborough qui se tiendra, comme toutes les années paires, en juillet prochain, en banlieue nord de Londres.

Bombardier BRJ-X.
Photo: Bombardier.

Il est ironique de rappeler que la désignation C Series, signifiant ‘Competitive, Continental, Connector’ de ce projet qui avait vu le jour sous le nom de BRJ-X, avait été dévoilée lors du Salon de Farnborough de 2004.

Pour justifier la disparition du nom C Series, les responsables d’Airbus et de Bombardier prétexteront, en toute rationalité, que la marque Airbus est plus connue, peut-être plus rassurante que celle de Bombardier et qu’elle permettra de débarasser le C Series d’une image d’avion de transport régional.  C’est aussi, une façon de rappeler qui est maintenant en commande des destinées du biréacté de cent places québécois.

Beaudoin Enders Bellemare Brégier.

Photo; Airbus Industrie.

Mais la mainmise d’Airbus ne s’arrête pas là car selon une note interne révélée par l’américaine Airinsight, même si un nombre égal de postes de direction à la tête de la Société en commandite Avions C Series (SCACS)sont détenus par des cadres d’Airbus et de Bombardier, les plus importants reviendraient à des gens de l’avionneur européen.

D’Airbus:

  • Philippe Balducchi: currently Head of Performance Management, Airbus Commercial Aircraft will become CEO.
  • Florent Massou: currently Head of A380 Final assembly line in Toulouse will become Head of Program.
  • Magnus Wallauer: currently Director for Operational Performance at the President’s Office, Airbus Commercial Aircraft will become Head of Integration, Transformation & Information Management.
  • Marcella Cortellazzi: currently Head of Employee Communications, Military Aircraft, Airbus Defence and Space will become Head of Communications.
  • David Dufrenois: currently Head of A380 Platform will become Head of Sales. (Head of Sales also reports to Eric Schulz, Airbus Chief Commercial Officer and the Head of Procurement to Klaus Richter, Airbus Chief Procurement Officer)
  • Philippe Alary-Tossaint: currently Vice President Procurement Contracts, Airbus will act as interim Head of Procurement.

De Bombardier:

  • Sylvain Leclerc: currently Head of Operations and Procurement C Series Aircraft and Mirabel Site will become Head of Operations reporting to Florent Massou.
  • Rob Dewar: currently Vice President C Series Aircraft Program will become Head of Customer Support and Head of Engineering.
  • Michael Kollig: currently Vice President Information Services, Bombardier will become Head of Information Technologies (IT) reporting to Magnus Wallauer.
  • Tony Marcovecchio: currently Vice President Finance, Bombardier will become Head of Finance.
  • Francis Lecomte: currently Vice President Contracts and Legal Services, Bombardier will become Head of Legal and Compliance.
  • Josianne Caron: currently Director Human Resources, C Series, and Mirabel site will become Head of Human Resources.

Ainsi sur les douze membres de la direction, certes, six proviendront de Bombardier mais les postes névralgiques dont ceux de pdg et de directeur du programme seront détenus par des membres d’Airbus.

De toute évidence, Airbus prendra le contrôle complet du programme C Series dans un avenir rapproché et ultérieurement, de la division Avions régionaux dont hériterait, selon toujours la même note interne, Fred Cromer, président, Avions commerciaux, depuis son entrée en poste chez Bombardier, le 9 avril 2015.

Tout indique qu’à terme, les installations de Mirabel deviendront à l’instar de celles de Tianjin, en Chine et de Mobile, en Alabama, une unité de production de la constellation Airbus. Rien de plus.

 

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De la grande visite aux installations de Bombardier à Mirabel. https://infoaeroquebec.net/de-la-grande-visite-aux-installations-de-bombardier-a-mirabel/ Sun, 22 Oct 2017 03:15:03 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=22715  

MIRABEL – Nombre de mots : 1129 – Temps de lecture : 8 minutes.

Quelques heures à peine après leur prestation devant plus de cinq cents membres de la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain réunis dès 8h30 au Centre Sheraton en plein centre-ville de Montréal, Tom Enders, pdg d’Airbus et Alain Bellemare, pdg de Bombardier, s’adressèrent, sur le coup de 14h00, aux employés des installations de Bombardier situées à Mirabel, à 40 km au nord de Montréal, où sont assemblés les CRJ et les CSeries.

Mais ils ne furent pas seuls. Ainsi Fabrice Brégier, directeur général délégué d’Airbus et président d’Airbus Avions commerciaux, qui avait fait le tour des émissions de la radio de Radio-Canada pour vanter les avantages pour Bombardier d’avoir choisi Airbus, Pierre Beaudouin, président du conseil d’administration de Bombardier et pdg de Bombardier au moment du lancement du CSeries, Philippe Couillard, premier ministre du Québec, Dominique Anglade, ministre de l’Économie de la Science et de l’Innovation du Québec, Christine Saint-pierre, ministre des affaires internationales du Québec, Rob Dewar, vice-président, programme CSeries, et Fred Cromer, président de Bombardier Avions commerciaux les rejoignirent sur l’estrade avec pour fonds un CS300 stationné à l’extérieur et devant un millier d’employés.  L’événement était orchestré par Olivier Marcil, vice-président, relations externes chez Bombardier

Photo: Philippe Cauchi.

Prenant la parole le premier, Alain Bellemare réitéra qu’Airbus fera du CSeries ‘un franc succès’ et souligna ‘the future is very bright’ et que l’entente avec Airbus était ‘a great parternship’.

Pour sa part Fabrice Brégier fit ressortir que la ‘culture de son entreprise en est une d’ouverture’.  Pour lui, cet accord est bon ‘pour Bombardier pour le CSeries et globalement pour le Canada’. Il décrit Airbus comme ‘une entreprise européenne, on a pas une culture française ou allemande ou anglaise ou espagnole mais une culture internationale’. Monsieur Brégier rappela que le CSeries n’est pas un concurrent des produits actuels d’Airbus. Tout au contraire, à ses dires. ‘ Il est très complémentaire’.

Le numéro deux d’Airbus ne put s’empêcher d’ajouter en s’adressant aux employés de Bombardier qu’il était ‘fier de ce que vous avez fait, de ce que vos collègues ont développé …un avion innovant performant et un avion qui montera parfaitement dans la gamme et dans la stratégie Airbus’

Pour lui ‘Airbus apporte une crédibilité à un très bon produit… les jobs viennent des ventes avec un objectif minimal de 35% de part de marché pour 2000 avions mais Tom l’a relevé à 50% soit 3000 avions’.

Il conclut ce qui ne fut pas sans provoquer les applaudissements ‘On va avoir du pain sur la planche et je suis très content d’être parmi vous’.

À sa deuxième visite en deux semaines, Philippe Couillard prit ensuite le micro.

Le premier ministre, à un an des prochaines élections générales provinciales se lancer dans des tirades dithyrambiques du genre:

‘Ressentez la fierté ici chez Bombardier et au Québec pour tout ce qui a été accompli’.

‘On a gagné ensemble…car vous faites le meilleur avion au monde dans sa catégorie.

Il a rappelé, campagne électorale prochaine oblige, que’ deux fois votre gouvernement est intervenu pour la CSeries, pour l’industrie aérospatiale québécoise et que l’accord avec Airbus va garantir les emplois jusqu’en 2041’.

Philippe Couillard conclut avec ‘On a gagné grâce à vous…longue vie au CSeries’.

Le pdg de Bombardier, Alain Bellemare, reprit le flambeau en déclarant ‘le meilleur avion dans la casse 100-150…et c’est vous autres qui avaient fait cela tous ensemble’.  Il répéta que les gens de Bombardier devraient être fier de s’allier ‘au meilleur constructeur d’avions commerciaux au monde’.

Photo: Philippe Cauchi.

Puis se tournant vers ses employés puis vers Tom Enders, monsieur Bellemare lança ‘Un grand merci en vous mais aussi en Airbus d’avoir cru en nous et de s’être engagé’ mais ne put s’empêcher de souligner ‘la vision et la détermination du premier ministre’ en se tournant vers lui.

En mêlée de presse, à l’extérieur du hangar, l’ombre du CS 3000, le premier ministre flanqué de sa ministre de l’Économie, répéta ‘que pour les québécois c’est une belle journée’ et rappela que par deux fois le gouvernement était là au moment crucial ‘une fois par le financement, une seconde fois par le consentement à l’entente’.

Christine Saint-Pierre, Philippe Couillard et Dominique Anglade.
Photo: Philippe Cauchi.

Le sourire aux lèvres, il réitéra que ‘Non seulement Bombardier construit le meilleur avion au monde dans sa catégorie mais les clients sont rassurés’.

Interviewé sur le fait Bombardier disparaitra certainement du nom du CSeries, Couillard ne semble pas s’en faire en répliquant qu‘’il le portera encore pour quelque temps’.

À La demande d’un autre journaliste sur le sens de son ‘On a gagné’ prononcé lors de son allocution devant les employés de Bombardier, quelques minutes auparavant, le Premier ministre sans ambages répéta deux fois ‘On a gagné sur Boeing, c’est clair’.  Selon lui, l’avionneur américain ne s’attendait pas à l’intervention d’Airbus sans parler du changement amorcé dans le secteur des constructeurs d’avions commerciaux.

Sur l’épineuse question du renouvellement des McDonnell Douglas F-18 Hornet de l’aviation royale canadienne et de leur remplacement partiel par dix-huit Boeing F-18E/F Super Hornet, Philippe Couillard ne dérougie pas.  Il s’oppose à tout achat des avions de combat de Boeing par Ottawa tant que la question des tarifs imposés par Washington au CSeries n’est pas réglée en faveur du Canada. Le Premier ministre a prétendu en avoir parlé avec son homologue britannique, Theresa May, qui l’apurerait dans sa démarche.

En tribun, il ne put s’empêcher de répéter :

‘Nous avions gagné contre Boeing sur la question qu’il voulait tuer le CSeries’.

Élections en vue, le Premier ministre ne put s’empêcher d’attribuer le tournant favorable des choses pour le CSeries à l’action de son gouvernement ‘Sans le consentement de financement du gouvernement du Québec en 2015, nous ne serions pas là. Il n’y aurait pas de CSeries, il n’y aurait pas de Bombardier…Tout la grappe aéronautique serait en lambeau et on serait encore en train de la réparer’.

Il ajouta ‘On a posé de bons gestes au bon moment ……plusieurs sources lui ont dit qu’on a littéralement sauvé le programme et à travers le programme, les emplois aéronautiques et le secteur’.

Néanmoins, le Premier Ministre dévoila qu’il était important pour airbus d’être l’actionnaire majoritaire.

Sur la question de la prise de contrôle total du CSeries par Airbus, Philippe Couillard réprit les mots prononcés par Tom Enders le matin voulant qu’il ne s’agissait pas de la priorité d’Airbus.  Fabrice Bréguier contredira son patron dans la même journée.

Le Premier minister conclut son point de presse en anglais ‘We are witnessing a very important event in the global aerospace industry and will resonate for years and years….Boeing tried to destroy the CSeries of Bombardier it will not happen. Now we will go around the world and sell the best airplane in the world in its category’

 

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Livraison du tout premier CS300, le plus gros avion commercial jamais construit au Canada. https://infoaeroquebec.net/livraison-du-tout-premier-cs300-le-plus-gros-avion-commercial-jamais-construit-au-canada/ Wed, 30 Nov 2016 01:13:52 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=18615  

MIRABEL, QUÉBEC – En ce mardi matin de fin novembre, Bombardier Aéronautique célébra dans un faste de sons et de lumières, la remise du tout premier CS300, le plus grand avion commercial jamais construit au Canada, à son client de lancement airBaltic, basé à Riga, en Lettonie, fondée en 1995 et dont le premier actionnaire est l’état.

Logo airBaltic.

D’une capacité de 130 à 150 passagers, cette version rallongée du CS100 effectuera son entrée en service commercial, le 14 décembre prochain avec une liaison entre Riga, en Lettonie et Amsterdam, aux Pays-Bas, à peine cinq mois après celle du premier CS100 au sein de Swiss.

Propulsé par une version un peu plus puissante du Pratt & Whitney PW1500G Pure Power, le CS300 qui reprends les commandes électriques, l’aile tout composite et la cabine offrant cinq sièges de front du CS100, est de 12 pieds (3,7m) plus long que son petit frère dont il partage 99% des pièces.

Le CS300, au prix catalogue en janvier 2016 de 85,7 millions de dollars américains, affiche un carnet de commandes fermes de 247 appareils contre 126 pour le CS100.

Livraison du premier CS300 à Air Baltic. Photo: Philippe Cauchi.

Photo: Philippe Cauchi.

Dans un des hangars de l’usine d’assemblage de Bombardier Avions commerciaux à Mirabel, à une quarantaine de kilomètres au nord de Montréal, furent réunis deux des vingt CS300 aux couleurs d’airBaltic commandés en 2012, 1500 convives constitués d’employés, de clients et de journalistes ainsi qu’Alain Bellemare, pdg de Bombardier; Fred Cromer, président, Bombardier Avions commerciaux; Rob Dewar, vice-président du programme d’avions CSeries, Bombardier Aéronautique; Martin Gauss, pdg d’airBaltic; Paul Calitis, Senior Vice President, Flight Operations, airBaltic et Dominique Anglade, ministre de l’Économie, des Science et de l’Innovation du Québec.

Fred Cromer. Photo: Philippe Cauchi.

Fred Cromer.
Photo: Philippe Cauchi.

Fred Cromer fit remarquer qu’avec la livraison de ce premier CS300, airBaltic sera le premier transporteur au monde a compté dans sa flotte, le biturbopropulsé Q400 de Bombardier dont le transporteur possède douze exemplaires et le CSeries dont il a commandé vingt exemplaires.

Rob Dewar. Photo: Philippe Cauchi.

Rob Dewar.
Photo: Philippe Cauchi.

Ensuite, Rob Dewar prit la parole et remercia airBaltic pour être ‘A Great Ambassador of the CS300’ alors qu’il remit au président d’airBaltic, Martin Gauss, un chandail aux couleurs du club de hockey des Canadiens de Montréal arborant le nom de ce dernier. Il souligna que le ‘CSeries Will Really Change The Way Customers Fly’.

Martin Gauss. Photo: Philippe Cauchi.

Martin Gauss.
Photo: Philippe Cauchi.

Martin Gauss qui commença sa carrière en tant que pilote de Boeing 737 chez Deutsche BA et qui vole toujours sur 737 dont airBaltic aligne douze exemplaires d’ancienne génération (737-300 et 737-500), prit à son tour la parole sur l’estrade placée devant le premier CS300 d’airBaltic pour révèler que ’Four-and-a-half years ago, before the aircraft was even flying, we decided to buy the CS300, and not the Boeing and not the Airbus, because we saw that’s the best aircraft’ ce qui ne fut pas sans provoquer les applaudissements et les cris de joie de l’assistance.  Il ajouta ‘We are very proud of being the first operator of the CS300’. Monsieur Gauss qui depuis son entrée en fonction en décembre 20111, œuvra au redressement financier d’airBaltic conclut avec humour: ‘ Latvia is one of the smallest countries in Europe…and we bought the biggest airplane Canada has ever built’.

Paul Calatis. Photo: Philippe Cauchi.

Paul Calatis.
Photo: Philippe Cauchi.

Sur l’invitation de monsieur Gauss, Paul Calitis prit la parole, lui qui ramènera ce premier CS300 vers Riga, en Lettonie.  Il déclara que ‘Being the launch operator of the CS300 makes us proud…and I am sure that we will demonstrate the operational capabilities and the economics and the benefits of this airplane it can deliver’.

Dominique Anglade. Photo: Philippe Cauchi.

Dominique Anglade.
Photo: Philippe Cauchi.

Dominique Anglade amorça son allocution par un ‘Quelle fierté d’être avec vous aujourd’hui’ rappelant qu’elle avait volé dans un CS100.  La ministre de l’Économie, des Sciences et de l’Innovation ne put s’empêcher de vanter son gouvernement : ‘cette livraison importante et symbolique confirme encore une fois la décision judicieuse du Québec à agir comme partenaire de Bombardier dans le développement et l’industrialisation des avions CSeries’. L’annonce en octobre 2015 de l’injection d’un milliard de dollars américains par le gouvernement Couillard donne aux québécois, la propriété de 49% du programme.  Elle conclut son intervention en évoquant le constant soutien du gouvernement du Québec dès le lancement du programme.

Alain Bellemare. Photo: Philippe Cauchi.

Alain Bellemare.
Photo: Philippe Cauchi.

À son tour sur la tribune, Alain Bellemare appuya qu’il s’agissait ‘d’une journée exceptionnelle pour Bombardier et pour le programme CSeries’ et ne put s’empêcher de rappeler que le soutien du gouvernement du Québec ‘fut critique pour le succès du programme’. À son avis, le CSeries sera le ‘moteur de croissance de Bombardier et positionnera Bombardier comme le leader de l’industrie aéronautique au Canada…comme un joueur mondial capable de compétionner avec les grands de ce monde comme les Airbus, les Boeing, les Embraer et de tailler notre place à l’échelle mondiale et j’ai grandement confiance que nous y arriverons’.

Livraison du premier CS300 à Air Baltic. Photo: Philippe Cauchi.

Livraison du premier CS300 à Air Baltic.
Photo: Philippe Cauchi.

Photo: Philippe Cauchi.

Photo: Philippe Cauchi.

Après avoir remercié employés et syndicats, le pdg de Bombardier enchaîna ‘A year ago a lot of people was thinking that this program must be shut down and that Bombardier will actually go down…   a year later we have certified the CS100, the CS300, we put the CS100 into service with Swiss flawless perfect and within performance and now we are going to add the CS300 in service with airBaltic before the end of the year…What a turnaround!’.  Il conclut son intervention en affirmant que ‘The CSeries will be the anchor of commercial aviation at Bombardier for many years to come.

En mêlée de presse, les questions ont plu sur le pdg de Bombardier, toujours flanqué de la ministre Anglade.

Alain Bellemare en mêle de presse. Photo: Philippe Cauchi.

Alain Bellemare en mêle de presse.
Photo: Philippe Cauchi.

Interrogé sur l’éventualité que l’aide promise par le gouvernement fédéral Libéral de Justin Trudeau, porterait sur le CS500, une version allongée du CS300, monsieur Bellemare ne s’est pas avancé.  Il rétorqua que pour l’instant l’avionneur mettra la priorité sur la livraison des avions déjà commandés.

Néanmoins le développement des CS100 et CS300 étant, à toutes fins pratiques terminé, et celui du jet d’affaires Global 7000, chose faite en 2018, le pdg reconnut que ‘nous en sommes maintenant à l’étape ou nous commençons à penser dans quelle plateforme nous investirons à l’avenir’.

D’ailleurs, Bombardier a des besoins divers : remotorisation des jets de transport régional CRJ et des jets d’affaires de haut de gamme Global 5000 et Global 6000, développement d’un turbopropulsé de transport régional de cent places ou remplacement du Challenger 650.

De plus, les récentes annonces de réductions d’effectifs chez Bombardier vont à l’encontre d’une trois conditions posées par le ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains à toute aide financière fédérale. Là encore, Alain Bellemare justifia ces abolitions de postes par ‘une structure de coût trop élevée’.

Dominique Anglade en mêle de presse Photo: Philippe Cauchi.

Dominique Anglade en mêle de presse
Photo: Philippe Cauchi.

Questionnée sur les mises à pieds au sein de l’avionneur de Saint-Laurent, la ministre Anglade ne sembla pas troublée.

Sur la question de la livraison en 2016 de seulement sept CSeries contre les quinze prévus, Alain Bellemare en rappelle la cause qui en fut les retards de livraison des turbosoufflantes PW1500G de la part de Pratt & Whitney.

Bombardier CS300 d'airBaltic. Photo: Bombardier.

Bombardier CS300 d’airBaltic.
Photo: Bombardier.

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Comment Ottawa compte tenu de ses exigences en termes de maintien d’emplois pourrait-il justifier l’aide à Bombardier Aéronautique. https://infoaeroquebec.net/comment-ottawa-compte-tenu-de-ses-exigences-en-termes-de-maintien-demplois-pourrait-il-justifier-laide-a-bombardier-aeronautique/ Sat, 22 Oct 2016 05:19:29 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=17205  

 

MONTRÉAL – Ce vendredi 21 octobre, la presse avait été convoquée par le bureau du ministre fédéral des transports, Marc Garneau aux locaux de Carré Technologies pour une annonce concernant l’Agence spatiale canadienne(ASC) et l’Astroskin.

mais au réveil, nous trouvions sur nos écrans d’ordinateurs, un communiqué de presse de Bombardier intitulé ‘Bombardier progresse selon son plan de redressement et annonce des initiatives visant à assurer sa compétitivité et à améliorer ses marges’.

Impossible d’en manquer le contenu, celui-ci étant repris par toutes les émissions radio et télé du matin: Bombardier allait abolir 7500 postes de par le monde y compris 1500 dans la région de Montréal.

L’entreprise de Montréal se justifiait ainsi:

 

  • Des actions incluant la rationalisation des fonctions administratives et d’autres fonctions non liées à la production dans l’ensemble de l’entreprise
  • Des actions visant à optimiser sa présence mondiale et spécialiser ses sites pour réduire ses coûts et améliorer sa productivité
  • Des économies récurrentes d’environ 300 millions de dollars prévues d’ici fin 2018 ; des charges à être comptabilisées en 2016-2017 pour la mise en place des initiatives

Coincidence ou pas, le pdg de Bombardier, Alain Bellemare, avait publié la veille dans le quotidien de Montréal ‘La Presse’, une lettre au titre évocateur et sans équivoque au moment où l’avionneur canadien et le Québec, d’une seule voix, réclament le secours d’Ottawa: ‘S’engager en faveur de l’aéronautique.

Très bien rédigée, cette lettre contient quelques phrases clefs qui résument la pensée de la direction de Bombardier :

Le Canada est à une importante croisée des chemins.

Aujourd’hui, Bombardier est ….au cœur d’une industrie qui emploie directement et indirectement 211000 Canadiens d’un océan à l’autre.

Il faut que le Canada comprenne l’importance de faire de l’aéronautique une priorité nationale….car …Les gouvernements américain, brésilien et européens se sont déjà rangés derrière leur secteur aéronautique

Tout le Canada doit s’engager en sa faveur et la considérer comme une composante essentielle de notre avenir économique.

Dans ce contexte, il est facile de comprendre que les questions des journalistes ne s’éternisèrent malheureusement pas sur l’Astroskin en dépit de ses qualités et de son avant-gardisme.

Questionné sur l’éventuel soutien d’un milliard de dollars du gouvernement fédéral à Bombardier, Marc Garneau ne put être plus direct ‘It’s not a matter of if but how’.

L'Honorable Navdeen Singh Bain.

L’Honorable Navdeen Singh Bain.

Ainsi il reprenait le discours de son collègue au Cabinet fédéral, le Ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique Navdeep Bains.

Le Ministre des Transports réitéra les trois conditions énumérées antérieurement qui sont le maintien au Canada des emplois, de la recherche et du siège social.

Maintenir le siège social de Bombardier au Canada est une évidence.  Tout déménagement ne serait décriée par les élus du Québec, tous paliers de gouvernement et partis confondus, et par leurs commettants.

Maintenir la recherche et le développement au Canada ne pose logiquement aucun problème par la présence au Québec de techniciens, d’ingénieurs et de scientifiques qualifiés, d’institutions d’enseignement et de centres de recherche de qualité mais aussi d’un outil unique, le CRIAQ ou Consortium de recherche et d’innovation en aérospatiale au Québec.

Bombardier CS100 Swiss. Photo: Bombardier.

Bombardier CS100 Swiss.
Photo: Bombardier.

Maintenir les emplois semble de toute évidence plus ardu surtout en ce jour d’annonces d’abolitions de quelques 7500 dont 1500 dans la région de Montréal. Il est vrai que selon le matinal communiqué de Bombardier, les installations aérospatiales montréalaises de l’avionneur ne seraient pas touchées par les réductions d’effectifs.  Au contraire, des augmentations seraient prévues grâce à la montée en cadence de la production du CSeries et l’entrée en production du Global 7000.  Cela reste néanmoins à démontrer car les ventes du CSeries piétinent et le créneau des gros bizjets trébuche alors que le marché de la construction d’avions d’affaires qui ne s’est jamais remis de la crise financière qui suivit la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008, plonge à nouveau.

Bombardier Global 7000. Photo: Bombardier.

Bombardier Global 7000.
Photo: Bombardier.

Les installations mexicaines et marocaines de Bombardier voient leurs effectifs augmenter au fil des ans. L’usine de Querétaro, au Mexique s’est vue confier la construction des fuselages arrière et empennages des Global 5000 et Global 6000, des cônes arrière, des empennages et des ailes des biturbopropulseurs de transport régional Q400, des gouvernes de direction des biréacteurs régionaux CRJ700/900/1000 et des jets d’affaires à large fuselage Challenger 605 ainsi que le câblage électrique de tous les aéronefs de Bombardier.

En dépit de l’annonce des 7500 mises à pieds à peine quelques heures plus tôt, le Ministre Garneau a maintenu le cap n’y percevant pas là l’ombre d’un problème. Il détourna la question en évoquant comment il fut emballé par son vol dans un CSeries.

Combien de temps le Ministre des transports pourrait-il esquiver la question ainsi que son collègue Navdeep Bains et le Premier ministre Justin Trudeau.

Tous trois devraient prendre pour exemple, l’État de Washington qui octroya des crédits de taxes et d’impôts à Boeing destinés à son nouveau gros porteur à long rayon d’action 777X à condition que la construction des ailes en composites de ce mastodonte soit réalisée dans ‘The Evergreen State’ à l’interne comme le sont celles de tous les autres jets commerciaux de Boeing à l’exception du 787 Dreamliner. À l’époque, l’avionneur de Seattle songeait à localiser la production des ailes du 777X ailleurs aux États-Unis ou à la sous-traiter à la japonaise Mitsubishi comme elle le fit dans le cas du 787.

 

 

 

 

 

 

 

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Learjet racheté par Textron? https://infoaeroquebec.net/editorial-learjet-rachete-par-textron/ Fri, 12 Aug 2016 04:16:36 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=16546  

MONTRÉAL – Comme le reportait Jerry Siebenmark, reporter aéronautique au quotidien de Wichita, au Kansas, ‘The Air Capital of the World’ comme l’appellent ses habitants et qui abrite Learjet, Cessna et Beechcraft, dans l’édition du 10 août 2016, Textron Aviation serait intéressé d’acquérir Learjet selon de deux analystes financiers.

Selon l’analyste Cai von Rumohr, de Cowen & Company, la vente de Learjet permettrait à Bombardier avec le fruit de la transaction d’alléger le poids de sa dette qui s’élève à 6,7 milliards de dollars américains.

L’analyste précise que Textron Aviation, propriétaire de Cessna et de Beechcraft mais aussi de Bell Helicopter pourrait être tenté d’acquérir son concurrent, Learjet, les deux entreprises étant établies à Wichita.  Du même coup, Textron hériterait de la clientèle des propriétaires des plus de 2300 Learjet en service que Cessna pourrait ramener dans son giron et ses produits de la gamme Citation. Selon von Rumohr, l’entretien de cette flotte représente des ventes de 400 millions de dollars américains par année qui, néanmoins, se s’amenuiseront avec le temps avec la diminution du parc des Learjet du fait des faibles ventes de nouveaux appareils depuis plusieurs années.

Le journaliste du Wichita Eagle rapporte aussi les propos de Seith Seifman de JPMorgan contenus dans une analyse destinée aux investisseurs diffusée vendredi dernier : ‘The future of Lear has implications for TXT (Textron), where Cessna is a key competitor…Textron is often mentioned as a potential Lear buyer, and we don’t doubt there would be interest, though it is unclear Bombardier would strengthen its competitor this way’.

Learjet 31A. Photo: Learjet.

Learjet 31A.
Photo: Learjet.

Il est tout à fait raisonnable de penser que Textron Aviation ne doit certainement pas rester indifférent à son voisin et concurrent Learjet installé du côté ouest du Wichita Dwight D. Eisenhower National Airport connu jusqu’en 31 mars 2015 comme le Mid-Continent Airport.  Pour sa part, Cessna Aircraft est localisé sur le flanc est du même aéroport, tout comme Beechcraft l’était.

De telles rumeurs ne sont surement pas sans fondement compte tenu du fait que Textron Aviation n’est pas novice dans ce type d’opérations.

Ainsi, le 20 décembre dernier 2013, le journal financier Financial Times de Londres révélait la prise de contrôle prochaine par le conglomérat américain Textron du constructeur d’avions Beechcraft de Wichita, au Kansas.

La nouvelle fut confirmée par deux communiqués de presse émis le 26 décembre de la même année, l’un par Textron et l’autre par Beechcraft.

Le conglomérat basé à Providence, au Rhode Island, prenait le contrôle du constructeur de Wichita pour 1,4 milliard de dollars américains.

Lors de la divulgation des résultats financiers de Bombardier au second trimestre 2016, le 5 août dernier, son président, Alain Bellemare ne cacha pas ses préoccupations quant au marché des jets d’affaires légers le qualifiant d’être à ‘A low part of the cycle’. Seulement cinq Learjet furent vendus et six livrés au premier trimestre 2016 contre 14 au premier trimestre 2015. Le président de Bombardier affirma que son entreprise allait s’atteler à stimuler les ventes et ‘We’ll see where it goes’.

Bombardier Learjet 75. Photo: Bombardier.

Bombardier Learjet 75.
Photo: Bombardier.

Avec l’annulation du programme Learjet 85, le constructeur de Wichita n’offre plus que le Learjet 70 et son dérivé le Learjet 75, entrés en service à la fin 2013 et qui sont des extrapolations des Learjet 40XR et Learjet 45XR.

Contrairement à ses concurrents, Cessna Aircraft et Embraer, avec l’annulation du Learjet 85, Learjet se retrouve maintenant sans une gamme d’avions ce qui représente un handicap certain. À l’opposé, la gamme Cessna Citation compte non moins de dix modèles dont cinq dans le marché des jets légers où se cantonne Learjet (Citation Mustang, M2, CJ3+,CJ4, XLS+).

Le Learjet 70/75 est en compétition directe avec le Cessna Citation XLS+ dont 12 exemplaires ont été livrés au premier semestre 2016.

Par voie de courrier électronique, Mark Masluch, chef, communications, Bombardier Avions d’affaires, nous confirma la stratégie de l’avionneur québécois :

‘Bombardier ne commente pas les rumeurs en cours.  Nous sommes déterminés à concentrer nos efforts sur la vente d’avions au sein d’un segment de marché très concurrentiel. Nous misons sur une stratégie d’établissement des prix audacieuse ainsi que sur une réduction des coûts significative pour être plus compétitif dans cet espace commercial’.

L’avion Learjet 75 offre des performances inégalées comparées à ses concurrents, (plancher plat, coûts d’exploitation les plus bas dans sa catégorie, garantie de 5 ans, distance franchissable de 2040 MN, porte avant escamotable offrant un espace habitable silencieux et distinct pour les passagers; ce qu’aucun autre avion d’affaires dans la catégorie des avions légers offre).

Nous surveillons continuellement l’évolution du marché de manière à optimiser nos cadences de production sur la demande actuelle du marché’.

Logo Textron AviationL’acquisition de Hawker Beechcraft par la maison mère de Cessna Aircraft, résulta dans la disparition de la gamme de jets d’affaires regroupée sous la bannière Hawker.  Les redondances étaient évidentes avec la gamme des jets Cessna Citation.  De plus, bien qu’étant des jets appréciés par le marché, la gamme Hawker était hétéroclite, étant issue aussi bien de ses bureaux d’études : le Premier II devenu Hawker 200 et le Hawker Horizon devenu Hawker 4000 que par des acquisitions réalisées par la société mère Raytheon auprès d’autres constructeurs : le Mitsubishi MU-300 Diamond devenu Beechjet 400 puis Hawker 400 et le British Aerospace BAe125 devenu Hawker 800/850XP/900.

Par contre la gamme des avions à pistons de Beechcraft, les Bonanza et Baron et celle des turbopropulsés civils, les King Air C90, B250 et 350 et des turbopropulseurs d’entraînement militaires T-6 s’intégrèrent très bien à la grande famille Textron Aviation en complétant très bien la gamme Cessna.

De plus l’acquisition de Beechcraft a apporté à Textron des installations et des employés nécessaires à la réalisation de l’élargissement de la gamme Citation vers le haut avec le lancement des Citation Latitude, Longitude et Hemisphere, ces dernières années.

Le rachat de Learjet mènerait certainement à la disparation des Learjet 70 et Learjet 75 qui seraient des orphelins au sein de la gamme Textron Aviation comme l’ont été les Hawker.

Pour Textron Aviation, intégrer Learjet lui amènerait de nouveaux clients potentiels en plus d’installations et d’un personnel qualifié pour répondre aux besoins d’une gamme Citation en plein développement vers le haut de gamme.

Comme l’illustre bien ce tableau, la gamme des Beechcraft a bien complété la celle de Cessna.  Les Hawker ont disparu pour cause de redondance avec les Cessna Citation et les Learjet 70 et Learjet 75 subireraint certainement le même sort.

Textron Aviation Bombardier Learjet
Aviation générale
Monomoteur à piston Cessna 172S Skyhawk
Cessna 182T Turbo Skylane
Cessna 206H Turbo Stationair
Cessna 240 TTx
Beechcraft Bonanza G36
Bimoteur à piston Beechcraft Baron G58
Aviation d’affaires
Monomoteur à turbine Cessna 208 Caravan
208B Grand Caravan EX
Biturbine à turbine Beechcraft King Air C90GTx
Beechcraft King Air 250
Beechcraft King Air 350i/350ER
Biréactés légers Cessna 510 Citation Mustang
Cessna 525 Citation M2
Cessna 525B Citation CJ3+
Citation 525C Citation CJ4 Learjet 70
Biréactés moyens Cessna 560 Citation XLS+ Learjet 75
Cessna 680 Citation  Sovereign+ Learjet 60XR Hors production
Cessna 680A Citation Latitude Learjet 85 Annulé
Biréactés SuperMidSize Cessna 750 Citation X+
Cessna 800 Citation Longitude

En développement

 
Biréactés à cabine large Cessna Citation Hemisphere En développement
Biréactés à cabine large à long et très long rayon d’action

Source : GAMA – Beechcraft – Bombardier – Cessna.

La gamme Cessna Citation est construite autour de trois largeurs de fuselage se traduisant par trois hauteurs de cabine différentes (55, 68 et 72 pouces) tandis que ses divers modèles partagent de nombreux éléments communs.

De plus Textron Aviation pourrait-elle se permettre de voir Learjet si Bombardier s’en défaisait, tomber dans des mains étrangères.

Mais qui d’autre pourrait être intéressé de jeter son dévolu sur Learjet?

Logo Embraer Executive Jets

Peut-être la brésilienne Embraer qui est entrée dans l’aviation d’affaires en 2000. Mais son l’empreinte en territoire américain est déjà établie avec ses installations de Melbourne, en Floride, avec l’addition depuis juin 2016 de l’assemblage final des Legacy 450 et Legacy 500 qui s’ajoute à celle des Phenon 100 en décembre 2011 et des Phenom 300 en août 2012. Les installations de Melbourne, inaugurées en février 2011 détiennent le mandat exclusif mondial de l’assemblage des Phenom 100 et Phenom 300 et partagent avec Sao José dos Campos, celui des Legacy 450 et des Legacy 500.  De plus, les employés de Learjet à Wichita sont syndiqués contrairement à ceux d’Embraer à Melbourne.

Logo IAI

Israel Aerospace Industries (IAI) faisait part, en juillet 2015, de sa réflexion portant sur le développement d’un jet léger d’affaires au design révolutionnaire d’une capacité de six passagers et d’un rayon d’action de 1300NM (2400km). L’avionneur israélien assemble déjà les Gulfstream G150 et Gulfstream G280 à ses installations de l’aéroport international Ben Gurion à Tel Aviv, en Israël, et dans les années 1990, avait collaboré avec la start-up américaine Avocet au projet de Very Light Jet biréacté de six passagers, ProJet.

Finalement, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Learjet est devenu un joueur marginal dans le créneau des jets d’affaires légers et moyens.  La chute de Lehman Brothers en octobre 2008 a très fortement frappé le marché des avions d’affaires légers et moyens. Cessna Aircraft a vu ses ventes fondre de moitié, HawkerBeechcraft a déposé le bilan et Learjet n’est plus depuis que l’ombre de lui-même.  En 2000, Learjet avait livré un total de 133 jets d’affaires de trois modèles différents. En 2015, 32 Learjet furent mis en service d’un seul modèle, le Learjet 70 et de son proche cousin, le Learjet 75.

 

Production en unités 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
Learjet 31 16
Learjet 31A 19 18 14 19 12 21 22 24
Learjet 35A 7 4 3
Learjet 36A 1
Learjet 40/45
Learjet 40XR
Learjet 40XR/45XR
Learjet 45
Learjet 45XR 7 43
Learjet 55 2
Learjet 60 16 22 24 22 24 32 32
Learjet 60XR
Learjet 70/75
TOTAL : 25 23 38 36 43 34 45 61 99

 

Source : GAMA, Bombardier.

 

Production en unités 2000 2001 2007 2008 2011 2012 2013 2014 2015
Learjet 31
Learjet 31A 27 17
Learjet 35A
Learjet 36A
Learjet 40/45 48
Learjet 40/XR 57
Learjet 40XR/45XR 24 24
Learjet 45/XR 71 63
Learjet 55
Learjet 60 35 29 23 26 60 15
Learjet 60XR 10 1
Learjet 70/75 33 32
TOTAL : 133 109 80 74 84 39 10 34 32

Source : GAMA, Bombardier.

 

Logo Learjet historique 2.

Une courte histoire de Learjet.

Learjet 23. Photo: Learjet.

Learjet 23.
Photo: Learjet.

Lear Jet Corporation a été fondée en 1962 à Wichita, au Kansas, par l’ingénieur Bill Lear, né en 1902 à Hannibal, au Missouri,. Son tout premier modèle, le Learjet 23, un biréacté d’affaires de six à huit passagers effectua son vol inaugural le 7 octobre 1963 et sa mise en service en octobre 1964. Suivront les Learjet 24 et Learjet 25.

Bill Lear.

Bill Lear.

Passé sous contrôle de Gates Rubber Corporation en 1967, Learjet livra son 500ième jet d’affaire en 1974, une première pour l’industrie. Suivra le Learjet 35 alors qu’à la fin 1976, la production passa à dix aéronefs par mois.

Learjet 31A. Photo: Learjet.

Learjet 31A.
Photo: Learjet.

Le 24 août 1977, le premier avion équipé de Winglets prend son envol. Il s’agit du Learjet 28, dérivé du Learjet 25.

L’année suivante, Bill Lear s’éteint le 14 mai1978.

Le 19 avril 1979, le prototype du Learjet 54/55/56 réalise son vol inaugural.

En août 1987, Learjet passe sous le contrôle du groupe financier new-yorkais Integrated Acquisition.  En 1990, ce dernier se place sous la protection des tribunaux et plusieurs entreprises s’intéresseront à Learjet dont Gulfstream Aerospace alors propriété de Chrysler, British Aerospace et Toyota.

Logo Shorts Brothers.

Bombardier qui avait acquis Canadair en 1986 puis Shorts Brothers en 1989, se porte acquéreur de Learjet en 1990 pour 75 millions de dollars tout en prenant en charge une dette de 38 millions.

Logo De Havilland.

En 1992, Bombardier met la main sur De Havilland de Downsview, en Ontario appartenant alors à Boeing.

Learjet 60XR. Photo: Bombardier.

Learjet 60XR.
Photo: Bombardier.

Le 10 octobre 1990, le Learjet 60, une déclinaison du Learjet 55 effectuait son vol inaugural puis ce fut au tour le 7 octobre 1995 du Learjet 45, un jet totalement nouveau lancé en septembre 1992.

En octobre 2007, Bombardier lançait son tout premier jet d’affaires tout composite le Learjet 85 dont le programme sera annulé le 28 octobre 2015.

 

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25 milliards de dollars de ventes en 2020 pour Bombardier selon Alain Bellemare. https://infoaeroquebec.net/25-milliards-de-dollars-de-ventes-en-2020-pour-bombardier-selon-alain-bellemare-2/ Sun, 01 May 2016 04:05:23 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15463  

MONTRÉAL – Au lendemain de l’annonce de la commande de 75 CS100 par l’américaine Delta Air Lines, Bombardier faisait encore la une.

Vendredi matin à 10h00 aux installations de Bombardier Avions commerciaux à Mirabel, dans un hangar d’assemblage de CRJ et de CSeries, étaient convoqués actionnaires, notables et journalistes à l’assemblée annuelle des actionnaires de l’entreprise québécoise. Parmi les notables se trouvaient Suzanne Benoit, pdg d’Aéro Montréal, Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et de placements du Québec (CDPQ), Jean Bouchard, maire de Mirabel, Simon Marcil, député du Bloc Québécois du comté fédéral de Mirabel et Sylvie D’Amours, députée de la Coalition Action Québec du comté provincial de Mirabel. Aucun représentant du gouvernement fédéral canadien n’était présent.

Assemblée des actionnaires de Bombardier 2016. Photo: Philippe Cauchi.

Assemblée des actionnaires de Bombardier 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

À la tribune avec comme fonds un CS300 en cours d’assemblage déjà sur ses atterrisseurs mais démunis de moteurs et de peinture, se trouvaient John Di Bert, vice-président principal et chef de la direction financière de Bombardier, Alain Bellemare, président et chef de la direction de Bombardier, Pierre Beaudoin, président du Conseil d’administration et Me Daniel Desjardins, vice-président principal, affaires juridiques et Secrétaire de la Société, Bombardier.

Alain Bellemare, porté par l’annonce de la commande de Delta Air Lines, la veille, au même endroit, s’adressa à l’audience de 900 personnes qui a nécessité l’installation de deux gradins qui montaient presque jusqu’au plafond du hangar.

Le pdg avait choisi ce lieu afin de montrer aux invités les produits en nature, de présenter les ingénieurs et ouvriers au travail et de faire comprendre le niveau de complexité de l’assemblage d’un avion.

Dans son discours, monsieur Bellemare voulait réitérer la vision de l’entreprise québécoise :

         Fabriquer des avions et les trains les plus performants au monde

         Offrir des services de qualité supérieure aux clients

         Être chef de file dans chacun de ses secteurs

         Et générer de la valeur pour ses actionnaires.

L’ancien président de Pratt & Whitney Canada et de l’équipementier américain géant UTC Aerospace Systems en rappelant que les ventes de Bombardier avaient atteint les 18 milliards de dollars en 2015, lança qu’il visait les 25 milliards en 2020.

A ses dires, les vedettes de la division aéronautique de Bombardier que sont le CSeries ‘qui n’a aucun équivalent dans la catégorie des avions de 100 à 150 places’ et le Global 7000 ‘sans conteste le meilleur avion d’affaires au monde’.

Tout en remerciant, le gouvernement provincial du Québec de Philippe Couillard pour le partenariat annoncé par le ministre de l’industrie de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations de l’époque, Jacques Daoust, le 29 octobre dernier, Alain Bellemare en appela au gouvernement fédéral de Justin Trudeau pour aller de l’avant avec l’aide demandée.

Le pdg souligna que la direction de Bombardier a posé depuis son entrée en poste soit depuis le 13 février 2015, des gestes déterminants pour stabiliser la Société :

         Une actualisation pour éviter de dire une réduction de production des jets d’affaires à large cabine et long rayon d’action Global 5000 et Global 6000

         L’annulation du programme bi réacté d’affaires de taille moyenne tout composite Learjet 85

         Le remaniement du calendrier du bizjet à cabine large et très long rayon d’action Global 7000 et, par conséquent du Global 8000

         La restructuration de la division Avions d’affaires.

Alain Bellemare souligna que Bombardier est le champion canadien en terme de dépenses en recherche et développement.  Néanmoins, ces dépenses comprennent une part importante dévolue aux essais en vol et non pas en recherche fondamentale contrairement à Pratt & Whitney Canada.

Selon Alain Bellemare, l’année 2016 sera une année de transition marquée par la hausse des fonds dévolus au développement du biréacté d’affaires à cabine large et très long rayon d’action Global 7000 et par une entrée en service sans faille du biréacté monocouloir de 100 places CS100.

Ligne d'assemblage du Bombardier CSeries. Photo: Philippe Cauchi.

Ligne d’assemblage du Bombardier CSeries.
Photo: Philippe Cauchi.

Mais les vraies questions furent soulevées ensuite lors de la période des questions des actionnaires et lors de la mêlée de presse.

Interpelé par une représentante du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (Médac) sur la brulante question des actions à votes multiples qui donnent le contrôle de l’entreprise à la famille Beaudoin Bombardier, Pierre Beaudoin répondit tout de go qu’’il n’était pas de leur intention de changer quoi que ce soit’ surenchérissant en soulignant que la famille Beaudoin avait toujours été là dans les bons et les moins bons moments.

Quant à l’octroi de l’aide d’Ottawa, l’impasse origine de ces divergences sur la question du contrôle familial de l’entreprise, les actions à droit de votes multiples permettant à la famille Beaudoin-Bombardier de contrôler 53,23% des droits de vote.

Dans ses interventions, le représentant du MÉDAC, Willie Gagnon, a également dénoncé les modifications du régime d’options d’achat d’actions proposées par Bombardier ainsi que la politique de rémunération des membres de sa haute direction.

Celui-ci a notamment rappelé que messieurs Bellemare et Beaudoin s’étaient partagés plus de 10,2 millions de dollars américains en rémunération totale au cours du dernier exercice. Ainsi, la rémunération des cinq plus hauts dirigeants a dépassé les 19 millions de dollars en 2015.

Alain Bellemare à l'Assemblée des actionnaires de Bombardier 2016. Photo: Philippe Cauchi.

Alain Bellemare à l’Assemblée des actionnaires de Bombardier 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

En point de presse, le grand patron de Bombardier qui n’était pas accompagné de monsieur Beaudoin, a répliqué que la rémunération des dirigeants de l’entreprise tenait compte de comparaisons avec celles en pratique dans des entreprises de taille similaire au Canada ainsi qu’à l’étranger.

Selon le pdg de Bombardier, le redressement entamé par son équipe depuis la dernière année justifie les salaires octroyés et une telle structure de rémunération a permis, selon lui, ‘d’attirer des candidatures impressionnantes et cela a été reconnu par les analystes financiers’.

Monsieur Bellemare interrogé sur la situation de la division Avions d’affaires assura de sa confiance dans le biréacté haut de gamme à cabine large et très long rayon d’action Global 7000 qui devrait effectuer son vol inaugural cette année et entrer en service en 2018. Des centaines d’ingénieurs travaillent à son développement tandis que des sommes importantes y sont investies.

Alain Bellemare à l'Assemblée des actionnaires de Bombardier 2016. Photo: Philippe Cauchi.

Alain Bellemare à l’Assemblée des actionnaires de Bombardier 2016.
Photo: Philippe Cauchi.

Aux dires de monsieur Bellemare, l’avenir de Bombardier sera porté, du coté Aéronautique, par les nouveaux programmes que sont le CSeries et les Global 7000 et Global 8000.  Ils permettront au chiffre d’affaires de Bombardier de passer de 18 à 25 milliards de dollars d’ici 2020.

Toutefois après l’embellie des cinq derniers jours, l’action de Bombardier  (BBD-B.TO) plongeait de 7,35%, ou 15 cents, vendredi après-midi, à la clôture de la Bourse de Toronto, pour se transiger à $1,89.

 

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Ottawa totalement absent de la cérémonie de signature de la commande de 75 CS100 par Delta Air Lines. https://infoaeroquebec.net/ottawa-totalement-absent-de-la-ceremonie-de-signature-de-la-commande-de-75-cs100-par-delta-air-lines/ Fri, 29 Apr 2016 02:22:45 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15447 MONTRÉAL – En ce jour de l’annonce de la commande de 75 Bombardier CSeries CS100 par l’américaine Delta Air Lines, d’une valeur au prix catalogue de 5,6 milliards de dollars américains, le Québec d’une même voix ou presque réclame le soutien du gouvernement fédéral canadien du Libéral Justin Trudeau au programme du biréacté monocouloir de 100 places de l’avionneur de Saint-Laurent. Toutefois, le gouvernement fédéral de Justin Trudeau brillait ce matin par son absence à la cérémonie de signature aux installations de Bombardier à Mirabel, au nord de Montréal

En cette occasion, Alain Bellemare, président et chef de la direction de Bombardier, a réitéré qu’un engagement d’Ottawa procurerait à la multinationale une plus grande flexibilité financière tout en lui permettant de continuer à investir dans l’aéronautique au Québec et au Canada.

Du côté de l’Assemblée nationale du Québec, les chefs de partis provinciaux étaient unanimes à réclamer le soutien d’Ottawa.

Justin Trudeau et Philippe Couillard.

Justin Trudeau et Philippe Couillard.

À peine la commande de Delta Air Lines rendue publique, le premier ministre Philippe Couillard ainsi que le chef de l’opposition officielle, Pierre Karl Péladeau et celui de la Coalition Avenir Québec, François Legault, ont unanimement réclamé l’aide du gouvernement fédéral canadien au CSeries.

Il faut rappeler qu’outre l’investissement d’un milliard de dollars américains annoncé le 29 octobre 2015 par le gouvernement Couillard, Bombardier a reçu 467 millions de dollars d’Ottawa et de Québec pour la CSeries. De plus, de son côté, Exportation et développement Canada a également octroyé au cours des cinq dernières années des prêts aux clients de Bombardier s’élevant à 8,8 milliards de dollars.

Fait significatif, aucun représentant du gouvernement Trudeau n’était présent ce matin à Mirabel aux côtés d’Alain Bellemare de Bombardier, d’Ed Bastian de Delta Air Lines et de Martin Coiteux, ministre provincial Libéral des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de Montréal.

Marc Garneau. Photo: TVA.

Marc Garneau.
Photo: TVA.

À Ottawa, interrogé sur le sujet, Marc Garneau, ministre fédéral des Transports, s’est, certes, réjoui de l’importante commande tout en prévenant qu’en aucun elle ne précipitera pas pour autant le processus décisionnel lié à un éventuel investissement fédéral dans la CSeries, réitérant que le dossier était dans les mains du ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains.

Le gouvernement Trudeau craint toujours que toute aide à Bombardier ou à l’industrie aérospatiale du Québec soulève la grogne dans le ‘Rest of Canada’.

D’ailleurs, Ottawa n’a pas bougé sur le dossier de l’aéroport Billy Bishop de Toronto afin d’y accorder l’accès aux CSeries et ainsi permettre la réalisation d’une commande ferme de 12CS100 accompagnée de 18 options par Porter Airlines.

Déjà, peu réceptif aux demandes de soutien du Québec, le reste du Canada doit digérer l’opposition d’une bonne partie de la population du Québec mais surtout d’une frange des élus de la Province au passage de l’oléoduc Énergie Est de TransCanada Pipelines acheminant le pétrole de l’Alberta et de la Saskatchewan vers les ports de la côte Est canadienne de manière d’atteindre les marchés extérieurs.

La récente visite de Justin Trudeau à la Première ministre Néo-Démocrate de l’Alberta, Rachel Notley pourrait marquer le début des tractations afin d’obtenir le soutien de l’Ouest canadien où est produit le pétrole et celui des Maritimes où il serait possiblement raffiné mais certainement, tout au moins, embarqué vers les marchés extérieurs.

Dans un tel contexte, l’opposition à l’oléoduc Énergie Est encore chère à un certain nombre d’élus du Québec dont le maire de Montréal, Denis Coderre, ancien collègue député de Justin Trudeau, pourrait s’évaporer ‘comme pétrole au soleil’ en échange au soutien du reste du Canada à une aide fédérale à Bombardier.

 

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Une semaine bien chargée avec le 10ième anniversaire d’Aéro Montréal mais pas seulement. https://infoaeroquebec.net/une-semaine-bien-chargee-avec-le-10ieme-anniversaire-daero-montreal-mais-pas-seulement/ Sun, 24 Apr 2016 04:38:37 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=15398 MONTRÉAL – Point de vue aéronautique, la semaine du 25 avril 2016 sera bien occupée à Montréal.

En effet, elle marquera le 10ième anniversaire de la fondation d’Aéro Montréal.

Lundi et mardi se tiendra au Palais des Congrès de Montréal la cinquième édition du Forum Innovation Aerospatiale dont la première édition remonte à 2008.

Logo Forum Innovation Aérospatiale 2016

Le Forum de cette année tâchera de voguer sur le succès de la quatrième édition du Forum Innovation Aérospatiale tenue en décembre 2013, au même endroit, qui attira 1200 participants provenant de plus de 15 pays ainsi que plus de 200 conférenciers de réputation mondiale. L’évènement regroupera l’ensemble des acteurs de l’aérospatiale mondiale et leurs fournisseurs afin d’échanger sur les meilleures pratiques en innovation développées par l’industrie, et générer des occasions d’affaires entre l’ensemble des participants.

Los objectifs du Forum Innovation Aérospatiale sont de :

Confirmer le rôle de Montréal comme un des centres d’expertise reconnus de l’aérospatiale         mondiale ;

Présenter les principales avancées technologiques de l’aérospatiale mondiale ;

Stimuler l’innovation aérospatiale à Montréal grâce au partage des enjeux stratégiques et des meilleures pratiques et tactiques reliées à la gestion de la chaîne d’innovation aérospatiale ;

Susciter des occasions d’affaires en matière de technologie aérospatiale ;

Renforcer les liens entre les leaders de l’aérospatiale mondiale et l’ensemble de l’industrie aérospatiale de Montréal ;

Mobiliser les principaux acteurs du milieu autour de stratégies communes d’innovation ;

Encourager les partenariats entre les différentes organisations.

Parmi les près de 50 conférenciers, notons :

Alain Bellemare, PDG de Bombardier

Charles Bouchard, président de Lockheed Martin Canada

Dr. Alan Epstein, vice président, technologie et environnement, Pratt & Whitney

Steve Dyer, vice-président, ingénierie, Bell Helicopter Textron

Lieutenant-général Michael Hood, Commandant, Aviation royale canadienne

Dr. Naveed Hussain, Vice-President, Aeromechanics Technology, Boeing Research & Technology,   The Boeing Company

Fassi Kafyeke, directeur principal, technologies stratégique et conception avancée, ingénierie de développement des produits aéronautiques, Bombardier Aéronautique

John Maris, président, Marinvent

Hany Moustapha, Ph.D., professeur et directeur, AÉRO ÉTS, École de technologie supérieure (ÉTS)

Robert A. Pearce, Deputy Associate Administrator for Strategy, NASA Aeronautics Research Mission Directorate

Dr. Daniel Schumacher, Director of the Science and Technology Directorate, NASA/MSFC

Logo 8e Forum de la recherche.

Toujours au Palais des Congrès de Montréal, le 8ième Forum de la recherche organisé par le Consortium de recherche et d’innovation en aérospatiale au Québec (CRIAQ) en collaboration avec le Consortium en aérospatiale pour la recherche et l’innovation au Canada (CARIC), se tiendra le mercredi, rassemblant toute la communauté de l’aérospatiale dans le processus d’innovation ouverte. Leaders de l’industrie aérospatiale et chercheurs affiliés aux universités et aux centres de recherche provenant du Canada et des quatre coins du globe prendront part à cette occasion exceptionnelle d’interactions dans l’objectif d’éclore des projets collaboratifs de recherche et développement.

Afin de stimuler la recherche compétitive, le Forum de la recherche fait appel aux joueurs industriels pour dynamiser la conversation en soumettant des idées de projet.

Les ateliers de prospective de recherche se dérouleront durant la journée autour des thèmes suivants :

Aéronautique électrique

Aéronautique et technologies de l’information

Recherche et développement spatiales

Systèmes manufacturiers intelligents

Fabrication, structures et matériaux avancés

La cloture du Form de la recherche du CRIAQ sera l’occasion de la remise des Prix d’excellence.

Logo MRO Canada 2016.

Jeudi, ce sera au tour de MRO Canada 2016 d’occuper le Palais des Congrès de Montréal. Les ateliers et présentations porteront sur la MRO (Maintenance, Repair and Operations) ou en français ERO (Entretien, réparation et opération) d’aéronefs civils et militaires.  Soulignons la présence de Kevin Michaels, vice-président, ICF International, consultant et expert de renommée internationale et chroniqueur au magazine Aviation Week & Space Technology dont l’allocution sera intitulée ‘The MRO Market and Trends’.

Kevin Michaels. Photo: ICF.

Kevin Michaels.
Photo: ICF.

Plusieurs ateliers et présentations seront offerts dont lors du dîner celle de Dominique Dallaire d’HérouxDevtek intitulée ‘HerouxDevtek’s Success Story or How the MRO Market Contributed to the Company’s Transformation’.

Dominique Dallaire d'HerouxDevtek

Dominique Dallaire d’HerouxDevtek

Enfin vendredi, toujours au Palais des Congrès de Montréal, la semaine de l’aérospatiale se conclura avec la tenue d’Aéro Talents 2016 organisée par Aéro Montréal, en collaboration avec le Comité sectoriel de main-d’œuvre en aérospatiale (CAMAQ) et Emploi Québec. Aéro Talents PME 2016 sera un événement majeur pour outiller les PME dans leur compréhension de l’offre de formation, des stages en entreprise et du financement du développement des ressources humaines. Cet événement va rassembler 150 participants, dont des responsables de ressources humaines et de formation dans les PME, des représentants du monde de l’enseignement et des partenaires gouvernementaux.

Sont à noter les allocutions de Dominique Anglade, ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre de la Stratégie numérique du Québec et Kevin Smith, vice-président, ressources humaines et communications, Pratt & Whitney Canada, président du Chantier Relève et main-d’œuvre d’Aéro Montréal et président d’honneur d’AéroTalents 2016.
Avec l’aide des acteurs du milieu, trois cliniques seront proposées de manière à offrir aux entreprises des outils et un accompagnement tangibles et concrets :

Clinique sur l’organisation des stages, incluant les possibilités d’alternance travail-études pour les PME;

Clinique sur l’offre de formations accessibles aux PME;

Clinique sur le financement de la formation et sur le développement des ressources humaines disponibles aux PME.
Aéro Talents PME 2016 sera axé sur la pratique des PME et visera à doter celles-ci d’informations utiles et d’outils d’aide à la décision leur permettant de naviguer dans l’offre des ressources disponibles pour le développement de leur capital humain. Chacun des participants recevra le Guide pratique Aéro Talents PME 2016 comprenant en condensé des informations et les ressources pertinentes ainsi qu’un accès au Portail de ressources Aéro Talents PME 2016 regroupant toutes les informations utiles aux PME :

Quelles sont les aides disponibles ?

Comment faire ?

Quelles sont les meilleures pratiques ?

Quels sont les avantages ?

Quelles sont les références utiles (écoles, programmes, autres) ?

Logo Bombardier incurvé

À quarante kilomètres de la, toujours vendredi se tiendra aux installations de Bombardier Aéronautique à Mirabel au nord de Montréal, l’assemblée annuelle des actionnaires de Bombardier.

Jusqu’à la semaine dernière, tous les espoirs étaient encore permis quant à une annonce, par le gouvernement fédéral canadien du Libéral Justin Trudeau, la veille ou le matin même de l’assemblée annuelle des actionnaires de Bombardier, de l’octroi à Bombardier Aéronautique du milliard de dollars si attendu, considéré, il y a encore peu, comme la clef du salut de l’avionneur québécois et de son CSeries.

Installations de Bombardier Aéronautique à Mirabel.

Installations de Bombardier Aéronautique à Mirabel.

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Le CS100 reçoit sa certification de Transports Canada. https://infoaeroquebec.net/le-cs100-recoit-sa-certification-de-transport-canada/ Mon, 21 Dec 2015 02:09:56 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=14374 MIRABEL – En fin d’après-midi jeudi, Bombardier a convoqué les membres de la presse pour une conférence de presse le jour suivant, soit vendredi à 9h00, aux installations de Mirabel situées à 50 km au nord de Montréal.

En ce vendredi matin, exceptionnellement doux, Bombardier avait aménagé l’extrémité de la chaîne d’assemblage des CRJ avec un CS100 blanc et bleu aux couleurs du constructeur sous les feux de la rampe entouré de deux CS300 participant aux essais en vol et un troisième en construction.

Une estrade, un lutrin, trois drapeaux, un fonds de fumée, des projecteurs et un aéropage d’invités d’honneur, d’élus, d’employés et de journalistes constituaient le décor de cet événement dont le thème était deviné de tous ou presque : l’annonce de la certification du CS100 de 108 à 133 places par Transport Canada au terme d’une campagne de tests en vol de plus de 2400 heures lors de plus de 1000 vols étalés sur 27 mois depuis le vol inaugural du premier exemplaire, le 16 septembre 2013 des pistes de l’aéroport de Montréal – Mirabel.

Se trouvaient au premier rang Alain Bellemare, pdg de Bombardier, Fred Cromer, président, Avions commerciaux chez Bombardier, Jean-François Casa, vice-président du développement de produits et ingénieur en chef de Bombardier et chef de l’organisme d’approbation de conception de Bombardier, le consul du Royaume-Uni à Montréal, le ministre fédéral canadien des Transports, Marc Garneau, et le ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations du Québec et député de Verdun, Jacques Daoust.

Le CSeries est en fait le premier monocouloir totalement nouveau depuis l’Airbus A320 dont le premier vol remonte au 22 février 1987 et l’entrée en service le 18 avril 1988 au sein d’Air France.

Le suspens ne dura pas longtemps alors que Marc Garneau, nouveau ministre fédéral des transports depuis le 4 novembre suite aux élections du 19 octobre dernier qui a porté au pouvoir le Libéral Justin Trudeau. Député de Notre-Dame-de-Grâce – Westmount depuis 2008, ancien officier de la Marine canadienne, premier astronaute canadien et ancien président de l’Agence spatiale canadienne (ASC), Marc Garneau monta sur l’estrade et prit la parole pour annoncer la certification par Transports Canada du premier membre de la famille CSeries, le CS100 propulsé par une paire de réacteurs Pratt & Whitney PW1500G Pure Power qui entraîna un éclatement d’applaudissements. ‘La certification de la CSeries de Bombardier marque un tournant historique pour le secteur aérospatial canadien’ souligna le Ministre en ajoutant qu’‘il s’agit de la certification du plus gros avion passager jamais approuvée par Transport Canada’. Rappelons que le 17 novembre dernier, Bombardier avait annoncé que la campagne des tests en vol du CS100 en vue de la certification avait prit fin.

Marc Garneau. Photo: TVA.

Marc Garneau.
Photo: TVA.

Monsieur Garneau rappela que la certification par les autorités aéronautiques canadiennes sera suivie sous peu de celles de la Federal Aviation Administration (FAA) et de l’European Aviation Safety Agency (EASA).

Signe des temps, le ministre fit allusion à l’environnement en affirmant que le CSeries par sa consommation de 20% inférieure à celle de ses concurrents sera ‘un atout précieux pour le domaine du transport aérien dans le monde entier’ et qu’il va ‘contribuer à atteindre les objectifs environnementaux que le Canada s’est fixés récemment à Paris’. Pour lui ‘Il aura une forte influence dans la place qu’occupe le Canada dans le monde de l’aérospatial’.

Pour conclure sa présentation, Marc Garneau s’embarqua dans une envolée oratoire en criant presque que ‘Nous souhaitons tous que nous allons exporter des centaines et des centaines de CSeries’.

Jean-François Casa. Photo: Philippe Cauchi.

Jean-François Casa.
Photo: Philippe Cauchi.

Jean-François Caza, vice président, développement de produits et ingénieur en chef et chef du groupe d’approbation des produits chez Bombardier, enchaîna en déclariant d’entrée de jeu que ‘la journée en était une très importante pour l’ensemble de Bombardier lui qui a conçu, développé et testé ce grand avion qu’est le CSeries’.

Selon lui, la certification de type est une étape très importante car elle permet le début des livraisons de cet avion ‘né d’une vision de Bombardier qui a cerné un besoin qui n’était pas satisfait’.

Jacques Daoust. Photo: Philippe Cauchi.

Jacques Daoust.
Photo: Philippe Cauchi.

À son tour à la tribune, le ministre Daoust lança que ‘le CSeries de Bombardier est emblématique du travail, de la détermination, de l’expertise, du talent et de la créativité des 2300 employés de Bombardier…vraiment un avion du 21ième siècle…ses caractéristiques le rendant unique par son économie en carburant et son silence’.

Fred Cromer. Photo: Philippe Cauchi.

Fred Cromer.
Photo: Philippe Cauchi.

Ensuite, ce fut au tour de Fred Cromer, président, Avions commerciaux chez Bombardier qui a reconnu que cela faisait longtemps que le CSeries n’avait enregistré une seule commande mais que sa certification allait changer la situation ‘It has been a long time since the last order but this milestone is changing the way airlines is thinking about the CSeries program…and we are getting more and more interest certification is a strategic move for our potential customers…they are looking at their fleet plans they are very interested in the 100-150 seat segment’.

Monsieur Cromer fit état des prévisions de livraisons du CSeries : de 15 à 35 en 2017, de 45 à 55 en 2018, 75 à 85 en 2019 et de 90 à 120 en 2020. À terme, Bombardier compte livrer de 120 à 150 CSeries par an de ses deux chaines d’assemblage de Mirabel.

Rob Dewar. Photo: Philippe Cauchi.

Rob Dewar.
Photo: Philippe Cauchi.

Rob Dewar, vice président du programme CSeries présenta une vidéo rappelant l’histoire et toutes les étapes du programme.

Il conclut de façon prophétique par ‘It (The CSeries) is new reality for the single-aisle market’.

Alain Bellemare. Photo: Philippe Cauchi.

Alain Bellemare.
Photo: Philippe Cauchi.

Alain Bellemare monta à la tribune et souligna entre autres lors de son longue intervention que ‘la certification est un point tournant’ et que ‘le CSeries a le potentiel de porter notre industrie à un nouveau niveau’. Il ajouta que ‘Grâce à nos 2300 employés et nos 200 fournisseurs, nous avons réussi au-delà de nos espérances’ pour réaliser ‘Le meilleur avion dans le segment des 100 à 150 places’.

Enthousiaste, il ne s’arrêta pas là : ‘Nous avons la meilleur équipe d’ingénieurs au monde et nous sommes capables de développer, de certifier et de soutenir des avions partout dans le monde’.

Il conclut avec enthousiasme que Bombardier ‘est maintenant extrêmement bien positionné’ pour l’avenir. ‘Nous avons un appareil certifié, un appareil super performant, on est bien positionné, on a un créneau où il y a vraiment un marché intéressant de 5000 à 7000 appareils sur 20 ans …ce qui me rend confiant que nous attirerons des partenaires…ce qui nous donne un momentum pour parler avec les clients’.

Lors de la mêlée de presse qui suivit, le ministre Garneau, en réponse aux questions des journalistes portant sur une éventuelle aide d’Ottawa, se borna à déclarer que le dossier progressait.

Un peu plus loin, Alain Bellemare, réitéra que ‘Nous avons une excellente plateforme et les gens vont commencer à réaliser les avantages du CS100 et du CS300’ en ajoutant que ‘les doutes des clients potentiels, ne serait-ce que d’être capable de rencontrer le calendrier de certification avant la fin de l’année, sont maintenant du passé’.

Quant au soutien du fédéral, Alain Bellemare indiqua qu’il serait un gage de reconnaissance envers le programme CSeries, un vote de confiance, une aide financière additionnelle et quant à sa venue, il répondit ‘The soonner, the better’.

Interrogé sur la possibilité d’un CS500, Alain Bellemare répondit tout en s’éloignant que ‘If someone needs a bigger aircraft, we have the CS300’. Une déclaration qui contraste avec les propos tenus par Rob Dewar au journaliste d’Air Transport World, Graham Warwick d’Air Transport World, à qui il confia que le CSeries est ‘A platform with room to grow’.

Bombardier CS100 Photo: Philippe Cauchi.

Bombardier CS100
Photo: Philippe Cauchi.

La campagne d’essais en vol du CS100 s’est avérée plus longue et plus coûteuse que prévue, la plus chère de l‘histoire de Bombardier. Le CSeries affiche plusieurs premières dont l’usage des commandes de vol électriques Parker Aerospace, des panneaux d’ailes en transfert de résine composite infusé et des panneaux de fuselage en aluminium-lithium de Constellium, anciennement Alcan Engineered Products. Le CSeries représente aussi la plus importante application commerciale de la suite avionique intégrée ProLine Fusion de Rockwell Collins.

Actuellement, la famille CSeries compte 603 commandes, options et promesses d’achat dont 243 commandes fermes et Swiss Airlines devrait mettre en service le tout premier CS100 au second trimestre de 2016.

Quant au CS300 d’une capacité de 130 à 160 places en ‘haute densité’, il devrait être certifié d’ici six mois car le taux de communauté des systèmes avec le CS100 est de 95%. Deux CS300 font partie de la campagne de certification. Son entrée en service devrait survenir au second semestre 2016 au sein du transporteur Air Baltic.

Le programme CSeries, ponctué comme la plupart des programmes d’aéronefs civils de transport, de retards dont une pause de cinq mois de la campagne de tests en vol suite à l’incident survenu à un moteur Pure Power en juin 2014, a coûté 5,4 milliards de dollars américains contre 3,2 milliards initialement prévus en 2008.

Comparatif CSeries et monocouloirs

Il reste maintenant à Bombardier d’accomplir la première livraison à Swiss, réussir la mise en service, réaliser la montée en cadence de la production et de convaincre un grand transporteur américain d’opter pour le CSeries.

Le CS100 permet une économie de 20% par rapport aux monocouloirs en service et même de 10% par rapport à leur version remotorisée ce qui se traduit par une économie de 7 à 12 millions de dollars par avion sur sa durée de vie. Ses émissions en NOx sont aussi de 50% inférieures aux normes CAEP 6 selon le constructeur.

L’autonomie maximale du CS100 atteint maintenant 3300NM ou 6112km soit 350NM ou 648km de plus que prévu.

Vendredi, le titre de Bombardier (BBD-B.TO) a gagné 19 cents ou 16,24% pour clôturer à 1,36 dollar canadien. Quelques 31 millions d’actions ont été transigées soit six fois plus qu’en temps normal.

 

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Rumeurs de départ de Pierre Beaudoin du conseil d’administration de Bombardier. https://infoaeroquebec.net/rumeurs-de-depart-de-pierre-beaudoin-du-conseil-dadministration-de-bombardier/ Sat, 19 Dec 2015 00:42:07 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=14360  

MIRABEL – Coup d’éclat aujourd’hui vendredi lors de la conférence de presse convoquée par Bombardier aux installations de Mirabel, en banlieue nord de Montréal, alors qu’une rumeur émanant de l’agence de presse Reuters annonçait le départ imminent de Pierre Beaudouin, président exécutif du conseil d’administration de Bombardier.

Selon la source de Reuters, un proche au dossier, le fils de Laurent Beaudoin quitterait ses fonctions au début de 2016. Une réunion du conseil d’administration serait requise pour la nomination d’un remplaçant. La nomination d’Alain Bellemare à ce poste pourrait être envisagée car les lois canadiennes permettent qu’une même personne occupe les postes de pdg et président exécutif du conseil d’administration. Néanmoins, les règles de bonne gouvernance recommandent la nomination d’une personne de l’extérieur de l’entreprise.

Le départ éventuel de Pierre Beaudouin et la nomination d’une personne extérieure à la famille Beaudouin marqueraient une étape de plus bien que la famille ait su maintenir son contrôle sur l’entreprise par la présence d’actions à votes multiples qui semble immuable en dépit des aides gouvernementales importantes déjà octroyées par Québec et à venir d’Ottawa.

Interrogé sur le sujet, Alain Bellemare, pdg de Bombardier et successeur de Pierre Beaudouin, à la tête de l’entreprise depuis février dernier, l’ancien de Pratt & Whitney Canada et de UTC Propulsion & Aerospace Systems (PAS) fut pris de surprise en déclarant ‘Je ne sais pas d’où ça sort’.

Diplômé en relations industrielles a l’Université McGill de Montréal, Pierre Beaudoin a rejoint l’entreprise familiale en l985 en s’intégrant à la division des produits marins de Bombardier. En 1990, il est nommé vice-président au développement de produits de la division Sea-Doo/Ski-Doo puis, en 1992, vice-président exécutif de cette division puis en 1994, président.

En avril 1996, il est nommé pdg de Bombardier Produits récréatifs puis, en février 2001, de Bombardier Aéronautique et, en juin 2008, de Bombardier.

 

 

 

 

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