Airbus Defense & Space – Info Aéro Québec https://infoaeroquebec.net Toutes les nouvelles et l'Information aéronautique à un seul endroit. Articles, Éditoriaux, chroniques et communiqués de presse couvrant l'actualité. Wed, 26 Oct 2016 14:39:52 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.20 Souligner la livraison du 400ième PW127G à Airbus Defense and Space : une occasion pour Airbus de consolider ses liens avec le secteur aérospatial montréalais. https://infoaeroquebec.net/souligner-la-livraison-du-400ieme-pw127g-a-airbus-defense-and-space-une-occasion-pour-airbus-de-consolider-ses-liens-avec-le-secteur-aerospatial-montrealais/ Wed, 26 Oct 2016 05:59:45 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=17238  

MONTRÉAL – Lundi après-midi, à partir de 13h,la firme de relations publiques d’Ottawa, Impact Public Affairs, prit prétexte de la livraison du 400ime PW216G à Airbus pour présenter l’équipe ‘C295W FWSAR’ à la presse montréalaise.

Celle-ci est une des trois en lice dans le cadre de la compétition de l’Aviation royale canadienne (ARC-RCAF) ‘Projet de remplacement d’aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe’ ou ‘Fixed-Wing Search and Rescue Aircraft Replacement Project ‘(FWSAR-ARSVF). Ce programme a pour objectif le replacement de six De Havilland CC-115 Buffalo vieillissants et de douze CC-130H Hercules. L’appel d’offres clos le 11 janvier 2016, l’annonce du gagnant est attendue d’ici la fin de cette année ou au début de l’an prochain aux dires des responsables de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada.

Airbus Military C295W. Photo: Airbus Defense and Space.

Airbus Military C295W.
Photo: Airbus Defense and Space.

L’équipe ‘C295W FWSAR’ regroupe Airbus Defense and Space, Provincial Aerospace, Airpro, CAE, Pratt & Whitney Canada et L-3 Wescam.

Les deux autres aéronefs en compétition sont le bi turbo propulsé Leonardo (anciennement Alenia) C-27J Spartan et le  biréacté Embraer KC390.

Madame Suzanne Benoit. PDG d'Aéro Montréal. Photo: Philippe Cauchi.

Madame Suzanne Benoit.
PDG d’Aéro Montréal.
Photo: Philippe Cauchi.

Madame Suzanne Benoit, pdg d’Aéro Montréal officia en tant que maitre de cérémonie invitée par les organisateurs de la conférence de presse et réitéra de bien se garder de se déclarer en faveur d’un des trois aéronefs en compétition. Elle ferait de même si les représentants des deux autres aéronefs en lice lui demandaient.

Interrogée sur sa présence, madame Benoit souligna qu’Aéro Montréal est ‘comme association très impliquée dans le chantier défense et sécurité à la recherche d’occasions d’affaires pour l’industrie québécoise, aussi bien au  profit de ses petites que de ses grandes entreprises’.

La Stratégie québécoise de l’aérospatiale rendue publique en mai dernier, rappela-t-elle est alignée sur celle d’Aéro Montréal qui s’est donné pour mission de développer le secteur de la défense et de la sécurité au Québec ‘les entreprises de la province ne profitant pas au maximum des occasions par rapport à celles du reste du Canada’.

Le secteur de la défense et de la sécurité figure aux priorités d’Aéro Montréal insista madame Benoit ‘C’est un pilier de croissance économique au Canada les programmes canadiens d’acquisition de matériel militaires contribuant à la croissance des entreprises aérospatiales et assurant des retombées au Québec’. Elle souligna que ces contrats stimulent l’innovation, et créent des emplois bien payés à haute valeur ajoutée mais aussi permettent aux entreprises qui en bénéficient de démontrer leurs capacités, leur compétitivité et leur expertise à l’international.

Photo: Mike Pinder.

Photo: Mike Pinder.

La conférence de presse a réuni messieurs :

Antonio Barberian, vice-président Airbus Defense and Space

Simon jacques, président, Airbus Defense and Space Canada,

Fréderic Lefebvre, Vice President, Regional Airlines, P&WC, et

Denis Pelletier, Account Manager, Transport Aircraft, CAE.

Antonio Barberan, vice-président principal, Airbus Defence and Space. Photo: Philippe Cauchi.

Antonio Barberan, vice-président principal, Airbus Defence and Space.
Photo: Philippe Cauchi.

Monsieur Barberian affirma que le succès du biturboréacté C295W capable de remplir des missions de transport tactique, de recherche et sauvetage et de guerre électronique est évident puisqu’il s’accapare de 70% du marché.

Il souligna en cette livraison de la 400ième turbine PW217G à Airbus Defense and Space que l’avionneur franco-germano-espagnol privilégie les partenariats sur la durée comme ceux avec le motoriste de Longueuil et aussi avec CAE, fournisseur de longue date de formation sur ce programme.

Monsiur Barberian conclut que ‘I hope we could celebrate the delivery ofthe 800th engine’.

Rapellons qu’en cas de sélection par le Canada, les C295W de l’Aviation royae canadienne seront construits et équipés aux installations d’Airbus à Séville, en Espagne.

Simon Jacques, pdg Airbus Defense and Space Canada. Photo: Philippe Cauchi.

Simon Jacques, pdg Airbus Defense and Space Canada.
Photo: Philippe Cauchi.

Pour sa part, monsieur Simon Jacques traita de la présence du groupe Airbus au Canada qui emploie 2000 personnes dans neuf provinces et qui fournit du travail à 570 sous-traitants employant 17 000 personnes. Au Québec, Airbus emploie un total de 300 personnes chez Stelia Aerospace et Airbus Helicopters à Mirabel ainsi que chez Airbus Defense and Space à Gatineau.

Il souligna que ‘When a company is working for Airbus, this company is integrated in its global supply chain thats means that future business opportunities extends well beyond where it is working today’.

Dans son ensemble, le groupe Airbus a acheté en 2015 au Canada pour 1,2 milliards de dollars de biens et services, un montant record en plus d’être impliqué dans une cinquante projets de recherche au pays.

Il conclut qu’Airbus était engagé à offrir au Canada, le meilleur avion de recherche et de sauvetage mais aussi des occasions d’exportations pour les fournisseurs canadiens et des emplois pour les Canadiens.

Frédéric Lefebvre, vice-président, Marketing, Pratt & Whitney Canada. Photo: Philippe Cauchi.

Frédéric Lefebvre, vice-président, Marketing, Pratt & Whitney Canada.
Photo: Philippe Cauchi.

Frédérique Lefebvre rappela que 169 C295 avaient été livrés dans 24 pays et qu’ils avaient accumulé 275 000 heures de vol souvent dans des conditions extrêmes : chaleur désertique, froid polaire ou mer agitée sur des aéronefs de lutte aux incendies de forêt, de patrouille maritime, de transport militaire tactique et d’évacuation sanitaire.

Son moteur, le turbopropulseur PW127G, construit aux installations de Longueuil, au sud de Montréal, qui emploie 6000 personnes fait partie de la famille de turbines aéronautiques PW100 qui compte 38 déclinaisons.

La turbine PW100 est la référence sur le créneau des avions de transport régional étant aux dires de monsieur Lefebvre ‘the most versatile, environment friendly, reliable, fuel efficient and best performing’.

Le PW100 propulse 90% des avions de 30 à 70 places et se retrouve en service au Canada chez First Air, Porter, Jazz, Skyservice et Westjet. La famille PW100 a accumulé plus de 175 000 000 d’heures de vol soit quatre fois plus que celle de son plus proche concurrent.

L’innovation mène Pratt & Whitney Canada, un des cinq plus importants investisseurs en recherche et développement au Canada, année après année, depuis longtemps. Le motoriste qui a aussi des installations en Ontario, Manitoba, Alberta et Nouvelle-Écosse a tissé des partenariats de recherche avec plus de cinquante universités et centres de recherche.

Airbus et Pratt & Whitney Canada ont tissé des liens depuis plus de vingt ans au-delà du C295W.

Ainsi P&WC fournit les groupes de puissance auxiliaires ou APU (Auxiliary Power Unit) des Airbus A320 et A380, la motorisation des hélicoptères H135 et H175 et des avions de transport régional ATR42 et ATR72.

Denis Pelletier, Gestionnaire de comptes, Hélicoptères et Avions de transport, CAE. Photo: Philippe Cauchi.

Denis Pelletier, Gestionnaire de comptes, Hélicoptères et Avions de transport, CAE.
Photo: Philippe Cauchi.

Pour sa part, Denis Pelletier rappela que CAE est un partenaire de longue date d’Airbus Defense and Space ayant participé aux programmes du quadri turbopropulsé de transport militaire A400M et du ravitailleur en vol A330MRTT.

Le fournisseur de formation de Saint-Laurent, en banlieue ouest de Montréal, a aussi équipé de ses simulateurs le centre de formation destiné au C295 d’Airbus à Séville en Espagne ainsi qu’à ceux des forces aériennes du Brésil, d’Oman et de Pologne.

Si le Canada opte pour le C295W, CAE fournira une solution complète de formation ultra moderne pour une période de 20 ans sur le modèle de ce qui fut livré à l’Aviation royale canadienne pour les Lockheed Martin C-130J Hercules et Boeing CH-47F Chinook.

De plus, cela permettrait à CAE qui emploie 3500 personnes à Saint-Laurent de se positionner afin d’offrir la formation à des futurs utilisateurs du C295W à travers le monde créant ainsi de nouveaux emplois au Québec et des occasions d’affaires pour les partenaires et fournisseurs de CAE.

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Éditorial : Retour à la case zéro dans la saga du remplacement des CF-18. https://infoaeroquebec.net/editorial-retour-a-la-case-zero-dans-la-saga-du-remplacement-des-cf-18/ Tue, 26 Jul 2016 02:08:42 +0000 http://infoaeroquebec.net/?p=16449  

MONTRÉAL – Dans un article du 20 juillet 2016 de la publication spécialisée américaine Defense News signé par son correspondant au Canada, David Pugliese, nous apprenions que le gouvernement canadien aurait lancé une demande d’information auprès des constructeurs aéronautiques susceptibles d’offrir un successeur aux 77 McDonnell Douglas F-18 Hornet de l’Aviation royale du Canada encore en service sur les 138 livrés entre 1982 et 1988. La date limite de remise des dossiers est le 29 juillet prochain.

Ainsi exit, la rumeur évoquée dans un article du 5 juin 2016 du quotidien d’Ottawa The Citizen voulant que le gouvernement Trudeau serait entré en contact avec les représentants de Boeing et aurait une préférence marquée pour le Boeing F-18E/F Super Hornet.

F/A-18 Super Hornet. Photo: Boeing.

F/A-18 Super Hornet.
Photo: Boeing.

Exit, la possibilité d’un achat assez rapproché d’une vingtaine de chasseurs bombardiers biréactés Boeing F-18E/F afin de remplacer au plus vite les plus anciens CF-18 pour remplir les missions de survol du grand Nord canadien.

Une solution similaire à celle de l’Australie qui bien qu’elle se joignait au Joint Strike Fighter dès juin 2002 pour assurer la relève de ses McDonnell Douglas F-18, passa commande en mai 2007 de 24 Boeing F-18E/F Super Hornet pour remplacer ses General Dynamics F-111 Advaark puis de 12 EA-18G Growler en mai 2013 sans, pour autant, tourner le dos au F-35.

Maquette grandeur nature d'un F-35A aux couleurs de la RCAF.

Maquette grandeur nature d’un F-35A aux couleurs de la RCAF.

Le gouvernement canadien a demandé aux avionneurs de présenter l’aéronef qu’il proposerait comme successeur des CF-18. Boeing et son Super Hornet ainsi que Lockheed et son F-35 Lightning II auraient répondus à l’appel tandis que rien n’a tanspiré de chez Dassault Aviation et son Rafale, Airbus Defense & Space avec son Eurofighter et Saab avec son Gripen.

Selon le ministre de la défense, Harjit Singh Sajjan ainsi que d’autres ministres du cabinet n’ont de cesse de répéter que les critères demandés sous le gouvernement Harper avaient été écrits pour favoriser le F-35.

Justin Trudeau. Photo: Presse Canadienne.

Justin Trudeau.
Photo: Presse Canadienne.

Rappelons qu’un des rares moments forts de la campagne électorale de Justin Trudeau, aura été sa sortie contre le F-35, le dimanche 20 septembre 2015. Le chef du Parti Libéral du Canada et candidat au poste de premier ministre du Canada, Justin Trudeau, sortit de son chapeau, le dossier du F-35 et du remplacement des CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne.

Entouré de partisans libéraux, il déclara sans équivoque à défaut d’arguments valables : ‘We will not buy the F-35 fighter jet’.

Bien que nous nous souviendrons que le remplacement des Lockheed CF-104 Starfighter par les présents CF-18 sous le règne de Pierre-Elliot Trudeau fut un exercice long et pénible, rien n’oblige Justin Trudeau de suivre les pas de son père.

Le gouvernement Harper a agi avec célérité lors des achats des Boeing C-17 Globemaster III, Lockheed Martin C-130J Hercules et Boeing CH-47F Chinook qui furent livrés sans retard et, même dans certains cas, en avance et à l’intérieur des budgets prévus.

Lockheed Martin F-35I Adir. Photo: Lockheed Martin.

Lockheed Martin F-35I Adir.
Photo: Lockheed Martin.

Le 9 juin dernier, le Danemark a passé commande ferme de 27 F-35.  Quant  à Israël, il recevra ses deux premiers F-35 en décembre prochain.

Mais il y a une lueur d’espoir.

Le ministre canadien de la défense a souligné lors de CANSEC 2016 en mai dernier que les CF-18 se faisaient vieux, qu’ils avaient dépassé leur 20 ans de vie utile et qu’ils coûtaient de plus en plus cher à maintenir en service. Pire encore, il ajouta récemment ‘because of the age of the CF-18s, Canada is facing a fighter jet capability gap in fulfilling its NORAD and NATO commitments’

De là, est née l’idée d’une demande d’information auprès des constructeurs d’avions de combat internationaux.

Face à ses responsabilités auprès de l’OTAN et suite aux commentaires du président américain, Barack Obama, sur les membres qui ne respectaient pas le niveau de 2% du PNB dévolus aux dépenses militaires dont le Canada fait partie avec un faiblard 1%, le gouvernement de Justin Trudeau pourrait fournir un effort.

Procéder au choix du nouveau chasseur avec les critères déjà établis avant la fin de l’année pour une signature de contrat au premier trimestre 2017 et pour une première livraison d’içi la fin 2019.

 

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